Charlesbourg-Royal
 
ou
France-Roy

Shakespeare, please


En 1541, sous le Sieur de Roberval,
Jacques Cartier revient fonder la colonie de Charlesbourg-Royal



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Le présent site est le fruit de mille recherches professionnelles, nombre d'entre elles effectuées sur le web. Merci à tous ces internautes qui nous ont fait ainsi bénéficier de leurs connaissances, des connaissances trop souvent inexploitées. Nous y avons puisé inspiration et des informations qui parfois nous étaient totalement inconnues. QUE LEUR NOMBRE GRANDISSE.




LES ORIGINES DE MONTRÉAL

Suite à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga sur le Mont Royal, Montagne Sacrée, la Sérénissime république de Venise, alors à la recherche d’un voie nouvelle vers les Indes, publia dans les années 1550, ce par G.B. Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix de la Sérénissime, une oeuvre monumentale en troisterzo volume Delle Navigationi et Viaggi
tomes Delle Navigationi et Viaggi. Cette oeuvre décrivait quelques 50 grandes découvertes faites dans les mondes inconnus. Le troisième tome de cette oeuvre fut publié en 1556.  Il contenait la description des deux voyages en 1534 et 1535 de Cartier aux “Indes Occidentales”. Chose inattendue, ce 3e tome contenait le plan “La Terra de Hochelaga” illustrant la venue de Cartier au Mont Royal. Ce plan de valeur inestimable positionne Montréal comme une des grandes métropoles d’Amérique du Nord. Puis
suivirent en France les guerres de religion. En 1603, le roi Henri IV commandait à François Gravé, sieur du Pont de revoir le lieu visité par Jacques Cartier et d’y amener un cartographe, Samuel de Champlain. Explorant la rivière des Prairies, en 1611 Samuel de Champlain entra quelques vingt milles dans les boisés de l’île et atteignit un grand cours d’eau, le fleuve Saint-Laurent. Il nous décrit ainsi l'événement...."je fis quelques huit lieues par terre cotoyant le grand sault....jusque à un lac où notre sauvage me mena"....Il y identifia alors le site d’une future colonie, site qu’il nomma Place Royale. En 1642, Ville-Marie y prenait place. Peu à peu, le lieu prendra le nom de la montagne: Mont Royal, puis Mont Réal puis finalement Montréal.

(Afin de voir ce plan La Terra de Hochelaga, cliquez sur l'illustration)

La MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

AVIS AU LECTEUR

Le présent site est partie d'un site d'envergure intitulé LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL - SITE HISTORIQUE NATIONAL

La Métropole de Montréal
ville Montreal
LA METROPOLE DE MONTREAL carte du Monde- VILLE HISTORIQUE NATIONALE - En 1535, Jacques Cartier entre dans les Indes Occidentales, parvient aux trois saults, visite Hochelaga. Il nomme une montagne MONT ROYAL, une montagne qui devient le berceau de Montréal, de la Nouvelle-France, du Canada. En 1541, il revient avec 400 colons fonder Charlesbourg-Royal. L’Europe fait alors état de cette grande découverte: explorateurs, coureurs des bois, marchands, missionnaires parcourent le pays. En 1556, Venise annonce au monde cette exploration des Indes Occidentales. Giovanni Battista Ramusio publie Delle Navigationi et Viaggi et le plan La Terra de Hochelaga illustrant Hochelaga et le MONT ROYAL, Montagne Sacrée. Suivent au Sault-au-Récollet missionnaires, commerçants, coureurs des bois devant des Indigènes médusés. Samuel de Champlain revient en 1611 identifier le site d'une première colonie: place Royale. En 1615,une première messe est dite par le père Denis Jamet.  Puis suit le père Nicolas Viel, Récollet qui en 1625 se noie au Gros Sault. Et peu à peu, l'île alors appelée Mont Réal se peuple. En 1642, une colonie est implantée à PLACE ROYALE avec quelques 40 colons: Ville-Marie. Lorsqu'en 1833 une ville est incorporée, elle se donne le nom de l’île: MONTRÉAL.

 

voiliers
LES ÉPIQUES TRAVERSÉES PAR VOILIERS - Jadis, traverser les mers à bord de voiliers, même les plus imposants, était une périlleuse aventure dans laquelle on y laissait parfois sa vie. Nombreux sont les Européens qui préférèrent ne jamais devoir entreprendre une telle aventure. La traversée est soumise aux caprices des vents et des saisons. Neuf semaines seront généralement requises pour passer de la France aux Indes Occidentales. Au retour, la traversée prendra moins de temps, environ cinq semaines. (Source: Archives Nationales du Canada)


En 1535, Jacques Cartier visite Hochelaga

JACQUES CARTIER: LA RECHERCHE D'UNE VOIE D'EAU VERS LES INDES

L'exploration de JACQUES CARTIER à Hochelaga en 1535 fut fort semblable à celle de CHRISTOPHE COLOMB dans les Indes Occidentales, en fait les Caraïbes, en 1492.Cartier Les deux explorateurs étaient à la recherche d'une voie d'eau conduisant au Cipango (Japon) et au Cathay (Chine). Tous les deux pénétrèrent dans un monde reconnu alors comme les "Indes Occidentales". Tout comme l'exploration de Colomb qui en Europe causa un grand émoi, celle de Cartier connut en Europe un grand retentissement grâce en bonne part à la monographie DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI qui fut publié à Venise en 1556 par Giovanni Battista Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix.

