Les Indes Occidentales
    Shakespeare, please



SAULT-AU-RECOLLET - PORTE D’ENTRÉE D’UN CONTINENT

Globe terrestre

Exploration des Indes Occidentales par Samuel de Champlain

Globe terrestre



MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB

Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues.

QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE
.


LES ORIGINES DE MONTRÉAL

Suite à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga sur le Mont Royal, Montagne Sacrée, la Sérénissime république de Venise, alors à la recherche d’un voie nouvelle vers les Indes, publia dans les années 1550, ce par G.B. Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime, une oeuvre monumentale en troisterzo volume Delle Navigationi et Viaggi
tomes Delle Navigationi et Viaggi. Cette oeuvre décrivait quelques 50 grandes découvertes faites dans les mondes inconnus. Le troisième tome de cette oeuvre fut publié en 1556.  Il contenait la description des deux voyages en 1534 et 1535 de Cartier aux “Indes Occidentales”. Chose inattendue, ce 3e tome contenait le plan “La Terra de Hochelaga” illustrant la venue de Cartier au Mont Royal. Ce plan de valeur inestimable positionne Montréal comme une des grandes métropoles d’Amérique du Nord. Puis
suivirent en France les guerres de religion. En 1603, le roi Henri IV commandait à François Gravé, sieur du Pont de revoir le lieu visité par Jacques Cartier et d’y amener un cartographe, Samuel de Champlain. Explorant la rivière des Prairies, en 1611 Samuel de Champlain entra quelques vingt milles dans les boisés de l’île et atteignit un grand cours d’eau, le fleuve Saint-Laurent. Il nous décrit ainsi l'événement...."je fis quelques huit lieues par terre cotoyant le grand sault....jusque à un lac où notre sauvage me mena"....Il y identifia alors le site d’une future colonie, site qu’il nomma Place Royale. En 1642, Ville-Marie y prenait place. Peu à peu, le lieu prendra le nom de la montagne: Mont Royal, puis Mont Réal puis finalement Montréal.

(Afin de voir ce plan La Terra de Hochelaga, cliquez sur l'illustration)


En 1556, Venise rapporte l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga

L'exploration de Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçu à Venise, en particulier auprès de Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de Venise et secrétaire du Conseil des Dix.  Ce dirigeant politique de la Sérénissime avait fait de la question de la découverte des terres inconnues, l'oeuvre de sa vie.  Diplomate de carrière, sa fonction d'ambassadeur l'avait introduit auprès des pays d'Europe. Il était sensibilisé depuis fort longtemps, à la grande question de l'heure, celle des découvertes.  Il avait sept ans d'âge lorsque le Génois Christophe Colomb était parvenu en 1492 aux Indes Occidentales.  Ses voyages et sa carrière dans l’administration publique de Venise l'invitait à s'intéresser activement aux explorations des terres inconnues.  D'autant plus que Venise était au prise avec un grave problème d'accès aux Indes. Car depuis 1453, les Tucs ottomans s'étaient accapéré de Constantinople.

En France, Louis XII avait désiré un instant le retenir.  De retour dans son pays, en 1533 il avait été nommé au poste de secrétaire du Sénat de Venise (Venice).  En 1533, il était promu secrétaire du redouté et fort important Conseil des Dix de la Sérénissime.  Rendu à la fin de sa carrière, G.B. Ramusio décida de publier les récits de ces explorateurs qui risquaient leur vie à la découverte des mondes inconnus.   Afin d'analyser correctement les récits qui lui parvenaient, il leur appliqua des notions encore alors inconnues en géographie, en mathématique, en anthropologie et autres.  Grâce à sa formation et à son expérience, Ramusio devint à cette époque le catalyseur d’une conception nouvelle d’évaluation des récits des découvreurs et des mondes inconnus visités. 

À cette question d'accès aux Indes qui confrontait Venise s'ajoutait celle des peuples inconnus. Qui et quoi habitaient ces mondes inconnus?  Quelles étaient leurs us et coutumes?  Des explorateurs  parcouraient le monde rapportant des choses les plus bizarres, les plus invraisemblables.

Il publia ces récits, quelque cinquante, dans une oeuvre de grande envergure éditée en trois tomes intitulée Delle Navigationi et Viaggi.  Encore aujourd'hui, l’envergure de cette oeuvre est des plus
surprenante.
 
Récit de l'exploration de la France aux Indes Occidentales
 

Le troisième volume (terzo volume) de Delle Navigationi et Viaggi

Le troisième volume de cette oeuvre Delle Navigationi et Viaggi fut publié en 1556.  Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves: la première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535.  Ce volume renferme de plus les récits de plusieurs autres explorateurs, Cortez, Verrazano, et autres de même que quatre exposés par Ramusio lui-même sur la nature des explorations. 

Ce trisième volume est un document historique de première importance qui aujourd'hui nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle.  Il constitue pour Montréal, le Québec et le Canada une richesse patrimoniale de première importance.

En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que fit Cartier dans le mémoire qu’il remit quelques années plus tôt au roi de France, François Ier.
Au BRIEF RECIT, Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga par lequel il illustra la venue de Jacques Cartier à Hochelaga, bourgade sise dans le mont Royal. Plus encore, Ramusio reproduisit les collines du mont Royal. 

Ce plan La Terra de Hochelaga montré ci-bas fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Le plan ici montré ci-bas est une une reproduction de ce plan par le peintre Paul-Émile Borduas. Cette toile orne les murs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.

Vue de Hochelaga par Ramusio
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Le lecteur voudra voir le site
L'étonnant plan LA TERRA DE HOCHELAGA

La MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

AVIS AU LECTEUR

Le présent site est partie d'un site d'envergure intitulé LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

La Métropole de Montréal
Vue de Montréal et du Mont Royal
LA METROPOLE DE MONTREAL Carte des continents- VILLE HISTORIQUE NATIONALE - En 1535, Jacques Cartier entre dans les Indes Occidentales, parvient aux trois saults, visite Hochelaga. Il nomme une montagne MONT ROYAL, une montagne qui devient le berceau de Montréal, de la Nouvelle-France, du Canada. En 1541, il revient avec 400 colons fonder Charlesbourg-Royal. L’Europe fait alors état de cette grande découverte: explorateurs, coureurs des bois, marchands, missionnaires parcourent le pays. En 1556, Venise annonce au monde cette exploration des Indes Occidentales. Giovanni Battista Ramusio publie Delle Navigationi et Viaggi et le plan La Terra de Hochelaga illustrant Hochelaga et le MONT ROYAL, Montagne Sacrée. Suivent au Sault-au-Récollet missionnaires, commerçants, coureurs des bois devant des Indigènes médusés. Samuel de Champlain revient en 1611 identifier le site d'une première colonie: place Royale. En 1615,une première messe est dite par le père Denis Jamet.  Puis suit le père Nicolas Viel, Récollet qui en 1625 se noie au Gros Sault. Et peu à peu, l'île alors appelée Mont Réal se peuple. En 1642, une colonie est implantée à PLACE ROYALE avec quelques 40 colons: Ville-Marie. Lorsqu'en 1833 une ville est incorporée, elle se donne le nom de l’île: MONTRÉAL.

