Blazon du Canada français

LES  SUITES
DE CETTE DEUXIÈME EXPLORATION DES INDES OCCIDENTALES


Explorateur du Canada Jacques Cartier
(cliquez)

 

En 1535, Jacques Cartier visite Hochelaga et fonde la Nouvelle-France, le Canada


Mont Royal Montagne Sacrée

LA MONTAGNE SACRÉE
 BERCEAU DU CANADA

LES SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

Trois documents bibliographiques marquèrent la fondation du Canada. Le premier document intitulé DISCOURS DE VOYAGE décrivit le premier voyage de l'explorateur Jacques Cartier à Gaspé en 1534. Il ne fut publié que vers 1544, soit dix années après l'exploration. Ce délai de dix ans fut dû au besoin de la France de taire à l'Europe son intérêt pour les Indes Occidentales, voie d'entrée d'une nouvelle route vers les Indes. Le second document intitulé BRIEF RECIT fit la relation du second voyage de l'explorateur Cartier aux Indes Occidentales, à Hochelaga, en 1535 et 1536. Il fut publié également dix ans après la venue de l'explorateur à Hochelaga. Le troisième tome Delle Navigationi et Viaggi (terzo volume) fut produit en langue italienne en 1556 à Venise. Ce 3e document fit la relation des premier et second voyages. Dans le cas du second voyage, le document ajouta une illustration à l'européenne de la venue de l'explorateur Cartier à Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga.

Jacques Cartier à Gaspé en 1534

DISCOURS DE VOYAGE

Narration du !er voyage de l'an 1534 de Jacques Cartier à Gaspé
(publié vers 1544)

 

mémoire de Jacques Cartier à François Ier

LE BRIEF RECIT

Narration du 2e voyage de l'an 1535-36 de Jacques Cartier à Hochelaga
(publié en 1545)

 

Venise Delle Navigationi et Viaggi

DELLE
NAVIGATIONI
ET VIAGGI

(terzovolume)

Narration des deux voyages aux Indes Occidentales
(publié en 1556)


mémoire de Jacques Cartier à François Ier

LE BRIEF RECIT
1545

Narration du 2e voyage de l'an 1535-36 de Jacques Cartier à Hochelaga

Le jour de la Pentecôte, 16 mai 1535, Cartier se confesse et communie ainsi que tous ses matelots. Puis le 19 mai, après avoir reçu dans la cathédrale de Saint-Malo la bénédiction de leur évêque,l'équipe embarque sur leurs trois navires désormais célèbres: la Grande Hermine, la Petite Hermine et l’Hémérillon. Destination: Hochelaga ce par un chemin bien connu à Saint-Malo, les "Terres Neuves ". Le 10 août, Cartier pénètre dans une immense voie d'eau, le Saint-Laurent dont l’Église fête le saint ce jour-là. Par ses deux autochtones, il sait que ce fleuve mène vers un pays appelé "Canada" et une bourgade appelée Hochelaga. Pour les marins, le fort courant qu’ils observent ne peut être que le flux entre deux océans. Aussi, seraient- ils donc sur le point de découvrir le fameux passage ?… Il faut à tout prix pousser de l’avant!

La venue de l’explorateur malouin dans les Indes Occidentales ouvrit une porte toute grande au développement des Indes Occidentales. Ces Indes Occidentales n’étaient plus un territoire mythique mais un territoire immense aux possibilités infinies. Aussitôt Jacques Cartier revenu à Saint-Malo que François Ier lui ordonna de poursuivre ses explorations. En 1541, Cartier implantait à Stadacone (à Cap-Rouge) la colonie de Charlesbourg-Royal, colonie renommée France-Prime par le Sieur La Rocque de Roberval, un noble de la cour de François Ier. Les commerçants accompagnés de missionnaires et de coureurs des bois entrèrent en scène, aidés par les nombreux cartographes répondant au nouveau besoin. Parmi ces cartographes, soulignons Pierre Desceliers ou Nicolas Vallard et son atlas, tous deux de l’école de Dieppe.

Puis l’Europe entière entra en scène avec publication en 1556 à Venise de Delle Navigationi et Viaggi. Pour Venise, cette entrée de la France dans les Indes Occidentales offrait la possibilité d’une nouvelle voie vers les Indes, voie que Venise avait grand besoin depuis la perte en 1453 de Constantinople aux mains des Turcs ottomans. Chose fort étonnante et tout à l'honneur de Montréal, Venise publia à la même occasion le plan La Terra de Hochelaga illustrant la venue de l’explorateur malouin à bourgade iroquoïenne Hochelaga, un plan aux inévitables incongruités, incongruités illustrant l'ignorance de l'Europe des us et coutumes des habitants de ces territoires.


Dans ces "Indes Occidentales", la rivière des Prairies prit un rôle nouveau. Traditionnellement voie principale de canotage des Indigènes du pays, cette rivière devint la porte vers l'intérieur du continent. Pendant plus d'un siècle, de 1535 à 1680, cette rivière des Prairies fut la route qu'emprunteront les Européens dans leur course vers l'Ouest. À la hauteur des rapides de cette rivière, aux TROIS SAULTS que décrira Samuel de Champlain, les canots s'arrêteront pour le portage. C'est le long de cette rivière que les pères Jamet et Le Caron, en compagnie de Samuel de Champlain célébreront en 1615 la première messe dite sur l'île du Mont Royal. C'est également à l'un des ces saults, au Gros Sault, que le père Nicolas Viel et Ahuntsic perdront la vie. À cette époque le fleuve Saint-Laurent est encore inconnu.

