L'étonnant plan La Terra de Hochelaga
LA TERRA DE HOCHELAGA  -  HOCHELAGA ÉTAIT DANS LA CUVETTE DU MONT ROYAL

Jacques Cartier à Hochelaga
plan La Terra de Hochelaga
Ramusio secrétaire Venise
La localisation de Hochelaga  

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MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB

Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues.
QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE.


La découverte du Canada
Pot-pourri d'illustrations tirées du web
monographie "le Mont Royal"
Jacques Cartier au Canada
le Mont Royal Montagne Sacrée
indien Fort Lorette bourgade indienne Localisation de Hochelaga
Monographie
Le Mont Royal

Les Compagnons de Jacques Cartier-osbl
Entrée dans les Indes Occidentales

peintre: Paul-Émlie Borduas
La Montagne Sacrée

Les Compagnons de Jacques Cartier-osbl
Iroquoien de Hochelaga

illustration
J.-M. Phaneuf
The False Plan of Hochelaga
(extrait)

W.D. Lighthall
(Musée McCord)
HOCHELAGA
Bourgade
iroquoienne

Documents anciens
originaux

Réception de Jacques Cartier à Hochelaga

(Cliquez)

Cette illustration montre l'accueil que les indigènes de Hochelaga firent à Jacques Cartier et sa troupe. Ce fut un accueil des plus amical. L'illustration est tirée de la toile Batchelor. L'eau présente au premier plan figure la mer redoutable, l'océan Atlantique, que l'explorateur venait de franchir pour pénétrer le monde alors inconnu des "Indes Occidentales". Chose fort étonnante, 21 ans après cette venue de Cartier au Mont Royal, Venise publia le plan La Terra de Hochelaga illustrant l'accueil qu'il reçut alors des indigènes de Hochelaga (voir la Montagne Sacrée)


Topographie du Mont Royal

Mont Royal et Hochelaga
Les documents bibliographiques originaux indiquent tous que la bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors. D’ailleurs, Hochelaga, mot amérindien, signifie “lac de castors”. Aujourd'hui, seul le parc Mont-Royal en prolonge le passé.

1 - HISTORIQUE DU SITE- LE LAC DES CASTORS

Hochelaga et les collines du Mont Royal

AIRE FAVORABLE À L'IMPLANTATION D'UNE BOURGADE

Les analyses des documents anciens en regard de la topographie du Mont-Royal indiquent tous que la bourgade iroqoïenne Hochelaga était sise dans la CUVETTE du Mont Royal, cette aire relativement (platte) encadrée par les trois collines du Mont Royal, cette Montagne Sacrée. Mais où exactement était sise cette bourgade. On ne le sait pas. Jamais en 5 siècles d'histoire, la ville de Montréal ou encore le ministère de la Culture et des Communications du Québec se sont penchés sur la question. Un tel constat est malheureux.
Une analyse sommaire de la topographie de cette cuvette a permis de définir une aire sise à l'intérieur de cette cuvette une aire favorable à l'implantation de cette bourgade. Cette aire est montrée ci-haut. Cette aire couvre en partie les deux cimetières présents dans cette cuvette. Les cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal.

    

Les indices bibliographiques indiquent que c'est à proximité du Lac aux Castors que jadis se trouvait la bourgade Hochelaga visitée par Cartier en 1535. En date de juillet 1960, le Service des Parcs de la Ville de Montréal rapportait:

..”au cours de la construction des berges et du système de drainage, on découvrit des barrages édifiés par des castors il y a près de 500 ans. On en déduit qu’en cet endroit existait un étang peuplé de castors. ..A cet endroit se trouvait également un village indien, Hochelaga, dont le nom signifie barrage de castors”

La fonte, il y a quelques milliers d’années, des glaciers couvrant alors le Canada produisit dans la vallée du Saint-Laurent une mer intérieure, la mer Champlain. Les Montérégiennes en furent alors couvertes. Le retrait progressif des eaux de la mer Champlain laissa ici et là, en particulier sur le mont Royal, des plans d’eau isolés, tel le Lac aux Castors. Au moment de la venue de Cartier à Hochelaga, ce lac déversait ses eaux dans le ruisseau Raimbault qui longeait le chemin de la Côte-des-Neiges. Le présent Lac aux Castors, maintenant un étang artificiel, n'est en fait que la restauration du Lac aux Castors dont l’origine remonte à la mer Champlain.

