La Renaissance
 

Shakespeare, please

 





RENAISSANCE - UNE EUROPE TOURMENTÉE REGARDANT VERS LES INDES OCCIDENTALES

terre

Empire turc

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MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB

Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues. QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE.


LES ORIGINES DE MONTRÉAL

Suite à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga sur le Mont Royal, Montagne Sacrée, la Sérénissime république de Venise, alors à la recherche d’un voie nouvelle vers les Indes, publia dans les années 1550, ce par G.B. Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime, une oeuvre monumentale en troisterzo volume Delle Navigationi et Viaggi
tomes Delle Navigationi et Viaggi. Cette oeuvre décrivait quelques 50 grandes découvertes faites dans les mondes inconnus. Le troisième tome de cette oeuvre fut publié en 1556.  Il contenait la description des deux voyages en 1534 et 1535 de Cartier aux “Indes Occidentales”. Chose inattendue, ce 3e tome contenait le plan “La Terra de Hochelaga” illustrant la venue de Cartier au Mont Royal. Ce plan de valeur inestimable positionne Montréal comme une des grandes métropoles d’Amérique du Nord. Puis
suivirent en France les guerres de religion. En 1603, le roi Henri IV commandait à François Gravé, sieur du Pont de revoir le lieu visité par Jacques Cartier et d’y amener un cartographe, Samuel de Champlain. Explorant la rivière des Prairies, en 1611 Samuel de Champlain entra quelques vingt milles dans les boisés de l’île et atteignit un grand cours d’eau, le fleuve Saint-Laurent. Il nous décrit ainsi l'événement...."je fis quelques huit lieues par terre cotoyant le grand sault....jusque à un lac où notre sauvage me mena"....Il y identifia alors le site d’une future colonie, site qu’il nomma Place Royale. En 1642, Ville-Marie y prenait place. Peu à peu, le lieu prendra le nom de la montagne: Mont Royal, puis Mont Réal puis finalement Montréal.

(Afin de voir ce plan La Terra de Hochelaga, cliquez sur l'illustration)

La MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

 

La Métropole de Montréal
Montreal

















AVIS AU LECTEUR

Le présent site est partie d'un site d'envergure intitulé LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

LA METROPOLE DE MONTREAL terre- VILLE HISTORIQUE NATIONALE - En 1535, Jacques Cartier entre dans les Indes Occidentales, parvient aux trois saults, visite Hochelaga. Il nomme une montagne MONT ROYAL, une montagne qui devient le berceau de Montréal, de la Nouvelle-France, du Canada. En 1541, il revient avec 400 colons fonder Charlesbourg-Royal. L’Europe fait alors état de cette grande découverte: explorateurs, coureurs des bois, marchands, missionnaires parcourent le pays. En 1556, Venise annonce au monde cette exploration des Indes Occidentales. Giovanni Battista Ramusio publie Delle Navigationi et Viaggi et le plan La Terra de Hochelaga illustrant Hochelaga et le MONT ROYAL, Montagne Sacrée. Suivent au Sault-au-Récollet missionnaires, commerçants, coureurs des bois devant des Indigènes médusés. Samuel de Champlain revient en 1611 identifier le site d'une première colonie: place Royale. En 1615,une première messe est dite par le père Denis Jamet.  Puis suit le père Nicolas Viel, Récollet qui en 1625 se noie au Gros Sault. Et peu à peu, l'île alors appelée Mont Réal se peuple. En 1642, une colonie est implantée à PLACE ROYALE avec quelques 40 colons: Ville-Marie. Lorsqu'en 1833 une ville est incorporée, elle se donne le nom de l’île: MONTRÉAL.