(REMARQUE: Fort malheureusement, en 1932, le président du Musée McCord, W. D. Lighthall à l’étude des inévitables incongruités du plan, publiait un document aberrent intitulé The False Plan of Hochelaga recommandant la mise à l’écart de ce magistral plan (Voir mémoires de la Société Royale du Canada. Section II, 1932). Depuis lors, le public canadien, montréalais méconnait ce plan.)


1 - LA PREMIÈRE COLONIE AU CANADA:
CHARLESBOURG-ROYAL (FRANCE-ROY)

Suite à l'expédition de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535, mais surtout en regard des immenses succès financiers remportés par Charles-Quint plus au sud, dans les Indes Occidentales, dans les Caraïbes, François Ier décide non seulement d'établir une première colonie (pour laquelle il a donné mandat à Jacques Cartier en 1540) mais de fonder une VICE-ROYAUTÉ pour laquelle il nomme un noble de sa cour, Jean-François de La Roque de Roberval: une simple colonie ne sera pas suffisante. Bon soldat et expert en fortifications, également riche propriétaire foncier, La Roque de Roberval est nommé Duc de Norembèque, un territoire aux limites indéfinies des Indes Occidentales. Premier projet de Jean-François de La Roque de Roberval: construire une escadre de quinze navires qu'il veut mener sur les rives du Saint-Laurent.

JACQUES CARTIER - CHARLESBOURG-ROYAL

Jacques Cartier prend conscience qu'une base d'opération est indispensable au succès d'une première colonie. Il revient à Stadacone en 1541 avec 5 navires et quelque 400 hommes. Il y fait construire à quinze kilomètres environ de Québec (près de Cap-Rouge) une habitation qu'il baptise Charlesbourg-Royal, en l'honneur du troisième fils du roi de France.


Charlesbourg-Royal ou France Roy
Québec et France-Roy

CHARLESBOURG-ROYAL - Rencontre entre Jacques Cartier et les Indiens Troisième voyage de Jacques Cartier: 1541-1542

Le 23 août 1541, dans la joie générale des gens de Stadacone, Jacques Cartier avec 5 navires et quelque 400 hommes de tout métier est de retour au Canada. Il annonce que Donnacona qu'il avait saisi en 1536 lors de son second voyage est mort, mais que les autres Iroquois capturés le voyage précédant vivent en France comme des seigneurs et ne désirent pas revenir au Canada. La nouvelle fait bien l'affaire du nouveau chef, Agona. Toutefois, le non retour des Sauvages capturés en 1536 soulève le doute des Autochtones. La relation amicale ne dure pas..

Il délaisse le site de Sainte-Croix établi au cours du voyage précédent pour un nouvel établissement: Charlesbourg-Royal. Les cèdres blancs y sont abondants, ce qui est important pour survivre l'hiver. De plus, on y trouve des petites pierres qu'on croit être des diamants (d'où le nom de Cap aux Diamants) ainsi que des "feuilles d'or fin". Puis Cartier entreprend de revoir les 3 saults espérant pouvoir franchir les 3 saults qui lui avaient barré la route en 1535.

Le 7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de PaimpontCharlesbourg-Royal plaque commémorative et d'une suite, reprend son parcours vers l'ouest. Chemin faisant, il revoit le chef d'Achelaï à qui il donne un manteau garni de grelots et laisse deux adolescents pour y apprendre la langue du pays.  Le 1er octobre 1541, il arrive au pied d'un saut, à deux lieues de Tutonaguy. Cartier ne mentionne pas le nom d'Hochelaga. Était-ce Hochelaga? On ne sait pas. - Puis, avec 4 guides, il arrive à un deuxième sault. A l'aide de bâtonnets, les Indiens lui signalent un troisième sault, ...."qui est avant d'arriver au Saguenay...." La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults.

On ne sait ce qui s'est passé pendant l'hiver, car le compte-rendu de l'exploration est brusquement interrompu. Par autres sources, on sait qu'il y a eu une nouvelle épidémie de scorbut et que les Iroquois ont tenu l'établissement en constant état de siège, tuant plus de 35 Français. Puis survient un incident inattendu mais fort espéré. On découvre à proximité du fort des pierres et du minérai que l'on croit fort précieux. Cartier décide alors en juin 1542 d'abandonner les lieux.

Au port de Saint-Jean à Terre-Neuve, il rencontre Jean-François La Rocque de Roberval, chef de nouveau royaume et lui ordonne de le suivre dans la vallée du Saint-Laurent. Croyant qu'il a à son bord quantité d'or et de diamants et ne voulant pas faire à nouveau face aux Indiens, Cartier contrevient à l'ordre de Roberval et en pleine nuit quitte pour la France. De retour en France, l'or et les diamants s'avérèrent être faux. Cet épisode, tourné en dérision, donna naissance a l'expression "faux comme diamants du Canada". Pour sa part, Roberval se retrouve dépourvu de main-d'oeuvre et d'homme d'expérience.

NOTA BENE - Notons ici qu'en regard des quelques 400 colons composant le projet de colonie de Charlesbourg-Royal plus les 200 colons de France-Roy, soit 600 colons, le Québec sous Samuel de Champlain ne comptait que 43 colons près d'un siècle plus tard, en 1626. Notons également que la fondation de Ville-Marie (que certains affirment faussement avoir été la fondation de Montréal), quelques 50 colons étaient présents.


Jean-François La Rocque de Roberval

Blazon Jean-François La Rocque de Roberval  Robert de Roquebrune dans son oeuvre LES CANADIENS décrit ainsi Jean-François La Rocque de Roberval. Il s'appelait La Roque. Comme il était seigneur, du chef
de sa mère, de la terre de Roberval en Picardie, on l'appelait M. de Roberval. Il appartenait à une ancienne maison, celle des La Roque. Ils étaient aussi nombreux en Gascogne et en Languedoc que les Goyon en Bretagne, les Vassal en Limousin et Périgord ou les Hennequin en Ile-de-France. Ces grandes et nombreuses familles, ces Maisons, portaient des surnoms, des noms de terres. Le père de Jean-François de La Roque se nommait M. de Chastelrin et parfois M. d'Aspremont.