CARTE PIERRE DESCELLIERS (1550)

CARTE PIERRE DESCELLIERS (1550)

Tout comme la carte montrée ci-avant, cette carte est également attribuée à Pierre Descellier, cartographe de l'école de Dieppe. Chose intéressante, cette carte montre les découvertes de Jacques Cartier et de Jean-François La Rocque de Roberval depuis la colonie FRANCE-PRIME (ou Charlesbourg-Royal) que la France avait fondé à Stadacone, plus précisément à Cap-Rouge. Depuis France-Prime, les deux explorateurs revinrent à la rivière des Prairies voir les 3 saults qui avaient bloqué la route à Cartier. L'histoire nous raconte:
JACQUES CARTIER -
Le 7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de PaimpontPlaque à la colonie de Charlesbourg-Royal et d'une suite, reprend son parcours vers l'ouest. Chemin faisant, il revoit le chef d'Achelaï à qui il donne un manteau garni de grelots et laisse deux adolescents pour y apprendre la langue du pays.  Le 1er octobre 1541, il arrive au pied d'un saut, à deux lieues de Tutonaguy. Cartier ne mentionne pas le nom d'Hochelaga. Était-ce Hochelaga? On ne sait pas. - Puis, avec 4 guides, il arrive à un deuxième sault. A l'aide de bâtonnets, les Indiens lui signalent un troisième sault, ...."qui est avant d'arriver au Saguenay...." La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults.
LA ROCQUE DE ROBERVAL -
Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes
étaient restées à Cap-Rouge.

oooooooooo

REMARQUER (point jaune) :
Noter que ce plan fut publié quelques huit ans après ces incidents. Au plan, Descelliers montre le Mont Royal avec ses trois (ou quatre) collines. De plus Descelliers y a inscrit (peu lisible à cette échelle) l'incident de la perte de huit hommes par La Rocque de Roberval.

Montréal-Nord peut être fier des événements survenues sur son territoire aux premières heures de la Nouvelle-France. La rivière des Prairies constitua alors la porte d'entrée dans les Indes Occidentales. Aussi, les territoires environnant Montréal-Nord sont riches en lieux de mémoire. Ces lieux ont peu à peu été effacés du conscient des gens. Site de passage en 1535 de Jacques Cartier en route vers Hochelaga, la rivière des Prairies fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à 1642, le Sault-au-Récollet fut la porte d'entrée des missionnaires, des explorateurs, des aventuriers, vers l'intérieur d'un vaste territoire alors inconnu, les "Indes Occidentes". Peu à peu, ils pénétrèrent les Grands Lacs, descendirent un vaste fleuve, le Mississipi, puis colonisèrent son entrée, la Nouvelle Orléans. Puis ils explorèrent la vaste mer découverte par Christophe Colomb en 1492. Le golfe du Mexique.

Dans l'étude de l'histoire des débuts de Montréal, ceux de Montréal-Nord, la récente découverte de l'Internet ouvre une fenêtre toute grande sur des faits aujourd'hui oubliés. En fait, l'Internet constitue une nouvelle bibliothèque aux possibilités immenses. Tout comme aux siècles passés la TÉLÉVISION, le TÉLÉPHONE, l'AUTOMOBILE étaient absents du quotidien des gens, cette invention appelée INTERNET fait maintenant partie des facilités maintenant à la disposition du public. Reliant les quatre coins du MONDE, cette invention permet, ce dans la tranquilité du foyer, de consulter des documents hier inaccessibles.

Tout comme hier, il fallait à l'usager connaître les modalités d'emploi du téléphone d'alors - lever l'écouteur - tourner la manivelle - demander la communication.- et encore - l'usager désirant exploiter les ressources de l'Internet. doit apprendre l'abécédaire d'utilisation de cette invention. Certes, l'usager doit posséder un ordinateur, MAC ou PC, De plus l'usager doit se brancher au réseau Internet MONDIAL, ce qui requiert un appareil appelé "modem" reliant votre appareil au serveur que vous avez choisi.

Carte FRANQUELIN -1685 Carte de Montréal par FRANQUELIN  -1685

 

PLAN JEAN-BAPTISTE LOUIS FRANQUELIN -1685

Source: Library of Congress, Wash. DC
Amérique septentrion.lle [i.e. septentrionale] : composée, corigée, et augme¯tée, sur les iournaux, mémoires, et observations les plus justes qui en ón'´etes.tes en l'année 1685 & 1686, par plusieurs particuliés / par I Baptiste Louis Franquelin, g[éographe] du Roy.

 

(AGRANDISSEMENT
DU PLAN CI-JOINT)

REMARQUE - Le plan montré ci-haut, un plan largement déformé, illustre l'importance que jadis la rivière des Prairies occupait comme voie de canotage principale dans la région de Montréal. Ce plan démontre comment le fleuve Saint-Laurent occupait alors qu'une importance fort secondaire L'on voudra aussi retenir que la date de parution du plan, année 1685, a peu de rapport à sa date de conception. À cette époque, ces plans étaient considérés comme secret d'État et n'étaient rendu public que plusieurs décennies après leur conception. Une bonne date de conception pourrait davantage être 1650 ou environ.
Explorations des Indes Occidentales par Samuel de Champlain


INDES OCCIDENTALES - LA CONFRONTATION DE DEUX CULTURES

Scène de traite de fourrure
LES COMMERCANTS

LES COUREURS DES BOIS - FOURRURES

Suite à la venue de Jacqques Cartier à Hochelaga, les commerçants comprirent très tôt qu'au Courreur des bois en hiver lieu d'attendre que les nations indiennes viennent à eux, il était de leur intérêt d'aller à eux, de se faire coureur des bois, et d'aller chercher eux-mêmes la précieuse marchandise chez les Indiens. Ils appelèrent ces territoires "les pays d'en haut". Suivirent alors tous ceux pour qui ce nouveau pays représentait un défit à relever et des opportunités d'affaires à cultiver.