 

LA BOURGADE HOCHELAGA ÉTAIT SISE À PROXIMITÉ DU LAC DES CASTORS AUQUEL ELLE A DONNÉ LE NOM

Lac des Castors ou Hochelaga
(cliquez)

À proximité de la bourgade Hochelaga se trouvait un lac habité par des castors. Son nom? Lac des Castor, nom donné à la bourgade Hochelaga.   Le marais, peut-être un lac, était jadis habité par des castors. Lorqu'en 1930, la terre noire couvrant le site fut enlevée et transportée au présent Jardin Botanique de Montréal, l'on constata que jadis des castors avaient habité le site.

 

Notons qu'au moment de la création en 1700 du village Notre-Dame-des-Neiges (suite à la Grande Paix avec les Iroquois), les eaux provenant du Lac aux Castors alimentaient un moulin du ruisseau Raimbault, moulin où les gens du village venaient alors moudre leur grain. Mais le moulin eut courte vie. Faute de débit d’eau suffisant, il cessa ses activités. Avec les années, le Lac aux Castors se transforma peu à peu en marais habité par des castors.
Aussi, lorsqu’en 1930, on creusa le marais existant pour en faire l'étang artificiel actuel (proposition faite par Frederick Law Olmsted et reprise par Frederick Todd), on trouva sous terre des digues de castors.
Cet endroit constitue donc un site historique des plus important du mont Royal. En fait, le présent Lac aux Castors est le témoin muet de la présence ancienne de la bourgade Hochelaga qui se trouvait jadis à proximité.
Les documents bibliographiques anciens fournissent maints indices montrant que la bourgade Hochelaga visitée par Jacques Cartier les 3 et 4 octobre 1535, était alors sise dans la CUVETTE du mont Royal.

 
Université de Montréal et Hochelaga
(cliquez)
 
2 - LE MÉMOIRE DE JACQUES CARTIER À SON ROI


Grand Chalet du Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de la MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Adrien Hébert # 4
Jacques Cartier atterrit à Hochelaga en 1535.

Le matin du 3 octobre de l'an 1535, Jacques Cartier parvient à Hochelaga, une bourgade sise profondément à l'intérieur des Indes Occidentales. Dans son mémoire le BRIEF RECIT qu'il remit à son roi en 1545, Cartier relate ainsi son arrivée: "...au plus matin, le capitaine s'accoutra et fit mettre ses gens en ordre pour aller voir la ville ...et une montagne qui est contre ladicte ville..." Accompagné des indigènes d'Hochelaga, il entrevoit la bourgade qu'il décrit ainsi ..."et au milieu de ces campagnes est située ladicte ville d'Hochelaga tout près d'une montagne qui est tout autour.... nous nommames cette montagne Mont Royal"....

Rencontre Jacques Cartier avec les Indiens

Accueil de Jacques Cartier à Hochelaga
Cette très belle illustration de l'artiste canadien L. R. Batchelor montre la visite de Jacques Cartier à Hochelaga et l'accueil qui lui fut fait.  La disposition des collines qui entourent la scène est conforme au récit que Jacques Cartier transmit à François Ier, soulignant que "la bourgade était entourée d'une montagne de dessus laquelle on pouvait voir fort loin".  SOURCE: Archives Nationales du Canada. 

En 1545, Jacques Cartier transmit à François Ier, roi de France un mémoire intitulé BRIEF RECIT, & SUCCINTE NARRATION, DE LA NAVIGATION FAICTE ES YSLES DE CANADA, HOCHELAGE ET AUTRES dans lequel il identifie le site occupé par la bourgade Hochelaga (voir ci-contre). Il informe le roi: mémoire "Brief Recit" de Jacques Cartier
«Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicteville de Hochelaga, près et joignant une montaigne qui est, à l’entour d’icelle, labourée et f
ort fertile, de dessus laquelle on voyt fort loing» (*)
En langue contemporaine, cette description de la localisation de Hochelaga est à peu près la suivante

... au milieu de ces champs cultivés et fort fertiles se trouvait la bourgade Hochelaga entourée d'une montagne sur laquelle l'on pouvait voir très loin...

