Colomb-Cartier
    Shakespeare, please




Colomb Cartier aux Indes Occidentales


MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB

Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues. QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE.


LES ORIGINES DE MONTRÉAL

Suite à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga sur le Mont Royal, Montagne Sacrée, la Sérénissime république de Venise, alors à la recherche d’un voie nouvelle vers les Indes, publia dans les années 1550, ce par G.B. Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime, une oeuvre monumentale en troisterzo volume Delle Navigationi et Viaggi
tomes Delle Navigationi et Viaggi. Cette oeuvre décrivait quelques 50 grandes découvertes faites dans les mondes inconnus. Le troisième tome de cette oeuvre fut publié en 1556.  Il contenait la description des deux voyages en 1534 et 1535 de Cartier aux “Indes Occidentales”. Chose inattendue, ce 3e tome contenait le plan “La Terra de Hochelaga” illustrant la venue de Cartier au Mont Royal. Ce plan de valeur inestimable positionne Montréal comme une des grandes métropoles d’Amérique du Nord. Puis
suivirent en France les guerres de religion. En 1603, le roi Henri IV commandait à François Gravé, sieur du Pont de revoir le lieu visité par Jacques Cartier et d’y amener un cartographe, Samuel de Champlain. Explorant la rivière des Prairies, en 1611 Samuel de Champlain entra quelques vingt milles dans les boisés de l’île et atteignit un grand cours d’eau, le fleuve Saint-Laurent. Il nous décrit ainsi l'événement...."je fis quelques huit lieues par terre cotoyant le grand sault....jusque à un lac où notre sauvage me mena"....Il y identifia alors le site d’une future colonie, site qu’il nomma Place Royale. En 1642, Ville-Marie y prenait place. Peu à peu, le lieu prendra le nom de la montagne: Mont Royal, puis Mont Réal puis finalement Montréal.

(Afin de voir ce plan La Terra de Hochelaga, cliquez sur l'illustration)

La MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

AVIS AU LECTEUR

Le présent site est partie d'un site d'envergure intitulé LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

La Métropole de Montréal
Métropole de Montréal
LA METROPOLE DE MONTREAL Le Monde- VILLE HISTORIQUE NATIONALE - En 1535, Jacques Cartier entre dans les Indes Occidentales, parvient aux trois saults, visite Hochelaga. Il nomme une montagne MONT ROYAL, une montagne qui devient le berceau de Montréal, de la Nouvelle-France, du Canada. En 1541, il revient avec 400 colons fonder Charlesbourg-Royal. L’Europe fait alors état de cette grande découverte: explorateurs, coureurs des bois, marchands, missionnaires parcourent le pays. En 1556, Venise annonce au monde cette exploration des Indes Occidentales. Giovanni Battista Ramusio publie Delle Navigationi et Viaggi et le plan La Terra de Hochelaga illustrant Hochelaga et le MONT ROYAL, Montagne Sacrée. Suivent au Sault-au-Récollet missionnaires, commerçants, coureurs des bois devant des Indigènes médusés. Samuel de Champlain revient en 1611 identifier le site d'une première colonie: place Royale. En 1615,une première messe est dite par le père Denis Jamet.  Puis suit le père Nicolas Viel, Récollet qui en 1625 se noie au Gros Sault. Et peu à peu, l'île alors appelée Mont Réal se peuple. En 1642, une colonie est implantée à PLACE ROYALE avec quelques 40 colons: Ville-Marie. Lorsqu'en 1833 une ville est incorporée, elle se donne le nom de l’île: MONTRÉAL.


CHRISTOPHE COLOMB ET JACQUES CARTIER
AUX INDES OCCIDENTALES

L'homme célèbre et aujourd'hui reconnu comme initiateur de cette grande épopée que fut la découverte des Indes Occidentales, en fait de l'Amérique du Nord et du Sud, est certes Christophe Colomb. Ses démarches auprès de la cour de Castille, en particulier auprès de la reine Isabelle, sont bien connues. Le 3 août 1492 à la tête de trois navires, (tout comme fera plus tard Jacques Cartier en 1535), Christophe Colomb quitte Palos. Objectif: rejoindre les Indes par l'ouest, par le soleil couchant. Après 61 jours de navigation, à la plus grande satisfaction de son équipage, il débarque à San Salvador. Puis il poursuit de nombreuses explorations des Caraïbes. Elles le conduiront à l'embouchure de l'Orénoque, Panama. Puis suivent des dizaines d'explorateurs dont l'histoire retient aujourd'hui que quelques noms:

VESPUCCI: Dès 1499, il entreprend de poursuivre les découvertes de Colomb plus au sud. Il explore les côtes de l'Amérique du Sud.
CABOT: En 1497, sous mandat du roi Henri VII d'Angleterre, il part explorer les territoires inconnus du l'ouest. Ses découvertes sont encore aujourd'hui un sujet de controverse.
CABRAL: En 1500, ce Portugais part vers les mers du sud et découvre les côtes du Brésil. L'édit de Tordesillas confère le territoire au Portugal.
BALBOA: En 1513, cet explorateur poussant plus au sud découvre un nouvel océan, l'océan Pacifique. Il ouvrira la porte à Magellan.
MAGELLAN: En 1519, cet explorateur entreprend le Tour du Monde. En 1521, on le retrouve dans l'océan Pacifique dans une exploration du tour du monde qui prouvera la rotondité de la Terre. L'Europe aura dorénavant la preuve qu'on ne risque pas de "tomber en bas" que de faire le tour de la Terre.
VERRAZANO: En 1524, ce Florentin entreprend avec un équipage français d'explorer pour le roi de France, François Ier, les côtes nord des Indes Occidentales, en fait celles de l'Amérique du Nord. Par le pont Verrazano, la ville de New York commémore cette exploration française.
CARTIER: En 1534, cet explorateur entreprend d'explorer pour François Ier, roi de France, les territoires sis au-delà des Terres Neuves. En 1535, il revient achever son exploration de cette voie d'eau mystérieuse menant peut-être au Cipango. Il pénètre le Saint-Laurent, parvient à Hochelaga (i.e. Montréal), escalade une montagne qu'il nomme MONT ROYAL en l'honneur de son mandataire.
CORONADO: En 1540 et 1541, Coronado explore pour le compte du roi d'Espagne les territoires sis au nord du présent Mexique des territoires qui font maintenant partie des États-Unis.
DRAKE: De 1577 à 1580, cet anglais accomplit à nouveau le tour du monde, le second. Il longe la côte Ouest des Indes Occidentales, en fait de l'Amérique du Nord puis revient en Europe. Il ne fait pas de doute, la terre est bien ronde.
Dans nombre de ces découvertes, les explorateurs furent d'origine italienne. La chose n'est pas surprenante. L'Italie était le coeur de l'Europe, le centre de la Renaissance, de cette culture nouvelle axée sur les arts, le commerce et les sciences de la terre. Parmi les savants de l'époque, il faut compter Giovanni Battista Ramusio. Comme bien des gens de son l'époque, il savait que la terre était sphérique et qu'on pouvait rejoindre les Indes, le Cathay et le Cipango par l'ouest. Il fallait tout simplement trouver cette nouvelle voie.



 Danger de la Mer

LA MER TERRIFIANTE

Au début de la Renaissance, le monde connu des Européens – l'écoumène, ou œkoumène – se résume au bassin méditerranéen et ce qui gravite alentour. L'Afrique du Nord, l'Arabie, le Moyen-Orient, et l'Europe jusqu'à la Scandinavie et à la Moscovie. Pour le commun du peuple, les frontières qui cernent ces terres connues sont réputées infranchissables. Au NORD se trouve le froid et glaces qui empêchent tout passage. Au SUD, en revanche, la chaleur fait entrer en ébullition le sang humain et ainsi exclue donc toute vie. Les mythes et croyances du Moyen Âge ont longue vie. Le monde est plat et circulaire dont le centre est le plus souvent Jérusalem, parfois Rome. La gente plus éduquée, sait mieux. Mais elle a encore ses craintes.

ecoumene

         La carte ci-jointe attribuée à Waldseemuller (1522 environ) illustre comment l'Europe, Venise en particulier, voyait le Monde.  Elle en était le coeur, bien que de nombreux scientifiques et hommes d'État, en particulier les dirigeants politiques de Venise, tel Giovanni Battista Ramusio, voyaient cette image comme surannée.   D'ailleurs, des événements majeurs venaient de poser le principe que cette Europe était obligée repenser ses liens avec les mondes extérieurs, en particulier avec les Indes, source de la richesse de Venise et de l'Europe. Deux siècles auparavant, le vénitien Marco Polo était revenu de Chine avec pour l'Europe des reportages invraisemblables.

LES PREMIERS EXPLORATEURS

Les premiers explorateurs furent souvent des italiens de Gênes et de Venise, deux villes possédant des liens maritimes fort avantageux avec les Indes. Les hommes de ces républiques possédaient une forte tradition de commerce et d'échange maritime avec l'Asie. De plus ambitueux, ils préféraient souvent prêter leur service à des souverains européens désireux l'agrandissement de leur territoire, en particulier à ceux des pays de l'Europe de l'ouest. Des pays ayant face à cette mer Atlantique sur laquelle le soleil se couche.