Ce nouveau phénomène fut aidé par les grandes distances que ces coureurs des bois pouvaient parcourir en peu de temps: quelques 70 km par jour. Leur nourriture était frugale: une pinte de maïs et une once de gras par jour. Chose prévisible: plusieurs adoptèrent le mode de vie des Amérindiens. En 1680, l'intendant Duchesneau estima à 800 le nombre des coureurs des bois.

Pour l’exploration des territoires inconnus et les grandes distances, le canot s’avéra le moyen de transport indispensable. Grâce au canot, Des Groseillers, Radisson, Nicollet, Jolliet, Marquette et tous les autres pénétrèrent toujours plus avant à l'intérieur des Indes Occidentales, à la fois pour le bénéfice du commerce des fourrures et la recherche de la mer de l’Ouest sise pour plusieurs à pas très loin.

          En 1681, on réglementa le système. On institua les permis de traite. Nombre de coureur des bois passèrent outre à cette réglementation. Aussi, peu à peu, le mot coureur des bois sera associé à désobéissance et à libertinage.

LES INDIGÈNES DU CANADA

Deux grandes familles d'Amérindiens habitaient la Indiens d'Amériquevallée du Saint-Laurent.

LES ALGONQUIENS - Cette famille était composée principalement des Algonquins, des Cris, des Ojibwés, des Micmacs, des Naskapis, des Abénaquis et des Montagnais. Ils formaient une société nomade, patriarcale dans laquelle l'homme chassait et la femme cueillait. Vivant dans des wigwams, les algonquiens se déplaçaient l'été en canots; l'hiver, en raquettes ou en toboggan. La chasse et la traite des fourrures était leur mode de vie traditionnel. Ils devinrent les alliés aux Français.

LES IROQUOIENS - Contrairement aux Algonquiens, les Iroquoiens étaient sédentaires et vivaient dans des «maisons longues».  Cette famille comprenait les Hurons, les Tobaccos et les Iroquois. Ils vivaient de l'agriculture, cultivant particulièrement le maïs, les haricots et les courges. Leur terre épuisée, ils déménageaient en un autre endroit plus favorable à l'agriculture, souvent après dix à vingt ans d'occupation. Leur société était de type matriarcal. Elle imposait que l'homme marié se rende vivre alors avec les membres du clan de son épouse. Des Iroquoiens, seuls les Hurons furent les alliés des Français. Les gens d'Hochelaga était fort probablement Iroquoiens.

COUTUME DES IROQUOÏENS HABITANT LA BOURGADE DE HOCHELAGA.

Les données archéologiques provenant de nombreux sites de l’Ontario, de l’État de New York et du Québec permettent de répondre à la question des habitudes de vie des Iroquoiens, en particulier de celles des Hochelaguiens. Au 16e siècle, les Iroquoïens occupaient des villages horticoles semi-permanents en retrait de l’axe fluvial, à proximité d’un sol favorable à leurs activités horticoles.Hochelaga au Mont Royal  Les villages habituellement palissadés étaient composés de maisons-longues abritant plusieurs familles nucléaires (6 à 12 regroupant de 25 à 60 personnes) liées entres elles principalement par des liens de parenté matrilinéaires. L’industrie lithique était marginale alors que la poterie marquée de décorations élaborées s’avérait abondante et différenciée selon les groupes iroquoïens.
L’adoption des cultigènes (maïs, courges, etc.) dans la diète ne s’est intégrée véritablement dans l’Iroquoisie qu’au début du 10e siècle, provocant ainsi une véritable révolution. En effet, peu à peu, les protéines provenant de gibier et de poisson devinrent complémentaires et s’avérèrent secondaires dans le régime alimentaire. Les Iroquoïens commencèrent alors à pratiquer une sédentarisation basée sur le cycle d’épuisement des terres lesquelles étaient cultivées d'une durée de 10 à 20 ans. Ce pattern d’exploitation, combiné à d’autres facteurs explique vraisemblablement l’abandon d’Hochelaga par ses occupants (
La Société Archéobec

LES MAISONS LONGUES DES IROQUOIENS
Village Hochelaga

LA REMARQUABLE CÉRÉMONIE DE COMMMÉMORATION DES MORTS

L’enterrement des morts était pour les Amérindiens chose sacrée. Gabriel Sagard , récollet, dans son magnifique livre LE GRAND VOYAGE DU PAYS DE HURONS nous a laissé une description détaillée des funérailles entourant les morts.Commémoration des morts au Mont Royal
”....ils prennent le corps du décédé, l’enveloppent de fourrures, le couvre d’écorces d’arbres fort propres, puis l’élève sur quatre piliers sur laquelle ils font une cabane, couverte d’écorces d’arbres de la longueur du corps...autres qu’ils mettent en terre....” Puis Sagard décrit comment après le décès et souvent quelques années plus tard, plusieurs tribus se rassemblent, chacune apportant les os de ses défunts après les avoir nettoyés de leur chair. Puis l’on groupe les os les mettant ensemble dans un ossuaire commun et ... "étant tous assemblés ils prennent les os qu’ils ont apportés et les mettent en un lieu commun et font la fête”... Et c’est ainsi qu’ils entendaient libérer les esprits ancestraux de leurs attaches terrestres et les mener en paradis tout en se libérant eux-mêmes de leur deuil. Plus encore, cet ossuaire commun dans lequel frères amis et ennemis étaient mis ensemble devenait l’image de l’union qui devait dorénavant prévaloir entre les vivants. Tout indique que le mont Royal a été témoin de ces cérémonies ancestrales.

LES CONFRONTATIONS

En 1603, les Français par François Gravé du Pont accompagné de Samuel de Champlain concluèrent une malheureuse entente de support aux Algonquiens et de guerre aux Iroquois. Aussi, les premiers contacts entre Iroquois et Français furent violents. En 1609 et 1610, les Agniers, une famille des Iroquois, furent battus Combats du Lac Champlain par les Hurons et les Algonquins alors aidés par Samuel de Champlain et ses hommes. De plus, les Mohicans les empêchaient d'avoir accès aux commerçants hollandais établis à Fort Orange (l'actuelle Albany). Les Agniers réussirent à chasser cette nation de la partie inférieure de la vallée de la rivière Mohawk et établirent des liens commerciaux avec les Hollandais.

En 1615, Champlain et ses alliés amérindiens envahirent le pays iroquois. La bourgade iroquoise était fortifiée d'une triple palissade. L'attaque échoua et Champlain se replia sur le Saint-Laurent.