 

LA RENAISSANCE

À la fin du Moyen-Âge début de la Renaissance, le monde pour les Européens se résume au Bassin méditerranéen, c'est-à-dire à l'Afrique du Nord, à l'Arabie, au Moyen-Orient, et à l'Europe du nord. Pour le commun du peuple, les frontières qui cernent ces terres connues sont réputées infranchissables: AU NORD le froid et glaces empêchent tout passage; AU SUD, en revanche, la chaleur ferait entrer en ébullition les flots et le sang humain et ainsi exclue donc toute vie. Les mythes et croyances du Moyen Âge vivent encore. Le monde est plat et circulaire dont le centre se trouve à Jérusalem sinon plus loin, dans les Indes. La classe éduquée sait mieux. Mais elle a encore ses craintes.

La chute de Constantinople (1453) fit affluer vers l'Italie les savants et les littérateurs grecs apportant les chefs-d'oeuvres antiques. Il se produisit alors, sous le nom de Renaissance, un puissant réveil des études de l'antiquité et de l'ancienne civilisation romaine et grecque. L'Europe fut saisie d'un nouvel enthousiasme. En premier lieu, en Italie et progresssivement dans les autres pays d'Europe, la littérature, les sciences et les arts brillèrent d'un nouvel éclat. Des astronomes comme Copernic, des architectes et des peintres comme Michel-Ange et Raphaël occupèrent la scène publique.

Avec la RENAISSANCE, l'Europe fut aussi projetée vers une nouvelle conception du monde géographique et des Terres Inconnues. Qui habite ces Terres Inconnues?  Également un monde de redéfinition du bien et du mal, un monde assoiffé de connaissances nouvelles. Que dire de la pensée ancienne? Que penser du catholicisme romain? Quelle place faut-il donner à l'art? Et problème particulier à Venise vers laquelle affluaient les gens lettrés de Grèce, comment rejoindre les Indes maintenant que les Turcs ottomans en bloque l'accès?


Carte du continent - Giovanni Battista Ramusio - Venise (1535)
 
exploration

L'Amérique telle que vue par Venise en 1535. La précision de cette carte est des plus surprenante. Elle démontre la haute qualité des travaux géographiques que Venise produisait à cette époque.

Auteur: G.B. Ramusio

 

FACE À L'EMPIRE TURC, VENISE RECHERCHE D'UNE NOUVELLE VOIE VERS LES INDES

 Depuis 1450 se constitue en Turquie un immense empire autour de la dynastie Osmanli. Les règles de succession sont complexes. Le sultan est un chef religieux, militaire et politique. Il est comparable à un empereur. Depuis 1517, empire turqueil est calife, le commandant des croyants. On raconte mille choses:
...Il dirige un conseil présidé par le grand vizir, une administration énorme appuyée par une forte armée. Celle-ci est composée de chevaliers: les sipahis et de janissaires. Les sipahis sont les possédants de grands fiefs. Les janissaires sont les chrétiens razziés convertis à l'Islam. Il n'y a pas de racisme tant qu'on est musulman. Ils forment la garde personnelle du sultan.
...Le sultan ne se marie pas, par tradition. Il n'a que des courtisanes dans son harem.
...La guerre fournit les terres, le butin. Quand il y a des revers, l'empire se porte mal.
...La conquête est immense: domination de l'Egypte, de l'Afrique du Nord, de la Méditerranée Orientale et le Proche Orient.
...Au début du XVIe, le sultan Selim Ier réussit en 1520 à installer son fils sur le trône. Son nom: Soliman le Magnifique.

Cet empire turque montant devient pour l'Europe, pour Venise en particulier, la menace dominante. En 1453, les Turcs capturent Constantinople et avancent dans les Balkans. En 1521, ils entrent à Belgrade. En 1529, ils sont aux portes de Vienne. Charles Quint, roi d'Espagne et empereur du Saint-Empire, se retrouve seul contre le péril turc. En 1538, Venise perd Prevesa et se trouve en situation précaire. Elle ne peut compter sur la France, allié traditionnel, mais également allié de son ennemi, le Turc. Les Français sont scandalisés.