JOHN CABOT

Au XVe siècle,Cabot la puissance maritime anglaise n'est pas encore établie. Suite à la découverte des Indes Occidentales par Colomb, l'Angleterre comme nombre de pays européens, commandite une expédition de découverte, mais qui restera sans lendemain: elle confie à un Vénitien, à Giovanni Caboto (en anglais John Cabot), la tâche de découvrir par le nord-ouest une voie maritime vers la Chine et les Indes. Le 24 juin 1497, Cabot arrive sur le continent américain, du côté du Labrador, mais ne peut pousser plus loin à cause des glaces. On ignore à ce jour où il aboutit. Mille hypothèses ont été imaginées.

 

Découvertes Indes Occidentales



EN 1492, CHRISTOPHE COLOMB
DÉCOUVRE LES "INDES OCCIDENTALES"

 

Carte du continent - Point d'entrée de Christophe Colomb en 1492
 
carte Amérique ancienne
L'Amérique telle que vue par Venise en 1535. La précision de cette carte est des plus surprenante. Elle démontre la haute qualité des travaux géographiques dont Venise faisait preuve à cette époque. Auteur: G.B. Ramusio.

 

L'ESPAGNE DIT OUI À CHRISTOPHE COLOMB (1492)

Le Portugal fut le premier pays d'Europe à rejoindre les Indes, ce par le sud de l'Afrique. Vers 1484, un navire portugais entrait dans le port de Venise en provenance des Indes avec une cargaison d'épice. Pour la Sérénissime république, cet événement causa un fort émoi. Un pays étranger avait réussi à réaliser ce Venise avait toujours souhaité mais n'avait jamais pu réaliser. S'approvisionner directement des Indes et se passer de tous les intermédiaires, tels ceux d'Alexandrie, qui ajoutaient aux frais de commerce. C'était pour Venise de très mauvaise augure. D'autant plus qu'avec la capture de Constantinople 1453 par les Turcs ottomans, le commerce maritime de Venise était en baisse constante. Malheureusement, le Portugal ne su tirer profit de cette exploit. Plus encore, son obsession d'une route maritime liant l'Europe aux Indes par le contournement de l'Afrique lui fit manquer la découverte du Nouveau Monde.

Exploration Colomb

    Quelques années plus tard, entre en scène un autre Italien, le génois Cristoforo Colombo, Christophe Colomb, un homme tenace à l'esprit exalté convaincu que le meilleur moyen de rejoindre les Indes, n'est pas de naviguer EST mais au contraire de naviguer OUEST par là où le soleil se couche. Homme qui aime préparer soigneusement son projet, dès 1483, il le soumet au roi du Portugal et pour ce faire demande trois caravelles. Puis il ajoute l'octroi d'un titre de noblesse, une amirauté, la vice-royauté des terres qui seront découvertes et enfin une part de 10 % sur tout le commerce qui découlerait de l'exploration. Ses exigences paraissent exorbitantes. Il est éconduit.  

     Colomb passe alors en Espagne, d'abord dans le petit port de Palos puis à Séville, où il retrouve tout un milieu d'affaires génois et florentin. Il obtient en janvier 1486 une première audience avec les rois catholiques Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille à leur cour de Cordoue. On lui accorde une pension, mais on refuse de financer son expédition.  Ses propositions sont soumises à l'université de Salamanque. Elles sont jugées trop vagues. Un moment, Colomb songe à s'adresser au jeune roi de France, Charles VIII. C'est alors qu'un prieur le met en relation avec les frères Pinzón, des marins qui projettent également de naviguer vers l'ouest. Ils seront sa planche de salut. En 1492, l'Espagne libre d'effectuer un investissement aventureux décide favorablement. Mais le projet ne suscite pas de grands espoirs.

       Son projet accepté, lui et les frères Pinzón partent de Palos le 3 août 1492 avec trois caravelles. La Niña, la Pinta et la Santa María avec environ 90 hommes. Sur les voiles sont peintes de grandes croix. En mer, les navires descendent d'abord en latitude et font voile vers les Canaries, où ils se réapprovisionnent avant de filer plein ouest,

        Tout au long de la traversée, Colomb tient scrupuleusement un journal de voyage. Faussant les distances parcourues pour amoindrir l'angoisse du voyage, Colomb réussit à tenir son équipage bien en main. Après trente-six jours de navigation, le 12 octobre 1492, on aperçoit au loin des feux dans la nuit. Avec les premiers rayons de soleil, la terre apparaît. L'île de Guanahani, aux Bahamas, que Colomb baptise San Salvador. Les gens rencontrés sont certes des Indiens....