En 1635, face à une diminution des prises de castors, les Agniers réagirent en se livrant à la piraterie. Ils tendirent des embuscades aux canots hurons Scène de scalpe arrivant par la rivière des Outaouais chargés de fourrures à échanger avec les Français du Saint-Laurent.   En 1649, les Agniers et les Tsonnontouans effectuèrent une campagne militaire décisive. Une armée de quelque mille guerriers parcourut le sud de l'Ontario pendant l'hiver. En mars, elle envahit le pays huron et détruisit les villages de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvaient des missions jésuites. Victorieux, les Agniers et les Tsonnontouans jugèrent s'être assez battus et retournèrent dans leur pays.

Démoralisés et déchirés par de graves conflits internes entre partisans et adversaires des missionaires, en 1649 les Hurons abandonnèrent leurs village et se dispersèrent. Plusieurs cherchèrent refuge chez leurs anciens ennemis iroquois.  De fait, beaucoup d'Iroquois d'aujourd'hui ont sans aucun doute des ancêtres hurons, et la culture iroquoise actuelle a probablement incorporé des éléments hurons suite à l'afflux d'un grand nombre de réfugiés Martyres canadiensde cette nation en pays iroquois. D'autres Hurons trouvèrent refuge au Sault-au-Récollet, à Ville-Marie et à Québec. Tandis qu'en période de guerre, les armées de la Nouvelle-France envahissaient le pays iroquois, les missionnaires servaient d'intermèdes dans les périodes de paix.

Le succès des missionnaires fut aléatoire. Un exemple de succès: ils convainquirent les Iroquois, surtout des Agniers, de s'établir sur les rives du Saint-Laurent. Ceux-ci étaient ainsi soustraits à l'influence de leurs compatriotes non chrétiens et de leurs voisins anglais. Car à l'époque, l'Angleterre s'était emparée de la Nouvelle-Hollande et l'avait rebaptisée New York. Généralement, les Iroquois convertis se ralliaient à la cause française et se joignaient aux forces françaises qui, à la fin du XVIIe siècle, envahissaient le pays iroquois.

En 1701, la Confédération des Iroquois négocia des traités de paix avec la France et l'Angleterre. En Nouvelle-France, ce traité de paix sera appellée la Grande Paix. Au XVIIIe siècle, la plupart des Iroquois demeurèrent neutres dans les conflits entre ces deux pays ennemis. Des Agniers proches d'Albany servaient parfois d'auxiliaires dans les armées anglaises,tandis qu'une partie des Tsonnontouans s'alliait parfois aux Français, particulièrement après que ceux-ci eurent établi un poste à Niagara en 1720. Les Agniers catholiques du Saint-Laurent étaient évidemment d'actifs alliés des Français.


Grand Chalet au Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de La MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Thurstan Topham #14
Combat de Dollard-des-Ormeaux au Long-Sault pour sauver la colonie.

La venue en 1535 de Cartier à Hochelaga se fit dans un climat de grande amitié. Mais bientôt ce climat amicale fit place à des confrontations guerrières contre ces nouveaux arrivants dans lesquelles nombre de tribus indigènes iroquoiennes s'impliquèrent. La scène ici montrée nous informe de l'un des plus meurtriés: le combat du Long-Sault où Dollard des Ormeaux périt avec ses compagnons.

Scène du combat du Long-Sault

 

LES GUERRES DE RELIGION RETARDENT LE DÉVELOPPEMENT DE LA NOUVELLE-FRANCE

 

LA ROCHELLE - CENTRE COMMERCIAL IMPORTANT

Au 16e siècle, les Rochelais se distinguent par leur dynamisme dans leLA ROCHELLE  commerce des fourrures et des pelleteries d'Amérique du Nord. La Rochelle devient la plaque tournante de l'importation des fourrures en Europe, la rendant économiquement supérieure au port de Londres. Castor, marmotte, martre, renard, ours, loutre, pékan, vison, loup, lynx... pour ne citer que les principales fourrures qui transitent à La Rochelle. Des secteurs entiers de l'économie dépendent de ces importations : chapellerie, mégisserie, chamoiserie, tannerie, fourrure... et font vivre non seulement la région, mais aussi Paris et des places étrangères, notamment pour le négoce de la fourrure.

 

France divisée entre les religions
VILLE DE LA ROCHELLE - EN 1598, ÉDIT DE NANTES
Catholicisme contre Protestantisme


Le rejet par Martin Luther en 1527 des pratiques religieuse, en particulier du comportement du pape, prince de l'église romaine (et de la Vertu des Indulgences), sonne le début de la RÉFORME. L'autorité papale est rejetée. Des pasteurs remplacent les prêtres. L'idée de la liberté chrétienne fait son chemin dans les esprits. Le développement de l'imprimerie accélère la diffusion des écrits de Luther.  Le Protestantisme donne priorité à l'action et à la liberté individuelle d'entreprendre. L'idée séduit la noblesse et la bourgeoisie des grandes villes marchandes, telle celle de La Rochelle. Avec le nouveau marché qu'offre les Indes Occidentales, La Rochelle devient un foyer important de cette nouvelle religion.

Dans une oeuvre de conciliation, en 1598, le roi Henry IV, ami de Montaigne, promulgue l'EDIT DE NANTES, un édit de Tolérance, le geste le plus éclairé de son temps ... Ce geste de grande conciliation mettra fin aux affreuses guerres de religion qui mirent au second plan les efforts de la France aux Indes Occidentales. Suite à la promulgationde cet édit, Samuel de Champlain entrera en scène.

UNE PÉRIODE TROUBLEÉ

Durant la seconde Roi de la paix Henri 4demi du 16e siècle, la côte est de la France est déchirée entre deux conceptions de la religion, - celle des Réformistes (ou Luthériens) et celle des Catholiques traditionnels. C'est dans ce climat de confrontation que Henri de Navarre est né en 1553.  Élevé protestant et destiné à devenir le premier roi Bourbon de France, un pays en majorité catholique, en 1593 il est contraint d'abjurer le protestantisme. Henri comprend qu'il lui faut faire un compromis pour restaurer de l'ordre. Il sera sacré roi à Chartres le 27 février 1594.

Soucieux du besoin d'une reconciliation, en 1598, il publie l'Édit de Nantes, un édit de tolération religieuse. Cependant, les nobles catholiques le voient comme une menace à leur foi et aux privilèges reçus de la monarchie catholique. Malheureusement, Henri IV est assassiné en 1610.

