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Colomb-Cartier
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MERCI À TOUS LES INTERNAUTES DU WEB Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues. QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE. |
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AVIS AU LECTEUR Le présent site est partie d'un site d'envergure intitulé LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL |
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LA METROPOLE DE MONTREAL -
VILLE HISTORIQUE NATIONALE - En 1535, Jacques Cartier entre dans les Indes
Occidentales, parvient aux trois saults, visite Hochelaga. Il nomme une
montagne MONT ROYAL, une montagne qui devient le berceau de Montréal,
de la Nouvelle-France, du Canada. En 1541, il revient avec 400 colons fonder
Charlesbourg-Royal. LEurope fait alors état de cette grande
découverte: explorateurs, coureurs des bois, marchands, missionnaires
parcourent le pays. En 1556, Venise annonce au monde cette exploration des
Indes Occidentales. Giovanni Battista Ramusio publie Delle Navigationi et
Viaggi et le plan La Terra de Hochelaga illustrant Hochelaga et le MONT
ROYAL, Montagne Sacrée.
Suivent au Sault-au-Récollet missionnaires, commerçants, coureurs
des bois devant des Indigènes médusés. Samuel de Champlain
revient en 1611 identifier le site d'une première colonie: place
Royale. En 1615,une première messe est dite par le père Denis
Jamet. Puis suit le père Nicolas Viel, Récollet qui
en 1625 se noie au Gros Sault. Et peu à peu, l'île alors appelée
Mont Réal se peuple. En 1642, une colonie est implantée à
PLACE ROYALE avec quelques 40 colons: Ville-Marie. Lorsqu'en 1833 une ville
est incorporée, elle se donne le nom de lîle: MONTRÉAL. |
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L'homme
célèbre et aujourd'hui reconnu comme initiateur de cette
grande épopée que fut la découverte des Indes Occidentales,
en fait de l'Amérique du Nord et du Sud, est certes Christophe
Colomb. Ses démarches auprès de la cour de Castille, en
particulier auprès de la reine Isabelle, sont bien connues. Le
3 août 1492 à la tête de trois navires, (tout comme
fera plus tard Jacques Cartier en 1535), Christophe Colomb quitte Palos.
Objectif: rejoindre les Indes par l'ouest, par le soleil couchant. Après
61 jours de navigation, à la plus grande satisfaction de son équipage,
il débarque à San Salvador. Puis il poursuit de nombreuses
explorations des Caraïbes. Elles le conduiront à l'embouchure
de l'Orénoque, Panama. Puis suivent des dizaines d'explorateurs
dont l'histoire retient aujourd'hui que quelques noms: |
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LA MER TERRIFIANTE
Au début de la Renaissance, le monde connu des Européens l'écoumène, ou koumène se résume au bassin méditerranéen et ce qui gravite alentour. L'Afrique du Nord, l'Arabie, le Moyen-Orient, et l'Europe jusqu'à la Scandinavie et à la Moscovie. Pour le commun du peuple, les frontières qui cernent ces terres connues sont réputées infranchissables. Au NORD se trouve le froid et glaces qui empêchent tout passage. Au SUD, en revanche, la chaleur fait entrer en ébullition le sang humain et ainsi exclue donc toute vie. Les mythes et croyances du Moyen Âge ont longue vie. Le monde est plat et circulaire dont le centre est le plus souvent Jérusalem, parfois Rome. La gente plus éduquée, sait mieux. Mais elle a encore ses craintes.
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La carte ci-jointe attribuée à Waldseemuller (1522 environ) illustre comment l'Europe, Venise en particulier, voyait le Monde. Elle en était le coeur, bien que de nombreux scientifiques et hommes d'État, en particulier les dirigeants politiques de Venise, tel Giovanni Battista Ramusio, voyaient cette image comme surannée. D'ailleurs, des événements majeurs venaient de poser le principe que cette Europe était obligée repenser ses liens avec les mondes extérieurs, en particulier avec les Indes, source de la richesse de Venise et de l'Europe. Deux siècles auparavant, le vénitien Marco Polo était revenu de Chine avec pour l'Europe des reportages invraisemblables.
