L'étonnant plan La Terra de Hochelaga
LA TERRA DE HOCHELAGA - VENISE PUBLIE DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI


plan La Terra de Hochelaga

Venise de la Renaissance  

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Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues.
QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE.


La découverte du Canada
Pot-pourri d'illustrations tirées du web
"Montreal 1535"
Cartier a Gaspe
Montagne et Hochelaga
Brief Recit de Jacques Cartier Bourgade Hochelaga Delle Navigationi et Viaggi
Monographie
MONTRÉAL
1535

Pierre Larouche
ISBN
2 980 19437 9
Jacques Cartier à Gaspé - 1534

Illustration
HOCHELAGA
(bourgade
iroquoienne)

Documents anciens
originaux
BRIEF RECIT
(1545)

Mémoire
Jacques Cartier à François Ier
BOURGADE HOCHELAGA

Delle Navigationi
et Viaggi
(La Terra de Hochelaga)

DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI

Terzo Volume
Venise 1556

 

Venise et place Saint-Marc

Venise - La piazzetta
LE CINQUECENTO
Venise au sommet de sa gloire

1 - VENISE CENTRE CULTUREL MAJEUR DE LA RENAISSANCE

AU CINQUECENTO, VENISE EST AU SOMMET DE SA GLOIRE - Par ailleurs, elle est menacée par de nombreux pays d'Europe et par ses ennemis jaloux de sa puissance. Deux événements majeurs interviennent alors. D'une part quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait ouvert une nouvelle voie maritime vers les Indes, voie qui devenait chaque jour plus menaçante pour la position dominante de Venise. D’autre part, la conquête en 1453 de Constantinople par les Turcs ottomans avait mis un verrou sur son accès facile aux Indes. De plus, son allié traditionnel la France avait conduit François Ier dans son conflit contre Charles Quint à s’allier aux Turcs ottomans. Sa puissance maritime était en danger de perdre sa position dominante en Europe. Elle lui fallait trouver une nouvelle voie maritime vers les Indes. C’est alors qu’entra en scène une figure dominante de Venise: Giovanni Battista Ramusio. Un homme qui avait été le Secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime. À sa retraite, il publia Delle Navigationi et Viaggi, décrivant ce qu’il avait appris au cours de sa carrière. Beaucoup.

Venise - LE LION AILE DE SAINT-MARC

LE SYMBOLE DE VENISE -
LE LION AILÉ DE SAINT-MARC

Le lion ailé, attribut symbolique de Saint-Marc, protecteur de la Venise, est devenu l'emblème de la ville. Encore aujourd'hui, on en trouve de multiples représentations dans Venise.

 

Portrait de Leonardo Loredan doge de Venise
Portrait de Andrea Gritti doge de Venise
Leonardo Loredan
1501-1521
par Vittore Carpaccio
Andrea Gritti
1523-1538

par Tiziano Vecellio (Titien)



 À cette époque, Venise était une oligarchie gérée par un Grand Conseil (quelques 1500 membres) lequel conseillait le Petit Conseil (quelques 300 membres). Venise avait nommé à son sommet un leader, le Doge aidé du Conseil des Dix. Ce Conseil des Dix était le comité exécutif et judiciaire de Venise et avec le doge gérait effectivement les destinées de la Sérénissime République de Venise. De l’an 1533 à 1553 (ou environ), le secrétaire de ce Conseil des Dix fut Giovanni Battista Ramusio.

Giovanni Battista Ramusio était également géographe et écrivain humaniste. Il fut plusieurs fois délégué comme ambassadeur de Venise auprès des cours royales européennes et du Moyen Orient et grâce à sa position privilégiée, consacra sa carrière à l'étude des "mondes inconnus".  À sa retraite, il publia en trois tomes une oeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi. Le dernier tome fut consacré aux découvertes alors en cours aux “Indes Occidentales”, l’endroit qui pour Venise semblait offrir de meilleurs promesses.

LE BUCENTAURE DE VENISE

    LE BUCENTAURE

LE BUCENTAURE - Nom traditionnel de la grande galère d'apparat, luxueusement décorée et dorée, sur laquelle, chaque année, le jour de l'Ascension, le doge de Venise s'embarquait pour renouveler la cérémonie de son «mariage» symbolique avec la mer Adriatique. Arrivé à la passe du Lido, le doge jetait à la mer un anneau béni en disant : «Desponsamus te, mare nostrum, in signum veri perpetuique dominii» («Mer, nous t'épousons, en signe de souveraineté positive et perpétuelle»). L'origine de cette tradition remonte à la victoire remportée en 1117 par la marine vénitienne sur la flotte de Frédéric Barberousse.

Venise PLACE SAINT-MARC

   PLACE SAINT-MARC

Voici comment un écrivain et philosophe du 18e et 19e siècle,
François René vicomte de Chateaubriand voyait Venise.

