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LES SUITES
DE CETTE DEUXIÈME EXPLORATION DES INDES OCCIDENTALES
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(cliquez)
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LA MONTAGNE SACRÉE
BERCEAU DU CANADA
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LES SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES Trois documents bibliographiques marquèrent la fondation du Canada. Le premier document intitulé DISCOURS DE VOYAGE décrivit le premier voyage de l'explorateur Jacques Cartier à Gaspé en 1534. Il ne fut publié que vers 1544, soit dix années après l'exploration. Ce délai de dix ans fut dû au besoin de la France de taire à l'Europe son intérêt pour les Indes Occidentales, voie d'entrée d'une nouvelle route vers les Indes. Le second document intitulé BRIEF RECIT fit la relation du second voyage de l'explorateur Cartier aux Indes Occidentales, à Hochelaga, en 1535 et 1536. Il fut publié également dix ans après la venue de l'explorateur à Hochelaga. Le troisième tome Delle Navigationi et Viaggi (terzo volume) fut produit en langue italienne en 1556 à Venise. Ce 3e document fit la relation des premier et second voyages. Dans le cas du second voyage, le document ajouta une illustration à l'européenne de la venue de l'explorateur Cartier à Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga. |
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Le jour de la Pentecôte, 16 mai 1535, Cartier se confesse et communie ainsi que tous ses matelots. Puis le 19 mai, après avoir reçu dans la cathédrale de Saint-Malo la bénédiction de leur évêque,l'équipe embarque sur leurs trois navires désormais célèbres: la Grande Hermine, la Petite Hermine et lHémérillon. Destination: Hochelaga ce par un chemin bien connu à Saint-Malo, les "Terres Neuves ". Le 10 août, Cartier pénètre dans une immense voie d'eau, le Saint-Laurent dont lÉglise fête le saint ce jour-là. Par ses deux autochtones, il sait que ce fleuve mène vers un pays appelé "Canada" et une bourgade appelée Hochelaga. Pour les marins, le fort courant quils observent ne peut être que le flux entre deux océans. Aussi, seraient- ils donc sur le point de découvrir le fameux passage ? Il faut à tout prix pousser de lavant! |
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1 - LA PREMIÈRE
COLONIE AU CANADA:
CHARLESBOURG-ROYAL (FRANCE-ROY) |
| Suite à l'expédition de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535, mais surtout en regard des immenses succès financiers remportés par Charles-Quint plus au sud, dans les Indes Occidentales, dans les Caraïbes, François Ier décide non seulement d'établir une première colonie (pour laquelle il a donné mandat à Jacques Cartier en 1540) mais de fonder une VICE-ROYAUTÉ pour laquelle il nomme un noble de sa cour, Jean-François de La Roque de Roberval: une simple colonie ne sera pas suffisante. Bon soldat et expert en fortifications, également riche propriétaire foncier, La Roque de Roberval est nommé Duc de Norembèque, un territoire aux limites indéfinies des Indes Occidentales. Premier projet de Jean-François de La Roque de Roberval: construire une escadre de quinze navires qu'il veut mener sur les rives du Saint-Laurent. |
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JACQUES CARTIER - CHARLESBOURG-ROYAL Jacques Cartier prend conscience qu'une base d'opération est indispensable au succès d'une première colonie. Il revient à Stadacone en 1541 avec 5 navires et quelque 400 hommes. Il y fait construire à quinze kilomètres environ de Québec (près de Cap-Rouge) une habitation qu'il baptise Charlesbourg-Royal, en l'honneur du troisième fils du roi de France. |
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CHARLESBOURG-ROYAL
- Le 23 août 1541, dans la joie générale des gens de Stadacone, Jacques Cartier avec 5 navires et quelque 400 hommes de tout métier est de retour au Canada. Il annonce que Donnacona qu'il avait saisi en 1536 lors de son second voyage est mort, mais que les autres Iroquois capturés le voyage précédant vivent en France comme des seigneurs et ne désirent pas revenir au Canada. La nouvelle fait bien l'affaire du nouveau chef, Agona. Toutefois, le non retour des Sauvages capturés en 1536 soulève le doute des Autochtones. La relation amicale ne dure pas.. Il délaisse le site de Sainte-Croix établi au cours du voyage précédent pour un nouvel établissement: Charlesbourg-Royal. Les cèdres blancs y sont abondants, ce qui est important pour survivre l'hiver. De plus, on y trouve des petites pierres qu'on croit être des diamants (d'où le nom de Cap aux Diamants) ainsi que des "feuilles d'or fin". Puis Cartier entreprend de revoir les 3 saults espérant pouvoir franchir les 3 saults qui lui avaient barré la route en 1535. Le
