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LE
CINQUECENTO
Venise
est alors au sommet de sa gloire
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AU CINQUECENTO, VENISE EST AU SOMMET DE SA GLOIRE - Par ailleurs, elle est menacée par de nombreux pays d'Europe et par ses ennemis jaloux de sa puissance. Deux événements majeurs interviennent alors. D'une part quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait ouvert une nouvelle voie maritime vers les Indes, voie qui devenait chaque jour plus menaçante pour la position dominante de Venise. Dautre part, la conquête en 1453 de Constantinople par les Turcs ottomans avait mis un verrou sur son accès facile aux Indes. De plus, son allié traditionnel la France avait conduit François Ier dans son conflit contre Charles Quint à sallier aux Turcs ottomans. Sa puissance maritime était en danger de perdre sa position dominante en Europe. Elle lui fallait trouver une nouvelle voie maritime vers les Indes. Cest alors quentra en scène une figure dominante de Venise: Giovanni Battista Ramusio. Un homme qui avait été le Secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime. À sa retraite, il publia Delle Navigationi et Viaggi, décrivant ce quil avait appris au cours de sa carrière. Beaucoup.
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Au Cinquecento, la Sérénissime République de Venise, puissance maritime de lAdriatique était encore pour lEurope la porte d'entrée principale des produits provenant des mondes inconnus, des Indes, de la Chine (Cathay) et du Japon (Cipango). Cette hégémonie de Venise sur le commerce avec l'Orient était mis en cause. D'une part quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait ouvert une nouvelle voie maritime vers les Indes, voie qui devenait chaque jour plus menaçante pour Venise. De plus, la conquête en 1453 de Constantinople par les Turcs ottomans mettait un verrou sur son accès aux Indes. La porte de Constantinople dont Venise avait profitée pour accéder aux produits des mondes inconnues et des Indes, devenait pour cette dernière difficile d'accès. Plus encore, dans son conflit contre Charles Quint, François Ier s'était allié aux Turcs ottomans. Pour Venise, la situation devenait précaire. Résultat: sa puissance maritime était en perte de vitesse. Elle lui fallait trouver une nouvelle voie maritime vers son centre d'approvisionnement, les Indes, le Cathay et le Cipango.
À cette époque, Venise était une oligarchie gérée par un Grand Conseil (quelques 1500 membres) lequel conseillait le Petit Conseil (quelques 300 membres). Venise avait nommé à son sommet un leader, le Doge aidé du Conseil des Dix. Ce Conseil des Dix était le comité exécutif et judiciaire de Venise et avec le doge gérait effectivement les destinées de la Sérénissime République de Venise. De lan 1533 à 1553 (ou environ), le secrétaire de ce Conseil des Dix fut Giovanni Battista Ramusio.
Giovanni Battista Ramusio était également géographe et écrivain humaniste. Il fut plusieurs fois délégué comme ambassadeur de Venise auprès des cours royales européennes et du Moyen Orient et grâce à sa position privilégiée, consacra sa carrière à l'étude des "mondes inconnus". À sa retraite, il publia en trois tomes une oeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi. Le dernier tome fut consacré aux découvertes alors en cours aux Indes Occidentales, lendroit qui pour Venise semblait offrir de meilleurs promesses.
LE BUCENTAURE
PLACE SAINT-MARC |
Leonardo Loredan |
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Andrea Gritti
1523-1538 par Tiziano Vecellio (Titien) |
Francesco Venier
1554-1556 par Tiziano Vecellio (Titien) |
Lorenzo Priuli
1556-1559 par Tiziano Vecellio (Titien) |
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Carte géographique de l'est de l'Adriatique où la Sérénissime République de Venise étendait son influence se trouvait dans la résidence du doge. Son auteur: Giovanni Battista Ramusio, secrétaire du renommé et redouté Conseil des Dix, conseil qui sous le doge gérait quotidiennement les destinées commerciales et politiques de la Sérénissime République de Venise. Durant sa fonction de secrétaire du Conseil des Dix, G.B.Ramusio connu quatre doges. Le doge qui domina son secrétariat fut Andrea Gritti, un doge reconnu francophile.
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VENISE, UNE PUISSANCE MARITIME ALORS EN DÉCLIN
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On ne peut correctement apprécier la fortune et la grandeur de Venise et la gloire de ses peintres sans considérer le quartier où se construisit le pouvoir maritime de la Sérénissime, le CASTELLO. Puissance commerciale, le Castillo fut lendroit où les Vénitiens construisirent bateaux marchands et bateaux de guerre lesquels groupés en flotte de commerce armée assurèrent le transport des marchandises depuis les ports les plus reculés d'Orient jusqu'à Venise sise au fond de l'Adriatique. C'est dans ce quartier composé à l'origine de deux îles principales que Venise sous le doge Pietro Tribuno (888-912),
craignant les incursions des Tartares hongrois, construisit une muraille depuis le Castello jusqu'à Santa Maria Zobenigo où une grosse chaîne de fer tendue entre les deux rives du Grand Canal, bloquait le trafic des bateaux et interceptait ainsi les éventuels navires ennemis. C'est là que naquit en 1104 lArsenal sur deux îles appelées les jumelles entouré très tôt de hauts murs et de tours carrées couronnées de lenseigne du symbolique de Venise, le lion ailé.
Au sommet de son activité, quelques 16,000 ouvriers de tous méti
ers travaillaient dans cet espace. C'est là à lintérieur de lArsenal qu'un navire de guerre pouvait être construit et assemblé en moins de douze heures. A la fin du XVI siècle, période où Venise affrontait la menace montante turque, l'on rapporte que 100 navires furent construits en moins de deux mois. L'Europe entière en était ébahie. Au cours des siècles qui suivirent, l'Arsenal continua à s'étendre et atteignit des proportions considérables.
Cest à cet endroit qu'aujourd'hui se trouve le musée de la mémoire navale de la République de San Marco. On y conserve aussi les histoires des différentes Marines régionales dItalie et celles de la Marine italienne jusquà la dernière guerre. La visite est conseillée pour la variété, lintérêt historique et la valeur artistique des objets exposés.
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Lhistoire
de cette exposition internationale dart moderne est longue et mouvementée.
Dès la première séance, en 1895, elle fit parler
delle en terme peu élogieux pour avoir accueilli un tableau
du peintre Giacomo Grosso: le Rendez-vous jugé alors dun
goût très discutable. Les impressionnistes ny furent
invités que tardivement. Les goûts des organisateurs étaient
davantage axés vers la peinture de lEurope centrale que vers
celle en vigueur à Paris. |
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