Le premier voyage de Jacques Cartier à Gaspé en l'an 1534, voyage connu comme celui de la découverte du Canada fut, en fait, un demi-succès. L'arrivée de la fin de l'été força l'explorateur à retourner en France sans avoir pu pénétrer à l'intérieur des "Indes Occidentales". Aspect fort positif, les deux indigènes capturés, Taignoagny et Domagaya, lui avait permis d'apprendre bien des choses. Reconnaissant l'aspect positif de l'exploration, François Ier, roi de France, renouvella son mandat. C'est donc ce qu'il fit en 1535. Destination: Hochelaga bourgade qui sera le POINT HAUT de son exploration de l'an 1535..

1535: DEUXIÈME VOYAGE DE CARTIER

Brief recit

LE BRIEF RECIT
1545

Narration du 2e voyage de l'an 1535-36 de Jacques Cartier à Hochelaga

Le jour de la Pentecôte, 16 mai 1535, Cartier se confesse et communie ainsi que tous ses matelots. Puis le 19 mai, après avoir reçu dans la cathédrale de Saint-Malo la bénédiction de leur évêque,l'équipe embarque sur leurs trois navires désormais célèbres: la Grande Hermine, la Petite Hermine et l’Hémérillon. Destination: Hochelaga ce par un chemin bien connu à Saint-Malo, les "Terres Neuves ". Le 10 août, Cartier pénètre dans une immense voie d'eau, le Saint-Laurent dont l’Église fête le saint ce jour-là. Par ses deux autochtones, il sait que ce fleuve mène vers un pays appelé "Canada" et une bourgade appelée Hochelaga. Pour les marins, le fort courant qu’ils observent ne peut être que le flux entre deux océans. Aussi, seraient- ils donc sur le point de découvrir le fameux passage ?… Il faut à tout prix pousser de l’avant!

LA VISITE DE HOCHELAGA
Le 19 septembre 1535, Cartier et sa troupe quitte Stadacone (Québec) et font voile à destination de Hochelaga. Arrivant au lac Saint-Pierre, l’eau peu profonde du lac les arrête. Les hauts fonds du lac lui barrent la voie. De plus, de nombreuses îles coupent le passage et ...ne nous apparessoit aucun passaige ny sortie... . Il y laissent l’Hémérillon et prennent les barques.
Chemin faisant, les Amérindiens leur témoignent un joyeux accueil. La nouvelle de leur arrivée à Hochelaga les avait précédé. La nuit arrivée, 2 octobre 1535, il se retire avec ses hommes à bord de ses barques alors que la foule fête sur la berge ...”.faisant toute nuict plusieurs feuz et dansses, en disant à toutes heures, aguyase, qui est leur dire de salut et joye”. Tôt, le lendemain matin du 3 octobre, Cartier met pied à terre à proximité de Hochelaga et avec ses gentilshommes et vingt mariniers, il prend le chemin de Hochelaga sur une route ”....aussi battu qu’il soit possible de veoyr (voir)... plaine de chaisnes... toute la terre couverte de glan”.... Parcourant ainsi deux lieues (environ six milles), Jacques Cartier peut alors apercevoir Hochelaga, une bourgade entourée des collines d’une montagne. Les champs sont couverts de terres labourées pleines de blé. Cartier décrit ainsi la bourgade:

...” Et au parmy d’icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant vne montaigne, qui est, à l’entour d’icelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing”...

L’accueil des indigènes de Hochelaga, village iroquoïen, se révèle fort cordial. Toute la population accourt à la suite de son chef pour demander la guérison des malades à celui qu’ils prennent pour un dieu nouveau.

reception Hochelaga

CHALEUREUSE RECEPTION DE CARTIER À HOCHELAGA.

Rendu à Hochelaga, Jacques Cartier rapporta à François Ier:
..." et au parmy d'icelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne, qui est, à l'entour d'icelle, labourée et fort fertille, de desuss laquellle on boyt fort loing. Nous nommames icelle montaigne le mont Royal"... (BRIEF RECIT)

Hochelaga est entouré d'une palissade. Fait important, Jacques Cartier nous informe qu’une montagne entoure la bourgade, et que du sommet de cette montagne on peut voir fort loin. Hochelaga était sise dans la montagne, montagne qu'il appella MONT ROYAL. ..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”.. ce en l’honneur de François Ier, roi de France de qui il tenait le mandat.