"Venise épouse de l'Adriatique et dominatrice des mers qui donnait des empereurs à Constantinople et des rois à la Crète, de qui les monarques tenaient à être les citoyens. Venise, République au milieu de l'Europe féodale qui servait de bouclier à la chrétienté, Venise planteuse de lions, Venise dont les doges étaient des savants et les marchands des chevaliers, Venise qui terrassait l'Orient." (Chateaubriand)

 

Terzo volume Delle Navigationi et Viaggi

Le 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI

Dans le troisième tome de cette oeuvre magistrale, G.B. Ramusio publia en 1556, en italien, le mémoire “Brief Récit” que Jacques Cartier avait remit en 1545 à François Ier. Ce mémoire décrivait l'exploration de Cartier, sa recherche d’une voie d’eau à travers les "Indes Occidentales" et sa visite à Hochelaga. Ce faisant, chose fort surprenante, en publiant le récit de l'exploration de Cartier à Hochelaga, Ramusio ajouta au reportage de l’exploration de Cartier un admirable plan illustrant la visite de Cartier à Hochelaga, le plan “La Terra de Hochelaga”.
L`'Europe valorisait alors hautement les écrits de Ramusio. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain.

2 - VENISE -UN EMPIRE COMMERCIAL MENACÉ

LES OTTOMANS MENACENT VENISE

 Depuis 1450 se constitue en Turquie un immense empire autour de la dynastie Osmanli. Les règles de succession sont complexes. Le sultan est un chef religieux, militaire et politique. Il est comparable à un empereur. Depuis 1517, Empire turc en Méditerranéeil est calife, le commandant des croyants. On raconte mille choses:
...Il dirige un conseil présidé par le grand vizir, une administration énorme appuyée par une forte armée. Celle-ci est composée de chevaliers: les sipahis et de janissaires. Les sipahis sont les possédants de grands fiefs. Les janissaires sont les chrétiens razziés convertis à l'Islam. Il n'y a pas de racisme tant qu'on est musulman. Ils forment la garde personnelle du sultan.
...Le sultan ne se marie pas, par tradition. Il n'a que des courtisanes dans son harem.
...La guerre fournit les terres, le butin. Quand il y a des revers, l'empire se porte mal.
...La conquête est immense: domination de l'Egypte, de l'Afrique du Nord, de la Méditerranée Orientale et le Proche Orient.
..
Grèce et Preveza.Au début du XVIe, le sultan Selim Ier réussit en 1520 à installer son fils sur le trône. Son nom: Soliman le Magnifique. Cet empire turque montant devient pour l'Europe, pour Venise en particulier, la menace dominante. En 1453, les Turcs capturent Constantinople et avancent dans les Balkans. En 1521, ils entrent à Belgrade. En 1529, ils sont aux portes de Vienne. Charles Quint, roi d'Espagne et empereur du Saint-Empire, se retrouve seul contre le péril turc. Alliée à Charles Quint, en 1538 Venise perd la bataille de Prevesa (ou Preveza) et se trouve en situation précaire. Son comptoir de Corfu est en péril. Elle ne peut compter sur la France, allié traditionnel, mais également allié de son ennemi, le Turc. Les Français sont scandalisés.    En Méditerranée, Gênes, par l'un des ses généraux, Andrea Dorea, érige l'un des principaux remparts contre l'expansion turque. Dorea chasse les galères françaises devant Gênes et entre dans la ville sous les acclamations de ses concitoyens. Maître de tous les pouvoirs grâce à ses accords avec Charles Quint, il s'emploie à assurer le bonheur et l'indépendance de sa patrie. En 1535 , Andrea Doria avec 1512 navires et 30 000 hommes reprend les hostilités contre Tunis. La ville est prise et rendue aux Arabes au déficit des Turcs. Venise, bien qu'ennemie traditionnelle de Gêne, est soulagée.

- La France, ami traditionnel de la Sérénissime trouve avantageux dans sa lutte contre Charles Quint de s'allier aux Turcs ottomans.  Le 20 décembre 1522, après cinq mois de siège, les Ottomans s'emparent de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Venise y perd son comptoir commercial.   Battu et capturé en 1525 à Pavie, François 1er demande à sa mère Louise de Savoie, de solliciter l'aide du sultan Soliman II.  Le Sultan, informé de la captivité de François Ier à Madrid, promet alors de "délivrer le roi de France prisonnier de Charles Quint".....

Turc ottoman

Le 28 août 1526, le sultan turc Soliman II le Magnifique, bat les Hongrois à Mohacs. La Hongrie disparaît en tant qu'État indépendant. Parti de cette défaite et des succès ottomans qui suivirent sont dus à François 1er.
                En 1529, les armées turques sont aux portes de Vienne.  En 1534, sous les yeux ébahis de la population de Marseille, l'équipage de onze trirèmes turques sous le commandement de Khayr al-Din (Barberousse), s'installe dans la ville.  Un mois plus tard, l'ambassade turque rejoint François Ier se trouvant à Châtellerault.  Cette alliance France-Ottomans fait scandale chez les chrétiens d'Europe.
                François 1er ne s'en tient pas là. En 1542, il négocie le soutien de la flotte de Barberousse en vue d'une nouvelle attaque de l'Italie.  C'est ainsi que le corsaire Barberousse est invité à hiverner à Toulon.  Le 14 octobre 1543, Barberousse ancre dans la rade avec 200 galères et 30.000 hommes. Pendant plusieurs mois, sur ordre du roi de France, la ville est tenue de se mettre à leur disposition. La cathédrale Sainte-Marie-Majeure est transformée en mosquée.  Puis les armées turques balaient la côte faisant prisonniers, esclaves, et autres.... Puis perdant l'envie de combattre, Barberousse quitte le printemps suivant emportant une fort généreuse somme d'argent.

