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SUZOR-COTÉ - IMPRESSIONNISTE
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UNE ILLUSTRATION DES OEUVRES IMPRESSIONNISTES ALORS PERMISES Une
contemporaine de Suzor-Coté,
Laura Paradis Larouche de Victoriaville-Arthabaska Il
est intéressant de reproduire ici les oeuvres datant de 1920
d'une artiste de Victoriaville-Arthabaska, celles de Laura Paradis
Larouche. Ces oeuvres montrent la nature des sujets jugés acceptables
par le public, un public que Suzor-Coté courtisait. On y trouve
des scènes champêtres, des scènes du milieu familial
ou encore des scènes de situation publique. |
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![]() .....''Quand nous serons vieux''.... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....port de Liverpool .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....port d'Amsterdam .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ...le port à la brunante .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() .....''Menteur''... un enfant chez le dentiste par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
.....soleil couchant .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....le feu de forêt.... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
![]() ....soleil couchant .... par Laura Paradis Larouche Collection Privée |
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ACADÉMISME
versus IMPRESSIONNISME À la fin du 19e siècles, au moment où Marc-Aurèle Coté (Suzor-Coté) entre à Paris, deux écoles de l'art pictural s'affrontent: l'ACADÉMISME et l'IMPRESSIONNISME. Pour les grandes institutions parisiennes de l'art pictural, pour l'École des Beaux-Arts et les académies Julian et Colarossi où Marc-Aurèle Coté étudia, l'ACADÉMISME était la règle. Parmi les figues dominantes de l'art pictural et sculptural de l'époque sont alors William Adolphe Bouguereau, peintre et membre de l'Académie des Beaux-Arts (http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Bouguereau), Auguste Rodin, sculpteur de réputation internationale et rejetté ici au Québec pour la nature osée de ses oeuvres (http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm) et Jules-Joseph Lefebvre, peintre professeurà l'Académie Julian et à l'École des Beaux-Arts (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Joseph_Lefebvre). Moins appréciés sont alors Pierre Auguste Renoir et Édouard Manet et plusieurs autres dont l'art emprunte aux deux écoles de l'art, l'ACADÉMISME et l'IMPRESSIONNISME. Souvent, ces peintres se voient refusés l'accès aux Salons des Artistes. Face à la situation, ces impressionnistes établissent alors leur Salon des Refusés. |
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Aussi, Marc-Aurèle Coté étudiant de l'École des Beaux-Arts et des académies Julian et Colarossi a-t-il nécessairement produit en l'an 1891 et années suivantes un nombre élevé d'académie, peut-être une centaine, oeuvres rencontrant les normes de l'ACADÉMISME alors exigées des étudiants. De plus, il côtoie le sculpteur alors très en vue, Auguste Rodin, mais rejetté au Québec pour la nature osée de ses oeuvres. Ses oeuvres aux touches picturales variées profitent de la présence de nu vivant. Ses académies sont alors l'objet d'expérimentation de nouvelles connaissances. Aussi, c'est sans doute à cette époque que, tel que rapporté par Laurier Lacroix dans SUZOR-COTÉ, matière et lumière (page 288), Suzor-Coté produisit ses six "Études de femme" qu'il déclara avoir fait de mieux (La Presse, 30 novembre 1922). Une de ses oeuvres, est le Grand Nu, une académie d'une amie d'Auguste Rodin. Qui était cette amie d'Auguste Rodin? Camille Claudel, cette amie sculpteure et inspiratrice de Rodin et favorie des moments intimes de ce dernier? Peut-être. On ne peut l'affirmer. Conçu selon les normes de l'académisme, ce Grand Nu est peut-être une des six "Études de femme" que Suzor-Coté déclara avoir fait de mieux? Car l'académicien Marc-Aurèle Coté s'était donné comme modèle de suivre les préceptes des grands maîtres de la Renaissance, tels Raphaël, Leonardo da Vinci et Michel-Ange. Mes six "Études de femmes" sont à mon avis ce que j'ai fait de mieux (Marc-Aurèle Coté) |
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Suzor-Coté est bien connu par l'envergure et la variété des sujets qu'il traita dans sa carrière de peintre. De plus, la majorité de ses oeuvres furent marquée du courant impressionniste alors à la vogue, au Québec en particulier. Par ailleurs, sa formation académique des premières années fut tout autre. Les années de formation du peintre s'écoula aux Beaux Arts de Paris et aux Académies Julian et Calorossi, académies sous l'empire du classisisme italien où l'oeuvre artistique devait être la représentation aussi parfaite que possible du sujet étudié. En puique par ailleurs, le nu par la varité des formes et des coloris et par son attrait offrait un sujet tout désigné, le nu devint le sujet favori des études académiques.