..."Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal”...

Les habitants d’Hochelaga mènent alors Cartier au sommet de la montagne "distante dudict lieu d’un cart de lieue” (trois quarts de mille) d'où Cartier entrevoir les immenses possibilités de ce pays. Sur laquelle des trois collines du Mont Royal Cartier se trouva alors? ON ne peut dire. Le panorama qui s'ouvre à lui s'avère spectaculaire.

La visite de Hochelaga terminée, Cartier et sa troupe retournent à leurs barques et reviennent à leur pied à terre, à Stadacone pour hiverner. Mais là, le chef Donnacona est furieux que Cartier soit allé à Hochelaga. Les Indiens se montrent menaçants. On n’ose plus sortir du fortin érigé à la hâte. L’hiver et ses quatre pieds de neige jusqu’en avril sont terribles pour nos Bretons bientôt en proie au scorbut. Sur cent dix hommes, vingt-cinq périssent et quinze seulement demeurent valides lorsque Jacques Cartier implore solennellement le Ciel par un vœu à Notre-Dame de Rocamadour. Les jours suivants, des Indiens lui montrent un remède : "la tisane d’Anneda". Il s’agit d’une infusion de feuilles de thuya ou cèdre blanc du Canada.

Malgré les pertes de vie, Cartier n’est pas découragé. Dans sa "Relations", il expose à François Ier les grands avantages que la France pourrait retirer d'une implantation dans cette contrée lointaine et les possibilités d’évangélisation que l’Église pourrait y accomplir. Le navigateur ose même exposer à son roi qu’il tolère trop facilement "ces méchants luthériens" qui éclipsent la foi et la civilisation ; et de lui citer comme modèle le catholique roi d’Espagne, Charles Quint, qui s’oppose avec bonheur aux entreprises "des enfants de Satan''.... En effet, François Ier mène une politique de bonne entente vis-à-vis le protestantisme qui progresse rapidement dans le Royaume.

TRADITIONNELLEMENT, LES INDIGÈNES UTILISAIENT LA RIVIÈRE DES-PRAIRIES

Au temps des Amérindiens, avant la venue des Européens en Amérique, la voie navigable utilisée par les autochtones était la rivière Region de MontréalDes-Prairies, non le fleuve Saint-Laurent. On en trouve la preuve dans de nombreux documents anciens: tels les Relations des Jésuites; tels les récits de Samuel de Champlain ou encore ceux de Gabriel Sagard Théogat. Règle générale, la rivière des Prairies offrait un lien plus direct et moins dangereux entre la rivière des Outaouais (rivière Ottawa), rivière d’où provenait la majorité des fourrures, et le bas du fleuve Saint-Laurent. De plus, les rapides de la rivière des Prairies constituaient un danger moindre à la navigation que ceux des rapides de Lachine.
Ces faits et d'autres encore établissent que Jacques Cartier est parvenu à Hochelaga par la rivière Des-Prairies,ou Sault-au-Récollet.

LES TROIS COLLINES FORMANT LE MONT ROYAL

Hochelaga et Mont RoyalNotons ici que le mont Royal est composé de trois collines distinctes. La colline la plus élevée est la GROSSE MONTAGNE ou colline de la Croix. Elle se trouve sur le territoire de l'ancienne ville de Montréal. C'est sur cette colline que se trouve le parc Mont-Royal. La deuxième colline est la PETITE MONTAGNE ou colline de Westmount.Elle est sise sur le territoire de la ville jadis appelée Westmount. La troisième colline se nommait autrefois le PAIN DE SUCRE. Elle se nomme aujourd'hui la colline OUTREMONT étant sise dans le territoire de cette municipalité maintenant intégrée à la ville de Montréal.
Au centre de ces trois collines distinctes se trouve une plaine élevée, ou cuvette,aujourd'hui occupée par deux grands cimetières: le cimetière Notre-Dame-des-Neiges et le cimetière Mont-Royal. C'est là que se trouvait Hochelaga. Cette cuvette est aujourd'hui traversés par le chemin Côte-des-Neiges. Les documents anciens indiquent que c'est quelque part dans cette cuvette que jadis la bourgade de Hochelaga était sise. Chose fort surprenante, jamais aucune fouille archéologique n'a été conduite à cet endroit.

LES MAISONS LONGUES DE LA BOURGADE IROQUOIENNE HOCHELAGA
Les maisons couche iroquoisdes habitant de Hochelaga, des Iroquoiens, étaient des maisons longues. Certaines pouvaient mesurer une centaine de mètres! Elle est faite d'écorce et ses murs n'ont pas de fenêtre. La maison longue a deux portes, une à chaque extrémité, et des trous dans le toit pour laisser passer la fumée des feux des foyers. Le toit a la forme d'un demi-cylindre.

