Dante,per favore

VENISE et les DÉCOUVERTES
Venise à la recherche
d'une nouvelle voie vers Indes



AVIS AU LECTEUR - Le présent site WEB constitue une intégration objective de faits d'histoire, en particulier de ceux décrits par les documents numérisés les plus sérieux. Seules les sources les plus importantes sont mentionnées. Un merci spécial est transmis aux adeptes du WEB.

 

GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO
À LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION POUR VENISE

Au Cinquecento, tout incitait Venise à trouver une solution à la situation précaire dans laquelle elle se trouvait. Si d'une part, Venise avait à faire face à la menace d'invasion des pays ennemis, en particulier des Turcs et des Hasbourgs, d'autre part, l'invasion des comptoirs de commerce sis en Méditerranée de l'est par les Turc se traduisait par une baisse constante du commerce maritime essentiel à Venise.  De plus en plus, nombre de Vénitiens considérait non plus sur le commerce maritime comme promesse d'avenir, mais les territoires environnants. Les Vénitiens fortunés, riches des avoirs de leurs ancêtres, regardaient "la Terre Ferme" comme lieu d'avenir. Nombre d'entre eux, recourant au service de l'architecte Andrea Palladio, y construisirent alors de somptueuses demeures. Pour Venise, une solution devait être trouvée. Mais qui à Venise pouvait contribuer à la solution de la situation?   Le Grand Conseil en faisait de l'avenir de l'État un objet courant de ses discussions.  Régulièrement, le doge assité du Conseil des Dix était interpellé par la question. C'est alors que l'un d'entre eux, leur secrétaire, Giovanni Battista Ramusio, décida d'exposer ce que la Sérénissime pouvait attendre des explorations alors en cours.

 

QUI ÉTAIT GIOVANNI RAMUSIO RAMUSIO ?
Secrétaire du Conseil des Dix

RAMUSIO est né en Italie en 1485. Quelques années plus tard, en 1492, Christophe Colomb découvrait l’Amérique. Il fut donc très tôt marqué par les grandes découvertes qui allaient marquer son siècle. L’Europe qui, par la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, s’était vue barrée la route des épices, requerrait une nouvelle route vers les Indes et ses richesses. La terre n’était-elle pas ronde? Et si on y parvenait à l'Orient par l’Occident, par là où le soleil se couche?
Profitant d’un milieu culturel élevé (son père Paul était un juriste savant), il bénéficia d’une généreuse éducation. Etudiant à Padoue, Ramusio se lia d’amitié avec ceux qui allaient marquer son époque: Girolamo Fracastoro, Gastaldi et de nombreux autres. C’est à l’un d’entre eux, à Girolamo Fracastoro qu’il dédiera plus tard le troisième tome de son oeuvre DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI dont il est question ici.
Pendant de nombreuses années, il fut ambassadeur du royaume de Venise auprès des pays d’Europe. En France, Louis XII avait désiré un instant le retenir. De retour dans son pays, il fut nommé au poste fort important de SECRÉTAIRE DU CONSEIL DES DIX du royaume de Venise, cité qui à cette époque était considérée comme un des principaux centres de la civilisation européenne. Ses voyages et sa carrière dans l’administration publique l’amenèrent inévitablement à s’intéresser aux explorations alors en cours. Christophe Colomb venait de découvrir l’Amérique. Que réservaient ces découvertes à Venise?
C’est alors que G. B. Ramusio décida de publier à la fois le récit de ces découvertes et son appréciation de celles-ci. Dans l'analyse des découvertes et de leur implication, il eut alors recours à des notions encore alors inconnues en géographie, en mathématique et en anthropologie. Grandement aidé par son expérience à la direction de Venise, Ramusio publia ces récits, quelques quarante, dans une oeuvre de grande envergure qui fut publiée en trois tomes sous le nom DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI.