Côte de Provence envahie

                             PILLAGE DE LA PROVENCE PAR BARBEROUSSE

Pour Venise, alors au sommet de sa gloire, cette alliance France-Turquie devient tous les jours moins soutenable.  Vers 1539, afin de mieux se protéger des infiltrations des pays ennemis et également des pays amis, la Sérénissime institue un Conseil des Trois.  Deux membres proviennent du Conseil des Dix et un troisième est nommé par l'État.  Ce conseil a pour mission de pallier à tout "coulage d'information" susceptible de désavantager Venise.  Les ambassades étrangères sont étroitement surveillées, celle de France en particulier.  

Venise la Sérénissime

 

VENISE MET EN PLACE SON SYSTÈME DE DÉFENSE

La lagune de Venise

Sise dans une lagune, Venise porte l'étude des systèmes de défense sur la lagune. Divers sytèmes défensifs sont étudiés. Pour Venise, ce besoin de fortifier les approches de la ville est accentué par le constat alors fait que dans les "Indes Occidentales", il existait une ville portant le nom de Temistitan qui comme Venise baignait dans une lagune et qui malheureusement avait été conquise par l'ennemi. Cette ville porte aujourd'hui le nom de MEXICO.

Projet de défense de Venise
Projet de defense de Venise


PalmaNova
Vers 1580, Venise décide de construire une place forte qui, elle espère, arrêtera la progression des ennemis dans l'Adréatique: PalmaNova. Renforcée par Napoléon Bonaparte, cette place forte, toujours présente, constitue l'une des grandes réalisations d'urbanisme du Cinquecento. Elle égale en envergure ce l'Europe fit de mieux par la suite.

PALMANOVA pour la défense de Venise

PALMANOVA
ville modèle de Hochelaga

PALMANOVA, ville forteresse de la Renaissance, constitue l’un des trésors d’urbanisme et d’architecture trop peu connu de l’Italie du nord. Sise au coeur du Friuli, elle fut construite à la fin du 16ième siècle par Venise afin contrer la menace grandissante des Ottomans envahissant les Balkans et des Hapsbourgs désirant s’étendre vers l’Adriatique.

Construit selon le modèle des villes nouvelles de la Renaissance, cette place forte disposait des moyens de défense les plus appropriés: escarpes, contre-escarpes, retranchements, lunettes. Nombre de ceux-ci peuvent encore être admirés. (Vers 1800, Napoléon Bonaparte y compléta le système de défense).
Chose fort particulière, cette ville-forteresse conçue pour la protection de Venise reproduit la conception que se faisait alors Venise des autres lieux inconnus et lointains que l’Europe de la Renaissance désirait mieux connaître, tel Hochelaga. À Palmanova, les artères radio-concentriques sont typiques de l’école militariste de l’époque. À cette école de pensée des milieux militaires s’opposait l'école des milieux culturels qui préconisaient que ces nouvelles villes fortes soient davantage conçues pour les besoins des résidents. Des grilles de rue en damier leur apparaissaient davantage appropriées, ainsi que fut dessinée la grille des rues pour Hochelaga.

À voir le plan de Palmanova, ville nouvelle de la Renaissance, on aperçoit presque celui de Hochelaga, bourgade idéalisée conçue à la même époque par G.B. Ramusio.
SOURCE: Les Compagnons de Jacques Cartier

ville idéale de Scamozzi  
Bourgade Hochelaga par Venise


Plan d'une ville idéale - Scamozzi
et Hochelaga

Les besoins ressentis à la Renaissance d'assainissement des villes et la rencontre d'autres impératifs, tel celui de meilleure protection contre des armes de plus en plus puissantes, généra la définition de Villes Nouvelles. Le plan montré ci-haut conçu vers 1613 est typique de l'approche alors utilisée à cette époque en Europe. L'organisation en damier est remarquable. Le dessin s'apparente étrangement à celui que G.B. Ramusio produisit pour Hochelaga. Source: V.Scamozzi.

 