Voyages Colomb

UN RETOUR TRIOMPHAL

Cuba est atteinte le 27 octobre 1492; comprenant qu'il s'agit d'une armoirie Colombgrande île, Colomb croit être arrivé au Cipango (le Japon). Le 6 décembre, les trois caravelles accostent à Haïti – que l'amiral baptise «Hispaniola», l'île espagnole, où la Santa María s'échoue. La caravelle doit être abandonnée, avec quelques volontaires qui ne peuvent trouver place pour le retour sur les deux autres navires. Le 16 janvier 1493, Colomb se lance à la recherche de Matinino, l'île aux femmes seules, où, dit-on, l'or abonde. En fait, on trouve beaucoup d'indigènes dans les îles, mais pas de mines d'or. Quelques Indiens sont embarqués, dans le dessein de les évangéliser, d'en faire des interprètes et de preuve de la découverte. Le 15 mars 1493, sept mois après son départ, Christophe Colomb rentre à Palos. Précédé par l'annonce de sa découverte, il y fait une traversée triomphale de la Péninsule et rejoint la cour royale qui se trouve alors à Barcelone.

Là, la cour royale lui octroi le droit d'afficher des armoiries montrées ci-contre. Colomb est annobli par les souverains. Ils lui permettent de mettre sur ses armoiries les armes royales: un château et un lion occupant les quartiers supérieurs. Sur les quartiers inférieurs on y inscrit les symboles de ses exploits: des îles vertes de la Mer Océane et des ancres de navire.

Le deuxième voyage.
À peine arrivé, Colomb pense déjà à un second voyage encore plus ambitieux. En septembre 1493, il repart de Cadiz avec 17 navires et 1500 hommes. But: fonder une colonie. Le fort de l'année précédente est détruit. Il installe sa colonie à Isabela. Puis il repart avec trois caravelles explorer la côte sud de Cuba. Son enthousiasme d'avoir trouvé l'Asie, ce qu'il croît, n'est pas diminué. Il est de retour en 1496.

Le troisième voyage.
En 1498 il repart avec 8 navires. 5 navires sont détournés vers Hispaniola pour soulager la colonie. Le 31 juillet, avec trois navires il parvient à l'île de Trinidad, juste en face de la côte sud américaine. Voyant la masse d'eau fraîche se déversant dans la mer il déduit que la côte à l'ouest ne peut être qu'un continent. mais préfère revenir régler les affaires de plus en plus désorganisées de la colonie. Devant les plaintes et rumeurs contre Colomb, Ferdinand et Isabelle dépêche Bodadilla
. Celui-ci fait arrêter les frères Colomb et les renvoie en Espagne pour être jugés.

Le quatrième voyage.
En Espagne, les choses s'arrangent quelque peu. Colomb peut repartir en 1502 mais il a été écarté des affaires de la nouvelle colonie. Il reprend donc son rôle d'explorateur. Il arrive aux côtes du Honduras et descend vers le sud à la recherche d'un passage vers l'ouest. L'or abonde au Panama et provoque des incidents avec les indiens. Colomb apprend qu'il est en face d'un isthme qu'il prend pour l'isthme malaisien. Les quatre navires de Colomb sont un à un perdus. Colomb revient piteusement en 1504 en Espagne.

La fin.
Aigri et frustré par tous les privilèges qu'il avait obtenu au départ et qui lui ont été un à un retirés, Colomb finit sa vie à Séville et meurt en 1506 à Valladolid, toujours persuadé d'avoir atteint les Indes.

1523: JEAN VERRAZANO - UN INTERMÈDE

Ce n’est donc qu’en 1523 que le roi François 1er peut organiser la première expédition française outre-Atlantique. Elle est financée par un groupe de banquiers italiens JEAN VERRAZANOétablis à Lyon et à Rouen. L’objectif assigné à son chef, le Florentin Jean Verrazano, est de découvrir, par l’Ouest, une nouvelle route vers l’Inde et la Chine. Il s’agit de contrebalancer le grand avantage que Magellan vient de donner aux Espagnols en découvrant un passage vers l’Extrême-Orient par le sud de l’Amérique ; il s’agit également de trouver l’or qui manque si cruellement au trésor royal.

Verrazano se heurte au littoral américain. Le premier, il en reconnaît la continuité depuis la Floride espagnole jusqu’à Terre-Neuve, sans espoir de passage vers la Chine ! Maigre consolation : il donne le nom de Nouvelle-France à tous ces territoires abordés.