Fidèle à sa foi protestante, Jean-François La Rocque de Roberval fut une des premières victimes des guerres de Religion. Au sortir d'une réunion calviniste, une nuit de l'année 1560, il fut attaqué avec ses coreligionnaires et tué au coin du cimetière des Innocents, à Paris. Les restes de sa fortune passèrent à ses créanciers et son château de Roberval fut racheté par son neveu Louis de Madaillan, fils de Charlotte de La Rocque.

Au XVlIle siècle le château fut complètement transformé. Ses papiers personnels y sont conservés. Publiés par H. P. Biggar, ces documents révélent un homme qui tenta de coloniser le Canada. Chose malheureuse, Jean-François La Rocque de Roberval a laissé fort peu de traces dans la littérature française et canadienne. Enfin, un poême latin d'inspiration protestante, appelé Robervalensis Epitaphium, fait partie d'un recueil anonyme de poésies conservé à la Bibliothèque nationale, à Paris. Cette oeuvre rappelle le voyage de Roberval au Canada et son assassinat en 1560.


FRANCE-ROY

Sans l'appui des quelques 400 colons de Jacques Cartier, Jean-François La Rocque de Roberval parvient à Charlesbourg-Royal avec une équipe de 200 collons.L'expédition arrive à point pour récolter le blé semé l'année précédente par Jacques Cartier. Et telle est la fertilité du sol que Jean Alfonse, son maître navigateur, compte cent vingt grains par épi. "... et toutes ces terres doibvent estre nommées LA NOUVELLE FRANCE, parce qu'elles sont en une mesme haulteur ...." que la mère patrie. La suggestion devait par la suite faire fortune. Les fortifications laissées par Cartier sont renforcées. La place est alors renommée FRANCE-ROY et le fleuve Saint-Laurent est baptisé FRANCE-PRIME.

Le lieutenant-général, titre que François Ier lui conféra, a de la difficulté à maintenir le bon ordre. Un passage de Thévet le montre d'une sévérité toute calviniste. Il doit sévir. Les vivres diminuent rapidement et Roberval est contraint d'imposer le rationnement. Durant l'hiver, près de cinquante personnes meurent du scorbut. La décision de rapatrier tout le monde en France est alors prise. Les glaces commencent à fondre en avril.

Cependant, il lui faut revoir les 3 saults. Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes sont restées à Cap-Rouge.

Informé des problèmes de la colonie, François Ier donne à Paul d'Aussillon mission de retourner au Canada avec deux navires chargés de victuailles à destination de France-Roy. D'Aussillon arrive à la mi-juin, comme prévu, mais avec des lettres mandant ..."qu'on demeurât jusqu'à la veille de la Sainte-Madeleine, qui est le vingt-deuxième de juillet".... Au mois de septembre 1543, les survivants regagnent la France, mettant fin à l'entreprise.

 

2 - RETOUR DE CARTIER ET DE SIEUR DE ROBERVAL AUX SAULTS


CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

Tout comme la carte montrée ci-avant, cette carte est également attribuée à Pierre Desceliers, cartographe de l'école de Dieppe. Chose intéressante, cette carte montre les découvertes de Jacques Cartier et de Jean-François La Rocque de Roberval depuis la colonie FRANCE-Roy (ou Charlesbourg-Royal) que la France avait fondé à Stadacone, plus précisément à Cap-Rouge. Depuis France-Roy, les deux explorateurs revinrent à la rivière des Prairies voir les 3 saults qui avaient bloqué la route à Cartier. L'histoire nous raconte:
JACQUES CARTIER -
Le 7 septembre 1541, Jacques Cartier accompagné de Martin de Paimpont et d'une suite, reprend son parcours vers l'ouest. Chemin faisant, il revoit le chef d'Achelaï à qui il donne un manteau garni de grelots et laisse deux adolescents pour y apprendre la langue du pays.  Le 1er octobre 1541, il arrive au pied d'un saut, à deux lieues de Tutonaguy. Cartier ne mentionne pas le nom d'Hochelaga. Était-ce Hochelaga? On ne sait pas. - Puis, avec 4 guides, il arrive à un deuxième sault. A l'aide de bâtonnets, les Indiens lui signalent un troisième sault, ...."qui est avant d'arriver au Saguenay...." La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults.
LA ROCQUE DE ROBERVAL - Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes
étaient restées à Cap-Rouge.

oooooooooo

REMARQUER (point jaune) : Noter que ce plan fut publié quelques huit ans après ces incidents. Au plan, Desceliers montre le Mont Royal avec ses trois (ou quatre) collines. De plus Desceliers y a inscrit (peu lisible à cette échelle) l'incident de la perte de huit hommes par La Rocque de Roberval.