7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de Paimpont On ne sait ce qui s'est passé pendant l'hiver, car le compte-rendu de l'exploration est brusquement interrompu. Par autres sources, on sait qu'il y a eu une nouvelle épidémie de scorbut et que les Iroquois ont tenu l'établissement en constant état de siège, tuant plus de 35 Français. Puis survient un incident inattendu mais fort espéré. On découvre à proximité du fort des pierres et du minérai que l'on croit fort précieux. Cartier décide alors en juin 1542 d'abandonner les lieux. Au port de Saint-Jean à Terre-Neuve, il rencontre Jean-François La Rocque de Roberval, chef de nouveau royaume et lui ordonne de le suivre dans la vallée du Saint-Laurent. Croyant qu'il a à son bord quantité d'or et de diamants et ne voulant pas faire à nouveau face aux Indiens, Cartier contrevient à l'ordre de Roberval et en pleine nuit quitte pour la France. De retour en France, l'or et les diamants s'avérèrent être faux. Cet épisode, tourné en dérision, donna naissance a l'expression "faux comme diamants du Canada". Pour sa part, Roberval se retrouve dépourvu de main-d'oeuvre et d'homme d'expérience. NOTA BENE - Notons ici qu'en regard des quelques 400 colons composant le projet de colonie de Charlesbourg-Royal plus les 200 colons de France-Roy, soit 600 colons, le Québec sous Samuel de Champlain ne comptait que 43 colons près d'un siècle plus tard, en 1626. Notons également que la fondation de Ville-Marie (que certains affirment faussement avoir été la fondation de Montréal), quelques 50 colons étaient présents. |
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Jean-François La Rocque de Roberval
Fidèle à sa foi protestante, Jean-François La Rocque de Roberval fut une des premières victimes des guerres de Religion. Au sortir d'une réunion calviniste, une nuit de l'année 1560, il fut attaqué avec ses coreligionnaires et tué au coin du cimetière des Innocents, à Paris. Les restes de sa fortune passèrent à ses créanciers et son château de Roberval fut racheté par son neveu Louis de Madaillan, fils de Charlotte de La Rocque. Au XVlIle siècle le château fut complètement transformé. Ses papiers personnels y sont conservés. Publiés par H. P. Biggar, ces documents révélent un homme qui tenta de coloniser le Canada. Chose malheureuse, Jean-François La Rocque de Roberval a laissé fort peu de traces dans la littérature française et canadienne. Enfin, un poême latin d'inspiration protestante, appelé Robervalensis Epitaphium, fait partie d'un recueil anonyme de poésies conservé à la Bibliothèque nationale, à Paris. Cette oeuvre rappelle le voyage de Roberval au Canada et son assassinat en 1560. |
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FRANCE-ROY Sans l'appui des quelques 400 colons de Jacques Cartier, Jean-François La Rocque de Roberval parvient à Charlesbourg-Royal avec une équipe de 200 collons.L'expédition arrive à point pour récolter le blé semé l'année précédente par Jacques Cartier. Et telle est la fertilité du sol que Jean Alfonse, son maître navigateur, compte cent vingt grains par épi. "... et toutes ces terres doibvent estre nommées LA NOUVELLE FRANCE, parce qu'elles sont en une mesme haulteur ...." que la mère patrie. La suggestion devait par la suite faire fortune. Les fortifications laissées par Cartier sont renforcées. La place est alors renommée FRANCE-ROY et le fleuve Saint-Laurent est baptisé FRANCE-PRIME. Le lieutenant-général, titre que François Ier lui conféra, a de la difficulté à maintenir le bon ordre. Un passage de Thévet le montre d'une sévérité toute calviniste. Il doit sévir. Les vivres diminuent rapidement et Roberval est contraint d'imposer le rationnement. Durant l'hiver, près de cinquante personnes meurent du scorbut. La décision de rapatrier tout le monde en France est alors prise. Les glaces commencent à fondre en avril. Cependant, il lui faut revoir les 3 saults. Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes sont restées à Cap-Rouge. Informé des problèmes de la colonie, François Ier donne à Paul d'Aussillon mission de retourner au Canada avec deux navires chargés de victuailles à destination de France-Roy. D'Aussillon arrive à la mi-juin, comme prévu, mais avec des lettres mandant ..."qu'on demeurât jusqu'à la veille de la Sainte-Madeleine, qui est le vingt-deuxième de juillet".... Au mois de septembre 1543, les survivants regagnent la France, mettant fin à l'entreprise. |