   En Méditerranée, Gênes, par l'un des ses généraux, Andrea Dorea, érige l'un des principaux remparts contre l'expansion turque. Dorea chasse les galères françaises devant Gênes et entre dans la ville sous les acclamations de ses concitoyens. Maître de tous les pouvoirs grâce à ses accords avec Charles Quint, il s'emploie à assurer le bonheur et l'indépendance de sa patrie. En 1535 , Andrea Doria avec 1512 navires et 30 000 hommes reprend les hostilités contre Tunis. La ville est prise et rendue aux Arabes au déficit des Turcs. Venise, bien qu'ennemie traditionnelle de Gêne, est soulagée.

FRANÇOIS Ier S'ALLIE AUX TURCS

ProvenceFrançois 1er fut-il un grand roi ? Par la taille on ne peut en douter: près d'un mètre quatre vingt dix ! En ce qui concerne ses politiques envers les Turcs, on doit s'interroger. Plus encore. les incessantes et inutiles guerres contre Charles Quint; les dispendieuses campagnes d'Italie; les châteaux et demeures qu'il fit construire par dizaines. Et encore.  Ces entreprises ruinèrent les finances du pays. Mais dans l'imaginaire du peuple français, François 1er restera l'archétype du roi-mécène, un roi grand amateur de femme et d'art, un roi aimé pour lequel, suite à la défaite de Pavie, on se cotisa afin de payer la rançon de sa captivité. ...."il est notre luxe à tous, à travers lui nous pouvons rêver..."

Ami traditionnel de la Sérénissime République de Venise, Francois Ier dans sa lutte contre Charles Quint, trouve avantageux de s'allier aux Turcs ottomans.   Battu et capturé à Pavie par Charles Quint, François Ier demande à sa mère Louise de Savoie, de solliciter l'aide du sultan Soliman II.  Le Sultan, informé de la captivité de François Ier à Madrid, promet alors de "délivrer le roi de France prisonnier de Charles Quint".....

 

Ecriture turqueLettre de Soliman le Magnifique au roi de France François Ier, Istanbul, 6 avril 1536

Cette lettre fut adressée par Soliman le Magnifique à François Ier, en 1536. Empreinte de la solennité et du luxe qui conviennent à ce type de document qui doit aussi honorer le correspondant, elle est soigneusement calligraphiée en plusieurs écritures et encres de différentes couleurs, et ornée du monogramme impérial enluminé. Ce document marque le début de l'installation permanente de l'ambassade française auprès de la Porte Ottomane.


turcEn 1534, devant l'indignation du royaume de France et sous les yeux incrédules de la population de Marseille, l'équipage de onze trirèmes turques sous le commandement de Khayr al-Din (Barberousse), s'installe dans la ville. Cette alliance France-Ottomans fait scandale chez les chrétiens d'Europe.
                François 1er ne s'en tient pas là. En 1542, il négocie le soutien de la flotte de Barberousse en vue d'une nouvelle attaque de l'Italie.  C'est ainsi que le corsaire Barberousse est invité à nouveau à hiverner à Toulon. Le 14 octobre 1543, Barberousse ancre dans la rade avec 200 galères et 30.000 hommes. Pendant plusieurs mois, sur ordre du roi de France, la ville est tenue de se mettre à leur disposition. La cathédrale Sainte-Marie-Majeure est transformée en mosquée. Puis les armées turques balaient la côte faisant prisonniers, esclaves, et autres.... Et perdant l'envie de combattre, Barberousse quitte le printemps suivant moyennant une généreuse somme d'argent.

 

UNE FRANCE DIVISÉE ENTRE DEUX ÉGLISES -
CATHOLIQUE ET RÉFORMISTE

LA FRANCE - PAYS DIVISÉ ENTRE CATHOLIQUES ET PROTESTANTS
France des religions

LE SCANDALE DE LA PAPAUTÉ -

Dès le début du 16e siècle, l'autorité du chef de l'Eglise romaine est mise en cause par nombre de croyants. Ils s'indignent des papes tels Alexandre VI et Jules II qui affichent ouvertement leurs maîtresses et leurs enfants illégitimes. La Curie Romaine optempère. Plus encore, l'église exerce répression contre les prêcheurs réclamant un retour à l'orthodoxie religieuse. Tel Savonarole qui en 1498 par ses déclarations publiques souligna le besoin d'un redressement.  Laurent le Magnifique de Florence, père du pape Léon X déclarait alors ouvertement que ...."Rome est le rendez-vous de tous les vices"...