Mais Portugais et Espagnols veillent jalousement sur leur privilège, l’excommunication menaçant ceux qui enfreindraient le décret d’Alexandre VI. Ce décret constituera un sérieux obstacle pour le roi de France durant encore dix ans.  Mais, en 1533, profitant du mariage de son fils, le futur Henri Il, avec Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII, François 1er obtient la précision officielle que l’acte d’Alexandre VI ne concernait que les territoires connus à l’époque et non ceux restant à découvrir.

 

EN 1534 ET 1535, JACQUES CARTIER
ENTRE DANS LES INDES OCCIDENTALES

Carte du continent - Point d'entrée de Jacques Cartier en 1534,1535 et 1541
 
Exploration Jacques Cartier
L'Amérique telle que vue par Venise en 1535. La précision de cette carte est des plus surprenante. Elle démontre la haute qualité des travaux géographiques dont Venise faisait preuve à cette époque. Auteur: G.B. Ramusio


Jacques Cartier explorateur et navigateur
 
Sous mandat de François Ier, Jacques Cartier entreprend de trouver une voie vers les Indes. Natif de Saint-Malo, il est familier avec les Terres Neuves où les pêcheurs breton viennent chaque année faire des prises fort avantageuses. Sa mission: trouver une voie vers les Indes. Il y viendra certainement trois fois, certains diront quatre fois. La 3e fois, en 1541, sous l'auto
rité du Sieur La Rocque de Roberval, il dirigera l'implantation d'une colonie, la colonie de Charlesbourg-Royal de quelque 400 colons. Implantée à Québec, plus précisément Cap-Rouge,cette colonie constituera la première colonie française au Canada. Malheureusement, cette colonie ne survivra pas.

Cependant, ses nombreux relevés cartographiques et son inventaire des richesses du pays préparera la venue de l'explorateur qui suivra, Samuel de Champlain. Dans sa course vers l'intérieur des Indes Occidentales, il ne put jamais franchir les 3 SAULTS. Sa visite de Hochelaga faite au cours du second voyage constituera le point haut de son exploration. Elle fut marquée en France et à Venise par des publications de première importance.

Exploration Gaspé

 

Relation voyage 1534

DISCOURS DE VOYAGE
1534

Narration du Ier voyage de l'an 1534 à Gaspé
(édition Petit-Val)
1598

LE PREMIER VOYAGE - 1534

Le 20 avril 1534, en compagnie d’une soixantaine de marins, Cartier quitte Saint-Malo. Parti le 20 avril 1534, il arrive au cap de Bonne-Viste (Bonavista) le 10 mai 1535. En quelque vingt jour, il touche les Terres Neuves au cap Bona Vista, puis il longe la côte du Labrador jusqu’au havre Jacques-Cartier. Il côtoie quelques îles dont les Îles-de-la-Madeleine et la pointe nord de l’Île-du-Prince-Édouard. Il longe la côte nord du Nouveau-Brunswick et entre dans la Baie des Chaleurs. Il y rencontre des Amérindiens.

Retenu une dizaine de jours à Gaspé, il entre en contact avec des Iroquoiens de Stadaconé (Québec) venus à la pêche. Il y plante une croix et prend possession du territoire. La saison avancée, il décide de retourner en France ramenant avec lui deux Indiens de Stadaconé, Domagaya et Taignoagny. Ils lui serviront de guides pour ses explorations futures. Par ce premier voyage, Cartier a découvert un nouveau pays, de nouveaux territoires de pêche et préparé la voie à la traite de la fourrure.


Grand Chalet Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de la MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Adrien Hébert # 4
Jacques Cartier atterrit à Hochelaga en 1535.

Le matin du 3 octobre de l'an 1535, Jacques Cartier parvient à Hochelaga, une bourgade sise profondément à l'intérieur des Indes Occidentales. Dans son mémoire le BRIEF RECIT qu'il remit à son roi en 1545, Cartier relate ainsi son arrivée: "...au plus matin, le capitaine s'accoutra et fit mettre ses gens en ordre pour aller voir la ville ...et une montagne qui est contre ladicte ville..." Accompagné des indigènes d'Hochelaga, il entrevoit la bourgade qu'il décrit ainsi ..."et au milieu de ces campagnes est située ladicte ville d'Hochelaga tout près d'une montagne qui est tout autour.... nous nommames cette montagne Mont Royal"....Indien et Jacques Cartier

 

 LE SECOND VOYAGE - 1535-1536

Quittant Saint-Malo le 19 mai 1535 avec trois bateaux, la Grande Hermine, la Petite Hermine et l’Hémerillon, le navigateur accompagné de 110 hommes, des deux Iroquoiens enlevés l'année précédente à Gaspé entre dans le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Stadaconé (Québec). Puis, il poursuit sa course à l'intérieur des Indes Occidentales vers Hochelaga. Là, il sera arrêté par les 3 SAULTS qui lui barrent la voie. Puis il entreprend la visite de Hochelaga, une visite qui demeure encore une aujourd'hui une mémorable page d'histoire du Canada.