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LES PREMIERS EXPLORATEURS Les premiers explorateurs furent souvent des italiens de Gênes et de Venise, deux villes possédant des liens maritimes fort avantageux avec les Indes. Les hommes de ces républiques possédaient une forte tradition de commerce et d'échange maritime avec l'Asie. De plus ambitueux, ils préféraient souvent prêter leur service à des souverains européens désireux l'agrandissement de leur territoire, en particulier à ceux des pays de l'Europe de l'ouest. Des pays ayant face à cette mer Atlantique sur laquelle le soleil se couche. JOHN CABOT Au
XVe siècle, |
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EN
1492, CHRISTOPHE
COLOMB
DÉCOUVRE LES "INDES OCCIDENTALES" |
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Carte du continent
- Point d'entrée de Christophe Colomb en 1492
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L'Amérique telle que vue par Venise en 1535. La précision de cette carte est des plus surprenante. Elle démontre la haute qualité des travaux géographiques dont Venise faisait preuve à cette époque. Auteur: G.B. Ramusio. |
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L'ESPAGNE DIT OUI À CHRISTOPHE COLOMB (1492) Le Portugal fut le premier pays d'Europe à rejoindre les Indes, ce par le sud de l'Afrique. Vers 1484, un navire portugais entrait dans le port de Venise en provenance des Indes avec une cargaison d'épice. Pour la Sérénissime république, cet événement causa un fort émoi. Un pays étranger avait réussi à réaliser ce Venise avait toujours souhaité mais n'avait jamais pu réaliser. S'approvisionner directement des Indes et se passer de tous les intermédiaires, tels ceux d'Alexandrie, qui ajoutaient aux frais de commerce. C'était pour Venise de très mauvaise augure. D'autant plus qu'avec la capture de Constantinople 1453 par les Turcs ottomans, le commerce maritime de Venise était en baisse constante. Malheureusement, le Portugal ne su tirer profit de cette exploit. Plus encore, son obsession d'une route maritime liant l'Europe aux Indes par le contournement de l'Afrique lui fit manquer la découverte du Nouveau Monde.
Quelques années plus tard, entre en scène un autre Italien, le génois Cristoforo Colombo, Christophe Colomb, un homme tenace à l'esprit exalté convaincu que le meilleur moyen de rejoindre les Indes, n'est pas de naviguer EST mais au contraire de naviguer OUEST par là où le soleil se couche. Homme qui aime préparer soigneusement son projet, dès 1483, il le soumet au roi du Portugal et pour ce faire demande trois caravelles. Puis il ajoute l'octroi d'un titre de noblesse, une amirauté, la vice-royauté des terres qui seront découvertes et enfin une part de 10 % sur tout le commerce qui découlerait de l'exploration. Ses exigences paraissent exorbitantes. Il est éconduit. Colomb passe alors en Espagne, d'abord dans le petit port de Palos puis à Séville, où il retrouve tout un milieu d'affaires génois et florentin. Il obtient en janvier 1486 une première audience avec les rois catholiques Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille à leur cour de Cordoue. On lui accorde une pension, mais on refuse de financer son expédition. Ses propositions sont soumises à l'université de Salamanque. Elles sont jugées trop vagues. Un moment, Colomb songe à s'adresser au jeune roi de France, Charles VIII. C'est alors qu'un prieur le met en relation avec les frères Pinzón, des marins qui projettent également de naviguer vers l'ouest. Ils seront sa planche de salut. En 1492, l'Espagne libre d'effectuer un investissement aventureux décide favorablement. Mais le projet ne suscite pas de grands espoirs. Son projet accepté, lui et les frères Pinzón partent de Palos le 3 août 1492 avec trois caravelles. La Niña, la Pinta et la Santa María avec environ 90 hommes. Sur les voiles sont peintes de grandes croix. En mer, les navires descendent d'abord en latitude et font voile vers les Canaries, où ils se réapprovisionnent avant de filer plein ouest, Tout au long de la traversée, Colomb tient scrupuleusement un journal de voyage. Faussant les distances parcourues pour amoindrir l'angoisse du voyage, Colomb réussit à tenir son équipage bien en main. Après trente-six jours de navigation, le 12 octobre 1492, on aperçoit au loin des feux dans la nuit. Avec les premiers rayons de soleil, la terre apparaît. L'île de Guanahani, aux Bahamas, que Colomb baptise San Salvador. Les gens rencontrés sont certes des Indiens....
UN RETOUR TRIOMPHAL Cuba
est atteinte le 27 octobre 1492; comprenant qu'il s'agit d'une
Là, la cour royale lui octroi le droit d'afficher des armoiries montrées ci-contre. Colomb est annobli par les souverains. Ils lui permettent de mettre sur ses armoiries les armes royales: un château et un lion occupant les quartiers supérieurs. Sur les quartiers inférieurs on y inscrit les symboles de ses exploits: des îles vertes de la Mer Océane et des ancres de navire. |
Le deuxième voyage.