UN DES PREMIERS RÉFORMATEURS- JÉROME SAVONAROLE
 
Savonarole est un des précurseur de la Réforme. Né en 1452, il entre chez les dominicains et devient prieur du couvent San Marco de Florence. Ses sermons enflammés prêchent Florence un retour à une vie simple, plus près de l'Evangile. Il dénonce la vie dissolue des grandes familles de Florence, la dépravation du clergé et la corruption de la papauté. Sa popularité est telle qu'avec l'appui du peuple de Florence, en 1494 il s'impose comme chef politique et religieux de la cité. Il entreprend alors d'imposer un ordre moral rigoureux. Mais en 1497, ses attaques contre le pape Alexandre VI lui valent d'être excommunié . Livré à un tribunal d'inquisition, le 23 mai 1498 il est pendu et brûlé.


Face à la situation, la révolte contre l'autorité papale prend de l'ampleur. La hiérarchie de l'Eglise réagit tant bien que mal. Ajoutant au conflit, quatre Papes siègent en même temps. Jean XXIII est déposé par le concile de Constance pour hérésie. Martin V est élu à sa place. Grégoire XII s'est à peine démis. Et Benoit XIII refuse d'abdiquer. Grâce aux communautés monastiques, l'église s'efforce de se redresser. L'une de celles-ci sera créée par Ignace de Loyola, qui conduira ses adeptes comme des soldats, des soldats du Christ.

MARTIN LUTHER

Le jour de la Toussaint 1517, le moine augustin Luther affiche sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg les "95 thèses sur la vertu des indulgences" où il dénonce avec force la valeur que l'église attaMARTIN LUTHERche aux indulgences accordées aux subsides servant à la construction de Saint-Pierre de Rome. Ce geste spectaculaire de critique lui vaut d'être dénoncé à Rome. Luther est alors emporté dans des épreuves et des controverses multiples.
   Luther ne cherche pas de rupture avec Rome mais campe sur ses positions théologiques. Elles sont présentées comme nécessaire pour ramener le christianisme à sa pureté. Grâce à la protection du grand Électeur de Saxe et à la popularité de l'imprimerie, Luther parvient à faire contrepoids à Rome. Finalement la papauté pousse Luther au schisme et à l'accouchement d'un nouvel christianisme. Rome par la bulle "exsurge domine" du 15 juin 1520, comdamne et excommunie Luther ainsi que son oeuvre naissante qui subit un premier autodafé à Louvain, le 8 octobre 1520.


LA RÉPONSE DE ROME

Le Concile de Trente fut la réponse de l'église catholique à la Réforme. Ce concile fut convoqué par le pape Paul III suite Concile de Trenteaux demandes insistantes de Charles Quint anxieus d'une réponse au développement de la Réforme protestante. Les séances commencèrent le 13 décembre 1545. Il y eut 25 cessions, coupées de longues trêves.

Le concile se fit en trois phases:
            – 1545-1549: On s'est réfugié à Bologne à cause de la peste. Il apparaît des difficultés dogmatiques entre les évêques. Il y a 70 votants. Ce sont des séances modestes.
            – 1551-1552: On est revenu à Trente pour six sessions. On compte 60 votants. Elle fut marquée de la bataille de Charles Quint contre la ligue de Smalkalde.
            – 1562-1563: Elle réunit plus de nombreux prélats. On compte 255 signatures à l'acte final. Le concile fait œuvre dogmatique. La majorité des évêques sont italiens. Malheureusement, les principaux réformateurs ne furent pas invités. Le concile conduisit à la séparation définitive des deux religions.

