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Grand Chalet du Mont Royal

PROJET HOCHELAGA
Jacques Cartier aux Indes Occidentales

Un monument au découvreur du Canada - Jacques Cartier

La place Kondiaronk


Le Grand Chalet du Mont Royal

UN TRÉSOR NATIONAL - LES 17 GRANDES TOILES DU GRAND CHALET

HISTORIQUE DES TOILES - Pour lutter contre la crise économique sévissant à cette époque, les gouvernements fédéral et provincial mettent sur pied en 1930 les travaux de chomâge. Se prévalant de ces programmes d’aide, la Ville de Montréal entreprend la construction du chalet du Mont-Royal qui sera inauguré en 1931. Pour sa décoration, on fait appel à plusieurs artistes qui réalisent les dix-sept tableaux et cartes qui ornent le haut des murs intérieurs. Parmi ceux-ci, on retrouve les peintres Paul-Émile Borduas (1905-1960), Adrien Hébert (1890-1967) et Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) qui marqueront par leur style et leur action une page importante de l'histoire de l’art mais surtout l'histoire du Canada.
Chacune de ses toiles mesure 4 pi x 8 pi. Financièremeent, au total elles valent des millisons de dollars.


LES PEINTRES DES 17 TOILES (avec le numéro de la toile)



1. Edwin H. Holgate
2. Paul-Émile Borduas
3. Paul-Émile Borduas
4. Adrien Hébert
5. Boudot et Cerceau
6. Paul-Émile Borduas
7. Alfred Faniel
8. Raymond Pellus
9. Paul-Émile Borduas


10. Robert Pilot
11. Georges Delfosse
12. W.H. Taylor
13. Paul-Émile Borduas
14. Thurstan Topham
15. Marc-Aurèle Fortin
16. Paul-Émile Borduas
17. Octave Bélanger


L'on voudra remarquer que le peintre PAUL-ÉMILE BORDUAS, peintre du Refus Global
est l'auteur de 6 toiles, en particulier du plan La Terra de Hochelaga



LES 17 TOILES DU GRAND CHALET
PS. La numérotation qui acccompagne l'oeuvre est utilisée dans le Grand Chalet du Mont Royal
Manque aux toiles montrées ci-bas:le No 9 de Paul-ÉmileBorduas

Départ de  LaSalle pour la Chine Edwin H. Holgate, peintre
Montréal en 1760
Samuel de Champlain-1611
(cliquez)
Cartier et Agouhanna
(cliquez)
1. Départ de Cavelier de
LaSalle pour la Chine

Source: conception de l'artiste
par Edwin H. Holgate, peintre

13. Montréal en 1760

Source:données historiques
par Paul-Émile Borduas, peintre

17. Samuel de Champlain
à Place royale (1611)

Source: conception de l'artiste
par Octave Bélanger, peintre
5. Jacques Cartier
rencontre Agouhanna

Source: conception de l'artiste
par Boudot et Cerceau, peintres
Maisonneuve au Mont Royal
(cliquez)
Combat de Dollard
Carte du Canada
(cliquez)
Hochelaga selon Ramusio
(cliquez)

10. Maisonneuve
au Mont Royal


Source: conception de l'artiste
par Robert Pilot, peintre

14. Combat de Dollard des Ormeaux au Long-Sault

Source: conception de l'artiste
par Thurstan Topham, peintre

2. Carte du Canada
à ses débuts
(ou Nouvelle-France)


Source:données historiques
par Paul-Émile Borduas, peintre

6. Plan de la bourgade Hochelaga (*)
Source: La Terra de Hochelaga (Delle Navigationi et Viaggi) Venise-1556
par Paul-Émile Borduas, peintre

Messe à Ville-Marie-1643
Samuel de Champlain-1603
(cliquez)
 Entrée dans le Canada
(cliquez)
Cartier au Mont Royal
(cliquez)
11. Messe à Ville-Marie-1642

Source: conception de l'artiste

par Goerges Delfosse, peintre
15. Samuel de Champlain sur l'Ile du Mont Royal-1603

Source: conception de l'artiste
par Marc-Aurèle Fortin, peintre
3. Entrée de la France dans les Indes Occidentales

Source: récits de voyages
par Paul-Émile Borduas, peintre
7. Jacques Cartier
sur le Mont Royal


Source: conception de l'artiste
par Alfred Faniel, peintre
Fondation Montréal à Paris
Fleuve Saint-Laurent-1611
(cliquez)
Jacques Cartier à Hochelaga
(cliquez)
Serment de Dollard
12. Paris-Acte d fondation de Ville-Marie par la Compagnie
du Montréal-1640


Source: conception de l'artiste
par W.H. Taylor, peintre
16. Ile de Montréal-fleuve Saint-Laurent -1611

Source: Les Voyages du Sieur de Champlain -1613
par Paul-Émile Borduas, peintre
4. Jacques Cartier arrive à Hochelaga - 1535

Source: conception de l'artiste
par Adrien Hébert, peintre
8. Serment de Dollard des Ormeaux-1660

Source: conception de l'artiste
par Raymond Pellus, peintre


(*) Huile du peintre Paul-Émile Borduas reproduisant le plan LA TERRA DE HOCHELAGA apparaissant dans le 3e tome- DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI de Giovanni Battista Ramusio produit par Venise en 1556. Le plan illustre la venue de Jaques Cartier à la bourgade iroquoïenne Hochelaga.