En d'autres mots, Cartier informa le roi que la bourgade Hochelaga était sise au milieu de champs cultivés, en un endroit entouré d'une montagne au sommet de laquelle l'on pouvait voir très loin. La cuvette du mont Royal, entourée des collines de cette montagne, rencontre cette description. Cette cuvette est maintenant occupée par les cimetières.

Afin de s'assurer du sens exact de ce texte écrit en vieux français, la ville de Montréal eut recours, en 1990, sous l'initiative de M. Jean Décarie, à un groupe de linguistes de l’université de Montréal. Ces linguistes conclurent hors de tout doute, que cette description de Jacques Cartier ne pouvait avoir qu'un sens: ..." que la bourgade Hochelaga se trouvait au sein de champs cultivés, en un site entouré d'une montagne (i.e. de collines) sur laquelle on pouvait voir fort loin" ..... L'on trouvera en appendice le mémoire des linguistes de l'université de Montréal qui furent engagés à cette fin. (Appendice A - MÉMOIRE J. RIEGHARD).

Tôt, le matin du 3 octobre, avec ses gentilhommes et vingt mariniers bien armés, il entreprit à pied le chemin de Hochelaga sur une route bien aménagée...Marchant ainsi deux lieues (environ six milles), Jacques Cartier put enfin apercevoir Hochelaga entourée d’une montagne garnies de terres cultivées pleines de blé.  Il décrivit ainsi le paysage entourant Hochelaga:
  ...” Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing”. 

...” Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant vne montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing”...

Cette description de Cartier est capitale.   Hochelaga était encastrée dans les collines d'une montagne. Jacques Cartier visita alors Hochelaga que par la suite Giovanni Battista Ramusio décrira dans son 3ième volume DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI qu’il publiera en 1556. “Ladicte ville est toute ronde”.. Puis Jacques Cartier continue sa description, disant ..”et cloze de boys, à troys rancqs, en façon d’un(e) piramyde, croizée par le hault, ayant la rangée du parmy en façon de ligne perpendiculaire”... Quelques 21 ans plus tard, Venise, au plan La Terra de Hochelaga donnera une image schématisée de ces fortifications. Cartier ajoute:.. “et n’y a en icelle ville qu’une porte et entrée... Il y a dedans icelle ville envyron cinquante maisons, longues de envyron cinquante pas ou plus, chascune, et”...
Cartier donne ensuite une description détaillée de l’aménagement d’une maison longue et de la façon que les ménages (de type matrilinéaire) y vivaient ... “Dans chacune d’elles, il y a plusieurs âtres et plusieurs chambres”... Au centre, l’on retrouve une salle commune où les indigènes font un feu et vivent en communauté.

UNE BOURGADE DESSINÉE À L'EUROPÉENNE

bourgade HochelagaDESSIN DE LA BOURGADE HOCHELAGA. Remarquer la disposition des maisons longues en damier, dispostion contraire à la culture amérindienne. Cette incongruité est l'une parmi les mille que Venise introduisit au plan "La Terra de Hochelaga", incongruités qui illustrent la très grande méconnaissance de l'Europe de la culture des "mondes inconnus". Certains Canadiens se sont servis des ces incongruités pour invalider cet admirable plan.


Bourgade indienneLa visite des lieux terminée, Jacques Cartier et sa troupe sont conduit sur la montagne baptisée Mont Royal distante ”distant dudict lieu d’un cart de lieue” (trois quarts de mille). Fait capital, Jacques Cartier nous informe qu’une montagne entourait la bourgade, et que de cette montagne on peut voir fort loin. Hochelaga était sise dans la montagne, montagne qu'il appella MONT ROYAL. ..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”... ce en l’honneur de François Ier, roi de France de qui il tenait le mandat.

 

Grand Chalet au Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de
la MONTAGNE SACRÉE
- Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Alfred Faniel # 7
Jacques Cartier au sommet du Mont Royal.