3 - GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO
HOMME D'ÉTAT ET SECRÉTAIRE DU CONSEIL DES DIX

Qui était Giovanni Battista Ramusio? Giovanni Battista Ramusio qui vécu de 1485 à 1557 fut un éminent d'État de la Sérénissime république de Venise, de cette ville d'où origina le grand mouvement culturel, la RENAISSANCE, qui transforma l’Europe. Ancien diplomate de carrière du Royaume de Venise à l'étranger (en particulier auprès du roi de France qui désira se l’attacher); secrétaire du puissant Conseil des Dix; homme de lettres et de sciences: G.B. Ramusio devint, à la fin de sa vie, éditeur et écrivain de grande érudition. Par son oeuvre, il fut l’égal des personnages les plus importants de l’époque. Malheureusement, l’histoire a voulu qu'il reste relativement inconnu. Galilée et Tycobrahé lui volèrent la vedette. Seule son oeuvre monumentale, DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI, qui renferme le récit de quelque quarante voyages d'exploration de l'époque perpétue aujourd’hui sa mémoire.
Quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait découvert l'Amérique. L'Europe était en effervescence. Elle voulait tout savoir des mondes inconnus. Ramusio cumula plus d'une quarantaine de récits de découverte. Il les répartit en trois volumes: le VOLUME I groupa les récits des voyages faits en Asie; le VOLUME II rapporta ceux en Afrique et le VOLUME III publia les récits des explorateurs revenant des Indes Occidentales (ainsi que l’Amérique était alors connue). C’est dans ce troisième volume que G.B. Ramusio publia le récit du premier voyage de Jacques Cartier en l’an 1534 à Gaspé, et de son second voyage en l’an 1535 à Hochelaga. Le récit que Jacques Cartier remit au roi de France, François Ier, resta inconnu pendant plus de trois siècles.  Au contraire, celui de G.B. Ramusio fut traduit en plusieurs langues et connut une grande diffusion. Aussi, c’est grâce aux écrits de G.B. Ramusio que l’Europe, la France et l’Angleterre en particulier connaîtront les explorations de Cartier dans le “fleuve de Canada” et la “rivière de Hochelaga”. Ainsi, pendant près de trois siècles, les explorations de Cartier furent connues du public européen et français que grâce au récit publiés par Ramusio.
En publiant le récit de Jacques Cartier, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que le fit Jacques Cartier dans son mémoire à François Ier. Cet éditeur ajouta un plan, un admirable plan, LA TERRA DE HOCHELAGA (plan que l’explorateur Jacques Cartier n’avait pas inclus à son mémoire au roi de France) qui illustrait la venue de Jacques Cartier à la bourgade de Hochelaga sise dans le mont Royal et qui de plus reproduisit exactement le profil du mont Royal.

Homme d'État et grand humaniste de la Sérénissime république de Venise, ambassadeur auprès de nombreuses cours royales d'Europe, dont celle de la France, secrétaire du Grand Conseil de 1523-1533 puis secrétaire du redouté Conseil des Dix (comité exécutif de la république) de 1533- 1550 ou environ. Auteur de Delle Navigationi et Viaggi, oeuvre en trois tomes relatant les grandes découvertes des mondes encore inconnus de l'Europe: en Asie, en Afrique et dans les Indes Occidentales. Ce grand intérêt de Venise pour les découvertes étaient en bonne part motivé par le besoin de Venise de trouver une nouvelle voie vers les Indes, source de sa richesse.
Éminent Homme d'État Ramusio

LE REPORTAGE INESTIMABLE DE RAMUSIO

Appartement du Doge de Venise

PALAIS DES DOGES - VENISE - La république de Venise, étendait son commerce depuis sa position au nord de l'Adriatique jusqu'aux avant-postes des Indes. Aussi, devait-elle avoir à la disposition de ses dirigeants, le Conseil des Dix et le Doge, une carte géographique détaillée des comptoirs commerciaux qui constituaient les bases de sa puissance commerciale. Ci-contre une pièce de l'appartement du Doge montrant une carte géographique détaillée de la Méditerranée.  Son auteur: Giovanni Battista Ramusio. Ses compétence en géographie amena le public à le qualifier de géographe.

LES HÉSITATIONS DE RAMUSIO

- Le plan publié en 1556 par G.B. Ramusio révèle des choses surprenantes. Des analyses mathématiques de ce plan indiquent que les collines montrées à ce plan sont celles du mont Royal. Puisque Ramusio, homme d’État de Venise ne fut jamais explorateur, il devait en avoir reçu l’information de Jacques Cartier. D’ailleurs Ramusio souligne à son texte qu’il a reçu de Français 4 écrits et 4 plans, documents dont nous ne connaissons pas aujourd’hui la teneur.
La concordance du profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga avec celui du mont Royal surprend. Le profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga est identique à celui du présent mont Royal.
Il est intéresssant de remarquer ici que G.B. Ramusio a longtemps hésité de reproduire les plans montrés à son oeuvre Delle Naviagationi et Viaggi, ne connaissant pas la qualité des documents que les explorateurs lui remettaient. Mais il l'a fait soulignant...

... J'ai longtemps hésité de reproduire les divers documents qui m'étaient remis, ne pouvant apprécier la qualité de ces documents. Mais après hésitation, je me suis laissé convaincre par le désir de laisser à ceux qui suivraient des informations qui pourraient leur être utile....

Quel admirable commentaire!  Il est aujourd'hui heureux que G.B. Ramusio, qui a longtemps hésité de reproduire les plans que les explorateurs lui soumettaient, n'a pas écouté ses craintes. Ce faisant, il nous a transmit un plan inestimable, le plan La Terra de Hochelaga qui aujourd'hui ne peut que susciter l'admiration du monde. Il est aujourd'hui heureux que G.B. Ramusio, qui a longtemps hésité de reproduire les plans que les explorateurs lui soumettaient, n'a pas écouté ses craintes. Ce faisant, il nous a transmit un plan inestimable, le plan La Terra de Hochelaga qui aujourd'hui ne peut que susciter l'admiration du monde

4 - RAMUSIO NOUS LÈGUE
UNE DESCRIPTION FIDÈLE DE HOCHELAGA

Terzo volume Delle Navigationi et Viaggi

Le 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI

Dans le troisième tome de cette oeuvre magistrale, G.B. Ramusio publia en 1556, en italien, le mémoire “Brief Récit” que Jacques Cartier avait remit en 1545 à François Ier. Ce mémoire décrivait l'exploration de Cartier, sa recherche d’une voie d’eau à travers les "Indes Occidentales" et sa visite à Hochelaga. Ce faisant, chose fort surprenante, en publiant le récit de l'exploration de Cartier à Hochelaga, Ramusio ajouta au reportage de l’exploration de Cartier un admirable plan illustrant la visite de Cartier à Hochelaga, le plan “La Terra de Hochelaga”.
L'Europe valorisait alors hautement les écrits de Ramusio. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain.