Le promoteur premier: Aristide Beaugrand Champagne

Les TOILES DU MONT ROYAL doivent leur réalisation à une éminent architecte du dernier siècle, Aristide Beaugrand Champagne. En 1928, la ville de Montréal confie à cet architecte la réalisation du Grand Chalet du Mont Royal. Passionné d’histoire et d’archéologie, Beaugrand-Champagne compte aujourd’hui comme l’un des architectes les plus renommé de son époque. Passionné d’histoire, il oeuvra au sein de nombre d’organismes en patrimoine historique, en particulier des organismes intéressés aux débuts du Canada. Au sein de la Société des Dix, Il publia de nombreux articles au sujet des Iroquoîens de la vallée du Saint-Laurent. Aspect entrée de Jacques Cartier aux Indes Occidentales, il affirma que Jacques Cartier était parvenu à Hochelaga par la rivière des Prairies. Plus encore, il identifia un site où la bourgade Hochelaga aurait été sise, ce sur le flanc nord du Mont Royal.
Lorsque retenu par la ville de Montréal pour la conception du Grand Chalet du Mont Royal, il profita de ce projet destiné à contrer les effets néfastes de la Grande Dépression des années 1930 à promouvoir son domaine d'intérêt, l’histoire tout en subvenant aux besoins financiers des artistes de son temps. À cette fin, il fit appel un artiste alors peu connu, Paul-Émile Borduas à qui il confia la tâche de rassembler les artistes canadiens les plus remarquables de l'époque. Ce autour d'un même thème: l'HISTOIRE DES DÉBUTS DU CANADA.

Le peintre rassembleur: Paul-Émile Borduas


Montréal en 1672
Source:données historiques
par Paul-Émile Borduas, peintre

Paul-Émile Borduas, se réserva la conception des toiles au sujet plus important et chères au coeur de Beaugrand-Champagne. - (1) Entrée de la France dans les Indes Occidentales - (2) Le plan de la bourgade Hochelaga produit par Venise en 1556 - (3) L’île du Mont Royal et le Fleuve Saint-Laurent produit par Samuel de Champlain en 1611 - (4) La carte de Ville-Marie en 1762 - (5) La carte des possessions de la Nouvelle-France avant le traité de Paris en 1763 - (6) La carte de Montréal en 1760.
Chose intéressante, au moment de la conception des toiles du Mont Royal, ce peintre en était encore à ses premières heures. Plus tard dans sa carrière, il initia une transformation profonde de la peinture canadienne. En 1948, appuyé des collègues artistes Claude Gauvreau, Jean-Paul Riopelle, Marcelle Ferron et Madeleine Arbour et autres, il publia le manifeste LE REFUS GLOBAL, une critique sévère de la culture canadienne-française. Ce faisant, il créa une école d’art nouvelle, l’l’AUTOMATISME, qui encore aujourd’hui marque le domaine de l’art: au Canada. Cette publication lui valu son renvoi de l'École du Meuble de Montréal.

Les onze autres peintres retenus

Pour les 11 autres toiles, Paul-Émile Borduas aux artistes les plus en vue de l’époque. Il fit appel à Edwin H. Holgate pour la scène du départ de Cavelier de LaSalle vers la Chine et les Indes. Cet explorateur atteindra finalement la Baie de Matagorda au Texas. Pour l’entrée de Jacques Cartier à Hochelaga, il confia la conception de la scène au peintre Adrien Hébert. Boudot et Cerceau fut chargé de la scène de la rencontre de Jacques Cartier avec le chef autochtone Agouhanna. Pour la scène célèbre, celle de la venue de Jacques Cartier sur une montagne sise à proximité que Jacques Cartier nomma Mont Royal, il confia la scène au peintre Alfred Faniel, un peintre d’origine belge. Pour la scène du serment de Dollard des Ormeaux, il retint les services du peintre Raymond Pellus, bien connu pour vitraux d’église.
Robert Pilot fut chargé de la scène de l’implantation d’une croix sur le Mont Royal. Au peintre Georges Delfosse reconnu pour la conception de nombreuses scènes religieuses, en particulier pour celle de la première messe dite sur l’île du Mont Royal au Sault-au-Récollet, il fit confia la scène de la première messe dite à la fondation de Ville-Marie en 1642. W. H. Taylor se vit confié la conception de la scène de la fondation de la colonie Ville-Marie à Paris. Thurstan Topham réalisa la mémorable scène du combat de Dollard des Ormeaux au Long Sault. Le peintre Marc-Aurèle Fortin reconnu pour ses scènes rurales, en particulier pour les arbres aux dimensions généreuses produisit la venue en 1603 de Samuel de Champlain à la rivière des Prairies. Finalement, Octave Bélanger réalisa la scène de Samuel de Champlain à Place Royale, site du Musée de Pointe-à-Callière.
Et que valent ces toiles conçues sur un même thème, ceui de l’histoire du pays, et ce par les peintres renommés des années 1930? De format 48 po par 96 po chacune, force d’affirmer que ces toiles valent sur le marché des collectionneurs des sommes énormes. Mais plus encore, si d’une part elles sont précieuses comme oeuvres d’art, elles sont davantage précieuses par le même sujet qu’elles traitent: les débuts du Canada.

Au 16e siècle, l'Europe regarde vers les Indes Occidentales



Au 16e siècle, l’Europe regarde vers les Indes

ÉCOUMÈNE ET LES INDES OCCIDENTALES - Au début de la Renaissance, le monde connu des Européens – l'écoumène, ou œkoumène – se résume au bassin méditerranéen et ce qui gravite alentour. L'Afrique du Nord, l'Arabie, le Moyen-Orient, et l'Europe jusqu'à la Scandinavie et à la Moscovie. Pour le commun du peuple, les frontières qui cernent ces terres connues sont réputées infranchissables. Au NORD se trouve le froid et les glaces qui empêchent tout passage. Au SUD, en revanche, la chaleur fait entrer en ébullition le sang humain et ainsi exclue toute vie humaine. Les mythes et croyances du Moyen Âge ont longue vie. Le monde est plat et circulaire. Le centre est le plus souvent Jérusalem, parfois Rome. La gente plus éduquée sait mieux. Mais elle a encore ses craintes.
Le premier explorateur qui allait en bonne part dissiper cette image miranbolesque du monde remontant au Moyen-Âge fut Christophe Colomb, aventurier de Gênes. D’ailleurs, les premiers explorateurs furent souvent des italiens de Gênes et de Venise, deux villes possédant des liens maritimes fort avantageux avec les Indes. Les hommes de ces républiques possédaient une forte tradition de commerce et d'échange maritime avec l'Asie. De plus ambitueux, ils préféraient souvent prêter leur service à des souverains européens désireux l'agrandissement de leur territoire, en particulier à ceux des pays de l'Europe de l'ouest, pays ayant face à cette mer Atlantique sur laquelle le soleil se couche. C’est ainsi qu’en 1492, Christophe Colomb montra à l’Europe que l’on pouvait rejoindre l’Est par l’Ouest, par la soleil couchant. Toute sa vie, ce dernier demeurera convaincu avoir rejoint les Indes. D’où le nom INDIEN que l’Europe donnera aux autochtones d’Amérique.