 

DELLE NAVIGATION ET VIAGGI
UNE OEUVRE MONUMENTALE

L’envergure de DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI est des plus surprenante. Elle se présente en trois volumes de quelques quatre cent pages chacun. Le public européen ignorait encore tout de ces mondes inconnus et elle était avide de le savoir. Qu’était en fait le Cathay? ou encore le Cipango? ou encore les Indes Occidentales, en fait l’Amérique que l’on ne connaissait pas encore? G. B. Ramusio répartit les récits de découvertes en trois volumes.
Le premier volume fut publié à Venise en 1550. II contient la description des découvertes faites en Afrique et dans les Indes Orientales.  Il est composé de vingt-trois récits. Le second volume ne fut publié qu’en 1559, soit deux ans après la mort de Ramusio. Intitulé “Historia delle cose de Tartari”, ce deuxième volume s’attache aux découvertes du continent Asiatique. Il contient douze récits de découverte, dont celui de Marco Polo. Dans ce volume, Ramusio donne, en huit textes distincts, son appréciation des découvertes alors faites et des conséquences pour l’humanité.
Le troisième volume, ou terzo volume, fut publié en 1556, soit trois ans avant que ne le soit le deuxième volume plus haut mentionné. Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves, de même que quatre exposés par Ramusio lui-même. C’est un document historique de première importance qui nous instruit sur l’esprit des découvertes du 16e siècle.
Par la publication du récit de ces découvertes RAMUSIO désirait encourager une meilleure connaissance des régions nouvelles jusque-là inconnues. D’autre part, il souhaitait identifier une route commerciale nouvelle et plus rapide conduisant au pays des épices, au Cathay légendaire.


“Mais peut-être Dieu réserve la découverte de cette route pour le Cathay......à un Grand Prince, ainsi que la découverte de l’autre côté de la terre vers l’Antarctique, chose que personne n’a pas encore voulu ou tenté de faire. Cette entreprise constituerait la plus belle et la plus glorieuse des choses que l’on pourrait imaginer. Elle permettrait alors d’affranchir les générations futures des guerres qui accablent sans cesse les pauvres chrétiens.”


Il allait être un jour exaucé, mais de façon inattendue. Les découvertes qui seraient éventuellement faites enlèveront à Venise la position privilégiée qui avait fait d’elle le centre de l’Europe. Bientôt le Royaume de Venise perdra son monopole. L’Espagne et le Portugal, puis la France et l’Angleterre lui voleront la vedette.

 

LES HÉSITATIONS DE RAMUSIO

Il fait noter ici une chose fort importante. Lors de la publication de ses ouvrages, RAMUSIO informe le lecteur qu’il a longtemps hésité à produire les cartes et plans qui accompagnaient le texte.


“Je publie ces cartes des parties du monde découvert telles que je les ai trouvées....non parce qu’elles sont parfaites à tous les égards, mais pour que les savants futurs s’en servent pour améliorer leurs connaissances; en effet, ces cartes sont erronées et imparfaites sous plusieurs aspects. Longtemps je me suis demandé si je devais les publier ou non; mais je me suis laissé vaincre par le désir de faire chose agréable aux amateurs et aux connaisseurs, même au risque d’être accusé de négligence”.

 

CE QUE RAMUSIO VIT DANS LES EXPLORATIONS DES INDES OCCIDENTALES

DELLE NAVIGATION ET VIAGGI (TERZO VOLUME)

Ce troisième volume décrit les principales découvertes de l’heure faites en Amérique du Nord et du Sud. Encore relativement inconnus, ces deux continents sont alors décrites comme régions méridionales et centrales où les Espagnols avaient pénétrés, et les régions septentrionales (nordiques) où les Français entreprenaient, ce après Christophe Colomb au Mexique, leurs expéditions de découvertes.
RAMUSIO dédicace ce troisième volume à son ami, Girolamo Fracastoro, politicien et humaniste de Padoue alors en vue à Venise. Les récits des découvertes françaises qui sont décrites dans ce troisième volume sont au nombre de quatre:
1. Verrazano sur la côte Atlantique. “Al christianissimo re di Francia Francesco primo. Relatione di Giovanni da Verrazano fioretino della terra per lui scoperta in nome di sua Maestà, scritta in Dieppa, a di 8 luglio MDXXIII”.
2.
Découvertes aux Indes Occidentales et au Brésil. “Discorso d’un gran capitano di mare francese del luogo Dieppa sopra la navigationi fatte alla terra nuova dell’Indie occidentali chiamata la Nuova Francia...sopra la terra del Brasil,...Sumatra fino alle quali hanno navigato le caravelle et navi francesi”.
3. Première expédition de Cartier en Nouvelle-France. “Prima relatione di Jacques Cartier della terra nuova detta la nuova Francia, trovata nell’anno MDXXXIIII”.
4. Seconde expédition de Cartier en Nouvelle-France. “Breve et succinta narratione della navigation fatta per ondine de la Maestà christianissima all’isole di Canadà, Hochelaga, Saguenai et altre, al presente dette la Nuova Francia, con particolari costumi et cerimonie de gli habitanti”.
Chose fort importante pour la description qu’il fait de Hochelaga et en particulier pour le profil des collines qu’il montre à son plan intitulé LA TERRA DE HOCHELAGA NELLA NOVA FRANCIA, RAMUSIO informe Fracastoro dans sa dédicace qu’il a "...reçu d’honnêtes hommes français quatre textes et en plus quatre dessins....".  De plus, comme souligné plus haut, G.B. Ramusio informe le lecteur qu’il a longtemps hésité à produire les cartes et plans qui accompagnaient le texte