À peine arrivé, Colomb pense déjà à un second voyage encore plus ambitieux. En septembre 1493, il repart de Cadiz avec 17 navires et 1500 hommes. But: fonder une colonie. Le fort de l'année précédente est détruit. Il installe sa colonie à Isabela. Puis il repart avec trois caravelles explorer la côte sud de Cuba. Son enthousiasme d'avoir trouvé l'Asie, ce qu'il croît, n'est pas diminué. Il est de retour en 1496.Le troisième voyage.
En 1498 il repart avec 8 navires. 5 navires sont détournés vers Hispaniola pour soulager la colonie. Le 31 juillet, avec trois navires il parvient à l'île de Trinidad, juste en face de la côte sud américaine. Voyant la masse d'eau fraîche se déversant dans la mer il déduit que la côte à l'ouest ne peut être qu'un continent. mais préfère revenir régler les affaires de plus en plus désorganisées de la colonie. Devant les plaintes et rumeurs contre Colomb, Ferdinand et Isabelle dépêche Bodadilla. Celui-ci fait arrêter les frères Colomb et les renvoie en Espagne pour être jugés.Le quatrième voyage.
En Espagne, les choses s'arrangent quelque peu. Colomb peut repartir en 1502 mais il a été écarté des affaires de la nouvelle colonie. Il reprend donc son rôle d'explorateur. Il arrive aux côtes du Honduras et descend vers le sud à la recherche d'un passage vers l'ouest. L'or abonde au Panama et provoque des incidents avec les indiens. Colomb apprend qu'il est en face d'un isthme qu'il prend pour l'isthme malaisien. Les quatre navires de Colomb sont un à un perdus. Colomb revient piteusement en 1504 en Espagne.La fin.
Aigri et frustré par tous les privilèges qu'il avait obtenu au départ et qui lui ont été un à un retirés, Colomb finit sa vie à Séville et meurt en 1506 à Valladolid, toujours persuadé d'avoir atteint les Indes.
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1523: JEAN VERRAZANO - UN INTERMÈDE Ce nest donc
quen 1523 que le roi François 1er peut organiser la première
expédition française outre-Atlantique.
Elle est financée par un groupe de banquiers italiens Verrazano se heurte au littoral américain. Le premier, il en reconnaît la continuité depuis la Floride espagnole jusquà Terre-Neuve, sans espoir de passage vers la Chine ! Maigre consolation : il donne le nom de Nouvelle-France à tous ces territoires abordés. Mais Portugais et Espagnols veillent jalousement sur leur privilège, lexcommunication menaçant ceux qui enfreindraient le décret dAlexandre VI. Ce décret constituera un sérieux obstacle pour le roi de France durant encore dix ans. Mais, en 1533, profitant du mariage de son fils, le futur Henri Il, avec Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII, François 1er obtient la précision officielle que lacte dAlexandre VI ne concernait que les territoires connus à lépoque et non ceux restant à découvrir. |
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EN
1534 ET 1535, JACQUES CARTIER
ENTRE DANS LES INDES OCCIDENTALES |
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Carte du continent
- Point d'entrée de Jacques Cartier en 1534,1535 et 1541
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L'Amérique telle que vue par Venise en 1535. La précision de cette carte est des plus surprenante. Elle démontre la haute qualité des travaux géographiques dont Venise faisait preuve à cette époque. Auteur: G.B. Ramusio |
Jacques Cartier explorateur et navigateur
Sous mandat de François Ier, Jacques Cartier entreprend de trouver une voie vers les Indes. Natif de Saint-Malo, il est familier avec les Terres Neuves où les pêcheurs breton viennent chaque année faire des prises fort avantageuses. Sa mission: trouver une voie vers les Indes. Il y viendra certainement trois fois, certains diront quatre fois. La 3e fois, en 1541, sous l'autorité du Sieur La Rocque de Roberval, il dirigera l'implantation d'une colonie, la colonie de Charlesbourg-Royal de quelque 400 colons. Implantée à Québec, plus précisément Cap-Rouge,cette colonie constituera la première colonie française au Canada. Malheureusement, cette colonie ne survivra pas.Cependant, ses nombreux relevés cartographiques et son inventaire des richesses du pays préparera la venue de l'explorateur qui suivra, Samuel de Champlain. Dans sa course vers l'intérieur des Indes Occidentales, il ne put jamais franchir les 3 SAULTS. Sa visite de Hochelaga faite au cours du second voyage constituera le point haut de son exploration. Elle fut marquée en France et à Venise par des publications de première importance.