Émerveillé par le panorama qui s'ouvra à ses yeux, Jacques Cartier déclare ...
”nous fûmes sortis de ladicte ville et conduits par plusieurs hommes et femmes de Hochelaga sur la montagne que nous nommère alors Mont Royal”...
ce en l’honneur du roi François I, comme il était de coutûme alors. Puis il décrit alors le paysage ...”il y a vers le nord une rangée de montagnes qui s’étendent d’ouest et entre ces montagnes est la terre labourable la plus belle qu’il soit possible de voir” ..... Sur laquelle des trois collines Jacques Cartier se trouvait-il alors? On ne peut savoir. De cette montagne naîtra une ville maintenant une métropole, Montréal.
Jacques Cartier au Mont Royal


..."Nous nommasmes
icelle montaigne le mont Royal”...
 
Hochelaga au Mont Royal
(cliquez)
 
La bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors. D'ailleurs, le mot Hochelaga, mot amérindien, signifie “lac de castors”. Lorsqu'en 1931, la ville de Montréal décida de creuser le marais alors existant à cet endroit, l'on constata que jadis le site avait été habité par des castors. La terre noire provenant du creusage fut alors transportée au Jardin Botanique de Montréal. Aujourd'hui, ce lac artificiel jadis un lac devenu un marais, prolonge la mémoire de cette bourgade. Il tarde de déterrer cette bourgade.

PAGE NOIRE DE L'HISTOIRE DE MONTRÉAL

monument Dawson HOCHELAGA

Dans les années 1880, le doyen de l’université McGill, J. W. Dawson s’intéressa activement à des ossements et artefacts trouvés à proximité de l’université, artefacts qui indiquaient que l’endroit avait été marqué de la présence des Amérindiens. La découverte n’était pas surprenante. A travers les siècles passés, les amérindiens ont sans doute habité de multiples sites de l’île de Montréal. Mais il déclara péremptoirement que ce site était celui de Hochelaga, et ce contrairement aux indications fournies par les documents originaux. Le site reçu alors le nom de site Dawson était l’un de ceux-là. À date, seul le site Dawson a été officiellement reconnu par la Commission des Sites et des Monuments Historiques du Canada.

3 - Le plan LA TERRA DE HOCHELAGA
reproduit de façon exacte le Mont Royal, Montagne Sacrée

Vingt et un ans après la venue de Cartier sur le mont Royal, en 1556, un homme d'État éminent de Venise, secrétaire du Conseil des Dix (en fait le bras exécutif de ce gouvernement au régime oligarchique), Giovanni Battista Ramusio publia le mémoire que cet explorateur avait remis dix ans plus tôt, en 1545, à François Ier. Le mémoire de ce Vénitien publié initalement en italien sera par la suite traduit en plusieurs langues en particulier en français. En France, cette traduction de Ramusio deviendra la source principale d'information par laquelle la France apprendra la double exploration de Cartier, à Gaspé et à Hochelaga.
Chose fort importante, en publiant le mémoire de Jacques Cartier, G.B. Ramusio, fit plus que Cartier à son mémoire. Ramusio ajouta à son texte un admirable plan, La Terra de Hochelaga, par lequel il illustra la visite de l'explorateur à Hochelaga.
Une analyse de ce plan en regard du mémoire de Cartier indique qu'il est entièrement conforme au mémoire de ce dernier. Plus encore, les inévitables incongruités montrées à ce plan démontre l'ignorance de l'Europe des us et coutumes en usage en Amérique, en fait dans les "Indes Occidentales",terzo volume Delle Navigationi et Viaggi là où l'Europe croyait alors être parvenu l'explorateur.
Conformément au mémoire de Cartier, le plan montre que la bourgade était circulaire; qu'elle était défendue par une palissade haute d’environ deux perches; que des champs cultivés avoisinaient la bourgade; que la bourgade était entourée de collines et que de plus elle était sise à proximité de plans d’eau nécessaires à ses habitants, etc.
En un mot, le plan La Terra de Hochelaga est totalement conforme au mémoire de Cartier. Plus encore, une analyse mathématique des collines montrées sur ce plan indique qu'il reproduit exactement le mont Royal actuel. Cet aspect sera décrit en détail à l'Indice no 3 qui suit.
Le plan La Terra de Hochelaga positionne un observateur au nord du mont Royal regardant vers le sud. Le plan situe donc la bourgade sur le flanc nord de la montagne. Bien qu'il ne précise pas l'endroit exact de la bourgade, il définit un axe de visée fort important qui traverse la cuvette du mont Royal. Aspect capital, cet axe de visée traverse la cuvette du mont Royal, là où aujourd'hui se trouvent les deux cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal.
La valeur du plan La Terra de Hochelaga fut soulignée dans le mémoire que remettait en 1967 le gouvernement de l’Italie au gouvernement du Canada lors de l’Exposition Universelle Terre des Hommes. Dans cet exposé, le gouvernement italien décrivait la contribution que l’Italie avait jadis apporté au développement du Canada, nommément les travaux littéraires de G. B. Ramusio traitant de la venue de Cartier à Hochelaga.
Chose des plus surprenante, le plan La Terra de Hochelaga reproduisit EXACTEMENT le présent mont Royal et les trois collines qui le composent.  Une telle chose dépasse en importance tout ce que le pays possède en patrimoine historique.   Et pour cause.  Giovanni Battista Ramusio, dans sa dédicace à son ami Fracastoro publiée au début du troisième volume des Navigationi, que dans la publication de l'exploration du Breton Cartier aux Indes Occidentales, "...j'ai reçu de ces honnêtes hommes français, en plus des quatre textes quatre plans...." qui lui permirent de reproduire le récit de l'explorateur.  Quels sont exactement ces documents?  La chose n'a jamais été fouillée. Elle devrait l'être.

