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VENISE
et JACQUES CARTIER
Venise
à la recherche
d'une nouvelle voie vers Indes
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EN 1556, VENISE PUBLIE L'EXPLORATION DE JACQUES CARTIER
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DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI (terzo volume)
En 1556, un homme d'État de Venise, Giovanni Battista Ramusio, publie le troisième tome Delle Navigationi et Viaggi (voir ci-haut) décrivant les explorations alors en cours aux Indes Occidentales, dont celle de Jacques Cartier à Hochelaga. Au récit de la visite de Cartier à Hochelaga, il ajoute le superbe plan La Terra de Hochelaga qui reproduiit fidèlement, avec mille incongruités, le passage de Cartier au Mont Royal.
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Ce plan La Terra de Hochelaga fut publié par Giovanni Battista Ramusio en 1556 au 3e tome Delle Navigationi et Viaggi. Il fut réédité en 1565 et finalement en 1606. Il constitue un trésor inestimable pour le Canada. Il illustre à la mode européenne du temps, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga. De plus, ce plan reproduit de FAÇON EXACTE le présent mont Royal avec ses trois collines (la GROSSE MONTAGNE, la PETITE MONTAGNE et le PAIN DE SUCRE). tel que Cartier les vit en 1535. De plus, l'on remarquera que la bourgade Hochelaga dissimule une partie du profil des collines de la montagne. Il est probable que la position occupée par cette bourgade obstrua la vue d'une partie de la montagne à l'observateur qui ne put alors en faire le relevé. Le plan montré est celui de l'édition 1606. SOURCE: Plan La Terra de Hochelaga, Delle Navigatione et Viaggi, volume terzo. 1606. |
En 1556, l'exploration de Jacques Cartier
connue en Europe un grand retentissement grâce à la publication de l'oeuvre monumentale en trois tomes DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI par Giovanni Battista Ramusio, éminent homme d'État et secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime république de Venise, Italie,.
Au récit de l'exploration de Jacques Cartier dans les Indes Occidentales, Venise ajouta le magnifique plan LA TERRA DE HOCHELAGA illustrant à la mode européenne du temps (avec de nombreuses incongruités) la visite de Cartier à Hochelaga au MONT ROYAL
UNE BOURGADE DESSINÉE À L'EUROPÉENNE
Le plan LA TERRA DE HOCHELAGA est un plan schématique. Il est entièrement conforme au mémoire, le BRIEF RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi en 1545. Par ailleurs, il présente mille incongruités. Par ses incongruités, le plan illustre la grande méconnaissance de lEurope du monde des Amérindiens. Ces incongruités peuvent être réparties en trois groupes:
1. ÉLEMENTSDE MÉCONNAISSANCE - Parmi ces éléments de méconnaissance des us et coutumes amérindiennes, soulignons les suivants:
la disposition des maisons longues des Iroquoïens en damier; le recouvrement de la palissade par des planches; lutilisation déchelle à leuropéenne.2. ÉLEMENTS DE FANTAISIE DE LARTISTE - Lartiste Giacomo Gastaldi à qui Giovanni Battista Ramusio aurait confié la conception du plan (la chose est incertaine) a introduit plusieurs éléments de fantaisie: le chemin de ronde montré au haut de la palissade; le mur triangulaire de la pallissade; autres.
3. SIMPLIFICATIONS GRAPHIQUES -L'artiste a simplifié plusieurs éléments, tels les suivants:
lintérieur des habitations, maisons longues; lallure des arbres qui fut utilisée pour dautres endroits, tel celui de Temistitan (Mexico); autres.Ces incongruités illustrent bien la méconnaissance de lEurope des us et coutumes des Amérindiens, en particulier ceux habitant Hochelaga.
LA HAUTE QUALITÉ DU PLAN LA TERRA DE HOCHELAGA
... et ce nonobstant ses nombreuses inconguités ....Mais que dire de la qualité de ce plan LA TERRA DE HOCHELAGA. Les analyses détaillées faites indiquent que ce plan est de grande qualité. Une analyse détaillée de la conformité du plan avec le mémoire de Cartier révèle que le plan est tout-à-fait conforme au récit de ce dernier. Jacques Cartier nous informe que la bourgade était ronde: le plan illustre une bourgade ronde. Jacques Cartier souligne qu'au centre de la bourgade se trouvait une place: le plan montre une place. Jacques Cartier souligne qu'on avait accès à l'intérieur de la bourgade par une seule porte: le plan montre une seule d'accès à la bourgade. Jacques Cartier souligne que la bourgade contenait 50 cabanes (ou maisons longues): le plan montre 50 maisons. Il en est de même pour les autres aspects de la visite de Jacques Cartier à la bourgade. Le plan est totalement concordant avec le mémoire de Cartier. Cette oeuvre DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI se retrouve aujourd'hui dans les plus grandes bibliothèques du monde: Paris, Washington, Los Angeles, Tokyo, Melbourne et les autres. Aussi, le récit de cette mémorable exploration se retrouve aujourd'hui au quatre coins du globe.