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2 - RETOUR DE CARTIER
ET DE SIEUR DE ROBERVAL AUX SAULTS
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CARTE PIERRE DESCELIERS (1550) Tout
comme la carte montrée ci-avant, cette carte est également
attribuée à Pierre Desceliers, cartographe de l'école
de Dieppe. Chose intéressante, cette carte montre les découvertes
de Jacques Cartier et de Jean-François
La Rocque de Roberval depuis la colonie FRANCE-Roy (ou Charlesbourg-Royal)
que la France avait fondé à Stadacone, plus précisément
à Cap-Rouge. Depuis France-Roy, les deux explorateurs revinrent
à la rivière des Prairies voir les 3 saults qui avaient
bloqué la route à Cartier. L'histoire nous raconte:
oooooooooo |
LES SAULTS DÉCRITS PAR JACQUES CARTIER
Maints indices identifient la rivière des Prairies comme le chemin qu'emprunta Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga. UN PREMIER INDICE le plus important réside dans le fait qu'au temps des Amérindiens la voie de canotage principale alors utilisée était la rivière des Prairies. Cette rivière la voie la plus directe, la plus courte et beaucoup moins dangeureuse que l'était les Rapides de Lachine. UN SECOND INDICE se trouve dans les nombreuses relations de l'époque qui toutes indiquent que le chemin utilisé à cette époque était la rivière des Prairies. LE TROISIÈME INDICE se trouve dans les plans originaux de l'époque, plans montrant cette rivière comme axe principal de navigation. Plusieurs autres indices se trouvent dans diverses relations, telle la relation de Jacques Noël qui en 1587 voyant les saults qui avaient arrêté son oncle Cartier déclare..."Les eaulx ne tombent pas d'une hauteur bien considérable; ce n'est qu'une rivière où il y a de mauvais fonds.... Ces indices et d'autres encore indiquent que la rivière Des-Prairies était le cours d'eau qu'emprunta Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga.
Dans le récit de son 3e voyage, celui de Charlesbourg-Royal, Jacques Cartier informe le roi:
...et nous arrivâmes le onzième jour de septembre 1541 au premier sault d'eau qui est à une distance de deux lieues (environ six milles) de la ville de Tutonaguy.... .. Et après que nous leur eussions fait connaître que nous allions vers les saults et nous désirions aller à Saguenay, nous vîmes à un autre village où demeurent vis-à-vis le deuxième sault... et ces gens nous donnèrent à entendre ....qu'il y avait un troisième sault à passer...Et d'après leurs marques, s'ils disent vai, il ne peut y avoir que six lieues par terre pour passer les saults.
N.B. Prendre note qu'à cette époque, la mesure de longueur 'lieue" était relativement inexacte et équivalait environ à trois milles.
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(lettre
de Jacques Noël à M. Jean Groote le 19 juin 1587)
(Nota Bene: une lieue est égale à environ 3 milles) |
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3 - LA FRANCE ENTEND
PROFITER DE LA DÉCOUVERTE
DE JACQUES CARTIER |
Suite à la découverte de Jacques Cartier, les explorateurs français entreprirent de commercer avec les Amérindiens. De plus, les pêcheurs français et anglais habituellement présents au large des Terres Neuves, territoire de pêche souvent disputés, firent de même. Ils dirigèrent leur activité vers les côtes de la Nouvelle-Écosse et celles du golfe du Saint Laurent. Par la suite, lorsque les guerres entre l'Angleterre et l'Espagne provoquèrent le déclin des pêcheries espagnoles, un nouveau marché de la morue séchée s'ouvrit aux Français. Les contacts avec les Amérindiens se multiplièrent. Comme on ne pouvait faire sécher la morue que sur terre, les contacts s'accrurent. Ainsi l'archiviste Biggar lors des nombreuses études faites des débuts de la Nouvelle-France, souligna la présence dès 1539 de navires français à l'île du Cap Breton faisant le commerce des fourrures. Soit peu de temps après la venue de Cartier au Mont Royal en 1535. Suivirent les Basques français chassant la baleine et le morse aux îles de la Madeleine à la fin du siècle.
