L'étonnant
plan La
Terra de Hochelaga
LA
TERRA DE HOCHELAGA - VENISE PUBLIE DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI
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Venise de la Renaissance
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MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB Le
présent site est le fruit de mille recherches professionnelles,
nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous
ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de
leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées.
Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois
nous étaient totalement inconnues. |
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La
découverte du Canada
Pot-pourri d'illustrations tirées du web |
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Monographie
MONTRÉAL 1535 Pierre Larouche ISBN 2 980 19437 9 |
Jacques
Cartier à Gaspé - 1534
Illustration |
HOCHELAGA
(bourgade iroquoienne) Documents anciens originaux |
BRIEF
RECIT
(1545) Mémoire Jacques Cartier à François Ier |
BOURGADE
HOCHELAGA
Delle Navigationi et Viaggi (La Terra de Hochelaga) |
DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI Terzo
Volume |
Venise
- La piazzetta
LE
CINQUECENTO
Venise
au sommet de sa gloire
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1 - VENISE CENTRE CULTUREL
MAJEUR DE LA RENAISSANCE
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AU CINQUECENTO, VENISE EST AU SOMMET DE SA GLOIRE - Par ailleurs, elle est menacée par de nombreux pays d'Europe et par ses ennemis jaloux de sa puissance. Deux événements majeurs interviennent alors. D'une part quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait ouvert une nouvelle voie maritime vers les Indes, voie qui devenait chaque jour plus menaçante pour la position dominante de Venise. Dautre part, la conquête en 1453 de Constantinople par les Turcs ottomans avait mis un verrou sur son accès facile aux Indes. De plus, son allié traditionnel la France avait conduit François Ier dans son conflit contre Charles Quint à sallier aux Turcs ottomans. Sa puissance maritime était en danger de perdre sa position dominante en Europe. Elle lui fallait trouver une nouvelle voie maritime vers les Indes. Cest alors quentra en scène une figure dominante de Venise: Giovanni Battista Ramusio. Un homme qui avait été le Secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime. À sa retraite, il publia Delle Navigationi et Viaggi, décrivant ce quil avait appris au cours de sa carrière. Beaucoup.
LE SYMBOLE DE VENISE - LE LION AILÉ DE SAINT-MARC |
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Leonardo Loredan
1501-1521
par Vittore Carpaccio Andrea Gritti
1523-1538
par Tiziano Vecellio (Titien)
À cette époque, Venise était une oligarchie gérée par un Grand Conseil (quelques 1500 membres) lequel conseillait le Petit Conseil (quelques 300 membres). Venise avait nommé à son sommet un leader, le Doge aidé du Conseil des Dix. Ce Conseil des Dix était le comité exécutif et judiciaire de Venise et avec le doge gérait effectivement les destinées de la Sérénissime République de Venise. De lan 1533 à 1553 (ou environ), le secrétaire de ce Conseil des Dix fut Giovanni Battista Ramusio.
Giovanni Battista Ramusio était également géographe et écrivain humaniste. Il fut plusieurs fois délégué comme ambassadeur de Venise auprès des cours royales européennes et du Moyen Orient et grâce à sa position privilégiée, consacra sa carrière à l'étude des "mondes inconnus". À sa retraite, il publia en trois tomes une oeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi. Le dernier tome fut consacré aux découvertes alors en cours aux Indes Occidentales, lendroit qui pour Venise semblait offrir de meilleurs promesses.
LE
BUCENTAURE LE BUCENTAURE - Nom traditionnel de
la grande galère d'apparat, luxueusement décorée
et dorée, sur laquelle, chaque année, le jour de l'Ascension,
le doge de Venise s'embarquait pour renouveler la cérémonie
de son «mariage» symbolique avec la mer Adriatique. Arrivé
à la passe du Lido, le doge jetait à la mer un anneau béni
en disant : «Desponsamus te, mare nostrum,
in signum veri perpetuique dominii» («Mer, nous t'épousons,
en signe de souveraineté positive et perpétuelle»).
L'origine de cette tradition remonte à la victoire remportée
en 1117 par la marine vénitienne sur la flotte de Frédéric
Barberousse. PLACE SAINT-MARC |
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Voici comment
un écrivain et philosophe du 18e et 19e siècle,
François René vicomte de Chateaubriand voyait Venise.