À l'intérieur, cette maison longue est divisée en deux parties par un long couloir. maison longue iroquoisLe long du corridor, des foyers servent à chauffer la nourriture et la maison. Les missionnaires qui y vivront se plaindront de la fumée produite par ces foyers intérieurs. En hiver, les portes des extrémités sont recouvertes par des peaux d'animaux. Aspect for ingénieux, cette maison longue est disposée pour que les vents froids n'entrent pas. Dans la vallée du St-Laurent, toutes les maisons sont généralement disposées en direction est-ouest. Alors, elles sont protégées des grands vents. Elles accomodent 5 à 10 familles.

 

LA LOCALISATION DE HOCHELAGA

Hochelaga et Mont Royal
Hochelaga et Mont Royal
Les documents bibliographiques anciens indiquent que la bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors, mot amérindien qui signifie “lac de castors”. Aujourd'hui, ce lac en prolonge la mémoire.

Grand Chalet et Montagne Sacrée

Visitez le Grand Chalet de
la MONTAGNE SACRÉE
- Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Alfred Faniel # 7
Jacques Cartier au sommet du Mont Royal.

Émerveillé par le panorama qui s'ouvra à ses yeux, Jacques Cartier déclare ...
”nous fûmes sortis de ladicte ville et conduits par plusieurs hommes et femmes de Hochelaga sur la montagne que nous nommère alors Mont Royal”...
ce en l’honneur du roi François I, comme il était de coutûme alors. Puis il décrit alors le paysage ...”il y a vers le nord une rangée de montagnes qui s’étendent d’ouest et entre ces montagnes est la terre labourable la plus belle qu’il soit possible de voir” ..... Sur laquelle des trois collines Jacques Cartier se trouvait-il alors? On ne peut savoir. De cette montagne naîtra une ville maintenant une métropole, Montréal.

Jacques Cartier au Mont Royal

LA CRÉATION D'UNE MÉTROPOLE - MONTRÉAL

La venue de Cartier sur le Mont Royal, constitue un événement de la plus haute valeur historique. Cette montagne donna naissance à une métropole, Montréal, à un pays, le Canada.

          Aujourd'hui, le Mont Royal s’étend sur une agglomération de plus de trois millions d'habitants. Largement plus étendue que le parc Mont-Royal (environ 25% de la superficie de la montagne), elle est riche de ses atouts naturels et historiques. À ceux qui ont à coeur non seulement la protection du milieu naturel du parc Mont-Royal mais surtout la mise valeur du formidable patrimoine historique de cette montagne, le MONT ROYAL doit être l’objet d’une attention privilégiée, non seulement des Montréalais mais du pays entier.

En 1556, Venise rapporte l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga

L'exploration de Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçu à Venise, en particulier auprès de Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de Venise et secrétaire du Conseil des Dix.  Ce dirigeant politique de la Sérénissime avait fait de la question de la découverte des terres inconnues, l'oeuvre de sa vie.  Diplomate de carrière, sa fonction d'ambassadeur l'avait introduit auprès des pays d'Europe. Il était sensibilisé depuis fort longtemps, à la grande question de l'heure, celle des découvertes.  Il avait sept ans d'âge lorsque le Génois Christophe Colomb était parvenu en 1492 aux Indes Occidentales.  Ses voyages et sa carrière dans l’administration publique de Venise l'invitait à s'intéresser activement aux explorations des terres inconnues.  D'autant plus que Venise était au prise avec un grave problème d'accès aux Indes. Car depuis 1453, les Tucs ottomans s'étaient accapéré de Constantinople.

En France, Louis XII avait désiré un instant le retenir.  De retour dans son pays, en 1533 il avait été nommé au poste de secrétaire du Sénat de Venise (Venice).  En 1533, il était promu secrétaire du redouté et fort important Conseil des Dix de la Sérénissime.  Rendu à la fin de sa carrière, G.B. Ramusio décida de publier les récits de ces explorateurs qui risquaient leur vie à la découverte des mondes inconnus.   Afin d'analyser correctement les récits qui lui parvenaient, il leur appliqua des notions encore alors inconnues en géographie, en mathématique, en anthropologie et autres.  Grâce à sa formation et à son expérience, Ramusio devint à cette époque le catalyseur d’une conception nouvelle d’évaluation des récits des découvreurs et des mondes inconnus visités. 

À cette question d'accès aux Indes qui confrontait Venise s'ajoutait celle des peuples inconnus. Qui et quoi habitaient ces mondes inconnus?  Quelles étaient leurs us et coutumes?  Des explorateurs  parcouraient le monde rapportant des choses les plus bizarres, les plus invraisemblables.

Il publia ces récits, quelque cinquante, dans une oeuvre de grande envergure éditée en trois tomes intitulée Delle Navigationi et Viaggi.  Encore aujourd'hui, l’envergure de cette oeuvre est des plus
surprenante.
 