À partir de 1580, les Européens s'intéressèrent davantage au commerce de la fourrure de castor, ce suite à une demande accrue par les bourgeois d'Europe occidentale pour les chapeaux de feutre de castor. Les meilleures fourrures étaient celles piégées en hiver. Il faut savoir que la viande de castor contient un très grand nombre de calories utiles à l'énergie dépensée par les Amérindiens pour le piégeage. La forte demande en peaux de castor profitère également aux Amérindiens.
Ainsi, après 1540, un nombre considérable de navires envahissent le golfe et le fleuve Saint Laurent. Tadoussac devient le premier lieu de traite. Le troc des peaux devient tellement important que vers 1588, de riches commerçants sollicite un monopole. Pierre de Chauvin dépêche jusqu'à quatre navires dans le golfe. Pont-Gravé se rend jusqu'à Trois-Rivières pour troquer ses marchandises rapportées de France contre des fourrures. Champlain affirme que des navigateurs et commerçants viennent régulièrement en Canada. Il pense que d'autres venaient déjà bien avant 1550 pour commercer avec les Amérindiens. Tout au cours du XVI siècle les pêcheries française s'étendent le long des côtes de la Nouvelle Écosse jusqu'au Maine. Mais ce sont aussi les pirates français, revenant de Floride et des Caraïbes, qui sillonnent les côtes et s'enrichissent.LA FRANCE RAPPORTE L'EXPLORATION DE JACQUES CARTIER DANS LES INDES OCCIDENTALES
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CARTE
HARLÉENNE - 1536
Cette carte montrée ci-contre est la plus ancienne illustrant l'intérieur des Indes Occidentales, en particulier le Saint-Laurent. Oeuvre de Pierre Descelliers de l'école de Dieppe, elle fut probablement dressée en 1536, soit immédiatement après à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au Mont Royal. Elle montre très lisiblement le mot CANADA. Plus avant, le royaume d'Hochelaga est inscrit comme "Ochilaga". Source: British Museum, Londres (Partie d'une mappemonde dite de Harley) |
CARTE PIERRE DESCELIERS (1546) Cette seconde carte est un extrait d'une carte plus large également de Pierre Descelliers. Elle fut dessinée vers 1546 suite à l'essai d'implantation d'une colonie à Charlesbourg-Royal par Cartier et Roberval. Elle fut commandée par le roi Henri II. Source:
Bibliothèque Nationale, Paris. |
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CARTE DE VALLARD (1547) Cette carte est tiré de l'atlas de Vallard. Cet atlas comprend quinze cartes, chacune mesurant 57cm x 39.2com. illustre la colonie de Charlesbourg-Royal implantée par Cartier et Roberval en 1541 et 1542. Au centre l'on remarque un enclos fortifié représentant le fort Charlesbourg-Royal renommé France-Prime par le sieur de Roberval. . On y voit des Amérindiens armés d'arc et de flèches.
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CARTE PIERRE DESCELIERS (1550) Cette très belle carte illustre les découvertes de Jacques Cartier et du sieur de Roberval suite à leur insuccès dans l'établissement de la colonie de Charlesbourg-Royal (ou France-Prime). Sur cette carte est rapporté le point limite qu'ils ont pu atteindre dans leur exploration des Indes Occidentales. Après ces deux explorateurs, de nombreux aventuriers ont suivi. Malheureusement, l'histoire reste silencieuse sur le sujet.
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En 1580, l'équipage du navire commandé par l'anglais John Walker attaqua un village Amérindien Abénaqui situé sur la rivière Penobscot et emporta 300 peaux. En 1583, l'explorateur français, Étienne Bellenger, tenta de fonder un comptoir ainsi qu'une mission dans la baie de Fundy. Mais c'est une attaque Amérindienne qui fît avorter le projet. Cela ne l'empêcha pas de rapporter en France une riche cargaison de fourrures de martres, de loutres et de lynx et surtout des peaux de castors pour fabriquer plus de 600 chapeaux. Étienne Bellenger rapporta également du castoreum, une huile rougeâtre extraite des glandes du castor, qui était utilisée pour la fabrication de remèdes et des parfums.