EN 1628 LAROCHELLE EST ASSIÈGÉE ET ANÉANTIE
RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES PAR LOUIS XIV

Contrairement à l'Édit de Nantes (un édit aussi appelé l'Edit de Tolérance) promulgé en 1598 par le roi Henri IV, eCardinal Richelieun 1628, le cardinal Richelieu assiège la ville et fait bloquer tout accès terrestre et maritime. Plus de 20.000 Rochelais périssent de famine. La ville tombe. Quelques 5.000 rescapés se rendent. Les muraillesCardinal Richelieu à LaRochelle  sont rasées, à l'exception des trois tours du front de mer. La Rochelle est ruinée. Résultat, nombre de Rochelais viennent grossir les quelques 20,000 colons européens immigrant d'Europe vers la Nouvelle-Angleterre, À la même époque, en 1626, Québec compte sous Samuel de Champlain 43 colons. Malgré cette catastrophe, LaRochelle renait.  

Mais en octobre 1685,
l'Edit de Nantes est révoquée par le roi Louis XIV qui signe l'édit de Fontainebleau. Par cet Édit, Louis XIV, ce Roi Soleil, interdit tout exercice de la religion protestante et toute émigration des protestants. À LaRochelle, les protestants se convertissent ou catholicisme ou partent. Une seconde fois, nombre de Rochelais quittent pour les colonies en Hollande, en Afrique du Sud (Nouvelle Rochelle) et outre-Atlantique, Ils fondent près de Boston New Rochelle.

QUE PENSER DES GUERRES DE RELIGION ?

En 1610, Henri IV est assassiné. Face aux autres pays européens, le roi et son ministre Richelieu veulent constituer un Etat fort et uni dans une religion. La Rochelle qui bénéficie de nombreux privilèges se trouve en marge de cette notion de l'Etat. La ville dispose d'une armée et de fortifications. De plus, administrée par un maire élu et entouré d'échevins, elle commerce avec l'Anglais, ennemi juré du roi. Derrière ses impressionnantes murailles, pour certains, elle constitue une menace à l'État. Mais que penser de ces guerres de religion.

" Il y a plus d'un siècle et demi, l'historien canadien français François-Xavier Garneau ébranla le monde intellectuel de son temps en remettant en cause les fondements catholiques de l'histoire de la Nouvelle-France. De descendance huguenote, Garneau suscita une polémique telle que son ouvrage majeur sur l'histoire du Canada allait en subir des modifications importantes quant au sens de son contenu dans les éditions subséquentes. Il faudra attendre le XXe siècle pour que son petit-fils, Hector Garneau, publie l'oeuvre dans son intégrité première et sans modification, c'est-à-dire la version de la toute première édition (1).

Une des hypothèses majeures de l'oeuvre de François-Xavier Garneau fait référence à l'exclusion des huguenots de la Nouvelle-France en 1627: «Comment pardonner jamais au fanatisme d'avoir rendu si pénible et parfois si poignant le sort de tout un peuple et compromis, gravement peut-être, son avenir» (2). L'historien soutient que le fanatisme religieux, manifesté en Nouvelle-France par l'exclusion des huguenots, allait peut-être hypothéquer le devenir même de notre peuple.

En effet, la Nouvelle-France se privait ainsi de toute l'expertise marchande, entrepreneuriale et bancaire des huguenots qui, persécutés en France, ne demandaient qu'à émigrer vers de nouvelles contrées. Malheureusement pour la Nouvelle-France, les huguenots iront nourrir de cette expertise l'ennemi anglais au sud en s'établissant dans les colonies de New York, du Connecticut et du Massachusetts dès le XXe siècle (sic). Les huguenots retrouveront dans ces colonies anglaises une liberté religieuse tant souhaitée qui concourra à leur prospérité et à la prospérité de leur terre d'accueil. Aussi, ils fonderont New Rochelle (en souvenir de La Rochelle... ) et New Platz.

Il existera en Nouvelle-France une crainte de voir les huguenots des colonies anglaises se venger de toute la répression subie en France en s'en prenant à la Nouvelle-France à l'aide de l'ennemi anglais. Les colons anglais et les huguenots développeront entre eux une alliance naturelle fondée sur une tradition protestante d'indépendance d'esprit, de résistance à l'oppression et de mentalité entrepreneuriale. Un mémoire informe le roi de France d'une menace face à «la fureur des hérétiques [sic] françois qui se sont réfugiez en grand nombre dans la Nouvelle-Angleterre et font la principale force de cet armement, et qui publient hautement qu'ils se vengeront sur les Ecclésiastiques, les Religieux et les Religieuses de ce païs"

"Guerre de religion" par MICHEL GAUDETTE Historien      


 

3 - Grande traversée de Samuel de Champlain
(recherche d'un site pour une colonie)

Au printemps 1603, François Gravé, sieur du Pont débarque en Nouvelle France accompagné d'un géographe, Samuel de Champlain sous mandat de Aymar de Chaste, gouverneur de Dieppe et titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France (le sieur Chauvin de Normandie était décédé quelque temps auparavant). Ils viennent en observateur sur volonté royale. De Chaste avait demandé à Pont-Gravé de recevoir Champlain (alors connu comme géographe) en son vaisseau et lui faire connaître ces lieux. Ils parviennent à Tadoussac le 24 mai 1603. Le 27 mai, Champlain traversent l'embouchure du Saguenay et descendent à la Pointe aux Alouettes. Non loin de là se trouve la cabane du grand chef algonquin Anadabijou. Ils lui rendent visite.

Ce dernier est alors en plein festin, au milieu d'une centaine de guerriers. Il accueille les nouveaux arrivants. Un conseil Amérindien se réunit aussitôt. Champlain dévisage curieusement ces autochtones qu'il découvre. L'un des Amérindiens qui accompagne Champlain et qui revient de France, se lève et parle amplement du pays qu'il a visité. Il raconte l'entrevue qu'il a eu avec Henri IV roi de France. Il explique que le roi voulait du bien à tous les Algonquins et désirait peupler leur terre. Pendant ce temps le calumet circule. Champlain et Pont-Gravé aspirent à leur tour de grandes bouffées de fumée d'herbes.

Le conseil se termine. Mais ni Champlain, ni Pont-Gravé ne se doutent que la politique qui vient de s'élaborer dominera le siècle tout entier qui s'ouvre. C'est ici que les guerres iroquoises viennent de se décider. Elles séviront jusqu'à la Grande Paix de Montréal en 1701. La rencontre fatidique faite, le 18 juin 1603, ils quittent pour le Grand Sault Saint-Louis. Cette entente de Samuel de Champlain aura par la suite des effets des plus négatifs dans le développement de la Nouvelle-France.