La carte ci-jointe, celle de la route de l'or et des épices inaugurée par Magellan, illustre le périple effectué de 1519 à 1522, par Magellan autour du monde. L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales en 1534 et 1535 révélera la configuration d'une partie du continent nord-américain encore peu connue, celle des territoires sis au delà des Terres Neuves. En 1556, Venise rapportera l'exploration de Jacques Cartier aux royaumes de Canada et de Hochelaga.
Pour une compréhension adéquate des toiles du Mont Royal, toiles qui représentent divers aspects des débuts du Canada, ces toiles seront reparties sous trois aspecs majeurs des débuts du Canada.


Entrée en 1535 dans les Indes Occidentales

Entrée de la France dans les Indes Occidentales


Le 20 avril 1534, en compagnie d’une soixantaine de marins, Jacques Cartier quitte Saint-Malo. Parti le 20 avril 1534, il arrive au cap de Bonne-Viste (Bonavista). puis longe la côte du Labrador jusqu’au havre Jacques-Cartier. Puis il côtoie quelques îles dont les Îles-de-la-Madeleine et la pointe nord de l’Île-du-Prince-Édouard. Il longe la côte nord du Nouveau-Brunswick et entre dans la Baie des Chaleurs. Il y rencontre des Amérindiens.
Retenu une dizaine de jours à Gaspé, il entre en contact avec des Iroquoiens de Canada (Stadacone-Québec) venus à la pêche. Il y plante une croix et prend possession du territoire. La saison avancée, il décide de retourner en France ramenant avec lui deux Indiens de Stadacone, Domagaya et Taignoagny. Ils lui serviront de guides pour ses explorations futures. Par ce premier voyage, Cartier a découvert un nouveau pays, de nouveaux territoires de pêche et préparé la voie à la traite de la fourrure.

La venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga

Le 19 septembre 1535, Cartier et sa troupe quitte le Canada (Stadacone) et font voile à destination de Hochelaga. Arrivant au lac Saint-Pierre, l’eau peu profonde du lac lui barre la route. Le tirant d’eau de l’Hémérillon est trop fort pour les hauts fonds du lac. De nombreuses îles coupent le passage et ...”ne nous apparessoit aucun passaige ny sortie”... . Il y laisse l’Hémérillon et prend ses barques.
Chemin faisant, les Amérindiens lui témoignent un joyeux accueil. La nouvelle de son arrivée à Hochelaga l’avait précédé. Le 2 octobre de l’an 1535, il met pied à terre à proximité de Hochelaga. La nuit arrivée, il se retire avec ses hommes à bord de ses barques alors que la foule fête sur la berge ...”faisant toute nuict plusieurs feuz et dansses, en disant à toutes heures, aguyase, qui est leur dire de salut et joye”.... Tôt, le lendemain matin du 3 octobre, avec ses gentilshommes et vingt mariniers, Jacques Cartier prend le chemin de Hochelaga sur une route ...”aussi battu qu’il soit possible de veoyr (voir)... plaine de chaisnes... toute la terre couverte de glan”.... Parcourant ainsi deux lieues (environ six milles) Jacques Cartier enfin aperçoit Hochelaga entourée des collines d’une montagne couverte de terres labourées et pleines de blé. ...” Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant vne montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing”...


Jacques Cartier visita alors Hochelaga que par la suite Giovanni Battista Ramusio décrira dans son 3ième volume DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI en 1556 ...“Ladicte ville est toute ronde”... Puis Jacques Cartier continue sa description, disant ..”et cloze de
boys, à troys rancqs, en façon d’un(e) piramyde, croizée par le hault, ayant la rangée du parmy en façon de ligne perpendiculaire”.
.. Quelques 21 ans plus tard, Venise, au plan La Terra de Hochelaga donnera une image schématisée de ces fortifications. Cartier ajoute: ... “et n’y a en icelle ville qu’une porte et entrée... Il y a dedans icelle ville envyron cinquante maisons, longues de envyron cinquante pas ou plus, chascune, et”... Cartier donne ensuite une description détaillée de l’aménagement d’une maison longue et de la façon que les ménages (de type matrilinéaire) y vivaient ... “Dans chacune d’elles, il y a plusieurs âtres et plusieurs chambres”...
La visite des lieux terminée, Jacques Cartier et sa troupe sont conduit sur la montagne sise à proximité ”distant dudict lieu d’un cart de lieue” (trois quarts de mille). Alors, Jacques Cartier informe le roi que de cette montagne on peut voir fort loin. Puis il appelle cette montagne MONT ROYAL. ..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”... ce en l’honneur de François Ier, roi de France de qui il tenait le mandat.

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La MONTAGNE SACRÉE


Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Alfred Faniel # 7
Jacques Cartier au sommet du Mont Royal.

Émerveillé par le panorama qui s'ouvra à ses yeux, Jacques Cartier déclare ...
”nous fûmes sortis de ladicte ville et conduits par plusieurs hommes et femmes de Hochelaga sur la montagne que nous nommère alors Mont Royal”...
ce en l’honneur du roi François I, comme il était de coutume alors. Puis il décrit alors le paysage ...”il y a vers le nord une rangée de montagnes qui s’étendent d’ouest et entre ces montagnes est la terre labourable la plus belle qu’il soit possible de voir” ..... Sur laquelle des trois collines Jacques Cartier se trouvait-il alors? On ne peut savoir. De cette montagne naîtra une ville maintenant une métropole, Montréal.