Dès 1583, le commerce du castor connait une forte croissance. Deux explorateurs anglais du nom de Gosnold en 1602, et Martin Pring en 1603, firent construire de petits comptoirs au sud de la Nouvelle Angleterre, mais ne trouvant pas, le long de ces côtes, assez de fourrures pour légitimer la présence de comptoirs permanents, ils conclurent qu'il était plus profitable de ramasser les fourrures chaque été à l'aide de ces petits comptoirs saisonniers. Mais dès 1603, des groupes d'Amérindiens Malécites et Abénaquis de la région du Maine partaient chaque année jusqu'à Tadoussac pour y échanger certaines de leurs fourrures (Biggar 1922 - Quinn 1979).
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4 - VENISE PUBLIE L'EXPLORATION
DE LA FRANCE
AUX INDES OCCIDENTALES |
VENISE RAPPORTE L'EXPLORATION DE CARTIER À HOCHELAGA
L'exploration de la France aux indes Occidentales eut à Venise un grand retentissement grâce au reportage de l'an 1556 par G. B. Ramusio, homme dÉtat de Venise. Profitant des informations de Cartier, Ramusio informa les pays européens, ce dans le 3ième tome Delle Navigationi et Viaggi, de lexploration du Breton et la description de ce dernier arrivant à Hochelaga. Ajoutant au mémoire de Cartier, il ajouta une description imagée de Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga, qui encore aujourdhui étonne par sa qualité.
A. EN 1556, VENISE PUBLIE L'EXPLORATION DE LA FRANCE
Le troisième volume (terzo volume) de Delle Navigationi et Viaggi montré ici à droite fut publié en 1556. Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves: la première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535. Ce volume renferme de plus les récits de plusieurs autres explorateurs, Cortez, Verrazano, et autres de même que quatre exposés par Ramusio lui-même. Cest un document historique de première importance qui aujourd'hui nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle. En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, l'auteur du reportage, Giovanni Battista Ramusio, fit mieux que ne le fit Jacques Cartier dans le mémoire quil avait remi quelques années plus tôt, en 1545, au roi de France, François Ier. Ramusio ajouta au récit de Cartier, le BRIEF RECIT, un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga par lequel il illustre la venue de Jacques Cartier dans le mont Royal et reproduit les collines du mont Royal. Ce plan fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606 au moment où Samuel de Champlain fondait Québec.
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L'étonnant plan "LA TERRA DE HOCHELAGA"
(Delle Navigationi et Viaggi Terzo volume)LE MONT ROYAL ACTUEL - Ce plan de G.B. Ramusio révèle des choses surprenantes. Publié initialement en 1556, ce plan "La Terra de Hochelaga" illustre la venue de Cartier au Mont Royal. Ce plan qui est entièrement conforme au récit de Cartier, le BRIEF RECIT. Malgré les multipes incongruités que ce plan montre (l'Europe à cette époque ignorait à peu près tout des Terrres Inconnues) des analyses mathématiques de ce plan indiquent que les collines montrées au plan sont celles du mont Royal. Puisque Ramusio, homme dÉtat de Venise ne fut jamais explorateur, il devait en avoir reçu linformation de Jacques Cartier. Dailleurs Ramusio souligne à son texte quil a reçu de Français 4 écrits et 4 plans, documents dont nous ne connaissons pas aujourdhui la teneur. La concordance du profil des collines montrées au plan La Terra de Terra avec celui du mont Royal surprend. Le profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga est identique à celui du présent mont Royal.
Il est intéresssant de remarquer ici que G.B. Ramusio a longtemps hésité de reproduire les plans montrés à son oeuvre Delle Naviagationi et Viaggi, ne connaissant pas la qualité des documents que les explorateurs lui remettaient. Mais il l'a fait soulignant que... "J'ai longtemps hésité à reproduire les divers documents qui m'étaient remis, ne pouvant apprécier la qualité de ces documents. Mais après hésitation, je me suis laissé convaincre par le désir de laisser à ceux qui suivraient des informations qui pourraient leur être utile" ....