LES SAULTS DÉCRITS PAR JACQUES CARTIER

Maints indices identifient la rivière des Prairies comme le chemin qu'emprunta Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga. UN PREMIER INDICE le plus important réside dans le fait qu'au temps des Amérindiens la voie de canotage principale alors utilisée était la rivière des Prairies. Cette rivière la voie la plus directe, la plus courte et beaucoup moins dangeureuse que l'était les Rapides de Lachine. UN SECOND INDICE se trouve dans les nombreuses relations de l'époque qui toutes indiquent que le chemin utilisé à cette époque était la rivière des Prairies. LE TROISIÈME INDICE se trouve dans les plans originaux de l'époque, plans montrant cette rivière comme axe principal de navigation. Plusieurs autres indices se trouvent dans diverses relations, telle la relation de Jacques Noël qui en 1587 voyant les saults qui avaient arrêté son oncle Cartier déclare..."Les eaulx ne tombent pas d'une hauteur bien considérable; ce n'est qu'une rivière où il y a de mauvais fonds.... Ces indices et d'autres encore indiquent que la rivière Des-Prairies était le cours d'eau qu'emprunta Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga.

rivière des Prairies entrée de Jacques Cartier

Dans le récit de son 3e voyage, celui de Charlesbourg-Royal, Jacques Cartier informe le roi:

...et nous arrivâmes le onzième jour de septembre 1541  au premier sault d'eau qui est à une distance de deux lieues (environ six milles) de la ville de Tutonaguy.... .. Et après que nous leur eussions fait connaître que nous allions vers les saults et nous désirions aller à Saguenay, nous vîmes à un autre village où demeurent vis-à-vis le deuxième sault... et ces gens nous donnèrent à entendre ....qu'il y avait un troisième sault à passer...Et d'après leurs marques, s'ils disent vai, il ne peut y avoir que six lieues par terre pour passer les saults.

N.B. Prendre note qu'à cette époque, la mesure de longueur 'lieue" était relativement inexacte et équivalait environ à trois milles.

 (lettre de Jacques Noël à M. Jean Groote le 19 juin 1587)

Chose fort intéressante, vers 1587, le petit-neveu de Jacques Cartier, Jacques Noël, est revenu voir les saults qui avaient empêché son oncle J. Cartier de poursuivre sa route. Dans une lettre transmise à une connaissance, Jean Groote, Jacques Noël décrit ainsi les saults de cette rivière:

Les saults de la rivière des Prairies
...."Les eaulx ne tombent pas d'une hauteur bienconsidérable; ce n'est qu'une rivière où il y a de mauvais fonds..... il serait facile de marcher par terre jusqu'à la fin des trois saults: il n'y a pas plus de cinq lieues
de marche"...

(Nota Bene: une lieue est égale à environ 3 milles)


3 - LA FRANCE ENTEND PROFITER DE LA DÉCOUVERTE
DE JACQUES CARTIER

Suite à la découverte de Jacques Cartier, les explorateurs français entreprirent de commercer avec les Amérindiens. De plus, les pêcheurs français et anglais habituellement présents au large des Terres Neuves, territoire de pêche souvent disputés, firent de même. Ils dirigèrent leur activité vers les côtes de la Nouvelle-Écosse et celles du golfe du Saint Laurent.  Par la suite, lorsque les guerres entre l'Angleterre et l'Espagne provoquèrent le déclin des pêcheries espagnoles, un nouveau marché de la morue séchée s'ouvrit aux Français. Les contacts avec les Amérindiens  se multiplièrent. Comme on ne pouvait faire sécher la morue que sur terre, les contacts s'accrurent. Ainsi l'archiviste Biggar lors des nombreuses études faites des débuts de la Nouvelle-France, souligna la présence dès 1539 de navires français à l'île du Cap Breton faisant le commerce des fourrures. Soit peu de temps après la venue de Cartier au Mont Royal en 1535. Suivirent les Basques français chassant la baleine et le morse aux îles de la Madeleine à la fin du siècle.

À partir de 1580, les Européens s'intéressèrent davantage au commerce de la fourrure de castor, ce suite à une demande accrue par les bourgeois d'Europe occidentale pour les chapeaux de feutre de castor. Les meilleures fourrures étaient celles piégées en hiver. Il faut savoir que la viande de castor contient un très grand nombre de calories utiles à l'énergie dépensée par les Amérindiens pour le piégeage. La forte demande en peaux de castor profitère également aux Amérindiens.

Ainsi, après 1540, un nombre considérable de navires envahissent le golfe et le fleuve Saint Laurent. Tadoussac devient le premier lieu de traite. Le troc des peaux devient tellement important que vers 1588, de riches commerçants sollicite un monopole. Pierre de Chauvin dépêche jusqu'à quatre navires dans le golfe. Pont-Gravé se rend jusqu'à Trois-Rivières pour troquer ses marchandises rapportées de France contre des fourrures. Champlain affirme que des navigateurs et commerçants viennent régulièrement en Canada. Il pense que d'autres venaient déjà bien avant 1550 pour commercer avec les Amérindiens. Tout au cours du XVI siècle les pêcheries française s'étendent le long des côtes de la Nouvelle Écosse jusqu'au Maine. Mais ce sont aussi les pirates français, revenant de Floride et des Caraïbes, qui sillonnent les côtes et s'enrichissent.

LA FRANCE RAPPORTE L'EXPLORATION DE JACQUES CARTIER DANS LES INDES OCCIDENTALES

CARTE HARLÉENNE - 1536
CARTE PIERRE DESCELIERS (1546)
CARTE HARLÉENNE - 1536

Cette carte montrée ci-contre est la plus ancienne illustrant l'intérieur des Indes Occidentales, en particulier le Saint-Laurent. Oeuvre de Pierre Descelliers de l'école de Dieppe, elle fut probablement dressée en 1536, soit immédiatement après à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au Mont Royal. Elle montre très lisiblement le mot CANADA. Plus avant, le royaume d'Hochelaga est inscrit comme "Ochilaga".

Source: British Museum, Londres
(Partie d'une mappemonde dite de Harley)

CARTE PIERRE DESCELIERS (1546)

Cette seconde carte est un extrait d'une carte plus large également de Pierre Descelliers. Elle fut dessinée vers 1546 suite à l'essai d'implantation d'une colonie à Charlesbourg-Royal par Cartier et Roberval. Elle fut commandée par le roi Henri II.