Jacques Cartier au Mont Royal

Les trois collines du Mont Royal

Sur laquelle des trois collines du Mont Royal Cartier se trouvait alors Jacques Cartier?   Sur la GROSSE MONTAGNE (i.e. la colline de la Croix)?   sur la PETITE COLLINE (ou Westmount)? ou encore sur le PAIN DE SUCRE (ou Outremont)?  On ne sait. Cartier déclare alors ...”voyons ledict fleuve oultre le lieu où estoient demourées noz barques, où il y a ung sault d’eaue, le plus impetueulx qu’il soit possible de veoir, lequel ne nous fut possible de passer;”.... Sa narration laisse perplexe. On ne peut préciser sur laquelle des trois collines Cartier se trouvait alors. Sur laquelle des trois collines Jacques Cartier se trouvait-il alors? On ne peut savoir.

De cette montagne naîtra une ville maintenant une métropole, Montréal.
Dix ans plus tard, en 1545, Jacques Cartier remettra à François Ier le BRIEF RECIT, le mémoire de son exploration à Hochelaga. Et vingt et un ans plus tard, en 1556, un homme d'État de Venise, Giovanni Battista Ramusio publiera le plan La Terra de Hochelaga dans le 3e tome Delle Navigationi et Viaggi, plan conçu à la mode européenne du temps et avec mille incongruités, cette venue de Cartier à Hochelaga. Une analyse détaillée de ce plan indique, nonobstant ses nombreuses incongruités, que ce plan est TOTALEMENT conforme au BRIEF RECIT de Cartier. On ignore à ce jour comment cet homme d'État de Venise, G.B. Ramusio, avait obtenu copie de ce mémoire.

Fondation de la Vice-Royauté de France-Roy

Vers 1540, François Ier décide de fonder dans les Indes Occidentales une VICE-ROYAUTÉ pour laquelle il nomme un noble de sa cour, Jean-François de La Roque, sieur de Roberval. Il nomme ce royaume ROYAUME DE CANADA ET DE HOCHELAGA, nom des deux contrées indiens alors connues, d’une part le pays du CANADA, et d’autre part le pays de HOCHELAGA. Pour ce faire, il nomme Jean-François de La Roque, sieur de Roberval est réputé bon soldat et expert en fortifications. Il est également riche propriétaire foncier. Par le roi il est nommé Duc de Norembèque, un territoire des Indes Occidentales. L’explorateur Jacques Cartier qui connaît bien le pays lui apportera son aide.
Le 23 août 1541, Jacques Cartier avec 5 navires et quelques 400 colons (le nombre exact est généralement inconnu) de tout métier est de retour au pays “de Canada”. Il délaisse le site de Sainte-Croix (ou Stadacone) établi au cours du voyage précédent pour un nouvel établissement. Cet établissement sera celui Cap-Rouge/Cap-Diamant.

En 1556, Venise rapporte l’exploration de la France dans les Indes Occidentales

L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçu à Venise. Suite à la venue de Jacques Cartier dans les Indes Occidentales, en 1556 Venise rapporte l’exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales et à Hochelaga, ce par Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de Venise et secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime République. Car ce dirigeant politique de Venise avait fait de la question de la découverte des terres inconnues, l'oeuvre de sa vie. Diplomate de carrière, sa fonction d'ambassadeur l'avait introduit auprès de nombreux pays d'Europe. Il était sensibilisé depuis fort longtemps, à la grande question de l'heure, celle des découvertes. Il avait sept ans d'âge lorsque le Génois Christophe Colomb était parvenu en 1492 aux Indes Occidentales. Ses voyages et sa carrière dans l’administration publique de Venise l'invitait à s'intéresser activement aux explorations des terres inconnues. D'autant plus que Venise était au prise avec un grave problème d'accès aux Indes. Car depuis 1453, les Tucs ottomans s'étaient accaparé de Constantinople.

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La MONTAGNE SACRÉE

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Peintre - Paul-Émile Borduas (no 6)
Illustration du plan de Hochelaga publié par Giovanni Battista Ramusio.

21 ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur la MONTAGNE SACRÉE, Venise publie en italien le mémoire, le BRIEF RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi, François I en 1545. Mais plus encore, Venise par cet homme d’État Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga, redessiné ici par l’illustre peintre du “Refus Global”, Paul-Émile Borduas. Le plan La Terra de Hochelaga est de valeur inestimable. Totalement conforme au récit de Jacques Cartier, il indique par ses nombreuses incongruités la grande méconnaissance de l’Europe de la culture des indigènes habitant les Indes Occidentales.


Plan La Terra de Hochelaga par Borduas

À cette époque de l'histoire, tout comme la France Venise était à la recherche d'une voie vers les Indes. On ne sait comment, Venise obtint copie du mémoire, le Brief Recit, que Jacques Cartier avait remis en 1545 au roi François Ier. Utiliant ce document, Venise publia alors par Giovanni Battista Ramusio Delle Navigationi et Viaggi, un document en 3 tomes. Le 3e tome de ce document décrivit les explorations en cours dans les Indes Occidentales. Chose surprenante, mieux que ne l'avait fait Jacques Cartier, Venise publia dans ce 3e tome, le plan La Terra de Hochelaga illustrant à la mode européenne du temps, la visite de Jacques Cartier au Mont Royal. Ce plan reproduisit fidèlement la description que Jacques Cartier nous a laissé de sa visite de Hochelaga, un plan offrant nécessairement mille incongruités. Car à cette époque, Venise ignorait encore tout du mode vie des autochtones du pays. Cette oeuvre DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI se retrouve aujourd'hui dans les plus grandes bibliothèques du monde: Paris, Washington, Los Angeles, Tokyo, Melbourne et les autres.