DISCOURS DE VOYAGE
1534
Narration du Ier voyage de l'an 1534 à Gaspé
(édition Petit-Val)
1598LE PREMIER VOYAGE - 1534
Le 20 avril 1534, en compagnie dune soixantaine de marins, Cartier quitte Saint-Malo. Parti le 20 avril 1534, il arrive au cap de Bonne-Viste (Bonavista) le 10 mai 1535. En quelque vingt jour, il touche les Terres Neuves au cap Bona Vista, puis il longe la côte du Labrador jusquau havre Jacques-Cartier. Il côtoie quelques îles dont les Îles-de-la-Madeleine et la pointe nord de lÎle-du-Prince-Édouard. Il longe la côte nord du Nouveau-Brunswick et entre dans la Baie des Chaleurs. Il y rencontre des Amérindiens.
Retenu une dizaine de jours à Gaspé, il entre en contact avec des Iroquoiens de Stadaconé (Québec) venus à la pêche. Il y plante une croix et prend possession du territoire. La saison avancée, il décide de retourner en France ramenant avec lui deux Indiens de Stadaconé, Domagaya et Taignoagny. Ils lui serviront de guides pour ses explorations futures. Par ce premier voyage, Cartier a découvert un nouveau pays, de nouveaux territoires de pêche et préparé la voie à la traite de la fourrure.
Visitez le Grand Chalet de la MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930
Peintre - Adrien Hébert # 4
Jacques Cartier atterrit à Hochelaga en 1535.Le matin du 3 octobre de l'an 1535, Jacques Cartier parvient à Hochelaga, une bourgade sise profondément à l'intérieur des Indes Occidentales. Dans son mémoire le BRIEF RECIT qu'il remit à son roi en 1545, Cartier relate ainsi son arrivée: "...au plus matin, le capitaine s'accoutra et fit mettre ses gens en ordre pour aller voir la ville ...et une montagne qui est contre ladicte ville..." Accompagné des indigènes d'Hochelaga, il entrevoit la bourgade qu'il décrit ainsi ..."et au milieu de ces campagnes est située ladicte ville d'Hochelaga tout près d'une montagne qui est tout autour.... nous nommames cette montagne Mont Royal"....
LE SECOND VOYAGE - 1535-1536
Quittant Saint-Malo le 19 mai 1535 avec trois bateaux, la Grande Hermine, la Petite Hermine et lHémerillon, le navigateur accompagné de 110 hommes, des deux Iroquoiens enlevés l'année précédente à Gaspé entre dans le fleuve Saint-Laurent jusquà Stadaconé (Québec). Puis, il poursuit sa course à l'intérieur des Indes Occidentales vers Hochelaga. Là, il sera arrêté par les 3 SAULTS qui lui barrent la voie. Puis il entreprend la visite de Hochelaga, une visite qui demeure encore une aujourd'hui une mémorable page d'histoire du Canada.
La visite de Hochelaga
Le 19 septembre 1535, Cartier et sa troupe font voile à destination de Hochelaga. Arrivant au lac Saint-Pierre, leau peu profonde du lac lui barre la route. De plus, de nombreuses îles lui coupent le passage et ...ne nous apparessoit aucun passaige ny sortie... . Il y laisse lHémérillon et prend les barques.
Chemin faisant, les Amérindiens lui témoignent un joyeux accueil. La nouvelle de son arrivée à Hochelaga la précédé. Le 2 octobre de lan 1535, il met pied à terre à proximité de Hochelaga. La nuit arrivée, il se retira avec ses hommes à bord de ses barques alors que la foule fêtent sur la berge ...faisant toute nuict plusieurs feuz et dansses, en disant à toutes heures, aguyase, qui est leur dire de salut et joye... Tôt, le lendemain matin du 3 octobre, avec ses gentilshommes et vingt mariniers, Cartier prend le chemin de Hochelaga sur une route ....aussi battu quil soit possible de veoyr (voir)... plaine de chaisnes... toute la terre couverte de glan.... Parcourant ainsi deux lieues (environ six milles), Jacques Cartier peut enfin apercevoir Hochelaga entourée dune montagne couverte de terres labourées pleines de blé.
... Et au parmy dicelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant vne montaigne, qui est, à lentour dicelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing...