Analyse plan LA TERRA DE HOCHELAGA

Des analyses scientifiques (mathématique, culturelle et autres) indiquent que les collines montrées au plan La Terra de Hochelaga publié par Giovanni Battista Ramusio en 1556 sont celles du mont Royal.  Une telle chose est unique en Amérique.   Le Canada se doit de valoriser une telle richesse patrimoniale.   Le point d'observation utilisé pour établir le profil actuel du mont Royal se situe au centre de la CUVETTE de cette montagne, là où aujourd'hui se trouvent les deux cimetières Mont-Royal et Notre-Dame-des-Neiges, ainsi que les alentours du présent Lac des Castors.  Force est de constater que ce plan qui offre une telle valeur patrimoniale n'a pas été valorisé.   La lecture du site http://colba.net/~larouche/plan-hochelaga/index.html  décrit l'évaluation erronée que l'on a fait de ce plan.


  Plan LA TERRA DE HOCHELAGA
(CLIQUEZ)

LES HÉSITATIONS DE RAMUSIO - Notons que lors de la publication des découvertes qui lui étaient rapportées (une cinquantaine de découvertes couvrant tous les continents des mondes inconnus), telle celle de Cartier au mont Royal, Ramusio informe le lecteur qu’il a longtemps hésité à produire les cartes et plans qui accompagnaient le texte que les explorateurs lui remettaient.    Mais, finalement il les a publiés afin que la chose puisse éventuellement être utile aux générations qui suivront.  Pour le Canada, pour le Québec, cette décision de sa part est aujourd'hui des plus bénifique.  Ce faisant, il légua au pays une oeuvre aujourd'hui de très grande valeur. Il nous informe:

“Je publie ces cartes des parties du monde connu telles que je les ai trouvées....non parce qu’elles sont parfaites à tous les égards, mais pour que les savants futurs s’en servent pour améliorer leurs connaissances; en effet, ces cartes sont erronées et imparfaites sous plusieurs aspects.  Longtemps je me suis demandé si je devais les publier ou non; mais je me suis laissé vaincre par le désir de faire chose agréable aux amateurs et aux connaisseurs, même au risque d’être accusé de négligence”  

Cette remarque que fit ici G.B. Ramusio est de mise, car force est de constater qu’au Québec et au Canada, les reportages de Ramusio seront subséquemment malheureusement considérés comme factices et sans valeur, en particulier le plan La Terra de Hochelaga montrant la bourgade Hochelaga dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac des Castors auquel Hochelaga donna son nom (Hochelaga signifie "lac ou digue des castors").