Cette toile peinte par Paul-Émile Borduas, peintre du REFUS GLOBAL, reproduit le plan LA TERRA DE HOCHELAGA inclus dans Delle Navigationi et Viaggi publié à Venise en 1556 reproduisant le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves. La première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535. Ce plan de Borduas conforme à La Terra de Hochelaga est de première importance. Il nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle. Pour le Canada, le Québec et Montréal, ce plan constitue une richesse patrimoniale de première importance.

En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que fit Cartier dans le mémoire qu’il remit quelques années plus tôt au roi de France, François Ier. Ramusio ajouta au BRIEF RECIT de Jacques Cartier l’admirable plan La Terra de Hochelaga illustrant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga, bourgade sise dans le mont Royal. Plus encore, Ramusio reproduisit, ce de façon exacte, les collines du mont Royal. Le plan La Terra de Hochelaga ci-joint fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Le peintre Paul-Émile Borduas fit une reproduction fidèle de ce plan qui orne les murs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.



La colline la plus élevée était appelée par le passé la GROSSE MONTAGNE
.  Elle est habituellement vue comme étant le mont Royal.  Elle n'est en fait qu'une des trois collines composant le mont Royal.  Son élévation est 234 mètres au-dessus du niveau de la mer.  Bien qu'elle soit la plus importante des collines, elle n'est en fait qu'une des trois collines du mont Royal.  Elle est facilement aperçue du centre-ville de Montréal et de l’est de la ville.  Sur ses pentes se trouve le parc Mont-Royal.  Ce parc est dominé par la croix du mont Royal à proximité de laquelle sont érigées deux antennes de radio.  C'est aussi dans ce parc que se trouve le Grand Chalet de la montagne et le belvédère Camillien-Houde. Le plan La Terra de Hochelaga publié par G.B. Ramusio en 1556 met en évidence la présence de cette colline dominante.  Cette colline apparaît à gauche de l'illustration au-dessus des mots MONTE REAL, mots qui ont contribué à la naissance du toponyme MONTREAL. 
  
La seconde colline appelée la PETITE MONTAGNE (ou mont Westmount), occupe le flanc ouest du mont Royal.  Elle se trouve sur le territoire de la ville de Westmount.  Son élévation est 202 mètres au-dessus du niveau de la mer.  Cette colline est presque totalement couverte de luxueuses résidences, la majorité construites au début du dernier siècle.  Sur le versant nord de cette colline se dresse l’Oratoire St-Joseph.  Au plan La Terra de Hochelaga, elle apparaît immédiatement à droite de la bourgade Hochelaga.   

La troisième colline, le PAIN DE SUCRE (ou mont Outremont) constitue la limite nord du mont Royal.  Cette colline est quelque peu détachée du massif principal.  Son élévation est 216 mètres au-dessus du niveau de la mer.   Elle se situe sur le territoire de la ville d’Outremont.  Sur son flanc nord est implantée l'Université de Montréal.  Au plan La Terra de Hochelaga, cette colline apparaît à droite de l'illustration. 
Jacques Cartier fut frappé par le site grandiose occupé par la bourgade Hochelaga.  Sise dans la cuvette du mont Royal, la bourgade était encerclée de trois collines: la Grosse Montagne (à tort appelée Mont-Royal), la Petite Montagne (ou mont Westmount) et le Pain de Sucre (ou mont Outremont).  Ramusio à son plan La Terra de Hochelaga confirmera la chose, 21 ans plus tard.

 

2 - Colonisation des Indes Occidentales


Suite à la venue de Site Jacques Cartier à Hochelaga en 1535 au Mont Royal, la rivière des Prairies fut témoin des premiers instants de la Nouvelle-France. De l'an 1535 à 1642, le Sault-au-Récollet fut la porte d'entrée des missionnaires, des explorateurs, des aventuriers, vers l'intérieur d'un vaste territoire alors inconnu, les Indes Occidentes. Graduellement, ils pénétrèrent les GRANDS LACS, puis descendirent un vaste fleuve coulant peut-être vers la Chine, le Mississipi (ou Mississippi), puis colonisèrent son entrée, la NOUVELLE-ORLÉANS. Puis ils explorèrent la vaste mer alors connue depuis Christophe Colomb, le GOLFE DU MEXIQUE.

Rivière des Prairies - Porte d'entrée dans les Indes Occidentales

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers événements qui marquèrent les débuts du développement du Canada. Tel celui de la première messe dite à l’île du Mont Royal. Avec l'implantation en 1642 de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.

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Peintre - Marc-Aurèle Fortin #15

Samuel de Champlain visite l’isle de Montréal.

Sous ordre du roi Henri IV, François Gravé, sieur du Pont parvient en 1603 à l'île du Mont Royal en compagnie de Samuel de Champlain, cartographe, ce afin d'initier ce dernier à la disposition des lieux explorés par Jacques Cartier 70 ans auparavant, en 1535. Le peintre Marc-Aurèle Fortin montre François Gravé du Pont en compagnie de Samuel de Champlain visitant l’ïle du Mont Royal. Il situe les personnages en un point élevé de l'île de Montréal adjacent à la rivière Des-Prairies au Sault-au-Récollet.

Samuel de Champlain à Montréal


La toile ci-jointe de Marc-Aurèle Fortin montre SAMUEL DE CHAMPLAIN visitant l’île du MONT ROYAL au printemps 1603 accompagnant François Gravé, sieur du Pont. Ils viennent en observateur sur volonté royale sous mandat de Aymar de Chaste, gouverneur de Dieppe et titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France. Le sieur Chauvin de Normandie était décédé quelque temps auparavant. Le peintre Marc-Aurèle Fortin montre François Gravé du Pont en compagnie de Samuel de Champlain visitant l’ïle du Mont Royal. Il situe les personnages en un point élevé de l'île de Montréal adjacent à la rivière Des-Prairies au Sault-au-Récollet.