"Venise épouse de l'Adriatique et dominatrice des mers qui donnait des empereurs à Constantinople et des rois à la Crète, de qui les monarques tenaient à être les citoyens. Venise, République au milieu de l'Europe féodale qui servait de bouclier à la chrétienté, Venise planteuse de lions, Venise dont les doges étaient des savants et les marchands des chevaliers, Venise qui terrassait l'Orient." (Chateaubriand)
Le 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI
Dans le troisième tome de cette oeuvre magistrale, G.B. Ramusio publia en 1556, en italien, le mémoire Brief Récit que Jacques Cartier avait remit en 1545 à François Ier. Ce mémoire décrivait l'exploration de Cartier, sa recherche dune voie deau à travers les "Indes Occidentales" et sa visite à Hochelaga. Ce faisant, chose fort surprenante, en publiant le récit de l'exploration de Cartier à Hochelaga, Ramusio ajouta au reportage de lexploration de Cartier un admirable plan illustrant la visite de Cartier à Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga.
L`'Europe valorisait alors hautement les écrits de Ramusio. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain.
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2 - VENISE -UN EMPIRE
COMMERCIAL MENACÉ
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LES OTTOMANS MENACENT VENISE
Depuis 1450 se constitue en Turquie un immense empire autour de la dynastie Osmanli. Les règles de succession sont complexes. Le sultan est un chef religieux, militaire et politique. Il est comparable à un empereur. Depuis 1517,
il est calife, le commandant des croyants. On raconte mille choses:
...Il dirige un conseil présidé par le grand vizir, une administration énorme appuyée par une forte armée. Celle-ci est composée de chevaliers: les sipahis et de janissaires. Les sipahis sont les possédants de grands fiefs. Les janissaires sont les chrétiens razziés convertis à l'Islam. Il n'y a pas de racisme tant qu'on est musulman. Ils forment la garde personnelle du sultan.
...Le sultan ne se marie pas, par tradition. Il n'a que des courtisanes dans son harem.
...La guerre fournit les terres, le butin. Quand il y a des revers, l'empire se porte mal.
...La conquête est immense: domination de l'Egypte, de l'Afrique du Nord, de la Méditerranée Orientale et le Proche Orient.
...Au début du XVIe, le sultan Selim Ier réussit en 1520 à installer son fils sur le trône. Son nom: Soliman le Magnifique. Cet empire turque montant devient pour l'Europe, pour Venise en particulier, la menace dominante. En 1453, les Turcs capturent Constantinople et avancent dans les Balkans. En 1521, ils entrent à Belgrade. En 1529, ils sont aux portes de Vienne. Charles Quint, roi d'Espagne et empereur du Saint-Empire, se retrouve seul contre le péril turc. Alliée à Charles Quint, en 1538 Venise perd la bataille de Prevesa (ou Preveza) et se trouve en situation précaire. Son comptoir de Corfu est en péril. Elle ne peut compter sur la France, allié traditionnel, mais également allié de son ennemi, le Turc. Les Français sont scandalisés. En Méditerranée, Gênes, par l'un des ses généraux, Andrea Dorea, érige l'un des principaux remparts contre l'expansion turque. Dorea chasse les galères françaises devant Gênes et entre dans la ville sous les acclamations de ses concitoyens. Maître de tous les pouvoirs grâce à ses accords avec Charles Quint, il s'emploie à assurer le bonheur et l'indépendance de sa patrie. En 1535 , Andrea Doria avec 1512 navires et 30 000 hommes reprend les hostilités contre Tunis. La ville est prise et rendue aux Arabes au déficit des Turcs. Venise, bien qu'ennemie traditionnelle de Gêne, est soulagée.
- La France, ami traditionnel de la Sérénissime trouve avantageux dans sa lutte contre Charles Quint de s'allier aux Turcs ottomans. Le 20 décembre 1522, après cinq mois de siège, les Ottomans s'emparent de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Venise y perd son comptoir commercial. Battu et capturé en 1525 à Pavie, François 1er demande à sa mère Louise de Savoie, de solliciter l'aide du sultan Soliman II. Le Sultan, informé de la captivité de François Ier à Madrid, promet alors de "délivrer le roi de France prisonnier de Charles Quint".....
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Le 28 août
1526, le sultan turc Soliman II le Magnifique, bat les Hongrois à Mohacs.
La Hongrie disparaît en tant qu'État indépendant. Parti
de cette défaite et des succès ottomans qui suivirent sont dus
à François 1er.
En 1529, les armées turques sont aux portes de Vienne. En 1534,
sous les yeux ébahis de la population de Marseille, l'équipage
de onze trirèmes turques sous le commandement de Khayr al-Din (Barberousse),
s'installe dans la ville. Un mois plus tard, l'ambassade turque rejoint
François Ier se trouvant à Châtellerault. Cette alliance
France-Ottomans fait scandale chez les chrétiens d'Europe.