La Terra de Hochelaga
Source: Delle Navigationi et Viaggi, par Giovanni Battista Ramusio, Venise, Italie, 1556, 1565, 1606

Plan La terra de Hochelaga

Grâce à l'oeuvre littéraire mémoire de l'Italie au CanadaDELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI laquelle inclua dans le 3e tome le plan La Terra de Hochelaga, le MONT ROYAL se retrouve aujourd'hui dans les plus grandes bibliothèques du monde, telles celles de Londres, de Tokyo, de Washington, de Melbourne, de Rome, de Paris et encore. En fait, les bibliothèques les plus célèbres du Monde possèdent l'une ou l'autre des trois éditions de cette oeuvre magistrale: 1556, 1565 ou 1606. Grâce à cette oeuvre et à ce plan, Montréal peut par le Mont Royal se prévaloir d'une renommée mondiale.
Lors de l'Exposition Universelle TERRE DES HOMMES de 1967, l'Italie remit au Canada un mémoire soulignant la contribution de l'Italie au développement du Canada. Dans ce mémoire, le gouvernement italien rappelait au gouvernement canadien le récit qu'avait fait G.B. Ramusio des deux explorations de Jacques Cartier aux "Indes Occidentales" et en particulier sa venue sur le MONT ROYAL. (Pour plus d'information, cliquez sur http://colba.net/~larouche/venise-contribution/index.html )


 

Vous voulez mieux connaître ce que nous révèle cet admirable plan La Terra de Hochelaga?

plan LA TERRA DE HOCHELAGA
(cliquez)

Visitez le Grand Chalet de la La MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Paul-Émile Borduas NO 6
Illustration de Hochelaga par Giovanni Battista Ramusio.

21 ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur la MONTAGNE SACRÉE, Venise publie en italien le mémoire, le BRIEF RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi, François I en 1545. Mais plus encore, Venise par cet homme d’État Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga, redesssiné ici par l’illustre peintre du “Refus Global”, Paul-Émile Borduas. Le plan La Terra de Hochelaga est de valeur inestimable. Totalement conforme au récit de Jacques Cartier, il indique par ses nombreuses incongruités la grande méconnaissance de l’Europe de la culture des indigènes habitant les Indes Occidentales.

Hochelaga par Paul-Émile Borduas


Chose méconnue du public canadien, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga eut en Italie et dans les autres pays d'Europe un grand retentissement, ce grâce à la publication en 1556 à Venise du 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI.
Mais qui était Giovanni Battista Ramusio? Confident du doge de Venise, Giovanni Battista Ramusio fut à partir de 1533 jusque vers 1550, le secrétaire du célèbre Conseil des Dix. Il décéda en 1557. Plusieurs fois il fut délégué auprès de divers pays d’Europe comme ambassadeur de cette république, en particulier auprès de la cour du roi de France.
L'Europe valorisa hautement les écrits de cet homme d'État de Venise, cet homme de culture ami de Girolamo Fracastoro. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain. Homme de lettres et sciences fort intéressé aux explorations qui captivaient l'Europe, Ramusio fut l’égal des personnalités les plus illustres de son époque, tels Tycho Brahé et Galilée et son ami Girolamo Fracastoro.  Malheureusement, l’histoire a voulu que son nom reste relativement inconnu. Une recherche bibliographique révèle aujourd’hui fort peu de chose. Ramusio serait probablement demeuré totalement inconnu ne fusse l’oeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi qu’il légua à l’histoire. Cette oeuvre se retrouve aujourd’hui dans les bibliothèques les plus célèbres du monde. Elle nous ouvre aujourd’hui une fenêtre importante sur l’Europe du seizième siècle, une Europe qui à l'heure des grandes découvertes était avide de tout connaître des mondes inconnus.
Hésitations de Ramusio
“Je publie ces cartes des parties du monde connu telles que je les ai trouvées....non parce qu’elles sont parfaites à tous les égards, mais pour que les savants futurs s’en servent pour améliorer leurs connaissances; en effet, ces cartes sont erronées et imparfaites sous plusieurs aspects. Longtemps je me suis demandé si je devais les publier ou non; mais je me suis laissé vaincre par le désir de faire chose agréable aux amateurs et aux connaisseurs, même au risque d’être accusé de négligence”.
Dans son ensemble, le plan Ramusio constitue une image très fidèle du récit que Jacques Cartier nous a transmis de son passage à Hochelaga. C’était 107 ans avant la fondation de Ville-Marie. Examinons brièvement les principaux éléments de la description de Cartier et la présentation graphique que Ramusio en fit à son plan.