La visite de Hochelaga
Le 19 septembre 1535, Cartier et sa troupe font voile à destination de Hochelaga. Arrivant au lac Saint-Pierre, l’eau peu profonde du lac lui barre la route. De plus, de nombreuses îles lui coupent le passage et ...ne nous apparessoit aucun passaige ny sortie... . Il y laisse l’Hémérillon et prend les barques.
Chemin faisant, les Amérindiens lui témoignent un joyeux accueil. La nouvelle de son arrivée à Hochelaga l’a précédé. Le 2 octobre de l’an 1535, il met pied à terre à proximité de Hochelaga. La nuit arrivée, il se retira avec ses hommes à bord de ses barques alors que la foule fêtent sur la berge ...”faisant toute nuict plusieurs feuz et dansses, en disant à toutes heures, aguyase, qui est leur dire de salut et joye”... Tôt, le lendemain matin du 3 octobre, avec ses gentilshommes et vingt mariniers, Cartier prend le chemin de Hochelaga sur une route ”....aussi battu qu’il soit possible de veoyr (voir)... plaine de chaisnes... toute la terre couverte de glan”.... Parcourant ainsi deux lieues (environ six milles), Jacques Cartier peut enfin apercevoir Hochelaga entourée d’une montagne couverte de terres labourées pleines de blé.

...” Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant vne montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing”...

Jacques Cartier constate qu’une montagne entoure la bourgade. Il la baptise MONT ROYAL. ..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”... ce en l’honneur de François Ier, roi de France de qui il tenait le mandat. Puis Cartier et sa troupe sont conduits sur l'une des trois collines de la montagne...”distant dudict lieu d’un cart de lieue” (trois quarts de mille) de la montagne.

..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”...

 

DISCOURS DE VOYAGE 1534

DISCOURS DE VOYAGE

Narration du Ier voyage de l'an 1534 à Gaspé

La visite de Hochelaga terminée, Cartier et sa troupe reviennent à leur pied à terre, à Stadacone pour hiverner. Mais Donnacona est furieux que Cartier soit allé à Hochelaga. Les Indiens se montrent menaçants. On n’ose plus sortir du fortin érigé à la hâte. L’hiver et ses quatre pieds de neige sont terribles pour nos Bretons bientôt en proie au scorbut. Sur cent dix hommes, vingt-cinq périssent et quinze seulement demeurent valides lorsque Jacques Cartier implore solennellement le Ciel par un vœu à Notre-Dame de Rocamadour. Il ne tarde pas à être exaucé, car les jours suivants des Indiens lui montrent un remède : "la tisane d’Anneda". Il s’agit d’une infusion de feuilles de thuya ou cèdre blanc du Canada.

De retour à Saint-Malo, l'enthousiasme de Cartier n’en est pas pour autant amoindri. Il expose à François 1er les nombreux avantages que la France pourrait tirer en ces contrées lointaines outre l’évangélisation que l’Église pourrait y accomplir. En bon catholique, Cartier ose même exposer à son roi qu’il tolère trop facilement "ces méchants luthériens" qui mettent en cause l'autorité de Rome. Il lui cite alors comme modèle le catholique roi d’Espagne Charles Quint qui s’oppose aux revendications des Réformistes.

 

 

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Peintre - Paul-Émile Borduas # 16
Reproduction du plan de l'île de Montréal et du sault Saint-Louis par Samuel de Champlain.

Lors de l’une de ses nombreuses incursions sur l’île de Montréal, Samuel de Champlain, y fit un relevé qui nous révèle des choses fort intéressantes. Le plam montre au centre droit le mont Royal avec ses trois collines, montagne ainsi nommée par Jacques Cartier quelques décennies plus tôt. Les trois collines de cette Montagne Sacrée sont montrées. En haut de l'illustration se trouve le Sault Saint-Louis où un compagnon de Champlain, Louis, se noyat. Tout au bas se trouve Place Royale. Éventuellement Ville-Marie prendra place à cet endroit en 1642.Fleuve Saint-Laurent par Champlain