Ramusio - Delle Navigationi et Viaggi
 

Le troisième volume (terzo volume) de Delle Navigationi et Viaggi

Le troisième volume de cette oeuvre Delle Navigationi et Viaggi fut publié en 1556.  Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves: la première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535.  Ce volume renferme de plus les récits de plusieurs autres explorateurs, Cortez, Verrazano, et autres de même que quatre exposés par Ramusio lui-même sur la nature des explorations. 

Ce trisième volume est un document historique de première importance qui aujourd'hui nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle.  Il constitue pour Montréal, le Québec et le Canada une richesse patrimoniale de première importance.

En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que fit Cartier dans le mémoire qu’il remit quelques années plus tôt au roi de France, François Ier.
Au BRIEF RECIT, Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga par lequel il illustra la venue de Jacques Cartier à Hochelaga, bourgade sise dans le mont Royal. Plus encore, Ramusio reproduisit les collines du mont Royal. 

Ce plan La Terra de Hochelaga montré ci-bas fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Le plan ici montré ci-bas est une une reproduction de ce plan par le peintre Paul-Émile Borduas. Cette toile orne les murs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.

Ramusio et Borduas
Cliquez
Le lecteur voudra voir le site L'ÉTONNANT PLAN LA TERRA DE HOCHELAGA à l'url
http://jacquescartier.org/plan-hochelaga/index.html

 

François 1er crée la vice-royauté des Indes Occidentales

En 1541, Jacques Cartier revient fonder la premère colonie:
CHARLESBOURG-ROYAL

 

Suite à l'expédition de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535, mais surtout en regard des immenses succès financiers remportés par Charles-Quint plus au sud, dans les Indes Occidentales, dans les Caraïbes, François Ier décide non seulement d'établir une première colonie (pour laquelle il a donné mandat à Jacques Cartier en 1540) mais de fonder une VICE-ROYAUTÉ pour laquelle il nomme un noble de sa cour, Jean-François de La Roque de Roberval: une simple colonie ne sera pas suffisante. Bon soldat et expert en fortifications, également riche propriétaire foncier, La Roque de Roberval est nommé Duc de Norembèque, un territoire aux limites indéfinies des Indes Occidentales. Premier projet de Jean-François de La Roque de Roberval: construire une escadre de quinze navires qu'il veut mener sur les rives du Saint-Laurent.


 

JACQUES CARTIER - CHARLESBOURG-ROYAL

Jacques Cartier prend conscience qu'une base d'opération est indispensable au succès d'une première colonie. Il revient à Stadacone en 1541 avec 5 navires et quelque 400 hommes. Il y fait construire à quinze kilomètres environ de Québec (près de Cap-Rouge) une habitation qu'il baptise Charlesbourg-Royal, en l'honneur du troisième fils du roi de France.


Colonie France Roy

 

CHARLESBOURG-ROYAL (ou France-Roy)
Troisième voyage de Jacques Cartier: 1541-1542

Rencontre Cartier et IndiensLe 23 août 1541, dans la joie générale des gens de Stadacone, Jacques Cartier avec 5 navires et quelque 400 hommes de tout métier (dont quelques 40 sont des repris de justice) est de retour au Canada. Il annonce que Donnacona qu'il avait saisi en 1536 lors de son second voyage est mort, mais que les autres Iroquois capturés le voyage précédant vivent en France comme des seigneurs et ne désirent pas revenir au Canada. La nouvelle fait bien l'affaire du nouveau chef, Agona. Toutefois, le non retour des Sauvages capturés en 1536 soulève le doute des Autochtones. La relation amicale ne dure pas..

Il délaisse le site de Sainte-Croix établi au cours du voyage précédent pour un nouvel établissement: Charlesbourg-Royal. Les cèdres blancs y sont abondants, ce qui est important pour survivre l'hiver. De plus, on y trouve des petites pierres qu'on croit être des diamants (d'où le nom de Cap aux Diamants) ainsi que des "feuilles d'or fin". Puis Cartier entreprend de revoir les 3 saults. Chemin faisant, il confie deux jeunes garçons à son ami le chef Achelacy pour qu'il leur enseigne la langue iroquoise. Puis Cartier poursuit sa course vers Hochelaga espérant pouvoir franchir les 3 saults qui lui avaient barré la route en 1535.

Le 7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de PaimpontCharlesbourg-Royal et d'une suite, reprend son parcours vers l'ouest. Chemin faisant, il revoit le chef d'Achelaï à qui il donne un manteau garni de grelots et laisse deux adolescents pour y apprendre la langue du pays.  Le 1er octobre 1541, il arrive au pied d'un saut, à deux lieues de Tutonaguy. Cartier ne mentionne pas le nom d'Hochelaga. Était-ce Hochelaga? On ne sait pas. - Puis, avec 4 guides, il arrive à un deuxième sault. A l'aide de bâtonnets, les Indiens lui signalent un troisième sault, ...."qui est avant d'arriver au Saguenay...." La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults.