a) Présence des collines composant le mont Royal
Cartier nous informe que:
« la-dicte ville de Hochelaga, (est) près et joignant une montaigne, qui est, à l’entour d’icelle ... ».
Ramusio montre trois collines ou à peu près. Le mont Royal est en fait composé de trois collines. L’illustration situe l’observateur au nord du mont Royal regardant vers le sud. Un point d’observation pourrait être, par exemple, l’intersection des rues Saint-Denis et Beaubien ou encore Saint-Joseph et Avenue du Parc, regardant en direction sud.Ble d'Inde par Ramusio
À l'illustration, les collines se présentent de gauche à droite comme suit: la Grosse Montagne (ou colline de la Croix); la Petite Montagne (ou mont Westmount) et, à droite de l’illustration, le Pain de Sucre (ou mont Outremont). Aspect non négligeable, Ramusio montre la colline de droite, le Pain de Sucre, isolée des deux autres collines. Ce faisant, il reproduit ainsi correctement la topographie du mont Royal: le Pain de Sucre est en fait quelque peu isolé des deux autres collines.
Ramusio montre la bourgade amérindienne Hochelaga à droite de la première colline, la Grosse Montagne (ou Colline de la Croix) situant ainsi la bourgade à la droite de celle-ci. De plus, la bourgade est placée à la hauteur de l’inscription MONTE REAL, indiquant peut-être par là que la bourgade était sise dans la cuvette du mont Royal, entre le Pain de Sucre et la Grosse Montagne.
b) Forme circulaire de la bourgade
Cartier nous informe que la ville était ronde:
“ Ladicte ville est toute ronde”..
Ramusio montre la ville ronde. Certains historiens, dont W.D. Lighthall, y ont vu une forme impropre à une bourgade. Ce dernier affirmera que Samuel de Champlain fit état d’une bourgade possédant une forme octogonale. Cartier informe le roi que la bourgade était circulaire. Ramusio montre une bourgade circulaire....
c) Cinquante maisons longues
Cartier nous informe que;
“Il y a dedans icelle ville envyron cinquante maisons, longues de...”.
Le plan Ramusio montre cinquante maisons longues, chacune possédant un feu. Ramusio dispose les cinquante maisons de façon symétrique, en damier, conformément aux principes d'organisation des Villes Nouvelles à la Renaissance. On préconisait alors en Europe, en particulier en Italie une disposition semblable, souvent en damier. Léonard de Vinci fera ainsi pour Romorantin. Des Celliers, Vallard et d’autres cartographes du temps feront des interprétations semblables en incluant à leurs dessins des éléments étrangers à la réalité du lieu.
d) Murs de forme pyramidale
Cartier nous informe que Hochelaga était entourée d’un mur de forme pyramidale. Sagard nous informera que cette forme était typique des pallissades des bourgades iroquoïennes. Le dessin que produit Ramusio montre un mur pyramidal. Certes, des dessins de conception pyramidale différente pourraient être faits.Rhubarbe par Ramusio Tous cependant devraient illustrer cet aspect pyramidal.
Notons ici que la forme pyramidale de ce mur pouvait trouver sa justification dans le sol rocheux où se situait la bourgade, la cuvette du mont Royal. Si certaines parties de la plaine du mont Royal se prêtent bien à l’agriculture, d’autres parties par ailleurs sont rocailleuses. Là se trouvait peut-être la raison de ce mur pyramidal.
e) Feu communautaire
Chaque maison longue possédait plusieurs feux autour desquels se rassemblaient les habitants de la maison. Ramusio montre schématiquement un seul feu par maison longue. En réalité, la maison longue iroquoïenne possédait plusieurs feux. L’illustration est schématisée, simplifiée.
f) Une seule entrée à Hochelaga
Hochelaga ne possédait qu’une seule entrée.
“Et n’y a en icelle ville qu’une porte et entrée..“.
Ramusio montre qu’une seule entrée donnait accès à l’intérieur de la bourgade Hochelaga.
g) Européens à dos d’Amérindiens
De bon coeur, les Amérindiens prirent à “dos de cheval” les Européens las des déplacements qu’ils avaient faits. Jacques Cartier nous informe que
« quant veoyoient noz gens laz, les chargeoient sus eulx, comme sus chevaulx et les portoyent ».
Au coin inférieur gauche de l'illustration, Ramusio montre deux Amérindiens transportant ainsi des membres de l’équipe de Cartier.
h) Plans et cours d’eau
Un examen du plan Ramusio révèle à droite deux plans d’eau ainsi qu'un cours d’eau coulant à gauche de la bourgade. Ce faisant, Ramusio nous montre des éléments topographiques supplémentaires que la description textuelle de Jacques Cartier ne donne pas.
La représentation de plans d’eau par Ramusio présente un grand intérêt. Autrefois, la cuvette du mont Royal comptait plusieurs marais et plans d'eau. Une analyse du plan Fortification Survey datant de 1864 dressé par les autorités canadiennes, montre que trois marais existaient à cette époque sur le mont Royal. Au temps de Jacques Cartier, la présence dans la cuvette du mont Royal de marais et de cours et plans d’eau était encore plus prononcée. Ramusio a sans doute bénéficié de dessins, d’épures ou d’autres informations provenant de Cartier dont ce dernier ne nous a laissé aucun témoignage.