François 1er ne s'en tient pas là. En 1542, il négocie
le soutien de la flotte de Barberousse en vue d'une nouvelle attaque de
l'Italie. C'est ainsi que le corsaire Barberousse est invité à
hiverner à Toulon. Le 14 octobre 1543, Barberousse ancre dans la
rade avec 200 galères et 30.000 hommes. Pendant plusieurs mois, sur ordre
du roi de France, la ville est tenue de se mettre à leur disposition.
La cathédrale Sainte-Marie-Majeure est transformée en mosquée.
Puis les armées turques balaient la côte faisant prisonniers,
esclaves, et autres.... Puis perdant l'envie de combattre, Barberousse quitte
le printemps suivant emportant une fort généreuse somme d'argent.
PILLAGE DE LA PROVENCE PAR BARBEROUSSE
Pour Venise, alors au sommet de sa gloire, cette alliance France-Turquie devient tous les jours moins soutenable. Vers 1539, afin de mieux se protéger des infiltrations des pays ennemis et également des pays amis, la Sérénissime institue un Conseil des Trois. Deux membres proviennent du Conseil des Dix et un troisième est nommé par l'État. Ce conseil a pour mission de pallier à tout "coulage d'information" susceptible de désavantager Venise. Les ambassades étrangères sont étroitement surveillées, celle de France en particulier.
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VENISE MET EN PLACE SON SYSTÈME DE DÉFENSE
La lagune de Venise
Sise dans une lagune, Venise porte l'étude des systèmes de défense sur la lagune. Divers sytèmes défensifs sont étudiés. Pour Venise, ce besoin de fortifier les approches de la ville est accentué par le constat alors fait que dans les "Indes Occidentales", il existait une ville portant le nom de Temistitan qui comme Venise baignait dans une lagune et qui malheureusement avait été conquise par l'ennemi. Cette ville porte aujourd'hui le nom de MEXICO.
PalmaNova
Vers 1580, Venise décide de construire une place forte qui, elle espère, arrêtera la progression des ennemis dans l'Adréatique: PalmaNova. Renforcée par Napoléon Bonaparte, cette place forte, toujours présente, constitue l'une des grandes réalisations d'urbanisme du Cinquecento. Elle égale en envergure ce l'Europe fit de mieux par la suite.
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PALMANOVA
ville modèle de Hochelaga
PALMANOVA, ville forteresse de la Renaissance, constitue lun des trésors durbanisme et darchitecture trop peu connu de lItalie du nord. Sise au coeur du Friuli, elle fut construite à la fin du 16ième siècle par Venise afin contrer la menace grandissante des Ottomans envahissant les Balkans et des Hapsbourgs désirant sétendre vers lAdriatique.
Construit selon le modèle des villes nouvelles de la Renaissance, cette place forte disposait des moyens de défense les plus appropriés: escarpes, contre-escarpes, retranchements, lunettes. Nombre de ceux-ci peuvent encore être admirés. (Vers 1800, Napoléon Bonaparte y compléta le système de défense).
Chose fort particulière, cette ville-forteresse conçue pour la protection de Venise reproduit la conception que se faisait alors Venise des autres lieux inconnus et lointains que lEurope de la Renaissance désirait mieux connaître, tel Hochelaga. À Palmanova, les artères radio-concentriques sont typiques de lécole militariste de lépoque. À cette école de pensée des milieux militaires sopposait l'école des milieux culturels qui préconisaient que ces nouvelles villes fortes soient davantage conçues pour les besoins des résidents. Des grilles de rue en damier leur apparaissaient davantage appropriées, ainsi que fut dessinée la grille des rues pour Hochelaga.
À voir le plan de Palmanova, ville nouvelle de la Renaissance, on aperçoit presque celui de Hochelaga, bourgade idéalisée conçue à la même époque par G.B. Ramusio.
