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Les ACADÉMIES produites par Suzor-Coté dans ses premières années de formation académique à Paris, sont disparues de la scène publique. Et ce pour de multiples raisons. Le principale réside dans le peu d'intérêt que cette forme d'art, l'ACADÉMISME, a subséquemment suscité auprès des milieux les plus aptes à s'intéresser à cette forme d'art. Ces milieux ont préféré consacrer leurs efforts à la nouvelle forme d'art alors en croissance, l'IMPRESSIONNISME. Un bon exemple se trouve dans la monographie Suzor-Coté, Lumière et Matière. Le livre en entier est consacré aux fort nombreuses oeuvres impressionnistes rélisées par le peintre. Aucune oeuvre ACADÉMIQUE ne figure à ce livre. Une deuxième raison se trouve dans le climat de censure couvrant le Canada français. Au Québec la publication de telles oeuvres était prohibée. Elles offraient localement l'image des choses censurées devant être mise à l'écart. Tout peintre ignorant ce diktat risquait tout simplement y perdre sa réputation, sa carrière. Aussi en réponse à cet état de chose, les peintres québécois provenant de Paris préférèrent écouler ces types d'oeuvre sous leur nom original utilisé au moment de leur conception. Tel dans le cas du Grand Nu, une académie d'une amie d'Auguste Rodin signée S. Coté. C'est sous ce nom que Suzor-Coté que le peintre préféra écouler ces oeuvres. Ce n'est que plus tard dans la vie du peintre, ce un fois ses oeuvres publiquement reconnues, que Suzor-Coté révéla que les ACADÉMIES qu'il avait produites à Paris représentaient ce qu'il avait fait de mieux. Dans un interview du journal La Presse, Suzor-Coté soulignait la vraie nature des ses oeuvres...." J'aime bien mes petits pastels qui, à vrai dire, ne sont que des études. Mes six "Études de femmes" sont à mon avis ce que j'ai fait de mieux." (La Presse, 30 novembre 1922). Mais où se trouvent aujourd'hui ces ACADÉMIES dont Suzor-Coté fut sis fier d'avoir conçues? Au Musée des Beaux-Arts du Québec? Au Musée des Beaux-Arts de Montréal? Par le passé, nous avions fait demande en ce sens? Aucune réponse ne nous est parvenu. Certains préférèrent se cacher leur ignorance derrière de fausses déclarations Ex Cathedra. Obtenue localement cette toile le Grand Nu est peut-êre la seule ACADÉMIE produite par le peintre aux débuts de sa carrière. C'est un DOCUMENT UNIQUE dans le vécu de ce grand peintre. Pour le peintre le besoin de taire la source de cette toile était d'autant plus grande car cette académie était une amie du célèbre sculpteur Auguste Rodin, peut-être Camille Claudel elle-même! Au Québec, au siècle dernier, ce sculpteur était reconnu ici pour ses oeuvres hautement scabreuses. |
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LE
GRAND NU |
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At the outset of his career SUZOR-COTÉ adopted Leonardo da Vinci's principle. ..one must reproduce the subject the closest to its vital appearance... The present painting, LE GRAND NU, a nude figure of a friend of Auguste Rodin, sculptor, is in the philosophy of the great european masters of the Renaissance: Raphael Sanzio, Leonardo da Vinci and Michelangelo. LE
GRAND NU, the nude figure of a friend of Auguste Rodin sculptor, figures
well among the paintings of the Renaissance masters, Raphael Sanzio,
Leonardo da Vinci, Veronese (Paolo Caliari), Vittore Carpaccio or Titian
(Tiziano Vecellio). When in November 1922 Marc-Aurèle Coté
was asked by a journalist of La Presse which master piece paintings
he preferred, he stated ....Well, a MASTER PAINTING! This
a difficult question. A master piece is a painting done with great attention
and time like the paintings of the Sixtine Chapel, like those of Raphael,
like the Mona Lisa. I believe a never did such master painting. I like
the pastels I did but I think that my best works were the 6 oil paintings
of nude figures ... References
to academic art were gradually removed from histories of art and textbooks
by modernists, Ce
site mentionne en particulier William-Adolphe Bouguereau http://en.wikipedia.org/wiki/William-Adolphe_Bouguereau .
Fin du 19e siècle, Bouguereau dominait la scène
mondiale de l'art. Le peintre fut l'auteur de centaines de
toiles. Pendant des années Bouguereau fut la figure dominante
des Salons de Paris. Par la suite il perdit la faveur du public,
en bonne part due à son opposition au mouvement impressionnist
alors à la hausse.Cette période des débuts de Marc-Aurèle
Coté à Paris est inconnue des milieux de l'art québécois.
Ces milieux artistiques québécois ont préféré
taire ces ACADÉMIES des peintres québécois.