5 - L' ACCUEIL QUE MONTRÉAL
A FAIT À DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI


ET AU 3e TOME (1556 - 1565 - 1606
)


   La Montagne Sacrée
Montagne Sacrée
(cliquez)
LE MONT ROYAL - Tel l’Olympe des Temps Anciens qui constituait le lieu de résidence des dieux, le MONT ROYAL constitue le haut lieu des débuts de la Nouvelle-France, du Canada.  Majestueux, le MONT ROYAL domine la ville qu’il surplombe et qui s’étend à ses pieds.  Visitée par le découvreur breton Jacques Cartier en 1535, ce 43 ans après la découverte des “Indes Occidentales” par Christophe Colomb, cette montagne souleva l'admiration de l'explorateur.  Émerveillé du panorama, Cartier lui donne le nom MONT ROYAL en l’honneur de son roi, François Ier. Pour le pays, cette montagne est unique. Elle est le BERCEAU DU CANADA

Dans son oeuvre monumentale DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI, G. B. Ramusio publia le récit de ce second voyage de Jacques Cartier avec quelque 40 autres récits des explorations alors récemment faites en Asie, en Afrique et aux Indes Occidentales (ainsi que l’Amérique était alors connu).
Cependant, mieux que ne le fit Jacques Cartier, Giovanni Battista Ramusio ajouta au récit de Jacques Cartier un plan, un admirable plan LA TERRA DE HOCHELAGA, illustrant la visite de Jacques Cartier à Hochelaga. Ce plan fut publié dans chacune des éditions de l’oeuvre: en 1556, pu
les 3 plans La Terra de Hochelagais en 1565 et en 1606. Le plan montré ci-joint est celui édité en 1556, 21 ans après le passage de Jacques Cartier à Hochelaga. Jusqu'à tout récemment, ce plan a malheureusement été considéré comme fantaisiste et sans valeur. Des analyses détaillées de ce plan indiquent le contraire. Il reproduit fidèlement le mémoire que Jacques Cartier remit au roi de France. De plus, il illustre par ses incogruités la méconnaissance de l'Europe d'alors des us et coutumes amérindiennes. Mais il y a plus surprenant encore: ce plan reproduit le profil du mont Royal! Ceci implique que Jacques Cartier, lors de son passage sur le mont Royal, en avait levé le profil !

LES INCONGRUITÉS DU PLAN

Chose intéressante, en plus de sa très grande conformité avec le mémoire que Cartier remit à François Ier, roi de France, le plan La Terra de Hochelaga présente de nombreuses incongruités qui permettent d’apprécier la méconnaissance de l’Europe d’alors des us et coutumes amérindiens. Au moment de l’exploration de Jacques Cartier en 1535, l’Europe croyait que Jacques Cartier avait pénétré les “Indes Occidentales”! D'où le mot Indien pour identifier les indigènes. Elle ignorait même où exactement Jacques Cartier était parvenu! Des historiens qui suivirent situeront Hochelaga à proximité de la Floride!
Première incongruité: la disposition en damier des maisons longues, disposition qui est contraire à la coutume amérindienne. Les habitations de Hochelaga étaient disposées de façon à respecter des impératifs fort différents: de ventilation, d'ensoleillement et autres. Le graveur de Ramusio, G. Gastaldi, disposa les cinquante maisons longues en damier ainsi que préconisé pour les Villes Nouvelles de la Renaisssance.
Deuxième incongruité: le recouvrement de la palissade de la bourgade à la mode européenne, avec des planches de bois. L’usage local était fort différent. En Amérique, de simples troncs d’arbre étaient utilisés.
Troisième incongruité: la forme des arbres montrés au plan. Ces arbres apparaissent sur plusieurs autres plans publiés dans DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI: plan de la ville de Temistitan (Mexico); plan de l’Afrique de l'ouest et d’autres encore. À cette époque, tout comme aujourd’hui, les graveurs ne compliquaient pas indûment leur travail. Le dessin de l’arbre conçu pour Hochelaga convenait parfaitement bien à illustrer l’arbre de Mexico, ou encore celui d'Afrique du sud ou d'autres continents.
Ces incongruités illustrent admirablement bien la méconnaissance en Europe des usages en cours aux "Indes Occidentales".

EN 1932, LE DIRECTEUR DU MUSÉE McCORD AFFIRMAIT QUE CE PLAN ÉTAIT FAUX

Malheureusement, ce document de première valeur pour le pays fut apprécié comme faux. Dans un document remontant aux années trente, en 1932 plus exactement, de W. D. Lighthall intitulé THE FALSE PLAN OF HOCHELAGA produit par W.D. Lighthall (F.R.S.C. Mémoires de la Société Royale du Canada. Section II, 1932) qualifiait de faux ce plan. Au dire de W. D. Lighthall, qui a eu au Canada une audience publique fort grande, en fait trop grande, aucun historien ne doit un instant s’arrêter au plan “La Terra de Hochelaga” publié par Giovanni Battista Ramusio dans son ouvrage DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI. Le texte de W. D. Lighthall est le suivant :