En égard pour ce grand homme que fut GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO, il se créait en Italie en 1907 une société savante composée d’homme de lettres et de sciences.
Elle se donna comme nom la SOCIETA RAMUSIANA.


Cette carte pour le moins problématique permet d'évaluer la qualité fort variable des documents que les explorateurs remirent à G. B. Ramusio. Lorsque comparée au plan La Terra de Hochelaga, cette carte est de très mauvaise qualité. Elle provient de l'exploration en l'an 1524 de Jean de Verrazane (Verrazano) sur la côte de l'Atlantique. Plus encore, au moment de sa publication par Ramusio, ce plan était très en retard sur les découvertes alors faites.
Quelques une des llustrations du 3e tome Delle Navigationi et Viaggi

Des analyses détaillées du plan La Terra de Hochelaga indiquent qu'il reproduit fidèlement le mémoire, le Brief Recit, que Jacques Cartier remit au roi de France en 1545. De plus, ce plan reproduit de façon EXACTE, le présent mont Royal! Ceci indique la haute qualité des informations que reçu Ramusio de l'exploration de Jacques Cartier. Force est de constater que Cartier lors de son passage en 1535 à Hochelaga avait effectué le relevé du profil du mont Royal. Plus encore, ce plan implique que Venise renferme dans ses archives les documents originaux provenant de l'exploration de Cartier au Mont Royal.


LA HAUTE QUALITÉ DU PLAN LA TERRA DE HOCHELAGA
... et ce nonobstant ses nombreuses inconguités ....

Mais que dire de la qualité de ce plan LA TERRA DE HOCHELAGA  Les analyses détaillées faites indiquent que ce plan est de très grande qualité. Une analyse détaillée de la conformité du plan avec le mémoire de Cartier révèle que le plan est tout-à-fait conforme au récit de ce dernier. Jacques Cartier nous informe que la bourgade était ronde: le plan illustre une bourgade ronde. Jacques Cartier souligne qu'au centre de la bourgade se trouvait une place: le plan montre une place. Jacques Cartier souligne qu'on avait accès à l'intérieur de la bourgade par une seule porte: le plan montre une seule d'accès à la bourgade. Jacques Cartier souligne que la bourgade contenait 50 cabanes (ou maisons longues): le plan montre 50 maisons. Il en est de même pour les autres aspects de la visite de Jacques Cartier à la bourgade. Le plan est totalement concordant avec le mémoire de Cartier. Cette oeuvre DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI se retrouve aujourd'hui dans les plus grandes bibliothèques du monde: Paris, Washington, Los Angeles, Tokyo, Melbourne et les autres. Aussi, le récit de cette mémorable exploration se retrouve aujourd'hui au quatre coins du globe.

 


UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Certes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.



Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


Mais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

DONNEZ VOTRE APPUI À CE MUSEE FORT IMPORTANT
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FORT LORETTE
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ÉGLISE de la
VISITATION (1751)

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JACQUES CARTIER
À HOCHELAGA
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.....avant que ne disparaisse l'histoire dans la nuit des temps...
MONTRÉAL
NORD

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   JACQUES CARTIER

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SAMUEL
DE CHAMPLAIN

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AUX INDES
OCCIDENTALES

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La rivière
des Prairies

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CYBER
NOUVELLE-
FRANCE

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G.B. RAMUSIO

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fleur de lys

CINQUECENTO
et
G.B. RAMUSIO

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FONDATION
DU
CANADA

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La Métropole de Montréal
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Montagne Sacrée
LA MONTAGNE
SACRÉE

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Plan LA TERRA
DE HOCHELAGA

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Pierre Larouche, président