Source: Bibliothèque Nationale, Paris.
L'original est conservé à la John Rylands University Library of Manchester, Angleterre
.

CARTE DE VALLARD (1547)
CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

CARTE DE VALLARD (1547)

Cette carte est tiré de l'atlas de Vallard. Cet atlas comprend quinze cartes, chacune mesurant 57cm x 39.2com. illustre la colonie de Charlesbourg-Royal implantée par Cartier et Roberval en 1541 et 1542. Au centre l'on remarque un enclos fortifié représentant le fort Charlesbourg-Royal renommé France-Prime par le sieur de Roberval. . On y voit des Amérindiens armés d'arc et de flèches.

Source: Huntington Library - San Marino. Californie

CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

Cette très belle carte illustre les découvertes de Jacques Cartier et du sieur de Roberval suite à leur insuccès dans l'établissement de la colonie de Charlesbourg-Royal (ou France-Prime). Sur cette carte est rapporté le point limite qu'ils ont pu atteindre dans leur exploration des Indes Occidentales. Après ces deux explorateurs, de nombreux aventuriers ont suivi. Malheureusement, l'histoire reste silencieuse sur le sujet.

Mappemonde de Pierre Desceliers, 1550, British Museum, Londres.

En 1580, l'équipage du navire commandé par l'anglais John Walker attaqua un village Amérindien Abénaqui situé sur la rivière Penobscot et emporta 300 peaux. En 1583, l'explorateur français, Étienne Bellenger, tenta de fonder un comptoir ainsi qu'une mission dans la baie de Fundy. Mais c'est une attaque Amérindienne qui fît avorter le projet. Cela ne l'empêcha pas de rapporter en France une riche cargaison de fourrures de martres, de loutres et de lynx et surtout des peaux de castors pour fabriquer plus de 600 chapeaux. Étienne Bellenger rapporta également du castoreum, une huile rougeâtre extraite des glandes du castor, qui était utilisée pour la fabrication de remèdes et des parfums.

Dès 1583, le commerce du castor connait une forte croissance. Deux explorateurs anglais du nom de Gosnold en 1602, et Martin Pring en 1603, firent construire de petits comptoirs au sud de la Nouvelle Angleterre, mais ne trouvant pas, le long de ces côtes, assez de fourrures pour légitimer la présence de comptoirs permanents, ils conclurent qu'il était plus profitable de ramasser les fourrures chaque été à l'aide de ces petits comptoirs saisonniers.  Mais dès 1603, des groupes d'Amérindiens Malécites et Abénaquis de la région du Maine partaient chaque année jusqu'à Tadoussac pour y échanger certaines de leurs fourrures (Biggar 1922 - Quinn 1979).

 

4 - VENISE PUBLIE L'EXPLORATION DE LA FRANCE
AUX INDES OCCIDENTALES

VENISE RAPPORTE L'EXPLORATION DE CARTIER À HOCHELAGA

                                    LA  PIAZZETTA (Place Saint-Marc) VENISE

terzo volume Delle Navigationi et ViaggiL'exploration de la France aux indes Occidentales eut à Venise un grand retentissement grâce au reportage de l'an 1556 par G. B. Ramusio, homme d’État de Venise. Profitant des informations de Cartier, Ramusio informa les pays européens, ce dans le 3ième tome Delle Navigationi et Viaggi, de l’exploration du Breton et la description de ce dernier arrivant à Hochelaga.  Ajoutant au mémoire de Cartier, il ajouta une description imagée de Hochelaga, le plan La Terra de Hochelaga, qui encore aujourd’hui étonne par sa qualité.

        A. EN 1556, VENISE PUBLIE L'EXPLORATION DE LA FRANCE

Le troisième volume (terzo volume) de Delle Navigationi et Viaggi montré ici à droite fut publié en 1556.  Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves: la première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535.  Ce volume renferme de plus les récits de plusieurs autres explorateurs, Cortez, Verrazano, et autres de même que quatre exposés par Ramusio lui-même.  C’est un document historique de première importance qui aujourd'hui nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle. En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, l'auteur du reportage, Giovanni Battista Ramusio, fit mieux que ne le fit Jacques Cartier dans le mémoire qu’il avait remi quelques années plus tôt, en 1545, au roi de France, François Ier. Ramusio ajouta au récit de Cartier, le BRIEF RECIT,  un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga par  lequel il illustre la venue de Jacques Cartier dans le mont Royal et reproduit les collines du mont Royal.  Ce plan fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606 au moment où Samuel de Champlain fondait  Québec.                              

Inestimable plan La Terra de Hochelaga
(cliquez)

L'étonnant plan "LA TERRA DE HOCHELAGA"
(Delle Navigationi et Viaggi Terzo volume)

LE MONT ROYAL ACTUEL - Ce plan de G.B. Ramusio révèle des choses surprenantes. Publié initialement en 1556, ce plan "La Terra de Hochelaga" illustre la venue de Cartier au Mont Royal.  Ce plan qui est entièrement conforme au récit de Cartier, le BRIEF RECIT. Malgré les multipes incongruités que ce plan montre (l'Europe à cette époque ignorait à peu près tout des Terrres Inconnues) des analyses mathématiques de ce plan indiquent que les collines montrées au plan sont celles du mont Royal.  Puisque Ramusio, homme d’État de Venise ne fut jamais explorateur, il devait en avoir reçu l’information de Jacques Cartier. D’ailleurs Ramusio souligne à son texte qu’il a reçu de Français 4 écrits et 4 plans, documents dont nous ne connaissons pas aujourd’hui la teneur. La concordance du profil des collines montrées au plan La Terra de Terra avec celui du mont Royal surprend. Le profil des collines montrées au plan La Terra de Hochelaga est identique à celui du présent mont Royal.
Il est intéresssant de remarquer ici que G.B. Ramusio a longtemps hésité de reproduire les plans montrés à son oeuvre Delle Naviagationi et Viaggi, ne connaissant pas la qualité des documents que les explorateurs lui remettaient. Mais il l'a fait soulignant que

... "J'ai longtemps hésité à reproduire les divers documents qui m'étaient remis, ne pouvant apprécier la qualité de ces documents. Mais après hésitation, je me suis laissé convaincre par le désir de laisser à ceux qui suivraient des informations qui pourraient leur être utile" ....