“I have no hesitation in condemning (the plan of Hochelaga) it as erroneous and misleading in every respect, totally contrary to Iroquois customs, and entirely a fiction of Ramusio’s engraver, with the manifest endorsation of the Ramusio, father and son.
“The landscape is non descript, consisting of all kinds of ups-and-downs, and one of the smallest and lowest rises just on the west border of the Town and bears the inscription, “MONTE REAL”. Beyond “Monte real”, four little wheatfields stand as blocks of seried grain, while some ploughed land lies beyond on rolling country. Strange trees like flat and roughened goose quills rise here and there. A few bears, goats and deer are scattered about. Streams meander up and down hill. Two wattled fences are near the foreground. Near a fire in the foreground itself, a party of French, headed by Cartier, meet a chief and several others in impossible costumes and headdresses, and behind the chiefs are Indian women and children, in equally impossible feminine dress and headdress of feathers.
“1. Hochelaga was not circular. Cartier merely says “quite round” (tout rond). The site calls for a long ovaloid form, not a circular one.
“2. The construction by criss-cross bars has no foundation in recorded fact. Cartier says “a triple palisade, crossed at the top, having the middle row perpendicular ... the whole well-joined and lashed in their way”. The notions of the engraver, in fact, are Italian, not Indian. Scantling and cut and sawn planks were unknown to Indians. Nor was the Indian ladder made as represented. The cut gives it as if manufactured by Venetian carpenters, whereas Iroquoians made their ladders out of notched logs.
3. The ground plan of the Town does not agree with that of ancient Iroquois towns. A perfect representation fortunately exists in Champlain’s sketch hereinafter described.
“4. The shape of the houses is quite different from the characteristic Iroquoian longhouses. These were not square, but very long. Parkman give a vivid description of those in the Huron villages in his account of the Jesuit missions. The Ramusio house does not, in fact, agree with Cartier’s words “about fifty paces long and twelve or fifteen wide”, which imply a long building.
“5. One fire, in the middle front room, was not the correct Iroquoian usage. There were numerous fires in the longhouse, seen in perspective down the central passage.
“6. The landscape has no resemblance to the actual scene. The real ground around the Town, looking towards Mount Royal, is flat in the foreground and rises steeply, in one elevation, to the long crest of the Mountain, which was behind the Town, and not on an insignificant bank close beside it. The formal characterless trees, the rolling ridges, the distant hills, of the cut are all fictitious.
“7. There were not four little wheatfields, but one large extent of flat land cultivated in maize in big “hills”, with beans and squash between.
“8. Bears and deer were certainly not in sight of such a centre. If any were, they would have been slain with arrow or axe. No goats were known to the country.
“9. Wattled fences were also unknown, except the temporary large kind for defence and hunting, as in the pictures of Champlain.
“10. The costumes of the men and women are not those of Hochelagans, nor of any other similar Indians.
“Dismissing the Ramusio Plan as illusory,...... I drew up my own conjectural plan of the lay-out of the Town, which appears in the accompanying illustration. The position of the gate had to be near the Dump, of which I shall speak later. I next, with a view to the true appearance of the Town and its walls, commenced a search for illustrations and descriptions of Iroquois and Huron strongholds in aboriginal condition. Holding to the clues by which the Hochelagans are to be identified as issuing from the Hurons, and later passing into the Iroquois, I found Champlain’s sketch of the town attacked by him in 1615 - since identified as an Oneida stronghold. He had a close view of it from the vantage of the raised “cavalier” or platform erected by his orders to enable him to shoot into the place. The sketch appears in his Voyages.”

L'on doit s'interroger ici sur les motifs qui ont conduit cet ancien directeur du Musée McCord de Montréal à faire de telles affirmations erronées. Nous laissons ici la réponse au lecteur.





fleurs Hochelaga
fleurs Hochelaga
fleurs Hochelaga
Jacques Cartier à Hochelaga
 HOCHELAGA
(cliquez)
Charlesbourg-Royal a Stadacone
  CHARLESBOURG-
ROYAL

(cliquez)
 
gifs/carte-vallard-1547
REPORTAGE
FRANCE (1547)

(cliquez)
Plan Hochelaga par Borduas
  REPORTAGE
VENISE (1556)
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Sault au Recollet
SAULT-AU
RÉCOLLET
(cliquez)
Le Canada dans le Monde
INDES
OCCIDENTALES
ET CANADA
(cliquez)
 
Compagnons de Jacques Cartier
(cliquez)

 
Jacques Cartier
CARTIER à
HOCHELAGA
(cliquez)
Bourgade Hochelaga
  BOURGADE
HOCHELAGA

(cliquez)
Giovanni Battista Ramusio
G.B. RAMUSIO
(cliquez)
Mémoire de Venise
CONTRIBUTION de VENISE (1556)
(cliquez)
Fort Lorette - riviere des Prairies
FORT LORETTE
(cliquez)
Eglise Sault au Recollet
  ÉGLISE de la
VISITATION (1751)
(cliquez)
plan La Terra de Hochelaga
  Plan LA TERRA
DE HOCHELAGA

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Musee de la Nouvelle-France
  CENTRE
NOUVELLE-FRANCE
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Mont Royal ou Montagne Sacree
  LA MONTAGNE
  SACRÉE

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La Métropole de Montréal
LA MÉTROPOLE
DE MONTRÉAL
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