De Chaste avait demandé à Pont-Gravé de recevoir Champlain (alors connu comme géographe) en son vaisseau et lui faire connaître ces lieux. Ils parviennent à Tadoussac le 24 mai 1603. Le 27 mai, Champlain traversent l'embouchure du Saguenay et descendent à la Pointe aux Alouettes. Non loin de là se trouve la cabane du grand chef algonquin Anadabijou. Ils lui rendent visite.
Samuel de Champlain fit plusieurs visites à Montréal qu’il appela alors “le Sault” ou encore “Le Sault Saint-Louis” et encore parfois la “Mission Saint-Louis”. Il visita une première fois l’ïle en 1603 à titre de géographe assistant de François Gravé, sieur du Pont lequel était le chef d’expédition. Bien que sa description générale de la configuration des lieux laisse à désirer, son arrivée au SAULT est surprenante et nous permet de reconnaître l’endroit où alors il se trouvait. Il nous informe:
.... "nous arrivasmes cedict jour à l'entrée du sault...et rencontrâmes une isle qui est presque au milieu de laditte entrée... d'un quart de lieuë de long....où il n'y a que trois à quatre ou cinq pieds d'eau, et aucune(s) fois une brasse ou deux... et tout à coup n'en trouvions que trois ou quatre pieds...Du commencement de la dite isle qui est au milieu de laditte entrée, l'eau commence à venir en grande force"..(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 101, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

En 1611, recherche du site d’une future colonie

L’un des mandats dont Samuel de Champlain devait s’acquitter était de celui de trouver dans la région de Montréal, peut-être au Sault Saint-Louis ou à quelque autre endroit sis sur cette rivière des Prairies, le site d’une future oolonie. Il nous informe qu’il visita divers lieux le long de cette rivière, ce jusqu’au moment il entreprit en 1611 de traverser l’île et de marcher quelques 18 milles pour finalement aboutir dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Montréal.
....”Après avoir visité d’un costé et d’autre, tant dans les bois, que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d’une habitation, et y preparer une place pour y bastir, je cheminay 8. lieuës par terre costoyant le grand sault par les bois qui sont assez clairs, et je fus jusques à un lac, où notre sauvage me mena”... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain venait d’identifier le site d’une nouvelle habitation, d’une nouvelle colonie à laquelle son supérieur, le Duc de Ventadour, Vice Roy de la Nouvelle-France (et également dirigeant de la société secrète, la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Autel) portait grande attention. Là son attention fut retenue par la présence d’un petit endroit à l’entrée d’une rivière, une rivière connue par la suite sous le nom de rivière Saint-Pierre. Il nomma cette place, PLACE ROYALE.
..”Mais en tout ce que je veis, ne ne trouvay point de lieu plus propre qu’un petit endroit, qui est jusques où les barques et chaloupes peuvent monter aisément,.... avons nommé la Place royale, à une lieuë du Mont Royal... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838-839 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Visitez le Grand Chalet de
la
MONTAGNE SACRÉE
Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles des artistes canadiens des années 1930

Peintre - Paul-Émile Borduas (# 16)
Reproduction du plan de l'île de Montréal et du sault Saint-Louis par Samuel de Champlain.

Lors de l’une de ses nombreuses incursions sur l’île de Montréal, Samuel de Champlain, y fit un relevé qui nous révèle des choses fort intéressantes. Le plam montre au centre droit le mont Royal avec ses trois collines, montagne ainsi nommée par Jacques Cartier quelques décennies plus tôt. Les trois collines de cette Montagne Sacrée sont montrées. En haut de l'illustration se trouve le Sault Saint-Louis où un compagnon de Champlain, Louis, se noyat. Tout au bas se trouve Place Royale. Éventuellement Ville-Marie prendra place à cet endroit en 1642.

Carte du fleuve Saint-Laurent


Quelques conclusions de la découverte des Indes Occidentales

PROXIMITÉ DU LAC DES CASTORS - HOCHELAGA


À proximité de la bourgade Hochelaga se trouvait un un lac habité par des castors. Son nom? Lac des Castor, nom donné à la bourgade Hochelaga.   Le marais, peut-être un lac, était jadis habité par des castors. Lorqu'en 1930, la terre noire couvrant le site fut enlevée et transportée au présent Jardin Botanique de Montréal, l'on constata que jadis des castors avaient habité le site.

Suites en 1556 de la
venue de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535
L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçu à Venise, en particulier auprès de Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de Venise et secrétaire du Conseil des Dix. Ce dirigeant politique de la Sérénissime avait fait de la question de la découverte des terres inconnues, l'oeuvre de sa vie. Diplomate de carrière, sa fonction d'ambassadeur l'avait introduit auprès de nombreux pays d'Europe. Il était sensibilisé depuis fort longtemps, à la grande question de l'heure, celle des découvertes. Il avait sept ans d'âge lorsque le Génois Christophe Colomb était parvenu en 1492 aux Indes Occidentales. Ses voyages et sa carrière dans l’administration publique de Venise l'invitait à s'intéresser activement aux explorations des terres inconnues. D'autant plus que Venise était au prise avec un grave problème d'accès aux Indes. Car depuis 1453, les Tucs ottomans s'étaient accapéré de Constantinople. Pour plus d'information, voir CINQUECENTO - GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO url http://jacquescartier.org/ramusio/index.html

On ne peut parler de Hochelaga, cette bourgade iroquoïenne sise dans le Mont Royal sans rappeler le premier document que l'histoire nous a laissé de cette bourgade décrite pour la première fois par la Sérénissime République de Venise, ce en 1556, A cette époque de l'histoire, Venise tout comme la France était à la recherche d'une voie occidentales vers les Indes. Venise s'intéressa alors à l'exploration de la France dans les Indes Occidentales. Et on ne sait comment, Venise obtint copie du mémoire, le Brief Recit, que l'explorateur Jacques Cartier avait remis en 1545 au roi François Ier.