LE TROISIÈME VOYAGE 1541-1542     Suite au succès des premières explorations, François Ier décide d'implanter sur le rives du Saint-Laurent une importante colonie, une colonie destinée a devenir qu'une partie d'un vaste royaume. Pour ce faire, il nomme un noble de sa cour, le sieur Jean François de La Rocque de Roberval. Comme chef de la première colonie, il nomme Jacques Cartier. Avec quelques 400 colons, Cartier quitte alors Saint-Malo et parvient à Stadacone. Là il choisit de s'établir à Cap-Rouge quelque peu en amont de Stadacone. Le nom de sa colonie: Charlesbourg-Royal. Mais encore une fois, l'hiver s'avère difficile et nombre de colons meurent. Plus encore, les Indiens ne tolèrent plus la présence des Européens. Croyant avoir trouvé de l’or et des diamants, Cartier choisit de quitter la colonie et de retourner en France. Aux Terres Neuves, il rencontre le chef de l'expédition, La Rocque de Roberval qui lui ordonne de rebrousser chemin. Passant outre à l'ordre de rebrousser chemin, Cartier revient en France montrer au roi sa découverte. Les éléments rapportés s'averront n’être que de la pyrite de fer et du quartz.



UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Debut Canada
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Tribus Canada AmeriqueMusee Nouvelle FranceCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Sault au Recollet

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


fort LoretteMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

DONNEZ VOTRE APPUI À CE MUSEE FORT IMPORTANT
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POUR CHRISTOPHE COLOMB ET JACQUES CARTIER, LES INDES DEMEURENT INACCESSIBLES

CHRISTOPHE COLOMB S'EST TOUJOURS CRU ÊTRE AUX INDES

Mais quels furent les résultats de ces deux grandes entreprises? Bien qu'incomplètes, elles eurent des conséquences énorme sur l'évolution du Monde. Christophe Colomb cru toute sa vie avoir atteint les Indes. Plus loin au cours de ses explorations, approchant Cuba, Colomb affirmera que cette ile constitue la province chinoise de Mangi (ou Manghi).

De plus, homme de la Renaissance, une Renaissance teintée des fortes croyances religieuses du Moyen-Âge, Colomb se devait répondre à cette image. Aussi, prend-t-il soin dans ses écrits de s'abriter derrière l'autorité des Anciens et celle de la Bible. Pour lui, l'Écriture sainte est la référence majeure. "Je m'en tiens seulement à la Sainte Écriture et è quelques autorités prophétiques de personnes saintes qui par révélation divine ont dit quelque chose de ces questions". Ainsi puisque le Paradis terrestre se trouvait alors soit à Jérusalem ou mieux encore en Orient, là où il s'était rendu, Colomb voit lors de certaines explorations, un quelque chose qui s'apparente au Paradis terrestre. Car à cette époque, on s'entendait sur un certain nombre de choses: le Paradis terrestre était situé en Orient, sur un lieu très élevé jouissant d'un climat très doux. Il le fallait puisqu'on y vivait nu!. Ainsi, approchant les bouches de l'Orénoque, un fleuve puissant rendu plus spectaculaire par un mascaret, Colomb suppose que le fleuve descend d'une haute montagne. Il conclut ...."je crois que là est le Paradis terrestre"...

En dépit de ses erreurs de calcul de la sphéricité de Terre (il maintenait qu'elle est plus petite qu'en réalité) et son impuissance à se défaire de l'hypothèse asiatique, Colomb était malgré tout un esprit moderne. Il ne s'est pas embarrassé des railleries et des moqueries de théologiens et des savants de son temps à l'égard de son projet. Il est une leçon pour le monde.

JACQUES CARTIER

Limoilou
Manoir de Limoëlou où Jacques Cartier passa les dernières années de sa vie.

Pour sa part, Jacques Cartier fut un explorateur de tout autre calibre. Navigateur habitué aux traverses océaniques annuelles entre Saint-Malo et les Terres Neuves (traverses qui originèrent peut-être avant celle de Christophe Colomb en 1492, on ne sait), Jacques Cartier ne vit rien d'autre que la nature du mandat que le roi de France lui avait confié, celui de trouver une voie d'eau menant aux Indes et d'y implanter éventuellement une colonie. Et ce faisant, de découvrir si possible quelques richesses semblables à celles que l'Espagne amassait dans les Caraïbes.

Force est de conclure que Cartier soupçonna fort peu les énormes conséquence que sa venue dans les Indes Occidentales auront sur l'avenir du Canada. Mentionnons que les suivantes:

1. Il dota le pays de son nom CANADA. C'est au cours de sa 2e exploration de l'an 1535 qu'il donna ce nom au pays. Ce pays est maintenant bordé par deux mers. La mer Atlantique que Jacques Cartier avait traversé en 1534, 1535 et 1540. La mer Pacifique qu'il souhaitait rejoindre.