                 UNE BOURGADE DESSINÉE À L'EUROPÉENNE

Le plan LA TERRA DE HOCHELAGA est un plan schématique. Il est entièrement conforme au mémoire du 2e voyage (1535), le BRIEF RECIT,bourgade de Hochelaga par Venise que Jacques Cartier remit à son roi en 1545. Par ailleurs, il présente mille incongruités. Par ces incongruités, le plan illustre la grande méconnaissance de l’Europe de la culture amérindienne. Ces incongruités peuvent être réparties en trois groupes:    1. ÉLEMENTS DE MÉCONNAISSANCE - Parmi ces éléments de méconnaissance des us et coutumes amérindiennes, soulignons les suivants:
la disposition des maisons longues des Iroquoïens en damier; le recouvrement de la palissade par des planches; l’utilisation d’échelle à l’européenne. 2. ÉLEMENTS DE FANTAISIE DE L’ARTISTE - L’artiste Giacomo Gastaldi à qui Giovanni Battista Ramusio a confié la conception du plan a introduit plusieurs éléments de fantaisie: le chemin de ronde montré au haut de la palissade; le mur triangulaire de la pallissade; autres.
3. SIMPLIFICATIONS GRAPHIQUES -L'artiste a simplifié plusieurs éléments, tels les suivants: l’intérieur des habitations, maisons longues; l’allure des arbres qui fut utilisée pour d’autres endroits, tel celui de Temistitan (Mexico); autres.
Ces incongruités illustrent admirablement bien la méconnaissance de l’Europe des us et coutumes des Amérindiens, en particulier ceux des habitants d'Hochelaga.

 

Collines du Mont Royal
Plan LA TERRA DE HOCHELAGA -1556 Plan LA TERRA DE HOCHELAGA-1565 Plan LA TERRA DE HOCHELAGA-1606

LA TERRA DE HOCHELAGA-1556

TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1556

LA TERRA DE HOCHELAGA-1565

TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1565

LA TERRA DE
HOCHELAGA-1606

TERZO VOLUME - Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1606


PAGE NOIRE DE l'HISTOIRE DE MONTRÉAL

bourgade indienne par Samuel de Champlain "THE FALSE PLAN OF HOCHELAGA"
W. D. Lighthall

En 1932, dans un mémoire adressé à la Société Royale du Canada, W. D. Lighthall alors directeur du Musée McCord, vint renforcer la position prise par J. W. J. W. Dawson. Il affirma que le site Dawson était celui de la bourgade de Hochelaga. Pour rendre sa thèse plus crédible et renforcer sa position au sein de la Société d’Archéologie et de Numismatique de Montréal (société logée au Château de Ramesay), il affirma péremptoirement que le plan de Giovanni Battista Ramusio, l’admirable plan LA TERRA DE HOCHELAGA, n’avait aucune valeur. Plus encore, il se servit comment une bourgade dessinée par Samuel de Champlain, convenait (à son dire) parfaitement à la thèse du SITE DAWSON.

ILE DU MONT ROYAL - SAMUEL DE CHAMPLAIN

Fleuve Saint-Laurent par Samuel de ChamplainEn 1609, Samuel de Champlain qui avait profité des connaissances acquises par Jacques Cartier pour établir colonie de Stadacone venait à nouveau sur les pas de Cartier explorer davantage l'ILE DU MONT ROYAL comme l'endroit était alors connu.   Puis il établissait un plan de la région.  Sur ce plan il reproduisant les trois collines du Mont Royal.  Puis il y identifiaitle site d'une colonie à venir, site qu'il nommait "Place Royale", ce tout comme Jacques Cartier avait nommé la montagne, Mont Royal, qu'il avait visité en 1535.   Quelque 107 ans plus tard, suivant les traces de Cartier, monsieur de Maisonneuve établissait sur l'île une colonie au site de la place choisi par Samuel de Champlain, Ville-Marie. 

 

 

 

5 - LA FRANCE S'ENLISE
DANS DES GUERRES DE RELIGION


LA TRAGÉDIE DES GUERRES DE RELIGIONS

Suites à ces premiers efforts de colonisation, il s'écoulera un demi-siècle avant que ne s'organisent d'autres entreprises de colonisation du Canada. De 1562 à 1598, la France s'égarera dans les convulsions internes des guerres de religion. Contestant la pratique du culte, la Réforme génère une controverse politique sur le statut légal des églises réformées. Le débat s'exacerbe. La noblesse cherche à s'emparer d'un pouvoir affaibli. Avec Henri IV, la royauté retrouve finalement légitimité et autorité.

Protestant converti au catholicisme, le nouveau souverain Henri IV reconnaît aux protestants une existence légale et leur accorde la liberté du culte. Avec lui, la dynastie des Bourbons s'installe. Roi déterniné, il censure écrivains et prédicateurs au nom de la paix publique. Mais - paradoxe de l'histoire - il meurt assassiné, succombant au fanatisme religieux qu'il n'avait cessé de chercher à apaiser.