UNE BOURGADE DESSINÉE À L'EUROPÉENNE
Le plan LA TERRA DE HOCHELAGA est un plan schématique. Il est entièrement conforme au mémoire du 2e voyage (1535), le BRIEF RECIT,
que Jacques Cartier remit à son roi en 1545. Par ailleurs, il présente mille incongruités. Par ces incongruités, le plan illustre la grande méconnaissance de lEurope de la culture amérindienne. Ces incongruités peuvent être réparties en trois groupes: 1. ÉLEMENTS DE MÉCONNAISSANCE - Parmi ces éléments de méconnaissance des us et coutumes amérindiennes, soulignons les suivants:
la disposition des maisons longues des Iroquoïens en damier; le recouvrement de la palissade par des planches; lutilisation déchelle à leuropéenne. 2. ÉLEMENTS DE FANTAISIE DE LARTISTE - Lartiste Giacomo Gastaldi à qui Giovanni Battista Ramusio a confié la conception du plan a introduit plusieurs éléments de fantaisie: le chemin de ronde montré au haut de la palissade; le mur triangulaire de la pallissade; autres. 3. SIMPLIFICATIONS GRAPHIQUES -L'artiste a simplifié plusieurs éléments, tels les suivants: lintérieur des habitations, maisons longues; lallure des arbres qui fut utilisée pour dautres endroits, tel celui de Temistitan (Mexico); autres.
Ces incongruités illustrent admirablement bien la méconnaissance de lEurope des us et coutumes des Amérindiens, en particulier ceux des habitants d'Hochelaga.
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LA TERRA DE HOCHELAGA-1556 TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1556 |
LA TERRA DE HOCHELAGA-1565 TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1565 |
LA TERRA
DE TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1606 |
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PAGE NOIRE DE l'HISTOIRE DE MONTRÉAL En 1932, dans un mémoire adressé à la Société Royale du Canada, W. D. Lighthall alors directeur du Musée McCord, vint renforcer la position prise par J. W. J. W. Dawson. Il affirma que le site Dawson était celui de la bourgade de Hochelaga. Pour rendre sa thèse plus crédible et renforcer sa position au sein de la Société dArchéologie et de Numismatique de Montréal (société logée au Château de Ramesay), il affirma péremptoirement que le plan de Giovanni Battista Ramusio, ladmirable plan LA TERRA DE HOCHELAGA, navait aucune valeur. Plus encore, il se servit comment une bourgade dessinée par Samuel de Champlain, convenait (à son dire) parfaitement à la thèse du SITE DAWSON. |
ILE DU MONT ROYAL - SAMUEL DE CHAMPLAIN
En 1609, Samuel de Champlain qui avait profité des connaissances acquises par Jacques Cartier pour établir colonie de Stadacone venait à nouveau sur les pas de Cartier explorer davantage l'ILE DU MONT ROYAL comme l'endroit était alors connu. Puis il établissait un plan de la région. Sur ce plan il reproduisant les trois collines du Mont Royal. Puis il y identifiaitle site d'une colonie à venir, site qu'il nommait "Place Royale", ce tout comme Jacques Cartier avait nommé la montagne, Mont Royal, qu'il avait visité en 1535. Quelque 107 ans plus tard, suivant les traces de Cartier, monsieur de Maisonneuve établissait sur l'île une colonie au site de la place choisi par Samuel de Champlain, Ville-Marie.