Les oeuvres suivantes donnent un aperçu des travaux artistiques d'un des professseurs les plus marquant de l'Académie Julian, le professeur JULES JOSEPH LEFEBVRE. À cette époque, le nu était considéré par les peintres comme le sujet par excellence.
Académie
JULIAN
le professeur William Bouguereau
C'est sans doute sous l'influence des académies Julian et Colarossi que Suzor-Coté mis au point ce qu'il décrivit par la suite à un journaliste que...." J'aime bien mes petits pastels qui, à vrai dire, ne sont que des études. Mes six "Études de femmes" sont à mon avis ce que j'ai fait de mieux." (La Presse, 30 novembre 1922). Ces " Études de femmes" étaient-elles celles de nu? Probablement. Mais sans doute garda-t-il loin des yeux du public canadien français encore sous l'empire du purisme ultramontain, mais surtout des yeux de sa mère pour qui les études classiques de nu de femme était une déchéance morale, une étude que l'Académie exigeait régulièrement de ses étudiants. Le tableau montré ci-bas est une des nombreuses études de nu dressées par Suzor-Coté alors qu'il était à Paris. Tout indique que la toile montrée ci-bas fut mise aux oubliettes. Elle ne réapparut au public que beaucoup plus tard, lors de la disposition des biens restant du peintre suite à son décès. Elle est tout-à-fait dans l'esprit des travaux exigés des étudiants de l'Académie Julian.
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LE
GRAND NU
Huile sur toile - 23 " x 19 1/2 " ![]() académie d'une amie d'Auguste Rodin, sculpteur Dans le continuum de l'évolution de la signature de Marc-Aurèle Coté, ce de G. M. A. COTÉ (signature de la toile du collège d'Arthabaska), à la signature de la majorité de ses toiles SUZOR-COTÉ, LE GRAND NU est signé S. COTÉ. Cet aspect lié à plusieurs caractéristiques de cette toile indique un Marc-Aurèle Coté au début de sa carrière de peintre. |
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Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911) |
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Conception de l'académie LE GRAND NU L'exécution
par l'artiste d'une oeuve académique, telle LE GRAND NU, impliquera
habitullement les étapes suivantes: |
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Musée des Beaux-Arts du Québec |
INFORMATION TIRÉE DU SITE WEB
![]() Le Dégel de la rivière Nicolet - 1925 Huile sur toile, 102,8 x 138,6 cm |
Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté Peintre,
sculpteur, pastelliste, Suzor-Coté a fait plusieurs séjours
en France où il a fréquenté l'École des
beaux-arts de Paris ainsi que les académies privées Julian
et Colarossi. De retour au Québec en 1907, il sera l'un des promoteurs
de l'impressionnisme, avec l'utilisation de
la technique de la fragmentation des touches picturales et une palette
de couleurs lumineuses. |
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Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté Peintre,
sculpteur, pastelliste, Suzor-Coté a fait plusieurs séjours
en France où il a fréquenté l'École des
beaux-arts de Paris ainsi que les académies privées Julian
et Colarossi. De retour au Québec en 1907, il sera l'un des promoteurs
de l'impressionnisme, avec l'utilisation de la technique de la fragmentation
des touches picturales et une palette de couleurs lumineuses. |
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