Venise publia alors, en fait Giovanni Battista Ramusio (homme d'État et secrétaire du redouté Conseil des Dix de Venise), Delle Navigationi et Viaggi un document en 3 tomes dont le 3e tome décrivit les explorations en cours dans les Indes Occidentales. Chose surprenante, mieux que ne l'avait fait Jacques Cartier, Venise publia dans ce 3e tome, le plan La Terra de Hochelaga illustrant à la mode européenne du temps, la visite de Jacques Cartier au Mont Royal. Reproduisant fidèlement la description que Jacques Cartier nous a laissé de sa visite de Hochelaga, ce plan par ailleurs offre mille incongruités ou illustrations inadaptées au mode de vie des Hochelaguiens. Car à cette époque, Venise ignorait encore tout du mode vie des autochtones du pays. Cette oeuvre DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI se retrouve aujourd'hui dans les plus grandes bibliothèques du monde: Paris, Washington, Los Angeles, Tokyo, Melbourne et les autres. Pour plus d'information, voir PLAN DE HOCHELAGA url http://jacquescartier.org/plan-hochelaga/index.html

Plan de la bourgade Hochelaga
Aspect bourgade, une analyse détaillée de la conformité du plan de la bourgade avec le mémoire de Cartier révèle que le plan de cette bourgade est tout-à-fait conforme au récit de ce dernier. Jacques Cartier nous informe que la bourgade était ronde: le plan illustre une bourgade ronde. Jacques Cartier souligne qu'au centre de la bourgade se trouvait une place: le plan montre une place. Jacques Cartier souligne qu'on avait accès à l'intérieur de la bourgade par une seule porte: le plan montre une seule d'accès à la bourgade. Jacques Cartier souligne que la bourgade contenait 50 cabanes (ou maisons longues): le plan montre 50 maisons. Il en est de même pour les autres aspects de la visite de Jacques Cartier à la bourgade. Constat: le plan est totalement concordant avec le mémoire de Cartier.
Pour plus d'information, voir La Bourgade Hochelaga url http://jacquescartier.org/hochelaga/index.html

Fort malheureusement au siècle dernier, cet admirable plan fut déclaré, ce en 1938, FAUX par WD. Lighthall, alors directeur Musée McCord, car non conforme aux réalités ethnographiques des Indes Occidentales. Ce comme si Venise se devait de connaître le mode de vie des habitants des Indes Occidentales sis de l'autre côté du MONDE. En fait, Venise à cette époque ignorait encore tout du mode de vie des autochtones du pays. Cette fausse affirmation eut comme résultat que cet inestimable plan soit par la suite relégué aux oubliettes. Aujourd'hui, le public n'en connait rien. Plus encore, des organismes qui se veulent les défenseurs de nos valeurs patrimoniales, tel le Ministère de la Culture et des Communications du Québec, tel les Archives Nationales du Québec ont enterré cet aspect fort important des débuts du Canada.

Localisation de Hochelaga
Deux documents bibliographiques originaux, d'une part le Brief Recit remis par Jacques Cartier à son roi en 1545 et d'autre part Delle Navigationi dont le 3e tome contenait le plan La Terra de Hochelaga (voir ci-haut) publié par Venise en 1556, indiquent que cette bourgade iroquoïenne Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac des Castors. Le mot Hochelaga, mot amérindien, signifie “lac de castors”. Aujourd'hui, le parc Mont-Royal en prolonge le passé.
AIRE FAVORABLE À L'IMPLANTATION D'UNE BOURGADE - Les analyses des documents anciens en regard de la topographie du Mont-Royal indiquent tous que la bourgade iroqoïenne Hochelaga était sise dans la CUVETTE du Mont Royal, cette aire relativement (platte) encadrée par les trois collines du Mont Royal, cette Montagne Sacrée. Mais où exactement était sise cette bourgade? On ne le sait pas. Jamais en 5 siècles d'histoire, la ville de Montréal ou encore le ministère de la Culture et des Communications du Québec se sont penchés sur la question. Un tel constat est malheureux. Une analyse sommaire de la topographie de cette cuvette du Mont Royal, cette grande surface relativement unie encadrée par les trois collines du Mont Royal présentement occupée par les deux cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal, a permis de définir une aire sise à l'intérieur de cette cuvette favorable à l'implantation de cette bourgade. Chose intéressante, ces deux présents cimetières, Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal, perpétuent la coutume ancienne de Hochelaga. Car si Hochelaga était le lieu d'habitation des iroquoiens, Hochelaga était également lieu d'ensevelissement des résidents de la bourgade. À ce titre, Samuel de Champlain nous a laissé un fort beau plan illustrant cette coutume amérindienne. Pour plus d'information, voir Aire favorable à une l'implantation d'une bourgade http://jacquescartier.org/plan-hochelaga/localisation-hochelaga.html


Qualité du plan LA TERRA DE HOCHELAGA

Hochelaga selon Ramusio
LA TERRA DE HOCHELAGA. - Le plan La Terra de Hochelaga reproduit par Paul-Émile Borduas, est un document historique unique.  Ce plan fut publié par la Sérénissime République de Venise en 1556, alors qu'elle s'intéressait à la possibilité de rejoindre les Indes par les Indes Occidentales.  Son auteur: Giovanni Battista Ramusio, homme d’État éminent de Venise, secrétaire du Conseil des Dix logé au Palais des Doges, Place Saint-Marc à Venise.  Grâce à ces travaux littéraires de Venise, le Québec, le Canada bénéficie aujourd’hui d’une position privilégiée en Amérique du Nord.  Montréal possède un plan unique au monde qui illustre la visite de l'explorateur Cartier au mont Royal en 1535 . Le renommé peintre Paul-Émile Borduas du REFUS GLOBAL reproduisit ce plan à sa manière sur l'une des 17 toiles qui ornent les murs intérieurs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.
La qualité des travaux publiés en 1556 par Venise dans Delle Navigationi et Viaggi (terzo volume) laisse entrevoir la forte probabilité de retrouver dans les dossiers de la Sérénissime République de Venise les documents originaux des explorations en 1535 et 1536 de Jacques Cartier dans les "Indes Occidentales".