SOURCE: Les Compagnons de Jacques Cartier
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Les besoins ressentis à la Renaissance d'assainissement des villes et la rencontre d'autres impératifs, tel celui de meilleure protection contre des armes de plus en plus puissantes, généra la définition de Villes Nouvelles. Le plan montré ci-haut conçu vers 1613 est typique de l'approche alors utilisée à cette époque en Europe. L'organisation en damier est remarquable. Le dessin s'apparente étrangement à celui que G.B. Ramusio produisit pour Hochelaga. Source: V.Scamozzi. |
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- GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO
HOMME D'ÉTAT ET SECRÉTAIRE DU CONSEIL DES DIX |
Qui était Giovanni Battista Ramusio? Giovanni Battista Ramusio qui vécu de 1485 à 1557 fut un éminent d'État de la Sérénissime république de Venise, de cette ville d'où origina le grand mouvement culturel, la RENAISSANCE, qui transforma lEurope. Ancien diplomate de carrière du Royaume de Venise à l'étranger (en particulier auprès du roi de France qui désira se lattacher); secrétaire du puissant Conseil des Dix; homme de lettres et de sciences: G.B. Ramusio devint, à la fin de sa vie, éditeur et écrivain de grande érudition. Par son oeuvre, il fut légal des personnages les plus importants de lépoque. Malheureusement, lhistoire a voulu qu'il reste relativement inconnu. Galilée et Tycobrahé lui volèrent la vedette. Seule son oeuvre monumentale, DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI, qui renferme le récit de quelque quarante voyages d'exploration de l'époque perpétue aujourdhui sa mémoire.
Quelques années plus tôt, en 1492, Christophe Colomb avait découvert l'Amérique. L'Europe était en effervescence. Elle voulait tout savoir des mondes inconnus. Ramusio cumula plus d'une quarantaine de récits de découverte. Il les répartit en trois volumes: le VOLUME I groupa les récits des voyages faits en Asie; le VOLUME II rapporta ceux en Afrique et le VOLUME III publia les récits des explorateurs revenant des Indes Occidentales (ainsi que lAmérique était alors connue). Cest dans ce troisième volume que G.B. Ramusio publia le récit du premier voyage de Jacques Cartier en lan 1534 à Gaspé, et de son second voyage en lan 1535 à Hochelaga. Le récit que Jacques Cartier remit au roi de France, François Ier, resta inconnu pendant plus de trois siècles. Au contraire, celui de G.B. Ramusio fut traduit en plusieurs langues et connut une grande diffusion. Aussi, cest grâce aux écrits de G.B. Ramusio que lEurope, la France et lAngleterre en particulier connaîtront les explorations de Cartier dans le fleuve de Canada et la rivière de Hochelaga. Ainsi, pendant près de trois siècles, les explorations de Cartier furent connues du public européen et français que grâce au récit publiés par Ramusio.
En publiant le récit de Jacques Cartier, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que le fit Jacques Cartier dans son mémoire à François Ier. Cet éditeur ajouta un plan, un admirable plan, LA TERRA DE HOCHELAGA (plan que lexplorateur Jacques Cartier navait pas inclus à son mémoire au roi de France) qui illustrait la venue de Jacques Cartier à la bourgade de Hochelaga sise dans le mont Royal et qui de plus reproduisit exactement le profil du mont Royal.
Homme d'État et grand humaniste de la Sérénissime république de Venise, ambassadeur auprès de nombreuses cours royales d'Europe, dont celle de la France, secrétaire du Grand Conseil de 1523-1533 puis secrétaire du redouté Conseil des Dix (comité exécutif de la république) de 1533- 1550 ou environ. Auteur de Delle Navigationi et Viaggi, oeuvre en trois tomes relatant les grandes découvertes des mondes encore inconnus de l'Europe: en Asie, en Afrique et dans les Indes Occidentales. Ce grand intérêt de Venise pour les découvertes étaient en bonne part motivé par le besoin de Venise de trouver une nouvelle voie vers les Indes, source de sa richesse.
LE REPORTAGE INESTIMABLE DE RAMUSIO
PALAIS DES DOGES - VENISE - La république de Venise, étendait son commerce depuis sa position au nord de l'Adriatique jusqu'aux avant-postes des Indes. Aussi, devait-elle avoir à la disposition de ses dirigeants, le Conseil des Dix et le Doge, une carte géographique détaillée des comptoirs commerciaux qui constituaient les bases de sa puissance commerciale. Ci-contre une pièce de l'appartement du Doge montrant une carte géographique détaillée de la Méditerranée. Son auteur: Giovanni Battista Ramusio. Ses compétence en géographie amena le public à le qualifier de géographe.
LES HÉSITATIONS DE RAMUSIO
- Le plan publié en 1556 par G.B. Ramusio révèle des choses surprenantes. Des analyses mathématiques de ce plan indiquent que les collines montrées à ce plan sont celles du mont Royal. Puisque Ramusio, homme dÉtat de Venise ne fut jamais explorateur, il devait en avoir reçu linformation de Jacques Cartier. Dailleurs Ramusio souligne à son texte quil a reçu de Français 4 écrits et 4 plans, documents dont nous ne connaissons pas aujourdhui la teneur.