2. Par ses relevés cartographiques et son inventaire des richesses du pays, il a préparé la venue de Samuel de Champlain en Nouvelle-France;

3. Il a permis à la France de développer le commerce de la fourrure dans l’arrière-pays de l’Amérique du Nord, un arrière-pays qui avec l'histoire s'est transformé en un pays bordé par deux océans.

4. Il a doté l'imaginaire du Canada, en particulier celui du Canada français, d'une figure irremplaçable. Celle d'un navigateur résolument tourné vers les horizons nouveaux où toutes les espérances sont possibles.

Les derniers jours de Jacques Cartier (1544-57)

Jacques Cartier, après la mort du roi chevalier (1547), renonce définitivement à la mer.  L'hiver, il le passe à Saint-Malo; l'été, au manoir de Limoëlou, situé entre Paramé et Saint-Coulomb, à mille mètres enManoir Jacques Cartierviron de la mer. Durant onze ans, « le noble homme » est témoin dans les litiges, arbitre dans les contestations, parrain de 27 nouveau-nés, et assiste à 53 baptêmes et mariages. En 1557, la peste visite la ville et il meurt le 1er septembre dans les bras de son épouse, qui lui survécut jusqu'en 1575. Dès le 29 novembre 1547, il avait fondé un obit (anniversaire), moyennant une hypothèque sur ses immeubles. Son parent, Michel Audioeuvre, sollicita et obtint l'autorisation d'inhumer ses restes dans la cathédrale.

Dénommé encore en 1541 capitaine et maître pilote du roi des Terres Neuves, Cartier partagera son viel âge à son manoir à Limoëlou. Il décédera le 1er septembre 1557, à l’âge de 66 ans.

Reste à élucider les conséquences que son abondon de Charlesbourg-Royal eut sur son viel àge. Chose certaine, l'État français n'osera plus confier d'autres missions à ce capitaine indocile, le laissant à son manoir de Limoëlou où il oeuvra sans bruit jusqu'à sa mort.

 

Decouverte


Cette très belle carte illustre le périple quelques années plus tard de Magellan autour du monde. (Remarquer que l'Amérique du Nord est encore inconnue).




UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Canada
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Tribus AmeriqueMusee Certes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Gros Sault

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


rivière des PrairiesMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

DONNEZ VOTRE APPUI À CE MUSEE FORT IMPORTANT
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PAGE NOIRE DE L'HISTOIRE DE MONTRÉALArmoiries Montréal

LES ARMOIRIES DÉSUETES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Vous connaissez l'histoire des présentes armoiries de la ville de Montréal et de son drapeau qui tronent sur les destinées de Montréal?  
 Leur histoire débute avec la conquête du Canada par l'Angleterre et l'entrée à Montréal en 1760 des forces armées anglaises.
Très tôt, le conquérant sentit le besoin de définir une image de ce pays en devenir. En 1833, le gouverneur anglais de Montréal fit adopter les présentes armoiries. Le champ de l'écu fut chargé de quatre meubles végétaux, chacun représentant le groupe ethnique considéré important, ou destiné à le devenir. Le groupe dominant ANGLAIS fut représenté par une rose, la rose de la maison de Lancaster. Le groupe IRLANDAIS dont le Québec comptait encore peu de représentant reçu la feuille de trèfle. Sa présence aux armoiries convenait bien avec les croyances religieuses d'un pays traditionnellement catholique. L'ÉCOSSAIS reconnu bon en affaires, y trouva son chardon. Quant au CANADIEN FRANÇAIS qui constituait la large majorité du pays, quelque 80%, reçu son quart. Pour le conquérant, ce groupe était destiné à perdre son importance. Il reçu la fleur de lys.
Fort inopinément, ces armoiries et le drapeau qui les accompagnent, se veulent an l'an 2005 l'image de Montréal. Après deux siècles et demi d'histoire, la ville n'est plus au moment de sa conquête, Ces armoiries appartiennent aux archives. Certes ces armoiries furent quelque peu dépoussièrées en 1938. Mais elles conservent l'esprit de leurs origines. Elles représentent pour le canadien français de Montréal une période douleureuse de son passé. Il fut jadis un temps où Montréal fut le coeur d'un empire commercial rayonnant sur le coeur du continent. C'était alors la Nouvelle-France ou Canada. Les armoiries de Montréal doivent être à la hauteur de son histoire, une histoire digne de la plus haute considération.




 
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