Notons ici que règle générale, les papes à tendance autoritaire n'ont de cesse de combattre l'organisation et la réunion des conciles qui, par essence, sont de potentiels foyers de contestation de leur pouvoir.

 

LE CHOC DES EMPIRES - LES INDES OCCIDENTALES - CHASSE-GARDÉE DE L'ESPAGNE

Alors que les pays d'Europe regardent avec admiration la Sérénissime de Venise et sa forme relativement démocratique de gouvernement pour les riches, en particulier son doge Andrea Gritti, les trois principaux souverains, Henry VIII, François I, Charles Quint, se regardent en adversaire retors. Le roi d'Angleterre veut remplacer François Ier et faire reconnaître, selon le traité de 1422, son titre de roi de France. De son côté, Charles Quint désire récupérer son duché de Bourgogne entre les mains de son ennemi François !er. De son coté, François Ier est obnubilé par le mirage Milanais. Afin de renforcer sa position contre Charles-Quint, il s'allie aux Turcs lesquels menacent Venise.

Quant au conflit catholique-réformiste, peu leur importe. Ce, en autant que ce conflit n'affecte pas leur pouvoir. Fort malheureusement pour la France, la mort prématurée d'Henri II en 1559 s'averrera, dans la deuxième partie du XVIe siècle, catastrophique pour le pays.  Privée de monarque puissant, la France se déchirera alors dans une succession de guerres de religions qui la distraîront des Indes Occidentales, guerres qui ne prendront fin qu'à la fin de la dynastie Valois (1589) et la proclamation de l'Édit de Nantes en 1598. Un demi sièce sera perdu en retard.

FRANÇOIS Ier HENRI VIII CHARLES QUINT Doge Andrea Gritti

FRANÇOIS Ier


(Né à Cognac 1494 et mort à Rambouillet 1547)

Roi de France de 1515 à 1547.

HENRI VIII

(Né à Greenwich 1491 - mort à Westminster 1547)

Roi d'Angleterre et d'Irlande 1509-1547

CHARLES QUINT

(Né à Gand 1500 et mort à Yuste en1558)

Roi du Saint Empire romain de 1519-1555.

Andrea Gritti

  1523-1538


par Tiziano Vecellio (Titien)

 

HENRI VIII - LE PRÉTENDANT À LA COURONNE DE FRANCE

Ce roi d'Angleterre débute son règne dans des ambitieuses guerres sur le continent. Il s'allie à Ferdinand d'Aragon (son beau-père) et soutient le pape contre la France. Sur le continent, il commande une grande armée et laisse le contrôle du gouvernement à Thomas Wolsey, un ecclésiastique efficace.

En 1519, il se présente à l'élection de l'Empereur du Saint Empire germanique, une élection que gagne Charles Quint. 1520 est l'année du camp du drap d'or où François Ier le reçoit en grande pompe. Mais, tous deux restent sur ses positions. La guerre reprenant entre Charles Quint et François Ier, Henri est appelé comme arbitre. Il se range du côté de Charles Quint, mais trop ambitieux, il se met à dos l'Empereur.

Puis suit la saga sentimentale. On lui glisse à l'oreille que Catherine lui apporte le malheur.  Mais le pape refuse de dissoudre son alliance.   Homme pieux fidèle au pape et à la doctrine catholique, grand amateur de théologie, Henri passe beaucoup de temps à définir une nouvelle théologie.   Mais sympathique au mouvement de la Réforme, il se résoud à imposer la séparation pure et simple avec Rome.   