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| Une analyse du profil des collines montrées au plan "La Terra de Hochelaga" indique que ces collines sont une reproduction EXACTE du présent mont Royal. Force de conclure que Jacques Cartier en capta l'information lors de sa venue à Hochelaga en 1535. Une telle chose est unique en Amérique du Nord. Aussi, ce plan habilite la ville de Montréal à réclâmer auprès de l'Unesco le titre envié de Site du Patrimoine Mondial. Plus encore, cette similitude des profils implique que les documents originaux qui ont servis à G.B. Ramusio à dresser son plan peuvent probablement être retrouvés dans les archives de Venise. |
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Tous les documents bibliographiques anciens indiquent que la bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors, mot amérindien qui signifie lac de castors. Aujourd'hui, ce lac en prolonge la mémoire.
LE REPORTAGE INESTIMABLE DE RAMUSIO
Chose méconnue du public canadien, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga eut en Italie et dans les autres pays d'Europe un grand retentissement, ce grâce à la publication en 1556 à Venise du 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI.
Mais qui était Giovanni Battista Ramusio? Ramusio fut le confident du doge de Venise, et à partir de 1533 jusqu'à sa mort en 1557, il fut le secrétaire du célèbre Conseil des Dix. Plusieurs fois il fut délégué comme ambassadeur de la république de Venise auprès de divers pays dEurope, en particulier auprès de la cour du roi de France.L'Europe valorisa hautement les écrits de cet homme
d'État de Venise, G.B.Ramusio. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain.
Homme de lettres et sciences fort intéressé aux explorations qui captivaient l'Europe, Ramusio fut légal des personnalités les plus illustres de son époque, tels Tycho Brahé et Galilée et son ami Girolamo Fracastoro. Malheureusement, lhistoire a voulu que son nom reste relativement inconnu. Une recherche bibliographique révèle aujourdhui fort peu de chose à propos de Ramusio. Il serait demeuré totalement inconnu ne fusse de loeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi quil légua à lhistoire. Cette oeuvre se retrouve aujourdhui dans les bibliothèques les plus célèbres du monde. Elle nous ouvre aujourdhui une fenêtre fort importante sur lEurope du seizième siècle, une fenêtre qui s'ouvre sur les grandes découvertes au moment où l'Europe devint avide de tout connaître des mondes inconnus.
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Peintre - Paul-Émile Borduas NO 6
Illustration de Hochelaga par Giovanni Battista Ramusio.21 ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur le Mont Royal, MONTAGNE SACRÉE, Venise publie le mémoire Cartier à son roi, François 1, le BRIEF RECIT. Mais plus encore, cet homme dÉtat de Venise, Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga, redesssiné ici par lillustre peintre du Refus Global, Paul-Émile Borduas. Le plan de Ramusio est de valeur inestimable. Il indique par ses nombreuses incongruités la grande méconnaissance de lEurope des us et coutumes des indigènes habitant les Indes Occidentales.
Giovanni Battista Ramusio
Cet homme d'État de la Sérénissime république de Venise fut l'un des grands humanistes de la Renaissance.
Plusieurs fois mandaté comme ambassadeur auprès des cours royales d'Europe, dont celle de la France, Giovanni Battista Ramusio fut élu secrétaire du Grand Conseil de 1523-1533 puis secrétaire du redouté Conseil des Dix de 1533- 1550. Il fut l'auteur de Delle Navigationi et Viaggi, oeuvre en trois tomes relatant les grandes découvertes des mondes alors inconnus de l'Europe en cours en Asie, en Afrique et dans les Indes Occidentales. Ce grand intérêt de Venise pour les découvertes était motivé en bonne par le besoin de Venise de trouver une nouvelle voie vers les Indes, un pays qui était la source de sa richesse.
En fait Venise fut au cours du 16e siècle le foyer de conception des cartes géographiques montrant les nouveaux mondes. La carte Zaltieri (ci-bas) produite en 1566 à Venise, à l'époque de G.B. Ramusio, constitue l'une de ces premières cartes montrant ce qu'alors l'Europe et Venise croyaient être les territoires découverts par Jacques Cartier. L'on remarquera que la majorité des endroits identifiés portent des noms italiens: "R.S. Lorenzo" (Saint-Laurent); "La Nova Franza"(Nouvelle-France); "Larcadia".... (Certains croient que le nom Saint-Laurent donné au fleuve Saint-Laurent provient du renommé personnage "Laurent le Magnifique" habitant à l'époque Florence. La chose est incertaine)
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Pierre
Larouche, président
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