La rivière des Prairies en 1603
Voie d’entrée de Samuel de Champlain

Samuel de Champlain fit plusieurs visites à Montréal qu’il appela alors “le Sault” ou encore “Le Sault Saint-Louis” et encore parfois la “Mission Saint-Louis”. Il visita une première fois l’ïle en 1603 à titre de géographe assistant de François Gravé, sieur du Pont lequel était le chef d’expédition. Bien que sa description générale de la configuration des lieux laisse à désirer, son arrivée au SAULT est surprenante et nous permet de reconnaître l’endroit où alors il se trouvait. Il nous informe:

.... "nous arrivasmes cedict jour à l'entrée du sault...et rencontrâmes une isle qui est presque au milieu de laditte entrée... d'un quart de lieuë de long....où il n'y a que trois à quatre ou cinq pieds d'eau, et aucune(s) fois une brasse ou deux... et tout à coup n'en trouvions que trois ou quatre pieds...Du commencement de la dite isle qui est au milieu de laditte entrée, l'eau commence à venir en grande force"..(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 101, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Cette description nous permet d’entrevoir où Samuel de Champlain se trouvait alors: à l’ÎLE DE LA VISITATION.   Puis approchant le Sault Saint-Louis que Jacques Cartier n’avait pu franchir, le 2 octobre 1535, il nous informe que:

..”Venant à approcher dudict Sault avecq nostre petit esquif et le canot, je vous assure que jamais je n’ai vu un torrent d’eau desborder avec une telle impétuosité ..... n’étant que d’une brasse ou de deux, et au plus de trois” ...(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 103 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Remarquons ici que Jacques Cartier dans son récit nous informe que trois saults d’échelonnaient d’une distance de quelques 6 lieues. Samuel de Champlain pour sa part nous informe dans son reportage d'une longueur de trois ou quatre lieues.

..”Nous fumes par terre dans les bois, pour en veoir la fin, ...où l’on ne voit plus de rochers, ny de saults.... et ce courant contient quelques trois ou quatre lieuës”....(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 104 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Ce disant, Samuel de Champlain confirmait ce que les visiteurs précédents dont Jacques Cartier, Jacques Noël et d’autres avaient confirmés.

Notons ici qu'à cette époque, la notion de distance n’avait pas de valeur précises (bien que plusieurs auteurs attribuent une longueur de 3 milles à un lieue) les distances mentionnées sont d’un même ordre de grandeur. Ajoutons de plus que les caractéristiques topographiques d'un site peuvent grandement changer avec le temps, en particulier celles d'une rivière.

La grande traversée de Samuel de Champlain
de la rivière des Praries vers le fleuve Saint-Laurent (1611)

Samuel de Champlain sur l'île du Mont Royal

L’un des mandats dont Samuel de Champlain devait s’acquitter était de celui de trouver dans la région de Montréal, peut-être au Sault Saint-Louis ou à quelque autre endroit sis sur cette rivière des Prairies, le site d’une future oolonie. Il nous informe qu’il visita divers lieux le long de cette rivière, ce jusqu’au moment il entreprit en 1611 de traverser l’île et de marcher quelques 18 milles pour finalement aboutir dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Montréal.

....”Après avoir visité d’un costé et d’autre, tant dans les bois, que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d’une habitation, et y preparer une place pour y bastir, je cheminay 8. lieuës par terre costoyant le grand sault par les bois qui sont assez clairs, et je fus jusques à un lac, où notre sauvage me mena”... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain venait d’identifier le site d’une nouvelle habitation, d’une nouvelle colonie à laquelle son supérieur, le Duc de Ventadour, Vice Roy de la Nouvelle-France (et également dirigeant de la société secrète, la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Autel) portait grande attention. Là son attention fut retenue par la présence d’un petit endroit à l’entrée d’une rivière, une rivière connue par la suite sous le nom de rivière Saint-Pierre. Il nomma cette place, PLACE ROYALE.

..”Mais en tout ce que je veis, ne ne trouvay point de lieu plus propre qu’un petit endroit, qui est jusques où les barques et chaloupes peuvent monter aisément,.... avons nommé la Place royale, à une lieuë du Mont Royal... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838-839 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Gros Sault
Cliquez sur la photo pour lire le texte intitulé
Le Gros-Sault de la rivière des Prairies

Père Marquette au Capitol de Washington, DC

Père Jacques Marquette

Le Capitol - Washington - DC

Don de l'État du Wisconsin

 

Église de la Visitation du Sault-au-Récollet

Église de la Visitation du Sault-au-Récollet

Cette église sise face à la rivière des Prairies commémore la messe à laquelle assista Samuel de Champlain le 24 juin 1615. Plusieurs années plus tard, en 1696, les Sulpiciens construisent le Fort Lorette près du site actuel de l'église.

 

Scène de la première messe à Montréal

La première messe sur l'île du Mont Royal

La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lieu le 24 juin 1615, sur la rive de la rivière des Prairies, par le Père Denis Jamet assisté du Père Joseph Le Caron.

 

Toile de Georges Delfosse

LES RELATIONS DES JÉSUITES (1625-1672)Relation de Isaac Jogues

Au printemps de l’année 1625, 90 ans après la venue de Jacques Cartiersur le mont Royal, un groupe de cinq missionnaires jésuites arrivaient à la falaise de Québec en provenance de France: les pères Lalement, Massé, Brébeuf accompagnés de deux frères convères. Leur mission: la conversion des “sauvages”,en fait des autochtones au message du Christ. Leur première tâche: apprendre les langues inconnues huronne et algonquine. Puis chacun se joignit à un groupe d’indiens à destination des grandes forêts du continent. Là, loin de tout contact avec leurs semblables, ils transmirent la parole de l’Évangile. Nombre d’entre eux n’y revinrent jamais et périrent des supplices que leur imposèrent les indigènes. Puis annuellement, comme leur commandait leur dirigeant, chaque missionnaire produisait le récit de leur séjour auprès de ce l'on appelait alors les "sauvages". Un récit appelé UNE RELATION

 