La concordance du profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga avec celui du mont Royal surprend. Le profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga est identique à celui du présent mont Royal.
Il est intéresssant de remarquer ici que G.B. Ramusio a longtemps hésité de reproduire les plans montrés à son oeuvre Delle Naviagationi et Viaggi, ne connaissant pas la qualité des documents que les explorateurs lui remettaient. Mais il l'a fait soulignant...... J'ai longtemps hésité de reproduire les divers documents qui m'étaient remis, ne pouvant apprécier la qualité de ces documents. Mais après hésitation, je me suis laissé convaincre par le désir de laisser à ceux qui suivraient des informations qui pourraient leur être utile....
Quel admirable commentaire! Il est aujourd'hui heureux que G.B. Ramusio, qui a longtemps hésité de reproduire les plans que les explorateurs lui soumettaient, n'a pas écouté ses craintes. Ce faisant, il nous a transmit un plan inestimable, le plan La Terra de Hochelaga qui aujourd'hui ne peut que susciter l'admiration du monde. Il est aujourd'hui heureux que G.B. Ramusio, qui a longtemps hésité de reproduire les plans que les explorateurs lui soumettaient, n'a pas écouté ses craintes. Ce faisant, il nous a transmit un plan inestimable, le plan La Terra de Hochelaga qui aujourd'hui ne peut que susciter l'admiration du monde
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4 - RAMUSIO NOUS
LÈGUE
UNE DESCRIPTION FIDÈLE DE HOCHELAGA |
Le 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI
Dans le troisième tome de cette oeuvre magistrale, G.B. Ramusio publia en 1556, en italien, le mémoire Brief Récit que Jacques Cartier avait remit en 1545 à François Ier. Ce mémoire décrivait l'exploration de Cartier, sa recherche dune voie deau à travers les "Indes Occidentales" et sa visite à Hochelaga. Ce faisant, chose fort surprenante, en publiant le récit de l'exploration de Cartier à Hochelaga, Ramusio ajouta au reportage de lexploration de Cartier un admirable plan illustrant la visite de Cartier à Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga.
L'Europe valorisait alors hautement les écrits de Ramusio. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain.
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Grâce à
l'oeuvre littéraire |
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Vous voulez mieux connaître ce que nous révèle cet admirable plan La Terra de Hochelaga? |
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Visitez le Grand Chalet de la La MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930 Peintre - Paul-Émile
Borduas NO 6 21
ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur la
MONTAGNE SACRÉE, Venise publie en italien le mémoire,
le BRIEF
RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi, François
I en 1545. Mais plus encore, Venise par cet homme dÉtat
Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra
de Hochelaga, redesssiné ici par lillustre peintre du
Refus Global, Paul-Émile Borduas. Le plan La Terra
de Hochelaga est de valeur inestimable. Totalement conforme au récit
de Jacques Cartier, il indique par ses nombreuses incongruités
la grande méconnaissance de lEurope de la culture des
indigènes habitant les Indes Occidentales. |
Chose méconnue du public canadien, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga eut en Italie et dans les autres pays d'Europe un grand retentissement, ce grâce à la publication en 1556 à Venise du 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI.
Mais qui était Giovanni Battista Ramusio? Confident du doge de Venise, Giovanni Battista Ramusio fut à partir de 1533 jusque vers 1550, le secrétaire du célèbre Conseil des Dix. Il décéda en 1557. Plusieurs fois il fut délégué auprès de divers pays dEurope comme ambassadeur de cette république, en particulier auprès de la cour du roi de France. L'Europe valorisa hautement les écrits de cet homme d'État de Venise, cet homme de culture ami de Girolamo Fracastoro. Aussi compte tenu de cette haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain. Homme de lettres et sciences fort intéressé aux explorations qui captivaient l'Europe, Ramusio fut légal des personnalités les plus illustres de son époque, tels Tycho Brahé et Galilée et son ami Girolamo Fracastoro. Malheureusement, lhistoire a voulu que son nom reste relativement inconnu. Une recherche bibliographique révèle aujourdhui fort peu de chose. Ramusio serait probablement demeuré totalement inconnu ne fusse loeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi quil légua à lhistoire. Cette oeuvre se retrouve aujourdhui dans les bibliothèques les plus célèbres du monde. Elle nous ouvre aujourdhui une fenêtre importante sur lEurope du seizième siècle, une Europe qui à l'heure des grandes découvertes était avide de tout connaître des mondes inconnus.