On ne sait ce qui s'est passé pendant l'hiver, car le compte-rendu de l'exploration est brusquement interrompu. Par autres sources, on sait qu'il y a eu une nouvelle épidémie de scorbut et que les Iroquois ont tenu l'établissement en constant état de siège, tuant plus de 35 Français. Puis survient un incident inattendu mais fort espéré. On découvre à proximité du fort des pierres et du minérai que l'on croit fort précieux. Cartier décide alors en juin 1542 d'abandonner les lieux.

Au port de Saint-Jean à Terre-Neuve, il rencontre Jean-François La Rocque de Roberval, chef de nouveau royaume et lui ordonne de le suivre dans la vallée du Saint-Laurent. Croyant qu'il a à son bord quantité d'or et de diamants et ne voulant pas faire à nouveau face aux Indiens, Cartier contrvient à l'ordre de Roberval et en plaine nuit quitte pour la France. De retour en France, l'or et les diamants s'avérèrent être faux. Cet épisode, tourné en dérision, donna naissance a l'expression "faux comme diamants du Canada". Pour sa part, Roberval se retrouve dépourvu de main-d'oeuvre et d'hommes d'expérience.

NOTA BENE - Notons ici qu'en regard des quelques 400 colons composant le projet de colonie de Charlesbourg-Royal plus les 200 colons de France-Roy, soit 600 colons, le Québec sous Samuel de Champlain ne comptait que 43 colons près d'un siècle plus tard, en 1626. Notons également que la fondation de Ville-Marie (que certains affirment faussement avoir été la fondatin de Montréal), quelques 50 colons étaient présents,

 

Jean-François La Rocque de Roberval

Armoiries RobervalRobert de Roquebrune dans son oeuvre LES CANADIENS décrit ainsi Jean-François La Rocque de Roberval. Il s'appelait La Roque. Comme il était seigneur, du chef
de sa mère, de la terre de Roberval en Picardie, on l'appelait M. de Roberval. Il appartenait à une ancienne maison, celle des La Roque. Ils étaient aussi nombreux en Gascogne et en Languedoc que les Goyon en Bretagne, les Vassal en Limousin et Périgord ou les Hennequin en Ile-de-France. Ces grandes et nombreuses familles, ces Maisons, portaient des surnoms, des noms de terres. Le père de Jean-François de La Roque se nommait M.
de Chastelrin et parfois M. d'Aspremont.

Fidèle à sa foi protestante, Jean-François La Rocque de Roberval fut une des premières victimes des guerres de Religion. Au sortir d'une réunion calviniste, une nuit de l'année 1560, il fut attaqué avec ses coreligionnaires et tué au coin du cimetière des Innocents, à Paris. Les restes de sa fortune passèrent à ses créanciers et son château de Roberval fut racheté par son neveu Louis de Madaillan, fils de Charlotte de La Rocque.

Au XVlIle siècle le château fut complètement transformé. Ses papiers personnels y sont conservés. Publiés par H. P. Biggar, ces documents révélent un homme qui tenta de coloniser le Canada. Chose malheureuse, Jean-François La Rocque de Roberval a laissé fort peu de traces dans la littérature française et canadienne. Enfin, un poême latin d'inspiration protestante, appelé Robervalensis Epitaphium, fait partie d'un recueil anonyme de poésies conservé à la Bibliothèque nationale, à Paris. Cette oeuvre rappelle le voyage de Roberval au Canada et son assassinat en 1560.

 

Alfonse, Jean (1484-1544) - Pilote de Larocque de Roberval

"Les Voyages avantureux du capitaine Ian Alfonce, Sainctongeois"

Jean Alfonse Table navigation par Jean Alfonse fut chargé par le roi de conduire au Canada l'expédition de La Rocque de Roberval destinée à fonder un premier établissement dans la vallée du Saint-Laurent. Navigateur français né Jean Fonteneau, encore jeune, il épousa une Portugaise, Valentine Alfonse, et adopta son patronyme.
Navigateur réputé, de retour de cette expédition, Alfonse entreprit en 1542 un voyage de recherche d'un passage vers la Chine par nord-ouest . Il pénétra dans le détroit de Davis et constata que le Labrador était distinct du Groenland. À sa mort, il laissa deux manuscrits: Les Voyages avantureux et Une Cosmographie. Dans son premier manuscrit, il relate brièvement ses voyages sur différentes mers et fourni les premières instructions nécessaires à la navigation dans les eaux canadiennes.

 

FRANCE-ROY

Sans l'appui des quelques 400 colons de Jacques Cartier, Jean-François La Rocque de Roberval parvient à Charlesbourg-Royal avec une équipe de 200 collons.L'expédition arrive à point pour récolter le blé semé l'année précédente par Jacques Cartier. Et telle est la fertilité du sol que Jean Alfonse, son maître navigateur, compte cent vingt grains par épi. "... et toutes ces terres doibvent estre nommées LA NOUVELLE FRANCE, parce qu'elles sont en une mesme haulteur ...." que la mère patrie. La suggestion devait par la suite faire fortune. Les fortifications laissées par Cartier sont renforcées. La place est alors renommée FRANCE-ROY et le fleuve Saint-Laurent est baptisé FRANCE-PRIME.