Notons ici que les résidents de l'agglomération de Montréal peuvent consulter le troisième volume Delle Navigationi et Viaggi de Ramusio, volume décrivant les explorations alors en cours aux Indes Occidentales dont celle de Cartier à Hochelaga. Ce troisième volume se trouvait encore récemment à la salle Gagnon de la Bibliothèque de la ville de Montréal, coin des rues Sherbrooke et Amherst, à Montréal. L'Université de Montréal possède également des originaux de cette oeuvre.


LA CASA D'ITALIA - Plaque commémorative à G.B.Ramusio

En l'an 1999, Pierre Larouche, urbaniste et auteur du présent site web faisait don à la Casa d'Italia d'une plaque commémorative en l'honneur de ce grand homme d'État de Venise (Venice), Giovanni Battista Ramusio. Dévoilement plaque à Ramusio par Pierre Bourque Quatre siècles et demi passés, ce grand Vénitien publiait en trois tomes la magistrale oeuvre littéraire Delle Navigationi et Viaggi.  Quelque cinquante récits de découvertes y étaient reproduits.  L'exploration de Cartier au mont Royal n'était en fait qu'une de ces cinquante découvertes.  Encore aujourd'hui, cette oeuvre nous révèle la pensée de l'Europe face à la grande épopée des Découvertes.  
            M. Pierre Bourque, alors maire de Montréal vint faire le dévoilement de cette plaque, en compagnie de MM. Cosmo Maciocia, conseiller municipal et Giampaolo Sassano, président du Centre Culturel Italien de Montréal.. (Elle peut être admirée à l'entrée de ce centre culturel Casa d'Italia situé près de la station de métro Jean-Talon). C’est le constat que fort peu était fait, et par le Québec et par le gouvernement canadien, qui a incité Pierre Larouche à inscrire sa candidature au poste de Maire de Montréal (élections municipales de Montréal 2001).  Montréal a grand besoin de donner un nouveau sens, UNE NOUVELLE DIMENSION à son développement.

Grand Chalet du Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de la

La MONTAGNE SACRÉE
- Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Paul-Émile Borduas NO 6
Illustration de Hochelaga par Giovanni Battista Ramusio.

21 ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur la MONTAGNE SACRÉE, Venise publie en italien le mémoire, le BRIEF RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi, François I en 1545. Mais plus encore, Venise par cet homme d’État Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga, redesssiné ici par l’illustre peintre du “Refus Global”, Paul-Émile Borduas. Le plan La Terra de Hochelaga est de valeur inestimable. Totalement conforme au récit de Jacques Cartier, il indique par ses nombreuses incongruités la grande méconnaissance de l’Europe de la culture des indigènes habitant les Indes Occidentales.

Plan Hochelaga par Borduas
(CLIQUEZ)


Tout comme l'exploration de Christophe Colomb, celle de Jacques Cartier connue en Europe un grand retentissement grâce surtout à la monographie DELLE NAVIGATIONI ET illustration Delle Navigationi et ViaggiVIAGGI que publia en 1556 un éditeur illustre et ancien diplomate de Venise, Italie, Giovanni Battista Ramusio. Cette monographie reproduisit quelques 40 récits d'Européens explorant les mondes inconnus. Deux de ces 40 explorations furent celles de Jacques Cartier aux "Indes Occidentales": la première à Gaspé en 1534 et la seconde sur le MONT ROYAL en 1535.
Grâce à cette oeuvre littéraire magistrale produite par Venise en 1556, Delle Navigationi et Viaggi, le MONT ROYAL se retrouve aujourd'hui dans les bibliothèques les plus célèbres du monde, à Londres, à Tokyo, à Washington, à Melbourne, à Rome, à Paris. En fait, les mille et une bibliothèques les plus célèbres du monde possèdent l'une ou l'autre des trois éditions de cette oeuvre magistrale, DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI: l'édition de 1556, l'édition de 1565 ou celle de 1606.  Grâce à cette oeuvre et au plan LA TERRA DE HOCHELAGA, Montréal peut se prévaloir d'une renommée mondiale.
Ériger sur le Mont Royal un monument à ce premier Européen breton qui le premier ouvra les "Indes Occidentales" au développement du Canada est une question de la plus élémentaire convenance. Sur cette montagne qu'il rendit célèbre, il faut une marque nationale de reconnaissance.