Jacques Cartier constate quune montagne entoure la bourgade. Il la baptise MONT ROYAL. ..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal... ce en lhonneur de François Ier, roi de France de qui il tenait le mandat. Puis Cartier et sa troupe sont conduits sur l'une des trois collines de la montagne...distant dudict lieu dun cart de lieue (trois quarts de mille) de la montagne.
..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal...
DISCOURS DE VOYAGE
Narration du Ier voyage de l'an 1534 à Gaspé
La visite de Hochelaga terminée, Cartier et sa troupe reviennent à leur pied à terre, à Stadacone pour hiverner. Mais Donnacona est furieux que Cartier soit allé à Hochelaga. Les Indiens se montrent menaçants. On nose plus sortir du fortin érigé à la hâte. Lhiver et ses quatre pieds de neige sont terribles pour nos Bretons bientôt en proie au scorbut. Sur cent dix hommes, vingt-cinq périssent et quinze seulement demeurent valides lorsque Jacques Cartier implore solennellement le Ciel par un vu à Notre-Dame de Rocamadour. Il ne tarde pas à être exaucé, car les jours suivants des Indiens lui montrent un remède : "la tisane dAnneda". Il sagit dune infusion de feuilles de thuya ou cèdre blanc du Canada.
De retour à Saint-Malo, l'enthousiasme de Cartier nen est pas pour autant amoindri. Il expose à François 1er les nombreux avantages que la France pourrait tirer en ces contrées lointaines outre lévangélisation que lÉglise pourrait y accomplir. En bon catholique, Cartier ose même exposer à son roi quil tolère trop facilement "ces méchants luthériens" qui mettent en cause l'autorité de Rome. Il lui cite alors comme modèle le catholique roi dEspagne Charles Quint qui soppose aux revendications des Réformistes.
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Visitez le Grand Chalet de la MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930 Peintre
- Paul-Émile Borduas # 16
Lors de lune de ses nombreuses
incursions sur lîle de Montréal, Samuel de Champlain,
y fit un relevé qui nous révèle des choses fort intéressantes.
Le plam montre au centre droit le mont Royal avec ses trois collines,
montagne ainsi nommée par Jacques Cartier quelques décennies
plus tôt. Les trois collines de cette Montagne Sacrée sont
montrées. En haut de l'illustration se trouve le Sault Saint-Louis
où un compagnon de Champlain, Louis, se noyat. Tout au bas se trouve
Place Royale. Éventuellement Ville-Marie prendra place à
cet endroit en 1642. |
LE TROISIÈME VOYAGE 1541-1542 Suite au succès des premières explorations, François Ier décide d'implanter sur le rives du Saint-Laurent une importante colonie, une colonie destinée a devenir qu'une partie d'un vaste royaume. Pour ce faire, il nomme un noble de sa cour, le sieur Jean François de La Rocque de Roberval. Comme chef de la première colonie, il nomme Jacques Cartier. Avec quelques 400 colons, Cartier quitte alors Saint-Malo et parvient à Stadacone. Là il choisit de s'établir à Cap-Rouge quelque peu en amont de Stadacone. Le nom de sa colonie: Charlesbourg-Royal. Mais encore une fois, l'hiver s'avère difficile et nombre de colons meurent. Plus encore, les Indiens ne tolèrent plus la présence des Européens. Croyant avoir trouvé de lor et des diamants, Cartier choisit de quitter la colonie et de retourner en France. Aux Terres Neuves, il rencontre le chef de l'expédition, La Rocque de Roberval qui lui ordonne de rebrousser chemin. Passant outre à l'ordre de rebrousser chemin, Cartier revient en France montrer au roi sa découverte. Les éléments rapportés s'averront nêtre que de la pyrite de fer et du quartz.
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CHRISTOPHE COLOMB S'EST TOUJOURS CRU ÊTRE AUX INDES
Mais quels furent les résultats de ces deux grandes entreprises? Bien qu'incomplètes, elles eurent des conséquences énorme sur l'évolution du Monde. Christophe Colomb cru toute sa vie avoir atteint les Indes. Plus loin au cours de ses explorations, approchant Cuba, Colomb affirmera que cette ile constitue la province chinoise de Mangi (ou Manghi).