Le lieutenant-général, titre que François Ier lui conféré, a de la difficulté à maintenir le bon ordre. Un passage de Thévet le montre d'une sévérité toute calviniste. Il doit sévir. Les vivres diminuent rapidement et Roberval est contraint d'imposer le rationnement. Durant l'hiver, près de cinquante personnes meurent du scorbut. La décision de rapatrier tout le monde en France est alors prise. Les glaces commencent à fondre en avril.

Cependant, il lui faut revoir les 3 saults. Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes sont restées à Cap-Rouge.

Informé des problèmes de la colonie, François Ier donne à Paul d'Aussillon mission de retourner au Canada avec deux navires chargés de victuailles à destination de France-Roy. D'Aussillon arrive à la mi-juin, comme prévu, mais avec des lettres mandant ..."qu'on demeurât jusqu'à la veille de la Sainte-Madeleine, qui est le vingt-deuxième de juillet".... Au mois de septembre 1543, les survivants regagnent la France, mettant fin à l'entreprise.

 

CARTE PIERRE DESCELLIERS (1550)

CARTE PIERRE DESCELLIERS (1550)

Tout comme la carte montrée ci-avant, cette carte est également attribuée à Pierre Descellier, cartographe de l'école de Dieppe. Chose intéressante, cette carte montre les découvertes de Jacques Cartier et de Jean-François La Rocque de Roberval depuis la colonie FRANCE-PRIME (ou Charlesbourg-Royal) que la France avait fondé à Stadacone, plus précisément à Cap-Rouge. Depuis France-Prime, les deux explorateurs revinrent à la rivière des Prairies voir les 3 saults qui avaient bloqué la route à Cartier. L'histoire nous raconte:
JACQUES CARTIER -
Le 7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de PaimpontColonie Jacques Cartier et d'une suite, reprend son parcours vers l'ouest. Chemin faisant, il revoit le chef d'Achelaï à qui il donne un manteau garni de grelots et laisse deux adolescents pour y apprendre la langue du pays.  Le 1er octobre 1541, il arrive au pied d'un saut, à deux lieues de Tutonaguy. Cartier ne mentionne pas le nom d'Hochelaga. Était-ce Hochelaga? On ne sait pas. - Puis, avec 4 guides, il arrive à un deuxième sault. A l'aide de bâtonnets, les Indiens lui signalent un troisième sault, ...."qui est avant d'arriver au Saguenay...." La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults.
LA ROCQUE DE ROBERVAL -
Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes
étaient restées à Cap-Rouge.

oooooooooo

REMARQUER (point jaune) :
Noter que ce plan fut publié quelques huit ans après ces incidents. Au plan, Descelliers montre le Mont Royal avec ses trois (ou quatre) collines. De plus Descelliers y a inscrit (peu lisible à cette échelle) l'incident de la perte de huit hommes par La Rocque de Roberval.

 

 

LE NORD DES INDES OCCIDENTALES
DES TERRITOIRES INHOSPITALIERS

 

LA COLONIE PERDUE - ROANOKE (1587)

Quelques années plus tard, une entreprise anglaise semblable se ROANOKE (1587)soldait par un échec. La colonie de sir Walter Raleigh dirigée par John White. Le 8 mai 1587, 117 personnes quittaitent l'Angleterre à destination des Indes Occidentales pour une île aujourd'hui connue l'île de Roanoke, sise dans la baie Chesapeake. Tout comme quelques années plus tôt à Charlesbourg-Royal, la colonie éprouva les difficultés typiques à des établissements en terre inconnue. Difficulté de nourriture, difficulté de relation avec les indigènes et autres. Le 27 août 1587, le gouverneur John White quittait la colonie naissance pour l'Angleterre. Il ne revint qu'en 1590 constatant que la colonie avait disparue sans qu'on puisse aujourd'hui savoir ce qu'il advint d'elle. Plus encore, son instigateur, sir Walter Raleigh, fut exécuté à la Tour de Londres pour s'être attaqué à la puissance maritime de l'époque, celle de l'Espagne, une puissance maritime que l'Angleterre craignait. L'on commémore aujourd'hui cet événement au Fort Raleigh National Historic Site.

Souhaitons que le Canada, le Québec fasse de même pour Hochelaga, pour Charlesbourg-Royal et France-Roy
RÉPONSE - LE MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE

 

Martin Frobisher

Entre 1576 et 1578, l'explorateur anglais Martin Frobisher dirige trois expéditions dans l'Arctique afin de découvrir le passage vers la Chine. Lors de son premier voyage, Frobisher rapporta des minerais . Intrigué par la couleur que prenaient ces minerais des alchémistes considérèrent qu'ils renfermaient suffisamment d'or et d'argent pour entreprendre une autre expédition.