Hochelaga au Mont Royal


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE

 

Vous voulez mieux connaître l'histoire des débuts du Canada, du Québec?

monographie "Montréal 1535"
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Monographie "Le Mont Royal"
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monographie "Jacques Cartier"
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(chez votre
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Montréal 1535


ISBN
2-9801943-7-9

 


Le Mont Royal


(PDF-ORC)
texte et image

 


Jacques Cartier

(PDF-ORC)
texte et image

 

INDICE BIBLIOGRAPHIQUE
LE POINT D'OBSERVATION DE CARTIER

Une première appréciation des collines apparaissant au plan La Terra de Hochelaga permet de constater que le profil des collines montrées à ce plan est fort semblable au profil du mont Royal actuel. Une analyse mathématique de cet aspect démontre qu'il en est ainsi. Chose surprenante, les collines montrées à ce plan sont celles du mont Royal. Ceci indique que Cartier profita de son séjour à Hochelaga pour capter le profil des collines du mont Royal qui entouraient la bourgade.
Bien que ce constat puisse aujourd'hui nous étonner, elle n'était pas alors inhabituelle. Les navigateurs du temps se faisaient un point d'honneur de relever tout élément topographique important pouvant aider à identifier un lieu.
Jacques Cartier avait fait de même. Une analyse mathématique de ces collines (voir la monographie Illustration Antique du Mont Royal) indique qu'il utilisa pour ce faire un point d’observation sis à peu près au centre de la cuvette du mont Royal.
Notons de plus qu'une partie du profil de la montagne n'apparaît pas au plan La Terra de Hochelaga. La bourgade obstrue en partie la vue de la montagne. Ceci conduit à l'hypothèse que le plan La Terra de Hochelaga montre non seulement le profil des collines du mont Royal, mais également la position exacte de la bourgade dans la cuvette du mont Royal.

Les Collines du Mont Royal

LES COLLINES DU MONT ROYAL


Le marin en territoire inconnu se faisait habituellement un devoir d’effectuer, à l'aide de son bâton de Jacob, le relevé des accidents topographiques. Une analyse détaillée du profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga indique qu'elles reproduisent exactement le mont Royal. Force est de conclure que Cartier fit le relevé de la montagne, relevé qu'il transmit par la suite à Giovanni Battista Ramusio. Ce dernier l'inclut à son plan publié en 1556. Le plan La Terra de Hochelaga est fort semblable à celui illustrant la côte sud de l'Angleterre montré à la page précédente. SOURCE: Plan La Terra de Hochelaga tiré Delle Navigationi et Viaggi, Volume terzo. 1556.


Accueil de Jacques Cartier à Hochelaga
(cliquez)
Cette très belle illustration de l'artiste canadien L. R. Batchelor montre la visite de Jacques Cartier à Hochelaga et l'accueil qui lui fut fait.  La disposition des collines qui entourent la scène est conforme au récit que Jacques Cartier transmit à François Ier, soulignant que "la bourgade était entourée d'une montagne de dessus laquelle on pouvait voir fort loin".  SOURCE: Archives Nationales du Canada. 


"THE FALSE PLAN OF HOCHELAGA"

EN 1932, LE DIRECTEUR DU MUSÉE McCORD AFFIRMAIT QUE CE PLAN ÉTAIT FAUX. Malheureusement, ce document de première valeur pour le pays fut apprécié comme faux. Dans un document remontant aux années trente, en 1932 plus exactement, de W. D. Lighthall intitulé THE FALSE PLAN OF HOCHELAGA produit par W.D. Lighthall (F.R.S.C. Mémoires de la Société Royale du Canada. Section II, 1932) qualifiait de faux ce plan. Au dire de W. D. Lighthall, qui a eu au Canada une audience publique fort grande, en fait trop grande, aucun historien ne doit un instant s’arrêter au plan “La Terra de Hochelaga” publié par Giovanni Battista Ramusio dans son ouvrage DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI. Le texte de W. D. Lighthall est le suivant :