Suivent les hauts et bas de sa saga sentimentale. Le tout facilité par les nouvelles lois récemment promulguées. Mariages suivent divorces à la queu leu leu. Les dernières années de règne sont marquées par la maladie, une obésité de plus en plus gênante et les intrigues des courtisans autour de la composition du conseil de régence.

                    maitresse Henri 8

CHARLES QUINT- ROI D'ESPAGNE, EMPEREUR DU SAINT-EMPIRE ET MAÎTRE DES INDES OCCIDENTALES

Charles Quint cumule en fait trois royaumes. Il est roi d'Espagne; empereur du Saint-Empire; il est aussi le maître des Indes Occidentales. Saint EmpireBientôt, sa puissance inquiéte ses alliés. Henri VIII se rapproche alors de François 1er allié aux Turcs. Comme la guerre s'éternise et devient coûteuse, François 1er et Charles Quint signent la paix de Cambrai (août 1529) où l'Empereur renonçe à la Bourgogne. Puis il visite l'Italie, réinstalle à Florence les Médicis et se fait couronner roi de Lombardie et Empereur des Romains par le pape.

Mais demeure la menace turque, Charles Quint se retrouve seul à s'opposer aux Ottomans. A l'est, le Turc prend Belgrade en 1521, puis Rhodes et n'est arrêté devant Vienne qu'en 1529. En Méditerranée occidentale, les Turcs aidés par ses corsaires (dont Barberousse et Dragut, les hôtes de François Ier) s'emparent en 1534 de Tunis (que Doria reprend l'année suivante), d'Alger (1541), de Tripoli (1551), de Penon (1554) et de Bougie(1555).   En 1545, les jeux sont faits: le Turc triomphe en Méditerranée. Venise alors a perdu la majeure partie de son royaume maritime.

Mais enFlotte de Venise compensation, Charles Quint possède le royaume des Indes Occidentales et ses énormes richesses, royaume où Rome confirme son autorité exclusive. En 1503 est créée la Casa de Contratacion. Ce sera les débuts d'une vaste opération d'enrichissement du trésor royal. La mer Atlantique du 16e siècle sera celle de l'Espagne. Tous les pays d'Europe craindront de s'approcher de sa flotte. C'est avec l'énergie du désespoir que l'Angleterre réussit en 1588 à vaincre LA GRANDE ARMADA. (voir ci-jointe une illustration de la confrontation navale).

En 1555, Charles Quint connaît une amère défaite. Les protestants de France s'unissent au roi Henri II. Il est alors contraint de signer la paix d'Augsbourg qui reconnaît le protestantisme dans tout l'Empire. Affaibli et déçu, Charles se retira alors en Estrémadure, au monastère de Yuste et y meurt le 21 septembre 1558.

LA CHASSE-GARDÉE

Lorsque vers 1515, la France entreprend l'exploration de la partie nord des Indes Occidentales, Charles Quint devient très inquiet. Car en vertu de la bulle d'Alexandre VI (1493), corrigée par le traité de Tordesillas (1494) fixant la ligne à 46æouest 30', les Indes Occidentales sont partagées entre Espagnols et Portugais. La France et l'Angeterre n'y ont pas droit! Charles Quint écrit à son ambassadeur en France une lettre Division du Mondepressante: ..."ne laissez pas porter atteinte à nostre service et seureté de nostre navigation ausdites Indes"....À la même époque ses espions en France, et ils sont nombreux, essaient d'apaiser sa crainte lui soulignant que ..."les Français se trompent s'ils croyent trouver là-bas de l'or. Sur cette côte stérile, il n'y a d'autre richesse que la pêche"... De son côté François Ier affirme dans une lettre adressée au cardinal de Tolède ..."le soleil luit pour moi comme pour les autres.  Je voudrais bien voir la clause du testament d'Adam qui m'exclut du partage du monde"....

Pour sa part, Henri VIII n'entend pas rester inactif. Il dirige ses efforts plus au nord vers la calotte glacière. N'offre-t-elle pas le chemin le plus court pour rejoindre les Indes par la Chine? John Cabot était emprunté ce chemin. C'est la route que prendra plus tard Martin Frobisher dans la baie d'Hudson, évitant par là de soulever l'ire d'une puissance maritime que tous respectaient, celle de l'Espagne.