Deux autres expéditions furent donc organisées: en 1577 et en 1578. L'idée d'un passage vers la Chine fut donc abandonnée. À l'été de 1577, des mineurs se mettent à l'oeuExploration Martin Frobishervre.
L'automne et l'hiver de 1577-1578 sont occupés par la recherche des fonds nécessaires au financement des opérations minières. La troisième expédition est subventionnée en grande partie par la reine Elizabeth 1ère. L'expédition est très ambitieuse. Le personnel de ce troisième voyage comprend 400 personnes montées à bord de 15 navires. Le but de l'expédition est également d'établir une colonie d'une centaine de personnes.


L'expédition se met en route à la fin du mois de mai 1578. Essuyant de violentes tempêtes, les navires sont emportés à la dérive par la banquise. C'est la déroute; des navires vont au gré des vents et certains sombrent, emportant avec eux nombre de biens essentiels à la future colonie. Malgré, tout, douze navires se retrouvent à la baie de Frobisher à la fin du mois de juillet.

Après quelque mois, Frobisher réalisa que la baie Frobisher était inhabitable. Avec toutes les attaques des Inuit et la température si froide, il décida de quitter la région avec les 345 personnes qui restaient. Il repartit avec les minerais dans son pays natal.

 

LA TRAGÉDIE DES GUERRES DE RELIGIONS

Suites à ces premiers efforts de colonisation, il s'écoulera un demi-siècle avant que ne s'organisent d'autres entreprises de colonisation du Canada. De 1562 à 1598, la France s'égarera dans les convulsions internes des guerres de religion. Contestant la pratique du culte, la Réforme génère une controverse politique sur le statut légal des églises réformées. Le débat s'exacerbe. La noblesse cherche à s'emparer d'un pouvoir affaibli. Avec Henri IV, la royauté retrouve finalement légitimité et autorité.

Protestant converti au catholicisme, le nouveau souverain Henri IV reconnaît aux protestants une existence légale et leur accorde la liberté du culte. Avec lui, la dynastie des Bourbons s'installe. Roi autoritaire, il censure écrivains et prédicateurs au nom de la paix publique. Mais - paradoxe de l'histoire - il meurt assassiné, succombant au fanatisme religieux qu'il n'avait cessé de chercher à apaiser.

Pendant le demi-siècle qui suit, le cardinal de Richelieu (1585-1642) orchestre la reconquête du pouvoir en France par l'État. Surveillant l'imprimerie, il étouffe la presse naissante. Soucieux de la pureté de la langue, il crée l'Académie Française par un programme politique qui place la culture sous le contrôle de l'État.




UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Débuts Canada
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Tribus en Amériquemusée CanadaCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Ile Visitation rivière des Prairies

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


Mission Nouvelle LoretteMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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PAGE NOIRE DE L'HISTOIRE DE MONTRÉALArmoiries de Montréal

LES ARMOIRIES DÉSUETES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Vous connaissez l'histoire des présentes armoiries de la ville de Montréal et de son drapeau qui tronent sur les destinées de Montréal?  
 Leur histoire débute avec la conquête du Canada par l'Angleterre et l'entrée à Montréal en 1760 des forces armées anglaises.
Très tôt, le conquérant sentit le besoin de définir une image de ce pays en devenir. En 1833, le gouverneur anglais de Montréal fit adopter les présentes armoiries. Le champ de l'écu fut chargé de quatre meubles végétaux, chacun représentant le groupe ethnique considéré important, ou destiné à le devenir. Le groupe dominant ANGLAIS fut représenté par une rose, la rose de la maison de Lancaster. Le groupe IRLANDAIS dont le Québec comptait encore peu de représentant reçu la feuille de trèfle. Sa présence aux armoiries convenait bien avec les croyances religieuses d'un pays traditionnellement catholique. L'ÉCOSSAIS reconnu bon en affaires, y trouva son chardon. Quant au CANADIEN FRANÇAIS qui constituait la large majorité du pays, quelque 80%, reçu son quart. Pour le conquérant, ce groupe était destiné à perdre son importance. Il reçu la fleur de lys.
Fort inopinément, ces armoiries et le drapeau qui les accompagnent, se veulent an l'an 2005 l'image de Montréal. Après deux siècles et demi d'histoire, la ville n'est plus au moment de sa conquête, Ces armoiries appartiennent aux archives. Certes ces armoiries furent quelque peu dépoussièrées en 1938. Mais elles conservent l'esprit de leurs origines. Elles représentent pour le canadien français de Montréal une période douleureuse de son passé. Il fut jadis un temps où Montréal fut le coeur d'un empire commercial rayonnant sur le coeur du continent. C'était alors la Nouvelle-France ou Canada. Les armoiries de Montréal doivent être à la hauteur de son histoire, une histoire digne de la plus haute considération.




 
 

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