De plus, homme de la Renaissance, une Renaissance teintée des fortes croyances religieuses du Moyen-Âge, Colomb se devait répondre à cette image. Aussi, prend-t-il soin dans ses écrits de s'abriter derrière l'autorité des Anciens et celle de la Bible. Pour lui, l'Écriture sainte est la référence majeure. "Je m'en tiens seulement à la Sainte Écriture et è quelques autorités prophétiques de personnes saintes qui par révélation divine ont dit quelque chose de ces questions". Ainsi puisque le Paradis terrestre se trouvait alors soit à Jérusalem ou mieux encore en Orient, là où il s'était rendu, Colomb voit lors de certaines explorations, un quelque chose qui s'apparente au Paradis terrestre. Car à cette époque, on s'entendait sur un certain nombre de choses: le Paradis terrestre était situé en Orient, sur un lieu très élevé jouissant d'un climat très doux. Il le fallait puisqu'on y vivait nu!. Ainsi, approchant les bouches de l'Orénoque, un fleuve puissant rendu plus spectaculaire par un mascaret, Colomb suppose que le fleuve descend d'une haute montagne. Il conclut ...."je crois que là est le Paradis terrestre"...
En dépit de ses erreurs de calcul de la sphéricité de Terre (il maintenait qu'elle est plus petite qu'en réalité) et son impuissance à se défaire de l'hypothèse asiatique, Colomb était malgré tout un esprit moderne. Il ne s'est pas embarrassé des railleries et des moqueries de théologiens et des savants de son temps à l'égard de son projet. Il est une leçon pour le monde.
JACQUES CARTIER
Manoir de Limoëlou où Jacques Cartier passa les dernières années de sa vie.Pour sa part, Jacques Cartier fut un explorateur de tout autre calibre. Navigateur habitué aux traverses océaniques annuelles entre Saint-Malo et les Terres Neuves (traverses qui originèrent peut-être avant celle de Christophe Colomb en 1492, on ne sait), Jacques Cartier ne vit rien d'autre que la nature du mandat que le roi de France lui avait confié, celui de trouver une voie d'eau menant aux Indes et d'y implanter éventuellement une colonie. Et ce faisant, de découvrir si possible quelques richesses semblables à celles que l'Espagne amassait dans les Caraïbes.
Force est de conclure que Cartier soupçonna fort peu les énormes conséquence que sa venue dans les Indes Occidentales auront sur l'avenir du Canada. Mentionnons que les suivantes:
1. Il dota le pays de son nom CANADA. C'est au cours de sa 2e exploration de l'an 1535 qu'il donna ce nom au pays. Ce pays est maintenant bordé par deux mers. La mer Atlantique que Jacques Cartier avait traversé en 1534, 1535 et 1540. La mer Pacifique qu'il souhaitait rejoindre.
2. Par ses relevés cartographiques et son inventaire des richesses du pays, il a préparé la venue de Samuel de Champlain en Nouvelle-France;
3. Il a permis à la France de développer le commerce de la fourrure dans larrière-pays de lAmérique du Nord, un arrière-pays qui avec l'histoire s'est transformé en un pays bordé par deux océans.
4. Il a doté l'imaginaire du Canada, en particulier celui du Canada français, d'une figure irremplaçable. Celle d'un navigateur résolument tourné vers les horizons nouveaux où toutes les espérances sont possibles.
Les derniers jours de Jacques Cartier (1544-57)
Jacques Cartier, après la mort du roi chevalier (1547), renonce définitivement à la mer. L'hiver, il le passe à Saint-Malo; l'été, au manoir de Limoëlou, situé entre Paramé et Saint-Coulomb, à mille mètres en
viron de la mer. Durant onze ans, « le noble homme » est témoin dans les litiges, arbitre dans les contestations, parrain de 27 nouveau-nés, et assiste à 53 baptêmes et mariages. En 1557, la peste visite la ville et il meurt le 1er septembre dans les bras de son épouse, qui lui survécut jusqu'en 1575. Dès le 29 novembre 1547, il avait fondé un obit (anniversaire), moyennant une hypothèque sur ses immeubles. Son parent, Michel Audioeuvre, sollicita et obtint l'autorisation d'inhumer ses restes dans la cathédrale.
Dénommé encore en 1541 capitaine et maître pilote du roi des Terres Neuves, Cartier partagera son viel âge à son manoir à Limoëlou. Il décédera le 1er septembre 1557, à lâge de 66 ans.
Reste à élucider les conséquences que son abondon de Charlesbourg-Royal eut sur son viel àge. Chose certaine, l'État français n'osera plus confier d'autres missions à ce capitaine indocile, le laissant à son manoir de Limoëlou où il oeuvra sans bruit jusqu'à sa mort.
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COLOMB
ET CARTIER EXPLORENT LES INDES OCCIDENTALES
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