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Dans son ensemble, le plan Ramusio constitue une image très fidèle du récit que Jacques Cartier nous a transmis de son passage à Hochelaga. Cétait 107 ans avant la fondation de Ville-Marie. Examinons brièvement les principaux éléments de la description de Cartier et la présentation graphique que Ramusio en fit à son plan.
a) Présence des collines composant le mont Royal
Cartier nous informe que:
« la-dicte ville de Hochelaga, (est) près et joignant une montaigne, qui est, à lentour dicelle ... ».
Ramusio montre trois collines ou à peu près. Le mont Royal est en fait composé de trois collines. Lillustration situe lobservateur au nord du mont Royal regardant vers le sud. Un point dobservation pourrait être, par exemple, lintersection des rues Saint-Denis et Beaubien ou encore Saint-Joseph et Avenue du Parc, regardant en direction sud.
À l'illustration, les collines se présentent de gauche à droite comme suit: la Grosse Montagne (ou colline de la Croix); la Petite Montagne (ou mont Westmount) et, à droite de lillustration, le Pain de Sucre (ou mont Outremont). Aspect non négligeable, Ramusio montre la colline de droite, le Pain de Sucre, isolée des deux autres collines. Ce faisant, il reproduit ainsi correctement la topographie du mont Royal: le Pain de Sucre est en fait quelque peu isolé des deux autres collines.
Ramusio montre la bourgade amérindienne Hochelaga à droite de la première colline, la Grosse Montagne (ou Colline de la Croix) situant ainsi la bourgade à la droite de celle-ci. De plus, la bourgade est placée à la hauteur de linscription MONTE REAL, indiquant peut-être par là que la bourgade était sise dans la cuvette du mont Royal, entre le Pain de Sucre et la Grosse Montagne.
b) Forme circulaire de la bourgade
Cartier nous informe que la ville était ronde:
Ladicte ville est toute ronde..
Ramusio montre la ville ronde. Certains historiens, dont W.D. Lighthall, y ont vu une forme impropre à une bourgade. Ce dernier affirmera que Samuel de Champlain fit état dune bourgade possédant une forme octogonale. Cartier informe le roi que la bourgade était circulaire. Ramusio montre une bourgade circulaire....
c) Cinquante maisons longues
Cartier nous informe que;
Il y a dedans icelle ville envyron cinquante maisons, longues de....
Le plan Ramusio montre cinquante maisons longues, chacune possédant un feu. Ramusio dispose les cinquante maisons de façon symétrique, en damier, conformément aux principes d'organisation des Villes Nouvelles à la Renaissance. On préconisait alors en Europe, en particulier en Italie une disposition semblable, souvent en damier. Léonard de Vinci fera ainsi pour Romorantin. Des Celliers, Vallard et dautres cartographes du temps feront des interprétations semblables en incluant à leurs dessins des éléments étrangers à la réalité du lieu.
d) Murs de forme pyramidale
Cartier nous informe que Hochelaga était entourée dun mur de forme pyramidale. Sagard nous informera que cette forme était typique des pallissades des bourgades iroquoïennes. Le dessin que produit Ramusio montre un mur pyramidal. Certes, des dessins de conception pyramidale différente pourraient être faits.Tous cependant devraient illustrer cet aspect pyramidal.
Notons ici que la forme pyramidale de ce mur pouvait trouver sa justification dans le sol rocheux où se situait la bourgade, la cuvette du mont Royal. Si certaines parties de la plaine du mont Royal se prêtent bien à lagriculture, dautres parties par ailleurs sont rocailleuses. Là se trouvait peut-être la raison de ce mur pyramidal.
e) Feu communautaire
Chaque maison longue possédait plusieurs feux autour desquels se rassemblaient les habitants de la maison. Ramusio montre schématiquement un seul feu par maison longue. En réalité, la maison longue iroquoïenne possédait plusieurs feux. Lillustration est schématisée, simplifiée.
f) Une seule entrée à Hochelaga
Hochelaga ne possédait quune seule entrée.
Et ny a en icelle ville quune porte et entrée...
Ramusio montre quune seule entrée donnait accès à lintérieur de la bourgade Hochelaga.
g) Européens à dos dAmérindiens
De bon coeur, les Amérindiens prirent à dos de cheval les Européens las des déplacements quils avaient faits. Jacques Cartier nous informe que
« quant veoyoient noz gens laz, les chargeoient sus eulx, comme sus chevaulx et les portoyent ».