Pendant le demi-siècle qui suit, le cardinal de Richelieu (1585-1642) orchestre la reconquête du pouvoir en France par l'État. Surveillant l'imprimerie, il étouffe la presse naissante. Soucieux de la pureté de la langue, il crée l'Académie Française par un programme politique qui place la culture sous le contrôle de l'État.


VILLE DE LA ROCHELLE
Catholiques contre Protestants

Le rejet par Martin Luther en 1527 des pratiques religieuses catholiques, en particulier du comportement du pape, prince de l'église romaine (et de la Vertu des Indulgences), sonne le début de la RÉFORME. L'autorité papale est rejetée. Des pasteurs remplacent les prêtres. L'idée de la liberté chrétienne fait son chemin dans les esprits. Le développement de l'imprimerie accélère la diffusion des écrits de Luther et de Calvin en France.  Le Protestantisme donne priorité à l'action et à la liberté individuelle d'entreprendre. L'idée séduit la noblesse et la bourgeoisie des grandes villes marchandes, telle celle de La Rochelle. Avec le nouveau marché qu'offre les Indes Occidentales, La Rochelle devient un foyer important de cette nouvelle religion.


UNE PÉRIODE TROUBLEÉ

Durant la seconde Henri IV roi de Francedemi du 16e siècle, la côte est de la France est déchirée entre deux conceptions de la religion, - celle des Réformistes (ou Luthériens) et celle des Catholiques traditionnels. C'est dans ce climat de confrontation que Henri de Navarre est né en 1553.  Élevé protestant et destiné à devenir le premier roi Bourbon de France, un pays en majorité catholique, en 1593 il est contraint d'abjurer le protestantisme. Henri comprend qu'il lui faut faire un compromis pour restaurer de l'ordre. Il sera sacré roi à Chartres le 27 février 1594.

Soucieux du besoin d'une reconciliation, en 1598, il publie l'Édit de Nantes, un édit de tolération religieuse. Cependant, les nobles catholiques le voient comme une menace à leur foi et aux privilèges reçus de la monarchie catholique. Malheureusement, Henri IV est assassiné en 1610.

EN 1598, ÉDIT DE NANTES
(un édit de tolérance)

Le rejet par Martin Luther en 1527 des pratiques religieuse, en particulier du comportement du pape, prince de l'église romaine (et de la Vertu des Indulgences), sonne le début de la RÉFORME. L'autorité papale est rejetée. Des pasteurs remplacent les prêtres. L'idée de la liberté chrétienne fait son chemin dans les esprits. Le développement de l'imprimerie accélère la diffusion des écrits de Luther.  Le Protestantisme donne priorité à l'action et à la liberté individuelle d'entreprendre. L'idée séduit la noblesse et la bourgeoisie des grandes villes marchandes, telle celle de La Rochelle. Avec le nouveau marché qu'offre les Indes Occidentales, La Rochelle devient un foyer important de cette nouvelle religion.

Dans une oeuvre de conciliation, en 1598, le roi Henry IV, ami de Montaigne, promulgue l'EDIT DE NANTES, un édit de Tolérance, le geste le plus éclairé de son temps ... Ce geste de grande conciliation mettra fin aux affreuses guerres de religion qui mirent au second plan les efforts de la France aux Indes Occidentales. Suite à la promulgationde cet édit, Samuel de Champlain entrera en scène.

     

FAITES VOTRE PROPRE RECHERCHE

                 Le présent site “JACQUES CARTIER” est nécessairement sommaire.  Il ouvre une page sur l’histoire méconnue de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.  Cette page décrit le vif  intérêt que souleva à Venise l’exploration de Jacques Cartier en 1535 aux Indes Occidentales.   L’auteur de cette page, souhaite que ceux qui suivront  voudront améliorer les connaissances de cette magistrale page d’histoire du pays, une page d'histoire fort peu connue...

SOURCES CANADIENNES ET QUÉBÉCOISES

     C’est en vain que nous avons cherché les sources québécoises s’intéressant au patrimoine historique du mont Royal.  Le  gouvernement du Québec est totalement absent de la question.  Les quelques 500 musées du Québec sont muets. La ville de Montréal est pareillement absente du sujet.  Elle valorise le travail de l'Américain Olmsted.  Le Canada fait un peu mieux, esquissant le sujet.  
     - MUSÉE VIRTUEL DE LA NOUVELLE-FRANCE 
http://www.civilisations.ca/indexf.asp Site du gouvernement du Canada à propos de Jacques Cartier.  L’une des sections est intitulée “Mensonge et prise de possession”.  Nous nous interrogeons sur l’idéologie qui sous-tend une telle affirmation.
    - LE CENTRE DE LA MONTAGNE  http://www.lemontroyal.qc.ca/en_index2.html - Site sis au parc Mont-Royal supporté par Montréal.  Le site se limite à la valorisation du milieu naturel du parc Mont-Royal. Il taie l'énorme patrimoine historique du mont Royal.
    - LE PARC MONT-ROYAL - http://www2.ville.montreal.qc.ca/parcs/mont_royal/mont_royal.htm   Ce site de la ville de Montréal est semblable au précédent.  Il valorise le milieu naturel de la montagne et taie son patrimoine historique.   Il prolonge la philosophie avancée en 1875.
    - LE MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE - Ce musée de la Nouvelle-France est promu par l'auteur du présent site web: les Compagnons de Jacques Cartier. Il vise à mettre aux yeux des Canadiens, Canadiennes des réalités historiques de premières importance, celle des débuts du Canada: http://jacquescartier.org/centre-nouvelle-france/index.html Le lecteur de ces lignes comparer le présent site avec le suivant.
    - L'A-B-C DE LA NOUVELLE-FRANCE. Ce site du Musée de la Civilisation esquisse le sujet sans entrer dans le coeur de la question: http://www.civilization.ca/vmnf/avent/abc09-12/accu_cdf.htm Ce -
    - SITE DU PATRIMOINE MONDIAL - Site informatique décrivant les 13 sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le site décrit les 730 biens que le Comité du Patrimoine Mondial a inscrit sur la liste du patrimoine mondial. (563 biens culturels, 144 biens naturels, et 23 biens mixtes)  http://www.ovpm.org/index.php?module=Ovpm&func=liste&mm=1012 -  Le MONT ROYAL possède tous les prérequis qui lui permettent de devenir SITE DU PATRIMOINE MONDIAL
     - SITE ICOMOS - Site informatique du Conseil International des Monuments et les Sites (ICOMOS). Cet organisme gère les 730 sites inscrits par l’UNESCO au titre de sites du patrimoine mondial. - http://www.international.icomos.org/f_somair.htm -