LA SÉRÉNISSIME RÉPUBLIQUE DE VENISE AUX ABOIS

La perte d'une de ses principales portes d'entrée aux richesses des Indes que lui causa la conquête de Constantinople en 1453 par les armées turques, perte doublée de celle de nombreux comptoirs commerciaux dont dépendait sa richesse: ces déboires souleva à Venise une question de survie commerciale et politique. Avec la venue du 16e siècle, le cinquecento, Venise se trouvait d'une part au sommet de vie artistique de l'époque. Mais d'autre part, Venise se devait à tout prix de trouver un nouvel accès vers les Indes.

Voici comment un écrivain et philosophe du 18e et 19e siècle, François René vicomte de Chateaubriand voyait Venise.

"Venise épouse de l'Adriatique et dominatrice des mers qui donnait des empereurs à Constantinople et des rois à la Crète, de qui les monarques tenaient à être les citoyens. Venise, République au milieu de l'Europe féodale qui servait de bouclier à la chrétienté, Venise planteuse de lions, Venise dont les doges étaient des savants et les marchands des chevaliers, Venise qui terrassait l'Orient." (Chateaubriand)

C'est ainsi que le responsable de la question à Venise, Giovanni Battista Ramusio (sous la direction du doge Andrea Gritti), publia dans le 2e tome Delle Navigationi et Viaggi un plan illustrant la vallée du Nil, une vallée par laquelle un tel canal devait nécessairement passer.

Canal de Suez par Ramusio

Vallée du Nil

Delle Navigationi et Viaggi

Giovanni Battista Ramusio

 Un instant, elle envisagea la possibilité de construire un canal reliant la Méditerranée et la mer Rouge. (Ce quelque 300 ans avant la construction du présent Canal de Suez).  Pour Venise, l'exploration de Jacques Cartier dans les Indes Occidentales souleva chez le chargé à Venise de trouver une solution à cette déplorable situation, Giovanni Battista Ramusio, de nouveaux espoirs.

Venise vit dans les explorations des Indes Occidentales conduites par les pays d'Europe, en particulier par la France, la possibilité d'une voie maritime nouvelle vers les Indes en remplacement de celle perdue aux mains des Turcs. C'est à ce moment que le rôle joué par le secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime, Giovanni Battista Ramusio, prit toute son importance. Principal responsable de cette question à Venise, Ramusio décida alors d'ouvrir aux dirigeants de la république un exposé couvrant l'ensemble de la question. Dans son oeuvre Delle Navigationi et Viaggi, il exposa l'ensemble des possibilités alors offertes à Venise. Grâce à son expérience d'ancien diplomate du puissant Conseil des Dix à l’étranger, (en particulier auprès du roi de France qui désira se l’attacher); homme de lettre et de science et écrivain de grande érudition, Ramusio était tout-à fait l'homme qualifié pour relever le défi.

Par son oeuvre, Giovanni Battista Ramusio fut l’égal des hommes les plus célèbre de l’époque, tel Galilée. Malheureusement, l’histoire a voulu que son nom reste relativement inconnu. Une recherche bibliographique révèle aujourd’hui fort peu de chose de cet homme illustre. Il serait probablement demeuré totalement inconnu ne fusse l’oeuvre monumentale DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI qu’il légua l'histoire et qui maintenant ouvre aujourd’hui une fenêtre importante sur ce que fut l’Europe du seizième siècle, l’Europe des Grandes Découvertes. Dans cet oeuvre, G.B. Ramusio publia le récit de quelque quarante explorateurs en voyages de découvertes sur les mers alors redoutées du monde, dont les deux voyages d’exploration de Jacques Cartier aux INDES OCCIDENTALES.