Au coin inférieur gauche de l'illustration, Ramusio montre deux Amérindiens transportant ainsi des membres de léquipe de Cartier.
h) Plans et cours deau
Un examen du plan Ramusio révèle à droite deux plans deau ainsi qu'un cours deau coulant à gauche de la bourgade. Ce faisant, Ramusio nous montre des éléments topographiques supplémentaires que la description textuelle de Jacques Cartier ne donne pas.
La représentation de plans deau par Ramusio présente un grand intérêt. Autrefois, la cuvette du mont Royal comptait plusieurs marais et plans d'eau. Une analyse du plan Fortification Survey datant de 1864 dressé par les autorités canadiennes, montre que trois marais existaient à cette époque sur le mont Royal. Au temps de Jacques Cartier, la présence dans la cuvette du mont Royal de marais et de cours et plans deau était encore plus prononcée. Ramusio a sans doute bénéficié de dessins, dépures ou dautres informations provenant de Cartier dont ce dernier ne nous a laissé aucun témoignage.
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5 - L' ACCUEIL QUE
MONTRÉAL
A FAIT À DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI ET AU 3e TOME (1556 - 1565 - 1606) |
Dans son oeuvre monumentale DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI, G. B. Ramusio publia le récit de ce second voyage de Jacques Cartier avec quelque 40 autres récits des explorations alors récemment faites en Asie, en Afrique et aux Indes Occidentales (ainsi que lAmérique était alors connu).
Cependant, mieux que ne le fit Jacques Cartier, Giovanni Battista Ramusio ajouta au récit de Jacques Cartier un plan, un admirable plan LA TERRA DE HOCHELAGA, illustrant la visite de Jacques Cartier à Hochelaga. Ce plan fut publié dans chacune des éditions de loeuvre: en 1556, puis en 1565 et en 1606. Le plan montré ci-joint est celui édité en 1556, 21 ans après le passage de Jacques Cartier à Hochelaga. Jusqu'à tout récemment, ce plan a malheureusement été considéré comme fantaisiste et sans valeur. Des analyses détaillées de ce plan indiquent le contraire. Il reproduit fidèlement le mémoire que Jacques Cartier remit au roi de France. De plus, il illustre par ses incogruités la méconnaissance de l'Europe d'alors des us et coutumes amérindiennes. Mais il y a plus surprenant encore: ce plan reproduit le profil du mont Royal! Ceci implique que Jacques Cartier, lors de son passage sur le mont Royal, en avait levé le profil !
LES INCONGRUITÉS DU PLAN
Chose intéressante, en plus de sa très grande conformité avec le mémoire que Cartier remit à François Ier, roi de France, le plan La Terra de Hochelaga présente de nombreuses incongruités qui permettent dapprécier la méconnaissance de lEurope dalors des us et coutumes amérindiens. Au moment de lexploration de Jacques Cartier en 1535, lEurope croyait que Jacques Cartier avait pénétré les Indes Occidentales! D'où le mot Indien pour identifier les indigènes. Elle ignorait même où exactement Jacques Cartier était parvenu! Des historiens qui suivirent situeront Hochelaga à proximité de la Floride!
Première incongruité: la disposition en damier des maisons longues, disposition qui est contraire à la coutume amérindienne. Les habitations de Hochelaga étaient disposées de façon à respecter des impératifs fort différents: de ventilation, d'ensoleillement et autres. Le graveur de Ramusio, G. Gastaldi, disposa les cinquante maisons longues en damier ainsi que préconisé pour les Villes Nouvelles de la Renaisssance.
Deuxième incongruité: le recouvrement de la palissade de la bourgade à la mode européenne, avec des planches de bois. Lusage local était fort différent. En Amérique, de simples troncs darbre étaient utilisés.
Troisième incongruité: la forme des arbres montrés au plan. Ces arbres apparaissent sur plusieurs autres plans publiés dans DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI: plan de la ville de Temistitan (Mexico); plan de lAfrique de l'ouest et dautres encore. À cette époque, tout comme aujourdhui, les graveurs ne compliquaient pas indûment leur travail. Le dessin de larbre conçu pour Hochelaga convenait parfaitement bien à illustrer larbre de Mexico, ou encore celui d'Afrique du sud ou d'autres continents.
Ces incongruités illustrent admirablement bien la méconnaissance en Europe des usages en cours aux "Indes Occidentales".