En bonne part parce que cet art fut considéré par les
milieux artistiques québécois comme "décadent"
et "dépassé". |
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..one must reproduce the subject
the closest to its vital appearance. |
LE
GRAND NU |
Suzor-Coté made his |
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Leonardo
da Vinci |
Michelangelo |
Raphael
Sanzio |
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Mona Lisa, 1504 |
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Lafornarina |
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Travaux usuels des ACADÉMICIENS aux académies Julian et Colarossi
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ACADÉMISME
versus IMPRESSIONNISME À la fin du 19e siècles, au moment où Marc-Aurèle Coté (Suzor-Coté) entre à Paris, deux écoles de l'art pictural s'affrontent: l'ACADÉMISME et l'IMPRESSIONNISME. Pour les grandes institutions parisiennes de l'art pictural, pour l'École des Beaux-Arts et les académies Julian et Colarossi où Marc-Aurèle Coté étudia, l'ACADÉMISME était la règle. Parmi les figues dominantes de l'art pictural et sculptural de l'époque sont alors William Adolphe Bouguereau, peintre et membre de l'Académie des Beaux-Arts (http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Bouguereau), Auguste Rodin, sculpteur de réputation internationale et rejetté ici au Québec pour la nature osée de ses oeuvres (http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm) et Jules-Joseph Lefebvre, peintre professeurà l'Académie Julian et à l'École des Beaux-Arts (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Joseph_Lefebvre). Moins appréciés sont alors Pierre Auguste Renoir et Édouard Manet et plusieurs autres dont l'art emprunte aux deux écoles de l'art, l'ACADÉMISME et l'IMPRESSIONNISME. Souvent, ces peintres se voient refusés l'accès aux Salons des Artistes. Face à la situation, ces impressionnistes établissent alors leur Salon des Refusés. |
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Aussi, Marc-Aurèle Coté étudiant de l'École des Beaux-Arts et des académies Julian et Colarossi a-t-il nécessairement produit en l'an 1891 et années suivantes un nombre élevé d'académie, peut-être une centaine, oeuvres rencontrant les normes de l'ACADÉMISME alors exigées des étudiants. De plus, il côtoie le sculpteur alors très en vue, Auguste Rodin, mais rejetté au Québec pour la nature osée de ses oeuvres. Ses oeuvres aux touches picturales variées profitent de la présence de nu vivant. Ses académies sont alors l'objet d'expérimentation de nouvelles connaissances. Aussi, c'est sans doute à cette époque que, tel que rapporté par Laurier Lacroix dans SUZOR-COTÉ, matière et lumière (page 288), Suzor-Coté produisit ses six "Études de femme" qu'il déclara avoir fait de mieux (La Presse, 30 novembre 1922). Une de ses oeuvres, est le Grand Nu, une académie d'une amie d'Auguste Rodin. Qui était cette amie d'Auguste Rodin? Camille Claudel, cette amie sculpteure et inspiratrice de Rodin et favorie des moments intimes de ce dernier? Peut-être. On ne peut l'affirmer. Conçu selon les normes de l'académisme, ce Grand Nu est peut-être une des six "Études de femme" que Suzor-Coté déclara avoir fait de mieux? Car l'académicien Marc-Aurèle Coté s'était donné comme modèle de suivre les préceptes des grands maîtres de la Renaissance, tels Raphaël, Leonardo da Vinci et Michel-Ange. Mes six "Études de femmes" sont à mon avis ce que j'ai fait de mieux (Marc-Aurèle Coté) |
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Les
IDYLLES
de Léon Bonnat, professeur à l'Académie des Beaux-Arts
et
le
Grand Nu par Suzor-Coté (alors Marc-Aurèle Coté)
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LA CONFECTION DES ACADÉMIES Depuis
tous temps, la référence aux canons antiques demeure la
règle dans l'enseignement académique dispensé par
l'École des Beaux-Arts. De l'Antiquité en
passant par la Renaissance et jusqu'au début du XXème
siècle, le dessin d'après modèle vivant appelé
"académie", d'abord un modèle masculin pour
devenir ensuite plus généralement une femme nue, constitue
la source principale d'apprentissage et devient la dernière étape
du cursus de l'école des Beaux-Arts. L'anatomie humaine, en particulier
celle de la femme, fait partie intégrante de l'éducation
des peintres. Elle est enseignée dans toutes les académies. |
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UNE ILLUSTRATION DES OEUVRES ALORS PERMISES Une
contemporaine de Suzor-Coté,
Laura Paradis Larouche de Victoriaville-Arthabaska Il
est intéressant de reproduire ici les oeuvres datant de 1920
d'une artiste de Victoriaville-Arthabaska, celles de Laura Paradis Larouche.
Ces oeuvres montrent la nature des sujets jugés acceptables par
le public, un public que Suzor-Coté courtisait. On y trouve des
scènes champêtres, des scènes du milieu familial
ou encore des scènes de situation publique. |
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![]() .....''Quand nous serons vieux''.... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....port de Liverpool .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....port d'Amsterdam .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ...le port à la brunante .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() .....''Menteur''... un enfant chez le dentiste par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
.....soleil couchant .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....le feu de forêt.... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....soleil couchant .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
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Le grand
débat - Académisme contre Impressionnisme |
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Sculpteur
et peintre
académiste |
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Peintre
académiste |
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Peintre
académiste et impressionniste |
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Peintre
académiste et impressionniste |
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![]() Suzor-Coté Imressionniste Le Bain de Soleil pastel sur papier collé sur carton 40.7 x 20.2 cm 1926 Collection Carolyne et Richard Renaud |
C'est sous l'influence des figures de proue du PARIS ARTISTIQUE que Suzor-Coté mis au point ce qu'il décrivit par la suite à un journaliste que...." J'aime bien mes petits pastels qui, à vrai dire, ne sont que des études. En fait........Mes six "Études de femmes" sont à mon avis ce que j'ai fait de mieux." (La Presse, 30 novembre 1922).
Mais sans doute garda-t-il loin des yeux du public canadien français encore sous l'empire du purisme ultramontain, mais surtout des yeux de sa mère pour qui les études classiques de nu de femme était une déchéance morale, une étude qui était exi