LA CONTRIBUTION DE L’ITALIE
AU DÉVELOPPEMENT DU CANADA (1967)

Lors de l’Exposition Universelle de 1967 tenue à Montréal, le gouvernement de l’Italie remit au Canada, ce par l’entremise de Armando Petrucci, représentant italien, un document exposant la contribution ancestrale de l’Italie au développement du pays. Dans ce document intitulé LA NUOVA FRANCIA, , Armando Petrucci souligne la publication que fit Giovanni Battista Ramusio du récit des deux explorations, la première en 1534 et la seconde en 1535, de Jacques Cartier en Amérique (alors les Indes Occidentales). Dans ce document, A. Petrucci souligne que G. B. Ramusio a reçu de Français, pour son reportage de l’exploration de Jacques Cartier,.. quatre récits de voyage ainsi que quatre dessins.... On ne donne pas la nature des dessins reçus par G.B. Ramusio. Notons ici qu'il serait fort intéresant de mieux connaître le contenu de ce fonds. Ceci permettrait d'obtenir les documents originaux que Ramusio a reçus de Jacques Cartier.


Hochelaga et lac des Castors
(cliquez)
HOCHELAGA SISE DANS LA CUVETTE DU MONT ROYAL-

L'analyse du Brief Recit et du plan LA TERRA DE HOCHELAGA indiquent que la bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors. D'ailleurs, Hochelaga, mot amérindien signifie “lac de castors”. Aujourd'hui, ce lac en prolonge la mémoire
.

UN TRÉSOR NATIONAL
Les 17 grandes TOILES ornant les murs intérieurs du Grand Chalet

Les 17 grandes TOILES ornant les murs intérieurs du Grand Chalet du parc Mont Royal  représentent pour le Canada une valeur immense.  De dimension 48" x 96" chacune, ces toiles représentent le Canada à ses débuts. Elles sont un trésor national. Aspect financier, ces toiles valent des sommes immenses, quelques millions de dollars, Et ce contrairement aux affirmations saugrenues que certains ont émises.  L'une d'elle représente le plan La Terra de Hochelaga produit par Venise en 1556 et reproduite par le peintre Paul-Émile Borduas. 

Récemment ravalées, les murs sous ces toiles sont silencieux. En date du 1er septembre 2006, l'information décrivant ces toiles a disparue. .Ces toiles nécessitent:

1. TABLEAU SIGNALÉTIQUE DES TOILES AFFICHÉES - Le visiteur doit retrouver dans un endroit facile d'accès un TABLEAU SIGNALÉTIQUE donnant un aperçu des toiles et des circonstances qui ont conduit à leur création.  Apposé sur l'un murs intérieurs du Grand Chalet dans une position évidente. De plus, ce tableau signalétique soulignera la disponibilité du DOCUMENT D'INFORMATION GRAND PUBLIC.

2. POSSESSION DE PHOTOS COULEUR
. Chose bien connue, tout collectionneur, telle la ville, se fait un devoir de posséder des photos couleur des toiles possédées. Les !7 toiles ornant les murs du Grand Chalet constituent une richesse publique inestimable. Aussi, la ville de Montréal se doit de posséder des PHOTOS COULEUR DE QUALITÉ PROFESSIONNELLE des17 toiles dont elle est propriétaire.

3. IDENTIFICATION SUR LES MURS DES TOILES AFFICHÉES. Sous chaque toile affichée, le visiteur doit retrouvera une information sommaire de la toile, telle:
- Description de la scène;
- Identification du peintre (Paul-Émile Borduas - 6 toiles, Marc-Aurèle Fortin - 1 toile, Edwin H. Holgage - 1 toile ---- etc, etc)
- l'année de réalisation de la toile
-autre requise;

4. DOCUMENT D'INFORMATION GRAND PUBLIC (25 à 30 pages) - ET MISE SUR LE WEB

Le Grand Chalet profite de la présence de quelques 10, 000 visiteurs les jours de fin de semaine. Au COMPTOIR DE VENTE du grand chalet, vente du DOCUMENT D'INFORMATION GRAND PUBLIC.
A .DOCUMENT D'INFORMATION GRAND PUBLIC

Ce document
de 25 à 30 pages décrivant des 17 toiles exposées au Grand Chalet

INTRODUCTION - Description de l'entrée de la France dans les Indes Occidentales. Contexte de création des toiles.

CONTENU PRINCIPAL- Description de chaque toile (une page par toile) avec la répartition de l'espace suivante:
- Toile en considération - (Espace: environ 1/10 de page) 
- Scène représentée - (Espace: environ 1/10 de page) 
- Peintre auteur - (Espace: environ 1/10 de page - travaux antérieurs)
- Contexte historique - (Espace: environ 7/10 de page)

COMPLÉMENTS D'INFORMATION - Administration municipale et autre, telle l'url (adresse web) du document.
B. SITE WEB
Le public devra également avoir accès à un site web lui permettant de prendre connaissance de cette richesse nationale. Ce site sera complété des hyperliens complémentaires.






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Le fort Lorette
FORT LORETTE
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Jacques Cartier aux Indes Occidentales
JACQUES CARTIER AUX INDES OCCIDENTAL
Église de la Visitation du Sault au Récollet
de la
VI
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JACQUES CARTIER À HOCHELAGAÀ HOCHELAGA
JACÀ(cliquez)
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.....avant que ne disparaisse l'histoire dans la nuit des temps...
Montréal au temps du  Mont Royal
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   JACQUES CARTIER
Jacques Cartier découvreurÀ HOCHELAGA
(cliquez)


La Métropole de Montréal
La métropole de Montréal
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La
Montagne Sacrée
Illustration du Mont Royal
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Le musée de la
Nouvelle-France

Le musée de la Nouvelle France
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Cinquecento - Giovanni Battista Ramusio
Giovanni Battista  Ramusio
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fleur de lys

 

 

 

FONDATION
DU CANADA

Le Canada dans le Monde


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Plan
LA TERRA DE HOCHELAGA
Plan La Terra de Hochelaga

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t
SAMUEL
DE CHAMPLAIN


Samuel de Champlain aux Indes Occidentales
(cliquez)

 

(cliquez)
Pierre Larouche, président
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