“I have no hesitation in condemning (the plan of Hochelaga) it as erroneous and misleading in every respect, totally contrary to Iroquois customs, and entirely a fiction of Ramusio’s engraver, with the manifest endorsation of the Ramusio, father and son.
“The landscape is non descript, consisting of all kinds of ups-and-downs, and one of the smallest and lowest rises just on the west border of the Town and bears the inscription, “MONTE REAL”. Beyond “Monte real”, four little wheatfields stand as blocks of seried grain, while some ploughed land lies beyond on rolling country. Strange trees like flat and roughened goose quills rise here and there. A few bears, goats and deer are scattered about. Streams meander up and down hill. Two wattled fences are near the foreground. Near a fire in the foreground itself, a party of French, headed by Cartier, meet a chief and several others in impossible costumes and headdresses, and behind the chiefs are Indian women and children, in equally impossible feminine dress and headdress of feathers" ......

L'on doit s'interroger ici sur les motifs qui ont conduit cet ancien directeur du Musée McCord de Montréal à faire de telles affirmations erronées. Nous laissons la réponse au lecteur.

PAGE NOIRE DE L'HISTOIRE DE MONTRÉALlogo

HÉGÉMONIE DU MILIEU ANGLOPHONE MONTRÉALAIS

Il est évident à tout canadien, francophone ou anglophone, qu'au siècle dernier, le pouvoir économique de Montréal était entre les mains du milieu anglophone. L'arrivée dans les années 1960 et 70 de la révolution tranquille se traduisit par un changement marquant de la position du Canadien francophone. Avec cette révolution tranquille, ce dernier reprit sa place au soleil dans la gestion de ses destinées.
Reste une hégémonie que le milieu anglophone montréalais a traditionnellement exercé dans l'histoire de Montréal. À la tête de cette hégémonie se trouve la Société d'Archéologie et de Numismatique de Montréal qui par des moyens financiers imposants continue de promouvoir des visées contraires aux meilleurs intérêts de Montréal. Cette position dominante est encouragée par le Ministère de Culture et des Communications du Québec qui encore aujourd'hui lui attribue à cette société une position dominante à son site web (Pour voir la position occupée par cette société, cliquez le logo de cette société).


   La Montagne Sacrée
Montagne Sacrée
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LE MONT ROYAL - Tel l’Olympe des Temps Anciens qui constituait le lieu de résidence des dieux, le MONT ROYAL constitue le haut lieu des débuts de la Nouvelle-France, du Canada.  Majestueux, le MONT ROYAL domine la ville qu’il surplombe et qui s’étend à ses pieds.  Visitée par le découvreur breton Jacques Cartier en 1535, ce 43 ans après la découverte des “Indes Occidentales” par Christophe Colomb, cette montagne souleva l'admiration de l'explorateur.  Émerveillé du panorama, Cartier lui donne le nom MONT ROYAL en l’honneur de son roi, François Ier. Pour le pays, cette montagne est unique. Elle est le BERCEAU DU CANADA



    



fleurs Hochelaga
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Jacques Cartier à Hochelaga
 HOCHELAGA
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Charlesbourg-Royal a Stadacone
  CHARLESBOURG-
ROYAL

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gifs/carte-vallard-1547
REPORTAGE
FRANCE (1547)

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Plan Hochelaga par Borduas
  REPORTAGE
VENISE (1556)
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Sault au Recollet
SAULT-AU
RÉCOLLET
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Le Canada dans le Monde
INDES
OCCIDENTALES
ET CANADA
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Compagnons de Jacques Cartier
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Jacques Cartier
CARTIER à
HOCHELAGA
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Bourgade Hochelaga
  BOURGADE
HOCHELAGA

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Giovanni Battista Ramusio
G.B. RAMUSIO
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Mémoire de Venise
CONTRIBUTION de VENISE (1556)
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Fort Lorette - riviere des Prairies
FORT LORETTE
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Eglise Sault au Recollet
  ÉGLISE de la
VISITATION (1751)
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plan La Terra de Hochelaga
  Plan LA TERRA
DE HOCHELAGA

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Musee de la Nouvelle-France
  CENTRE
NOUVELLE-FRANCE
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Mont Royal ou Montagne Sacree
  LA MONTAGNE
  SACRÉE

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La Métropole de Montréal
LA MÉTROPOLE
DE MONTRÉAL
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L'avenir ne se prédit pas. Il se construit
Pierre Larouche et Associés
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