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5 - LA FRANCE S'ENLISE
DANS DES GUERRES DE RELIGION |
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LA TRAGÉDIE DES GUERRES DE RELIGIONS Suites à ces premiers efforts de colonisation, il s'écoulera un demi-siècle avant que ne s'organisent d'autres entreprises de colonisation du Canada. De 1562 à 1598, la France s'égarera dans les convulsions internes des guerres de religion. Contestant la pratique du culte, la Réforme génère une controverse politique sur le statut légal des églises réformées. Le débat s'exacerbe. La noblesse cherche à s'emparer d'un pouvoir affaibli. Avec Henri IV, la royauté retrouve finalement légitimité et autorité. Protestant converti au catholicisme, le nouveau souverain Henri IV reconnaît aux protestants une existence légale et leur accorde la liberté du culte. Avec lui, la dynastie des Bourbons s'installe. Roi déterniné, il censure écrivains et prédicateurs au nom de la paix publique. Mais - paradoxe de l'histoire - il meurt assassiné, succombant au fanatisme religieux qu'il n'avait cessé de chercher à apaiser. Pendant le demi-siècle qui suit, le cardinal de Richelieu (1585-1642) orchestre la reconquête du pouvoir en France par l'État. Surveillant l'imprimerie, il étouffe la presse naissante. Soucieux de la pureté de la langue, il crée l'Académie Française par un programme politique qui place la culture sous le contrôle de l'État. |
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VILLE
DE LA ROCHELLE Le rejet par Martin Luther en 1527 des pratiques religieuses catholiques, en particulier du comportement du pape, prince de l'église romaine (et de la Vertu des Indulgences), sonne le début de la RÉFORME. L'autorité papale est rejetée. Des pasteurs remplacent les prêtres. L'idée de la liberté chrétienne fait son chemin dans les esprits. Le développement de l'imprimerie accélère la diffusion des écrits de Luther et de Calvin en France. Le Protestantisme donne priorité à l'action et à la liberté individuelle d'entreprendre. L'idée séduit la noblesse et la bourgeoisie des grandes villes marchandes, telle celle de La Rochelle. Avec le nouveau marché qu'offre les Indes Occidentales, La Rochelle devient un foyer important de cette nouvelle religion. |
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UNE PÉRIODE TROUBLEÉ Durant
la seconde Soucieux du besoin d'une reconciliation, en 1598, il publie l'Édit de Nantes, un édit de tolération religieuse. Cependant, les nobles catholiques le voient comme une menace à leur foi et aux privilèges reçus de la monarchie catholique. Malheureusement, Henri IV est assassiné en 1610. |
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EN
1598, ÉDIT DE NANTES
(un édit de tolérance) Le rejet par Martin Luther en 1527 des pratiques religieuse, en particulier du comportement du pape, prince de l'église romaine (et de la Vertu des Indulgences), sonne le début de la RÉFORME. L'autorité papale est rejetée. Des pasteurs remplacent les prêtres. L'idée de la liberté chrétienne fait son chemin dans les esprits. Le développement de l'imprimerie accélère la diffusion des écrits de Luther. Le Protestantisme donne priorité à l'action et à la liberté individuelle d'entreprendre. L'idée séduit la noblesse et la bourgeoisie des grandes villes marchandes, telle celle de La Rochelle. Avec le nouveau marché qu'offre les Indes Occidentales, La Rochelle devient un foyer important de cette nouvelle religion. Dans une oeuvre de conciliation, en 1598, le roi Henry IV, ami de Montaigne, promulgue l'EDIT DE NANTES, un édit de Tolérance, le geste le plus éclairé de son temps ... Ce geste de grande conciliation mettra fin aux affreuses guerres de religion qui mirent au second plan les efforts de la France aux Indes Occidentales. Suite à la promulgationde cet édit, Samuel de Champlain entrera en scène. |
FAITES VOTRE PROPRE RECHERCHE
| Le présent site JACQUES CARTIER est nécessairement sommaire. Il ouvre une page sur lhistoire méconnue de la Nouvelle-France, maintenant le Canada. Cette page décrit le vif intérêt que souleva à Venise lexploration de Jacques Cartier en 1535 aux Indes Occidentales. Lauteur de cette page, souhaite que ceux qui suivront voudront améliorer les connaissances de cette magistrale page dhistoire du pays, une page d'histoire fort peu connue... |
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SOURCES CANADIENNES ET QUÉBÉCOISES
Cest en vain que nous avons cherché les sources
québécoises sintéressant au patrimoine historique
du mont Royal. Le gouvernement du Québec est totalement
absent de la question. Les quelques 500 musées du Québec
sont muets. La ville de Montréal est pareillement absente du sujet.
Elle valorise le travail de l'Américain Olmsted. Le Canada
fait un peu mieux, esquissant le sujet. |
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SOURCES VÉNITIENNES ET ITALIENNES
Le Cinquecento (ou 16ième siècle) marqua le début
du déclin de Venise alors au sommet de sa gloire. Face à
la montée ottomane, la Sérénissime perdit peu à
peu nombre de ses comptoirs de lest de la Méditerranée:
Chypre, Crète, îles du duché de Naxos, et encore.
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SOURCES FRANÇAISES
Lenvergure du BRIEF RECIT (1545) est imposante. Chose méconnue,
lexploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales ne fut connue
en France que grâce à la traduction en français du
mémoire italien de G.B. Ramusio lequel reprit le BRIEF RECIT transmis
par Cartier à François Ier en 1545. Cette traduction
fut en fait une double traduction. De français en italien,
puis de litalien en français.
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