EN 1932, LE DIRECTEUR DU MUSÉE McCORD AFFIRMAIT QUE CE PLAN ÉTAIT FAUX
Malheureusement, ce document de première valeur pour le pays fut apprécié comme faux. Dans un document remontant aux années trente, en 1932 plus exactement, de W. D. Lighthall intitulé THE FALSE PLAN OF HOCHELAGA produit par W.D. Lighthall (F.R.S.C. Mémoires de la Société Royale du Canada. Section II, 1932) qualifiait de faux ce plan. Au dire de W. D. Lighthall, qui a eu au Canada une audience publique fort grande, en fait trop grande, aucun historien ne doit un instant sarrêter au plan La Terra de Hochelaga publié par Giovanni Battista Ramusio dans son ouvrage DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI. Le texte de W. D. Lighthall est le suivant :
I have no hesitation in condemning (the plan of Hochelaga) it as erroneous and misleading in every respect, totally contrary to Iroquois customs, and entirely a fiction of Ramusios engraver, with the manifest endorsation of the Ramusio, father and son.
The landscape is non descript, consisting of all kinds of ups-and-downs, and one of the smallest and lowest rises just on the west border of the Town and bears the inscription, MONTE REAL. Beyond Monte real, four little wheatfields stand as blocks of seried grain, while some ploughed land lies beyond on rolling country. Strange trees like flat and roughened goose quills rise here and there. A few bears, goats and deer are scattered about. Streams meander up and down hill. Two wattled fences are near the foreground. Near a fire in the foreground itself, a party of French, headed by Cartier, meet a chief and several others in impossible costumes and headdresses, and behind the chiefs are Indian women and children, in equally impossible feminine dress and headdress of feathers.
1. Hochelaga was not circular. Cartier merely says quite round (tout rond). The site calls for a long ovaloid form, not a circular one.
2. The construction by criss-cross bars has no foundation in recorded fact. Cartier says a triple palisade, crossed at the top, having the middle row perpendicular ... the whole well-joined and lashed in their way. The notions of the engraver, in fact, are Italian, not Indian. Scantling and cut and sawn planks were unknown to Indians. Nor was the Indian ladder made as represented. The cut gives it as if manufactured by Venetian carpenters, whereas Iroquoians made their ladders out of notched logs.
3. The ground plan of the Town does not agree with that of ancient Iroquois towns. A perfect representation fortunately exists in Champlains sketch hereinafter described.
4. The shape of the houses is quite different from the characteristic Iroquoian longhouses. These were not square, but very long. Parkman give a vivid description of those in the Huron villages in his account of the Jesuit missions. The Ramusio house does not, in fact, agree with Cartiers words about fifty paces long and twelve or fifteen wide, which imply a long building.
5. One fire, in the middle front room, was not the correct Iroquoian usage. There were numerous fires in the longhouse, seen in perspective down the central passage.
6. The landscape has no resemblance to the actual scene. The real ground around the Town, looking towards Mount Royal, is flat in the foreground and rises steeply, in one elevation, to the long crest of the Mountain, which was behind the Town, and not on an insignificant bank close beside it. The formal characterless trees, the rolling ridges, the distant hills, of the cut are all fictitious.
7. There were not four little wheatfields, but one large extent of flat land cultivated in maize in big hills, with beans and squash between.
8. Bears and deer were certainly not in sight of such a centre. If any were, they would have been slain with arrow or axe. No goats were known to the country.
9. Wattled fences were also unknown, except the temporary large kind for defence and hunting, as in the pictures of Champlain.
10. The costumes of the men and women are not those of Hochelagans, nor of any other similar Indians.
Dismissing the Ramusio Plan as illusory,...... I drew up my own conjectural plan of the lay-out of the Town, which appears in the accompanying illustration. The position of the gate had to be near the Dump, of which I shall speak later. I next, with a view to the true appearance of the Town and its walls, commenced a search for illustrations and descriptions of Iroquois and Huron strongholds in aboriginal condition. Holding to the clues by which the Hochelagans are to be identified as issuing from the Hurons, and later passing into the Iroquois, I found Champlains sketch of the town attacked by him in 1615 - since identified as an Oneida stronghold. He had a close view of it from the vantage of the raised cavalier or platform erected by his orders to enable him to shoot into the place. The sketch appears in his Voyages.L'on doit s'interroger ici sur les motifs qui ont conduit cet ancien directeur du Musée McCord de Montréal à faire de telles affirmations erronées. Nous laissons ici la réponse au lecteur.
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L'étonnant
plan LA TERRA DE HOCHELAGA
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