ÉTIENNE BRULÉ - EXPLORATEUR

ÉTIENNE BRULÉ RENCONTRANT LES PREMIERS DÉCOUVREURS

SAINTE-MARIE-DES HURONSSAINTE-MARIE-DES HURONS

En 1639, les pères Jésuites établissent une mission en Huronnie sur les bords du lac Huron. Le nom: Sainte-Marie-des-Hurons. La mission constituée d’un fort bordait une rivière aujourd’hui connue comme la rivière Wye. Les pères Jean de Brébeuf, Jérôme Lalement et Paul Ragueneau en furent les supérieurs. Puis en 1649, les Iroquois envahirent la Huronnie et massacrèrent les habitants. L’on décida alors de détruire l’établissement . (Source: Archives Nationales du Canada)

 

 
JACQUES MARQUETTE AU SAINTE-MARIE DU SAULT

Père Jacques Marquette

Le Capitol - Washington - DC

Don de l'État du Wisconsin

LE JÉSUITE JACQUES MARQUETTE FONDE             LA MISSION
SAINTE-MARIE DU SAULT

 

C'est à Laon que naît, le 10 juin 1637, Jacques Marquette. À dix-sept ans, il entre chez les Jésuites. Puis il demande à ses supérieurs d'être envoyé dans les misions d'Outre-Atlantique. Il fait preuve de grand courage. Le candidat a lu, dans les relations de la Nouvelle France, par quels sévices, les Iroquois tout particulièrement, répondent auxentreprises des missionnaires. En 1666, il débarque sur le sol de la Nouvelle-France. À la résidence de Saint-Joseph de Sillery, il apprend les langues des peuplades qu'il devra évangéliser. Les connaissances linguistiques acquises, le Père Marquette pénètre hardiment dans l'intérieur du pays. En 1667, il parvient au Sault-au-Récollet. Il y fonde une première mission: Sainte-Marie du Sault.

Il décide alors de prolonger sa route alors vers l'Ouest. Une nouvelle mission est fondée à Michillimackinac: Sainte-Ignace. Des nomades lui ont parlé du "Mitchisipi" ou grande rivière coulant du Nord vers le Sud. Ses bords de cette rivière ajoutent-ils, sont habités par des tribus inconnues des Blancs. Dans l'entretemps, Jean Talon, intendant du Canada a lui aussi, entendu parler de ce cours d'eau. II est hanté par l'idée qui a conduit Jacques Cartier au Canada: découvrir une route vers la Chine. Ce Mitchisipi se jette-t-il à l'Est de La Floride, dans le golfe du Mexique ou en Californie?  C'est ce qu'il faut savoir. Voilà pourquoi Talon désigne à Frontenac, gouverneur de Québec, un jeune trappeur, nommé Jolliet (né à Québec, de parents originaires de La Rochelle) pour tenter l'aventure. Marquette partira avec lui. Ils se rencontrent en janvier 1673, à la mission Saint-Ignace. Après quatre mois de préparation, le 17 mai 1673 les explorateurs quittent Saint-Ignace vers l'inconnu! À Sainte-Marie du Sault,d'autres missionnaires viennent continuer le service aux Sauvages....


LA MER DE L'OUEST

L'entrée de Jacques Cartier dans les Indes Occidentales soulevLA MER DE L'OUEST a très tôt la question à savoir où et quand finalement les Indes elles-mêmes seraient trouvées? Les premiers qui profitèrent des découvertes furent certes les mille et un commerçants et coureurs des bois qui pour eux cette question laissaient froids. À l'instar de Christophe Colomb qui de son vivant fut convaincu d'être parvenu aux Indes, la majorité des arrivants se croyaient à proximité de la Chine et de l'Inde. Aussi, pendant plusieurs décennies, on affirma qu'il serait bientôt possible de naviger sur la mer de Chine (ou Mer de l'Ouest). Les Indes étaient à proximité. Des plans furent préparés à cet effet. Tel celui indiquant la position de la Mer de l'Ouest, position qui s'évéra être celle des Montagnes Rocheuses!

JEAN NICOLLET ARRIVE CHEZ LES GENS DE MER EN 1634

Les Jean Nicollet à la recherche de la mer de Chineinterprètes furent souvent les figures les plus intrépides des débuts de la Nouvelle-France. Souvent natifs de la Normandie et âgés de moins de 20 ans, ils étaient envoyés vivre parmi les Indiens pour apprendre leurs langues et se familiariser avec leurs modes de vie.
L'un d'eux fut Jean Nicollet. Il passa quinze années en pays indien et apprit l'algonquin, l'iroquois et le huron; les Indiens l'appelaient "Maritourinuou" (l'homme merveilleux). En 1633, Champlain lui confia la mission de se rendre chez les Gens de Mer (Ouinipigons) afin de s'enquérir d'un passage vers la "Mer de Chine." L'arrivée chez les Ouinipigons lesquels vivaient dans une région que les Canadiens appelèrent "La Baie Verte", Wisconsin, d'un homme vêtu d'une grande robe brodée de fleurs et d'oiseaux et portant le tonnerre dans les mains sema tout d'abord l'effroi parmi les indigènes. Se croyant arriver en Chine, Nicollet s'était revêtu d'une grande robe de soie....

 

 



LES DERNIERS JOURS DU SAULT-AU-RÉCOLLET


Mission des débuts de Montréal au fort Lorette

En 1696 Vachon de Belmont (sulpicien que les Iroquois aimaient appeler ROBE DE FER) fait construire ses frais une mission, le FORT LORETTE destiné à dégager la Mission, mais également à éloigner les Indiens des cabarets de Ville-Marie où trop souvent ils en sortaient ivres. L'endroit choisi: la rivière des Prairies alors connue comme la rivière des Iroquois, point d’entrée de ceux-ci dont Ville-Marie eut tant à souffrir à sa fondation.

L'illustration est une étude de reconstitution d'un fort dont peu d'information est disponible.

 

LE SAULT-AU-RÉCOLLET

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier dans sa venue au Mont Royal, le lieu fut le témoin des premières instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535, date du premier Européen aux Indes Occidentales, à l'implantation de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut témoin des événements qui marquèrent les débuts de l'histoire de l'île du Mont Royal, une ile qui finalement prit le nom de l'île de Montréal.. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, l'histoire du Sault-au-Récollet tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là au Sault-au-Récollet des lieux de mémoire en nombre élevé qui rappelle les débuts d'un pays, la Nouvelle-France, maintenant le Canada.

Avec l'implantation à Place Royale de la petite colonie de 50 colons à Ville-Marie, le développement de l'île de Montréal se déplaça peu à peu du Sault-au-Récollet à rivière Des-Prairies au fleuve Saint-Laurent.