 

 


Ramusio

Giovanni Battista Ramusio

Conseil des Dix

Sérénissime République de Venise

Ramusio répartit le récit de ces nombreux voyages en trois volumes: le VOLUME I rassemble les découvertes faites en Asie; le VOLUME II, celles faites en Afrique et le VOLUME III, les découvertes faites aux Indes Occidentales. Les Indes Occidentales: c’est ainsi que l’Amérique était encore connu. C’est dans ce troisième volume, ou terzo volume, que G.B. Ramusio reproduisit le récit du premier voyage de Jacques Cartier en l’an 1534 à Gaspé, et de son second voyage en l’an 1535 à Hochelaga. C’est grâce à ce reportage qu’en fit G.B. Ramusio que l’Europe, la France et l’Angleterre connaîtront, ce pendant près de trois siècles, les péripéties des explorations de Cartier dans le “fleuve de Canada”, dans la “rivière de Hochelaga”.

En publiant dans ce troisième volume le récit de Jacques Cartier visitant Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio fit plus que Jacques Cartier ne le fit dans son mémoire à son mandataire, François Ier. Au récit que transmit Jacques Cartier au roi de France, Ramusio ajouta un plan, un admirable plan généralement attribué à Giacomo Gastaldi, LA TERRA DE HOCHELAGA, que l’explorateur Jacques Cartier n’avait pas inclus à son récit original au roi de France FrançoisIer. Par ce plan, G.B. Ramusio illustra la venue de Jacques Cartier à Hochelaga et de plus, chose fort surprenante et inconnue aujourd’hui au Québec, il reproduisit de façon EXACTE le profil de la montagne du mont Royal que Jacques Cartier avait visitée. (Il faut ici répéter PROFIL EXACT). Force est de conclure que Jacques Cartier avait effectué les relevés requis lors de son passage sur le mont Royal.

Par ce plan, G.B. Ramusio en accord avec d'autres documents de l'époque, révéla que la bourgade était située sur le flanc nord du mont Royal, niant par là toute possibilité que Hochelaga puisse se situer le flanc sud du mont Royal, en particulier au site Dawson, comme par la suite on devait l’affirmer. Chose additionnelle fort intéressante, cet admirable plan qui fut reproduit par trois fois (en 1556, en 1565 et en 1606) contenait de nombreuses incongruités! Ces inconguités illustraient admirablement bien la méconnaissance de l’Europe d’alors des us et coutumes amérindiennes.

La Terra de Hochelagta

Plan  LA TERRA DE HOCHELAGA

Delle Navigationi et Viaggi

Giovanni Battista Ramusio

L’Europe croyait encore que Jacques Cartier avait pénétré aux INDES OCCIDENTALES! De plus, au dire des Européens, ces amérindiens étaient des sauvages aux coutumes bizarres! Aussi, le graveur de Ramusio, G. Gastaldi, contrairement à la coutume amérindienne, disposa les cinquante maisons longues décrites par Jacques Cartier de façon ordonnée, tout comme il était d’usage en Europe. Plus encore, il recouvrit la palissade de la bourgade à l’européenne, de planches de bois. L’usage local était fort différent. En Amérique, de simples troncs d’arbres étaient utilisés. De plus, les arbres montrés au plan étaient du même type que le graveur Gastaldi avait aussi utilisé sur divers plans, tel celui de la ville de Mexico, Mexique. À cette époque, tout comme aujourd’hui, les graveurs ne compliquaient pas indûment leur travail. Le dessin de l’arbre conçu pour Hochelaga ou pour l’Afrique convenait parfaitement à illustrer tel autre récit. Malheureusement, ces incongruités devaient trois siècles plus tard être utilisées par nombre de détracteurs pour dévaloriser ce plan et amoindrir son importance.


UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Nouvelle France
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Tribus AmériqueMusée Nouvelle-FranceCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Sault au Recollet

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


fort LoretteMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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Decouverte du Monde


L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales révélera la configuration d'une partie du continent nord-américain encore peu connue. La carte montrée ci-haut, celle de la route de l'or et de celle des épices inaugurée par Magellan, illustre le périple effectué de 1519 à 1522, par Magellan autour du monde.

Mappemonde italienne, 1543.  (Cliché BnF : RC - C - 02188)




 
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