Les débuts de Montréal
LIEUX DE MÉMOIRE DU SAULT-AU-RÉCOLLET

 

   ÎLE DE LA VISITATION DU SAULT-AU-RÉCOLLET

île de la Visitation de Montréal Avec le développement de Ville-Marie, le Sault-au-Récollet passa au second plan. Priorité fut donné à la nouvelle colonie. Aussi, à la fin du XVIIe siècle, les seigneurs de l'île de Montréal, les Messieurs de Saint-Sulpice, commencèrent à concéder des terres à des colons le long de la rivière Des-Prairies, de la future côte du Sault (aujourd'hui le boulevard Gouin) et, plus au sud, à la côte Saint-Michel (dans l'axe de l'actuelle rue Jarry). Suite aux nombreuses transformations que la rivière Des-Prairies a subi depuis plus de quatre siècles, il ne reste plus que l'église de la Visitation et l'île de la Visitation qui rappelle la mémorable histoire de cette époque.

ÉGLISE DE LA VISITATION DU SAULT-AU-RÉCOLLET - Cette église se situe Église de la Visitation du Sault-au-Récolletau Sault-au-Récollet face à la rivière des Prairies où Samuel de Champlain assista à une messe dite pour lui et ses compagnons durant son passage le 24 juin 1615. Plusieurs années plus tard, en 1689, les Sulpiciens construisent le Fort Lorette près du site actuel de l'église. Les Hurons convertis provenant du Fort de la Montagne (site actuel du Grand Séminaire) furent transférés à cette mission dans le but de les rapprocher de leurs semblables.
L'église actuelle fut construite par les Sulpiciens et ouvert au culte en 1752. Elle est l'une des plus anciennes de l'île de Montréal. Son décor intérieur est l'un des plus splendide.

Chose fort intéressante, cette église dont la présence remonte au coeur la période forte du Sault-au-Récollet construite en remplacement de l'ancienne chapelle du fort Lorette, possède un cadran solaire remontant à ses premiers jours. Il est situé à l'angle ouest du jardin de l'ancien presbythère. Ajoutons ici que Samuel de Champlain avait dès le début de la fondation du Québec doté son habitation d'un tel instrument. (Qui voudra s'intéresser à cet aspect du patrimoine historique du Canada voudra entrer en communication avec la Commission des Cadrans Solaires du Québec)

 

Visitez le Grand Chalet de LA MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Octave Bélanger # 17
An 1611, Samuel de Champlain visite le site de la future colonie Ville-Marie.

En 1611, trente et un ans avant l'implantation de la colonie Ville-Marie, l'île du Mont Royal suscite l'intérêt de la France, Le 28 mai 1611, Samuel de Champlain aborde l'île et fait construire à l'embouchure de la rivière Saint-Pierre (rivière aujourd'hui disparue) un mur d'essai visant à vérifier la qualité du sol. Il reviendra sur l'île en 1613 et en 1615. Ville-Marie, prendra naissance sur ce site en 1642.

Samuel de Champlain au site de Ville-Marie

Suite au Concile de Trente (1545-1563), les élites catholiques de France se lancent dans un vaste programme d'évangélisation tant dans les campagnes européennes qu'en Asie et aux Indes Occidentales. Les efforts missionnaires de la Compagnie de Jésus (ou jésuites, fondée par Ignace de Loyola en 1540) et des Prêtres de la Mission (ou lazaristes, fondés par Vincent-de-Paul en 1625) sont à l'avant-scène de ce mouvement. On constate toutefois qu'il est essentiel de mieux former les prêtres qui prendront la relève une fois passé l'enthousiasme de la conversion. C'est dans ce but que Jean-Jacques Olier fonde un grand séminaire en 1641. Installé dans la paroisse de Saint-Sulpice l'année suivante, l'institution prend le nom de Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice et fonde en 1642 en Canada une mission d'évangélisation sur l'île du Mont Royal, Ville-Marie.

MISSION DE LA MONTAGNE

La Mission de la Montagne par Francis Back

La Mission de la Montagne

L'histoire de la propriété du Grand Séminaire de Montréal, où se trouvent le fort de de la Montagne remonte à 1666. Avec l'implantation de Ville-Marie à Place royale (site choisit par Samuel de Champlain quelques décennies auparavant), les Amérindiens convertis ou en voie de l'être, se groupèrent à proximité de ce fort. Quelques années plus tard, en 1696, les Sulpiciens construisent au Sault-au-Récollet un fort, le Fort Lorette près du site actuel de l'église de la Visitation.

(Reconstitution par Francis Back)

 


UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Développement du Canada
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Indiens d'AmériqueMusée du CanadaCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Débuts de Montréal

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


Fort Lorette de MontréalMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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PAGE NOIRE DE L'HISTOIRE DE MONTRÉALArmoiries désuètes de Montréal

LES ARMOIRIES DÉSUETES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Vous connaissez l'histoire des présentes armoiries de la ville de Montréal et de son drapeau qui tronent sur les destinées de Montréal?  
 Leur histoire débute avec la conquête du Canada par l'Angleterre et l'entrée à Montréal en 1760 des forces armées anglaises.
Très tôt, le conquérant sentit le besoin de définir une image de ce pays en devenir. En 1833, le gouverneur anglais de Montréal fit adopter les présentes armoiries. Le champ de l'écu fut chargé de quatre meubles végétaux, chacun représentant le groupe ethnique considéré important, ou destiné à le devenir. Le groupe dominant ANGLAIS fut représenté par une rose, la rose de la maison de Lancaster. Le groupe IRLANDAIS dont le Québec comptait encore peu de représentant reçu la feuille de trèfle. Sa présence aux armoiries convenait bien avec les croyances religieuses d'un pays traditionnellement catholique. L'ÉCOSSAIS reconnu bon en affaires, y trouva son chardon. Quant au CANADIEN FRANÇAIS qui constituait la large majorité du pays, quelque 80%, reçu son quart. Pour le conquérant, ce groupe était destiné à perdre son importance. Il reçu la fleur de lys.
Fort inopinément, ces armoiries et le drapeau qui les accompagnent, se veulent an l'an 2005 l'image de Montréal. Après deux siècles et demi d'histoire, la ville n'est plus au moment de sa conquête, Ces armoiries appartiennent aux archives. Certes ces armoiries furent quelque peu dépoussièrées en 1938. Mais elles conservent l'esprit de leurs origines. Elles représentent pour le canadien français de Montréal une période douleureuse de son passé. Il fut jadis un temps où Montréal fut le coeur d'un e