(Nota bene - ICOMOS est une organisation internationale non-gouvernementale de professionnels, qui oeuvre à la conservation des monuments et des sites historiques dans le monde).


SOURCES  VÉNITIENNES  ET  ITALIENNES

    Le Cinquecento (ou 16ième siècle) marqua le début du déclin de Venise alors au sommet de sa gloire.  Face à la montée ottomane, la Sérénissime perdit peu à peu nombre de ses comptoirs de l’est de la Méditerranée: Chypre, Crète, îles du duché de Naxos, et encore. 
    - DIVINA PROPORTIONE -http://www.math.ubc.ca/~hoek/Teaching/Golden/Divina.html -  Site italien offre une belle image de l’esprit de ce siècle. Il décrit la philosophie avancée par Pacioli, un contemporain de Léonard de Vinci.
    - PALAIS DES DOGES - http://www.doge.it/smarco/pali.htm  -  Siège du pouvoir de la Sérénissime.  Visitez la Salle des Cartes (Room of Maps).  La carte apposée au mur EST l’oeuvre de G.B. Ramusio, homme d’État qui fut  secrétaire du Conseil des Dix pendant près de vingt ans. .
    - VENISE  - http://www.nd.edu/~dharley/HistIdeas/Venice.html  Ce site donne un bel aperçu du Cinquecento (16ième siècle).
    - L’ITALIE au 16ième siècle -
            http://www.ucalgary.ca/applied_history/tutor/imagemid/italyWholeLarge.jpg  - Bel exposé sommaire de ce qu’était l’Italie à cette époque.
    - PALMANOVA - Ville nouvelle semblable à Hochelaga construite vers 1593 en réponse à la menace ottomane et des Habsbourgs.  Prenez le circuit italien du site.
http://www.palmanova.it/
    - MONTÉE DES OTTOMANS -   http://www.ucalgary.ca/applied_history/tutor/endmiddle/FRAMES/ottoframe.html - Ce site donne une description fort captivante de la montée ottomane-turque originant d’Istanbul.  
    - PALLADIO  - http://www.boglewood.com/palladio/home.html - Exposé des principaux palais conçus par Palladio, architecte de la Renaissance.
    - AMÉRIGO VESPUCI - http://members.aol.com/julbril/vespuci.htm  -  Un des compagnons de Christophe Colomb qui donna son nom à l'Amérique.
    - ZALTIERI - Un des contemporains de G.B. Ramusio, auteur d’une des cartes les plus célèbres des explorations en cours aux Indes Occidentales. 
                          http://www.henry-davis.com/MAPS/Ren/Ren1/391.html  -

 


SOURCES FRANÇAISES

          L’envergure du BRIEF RECIT (1545) est imposante.  Chose méconnue, l’exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales ne fut connue en France que grâce à la traduction en français du mémoire italien de G.B. Ramusio lequel reprit le BRIEF RECIT transmis par Cartier à François Ier en 1545.  Cette traduction fut en fait une double traduction.  De français en italien, puis de l’italien en français.
          Pendant près de TROIS SIÈCLES, la France n’eut connaissance de l’exploration de Jacques Cartier que grâce à la traduction française du texte italien produit originalement en 1556 à Venise.   En comparaison, Delle Navigationi et Viaggi de G.B. Ramusio nous a rien laissé de l’exploration de Giovanni Caboto (John Cabot).
          Force est de constater que la France est particulièrement absente du présent site WEB.  Dans la lutte contre Charles Quint, François Ier  s’allia aux Ottomans ennemis de l’Europe et de Venise.  Est-ce la raison du manque d’intérêt de la France pour l’énorme contribution de l’Italie à la connaissance des Indes Occidentales?
         SAINT-MALO  - http://www.ville-saint-malo.fr/- Site de la ville de Saint-Malo. Jacques Cartier est y brièvement décrit: “..en 1534, il reconnaît le Canada et en prend possession au nom de François 1er...”.  Sa venue à Hochelaga, haut-lieu de son exploration de l’an 1535, n’est pas mentionnée.
          MANOIR DE LIMOËLOU - http://www.musee-jacques-cartier.com/ - Manoir sis près de Saint-Ideuc (Rothéneuf) qui doit son existence à la fondation canadienne Macdonald-Stewart qui en fit l’acquisition et le rénova.  Cette société s’est par ailleurs désintéressée du haut patrimoine historique du mont Royal.    
          FRANÇOIS Ier http://www.cssh.qc.ca/projets/carnetsma/renaissance/francois1er.html  Le site ci-joint provient de la Commission Scolaire de Saint-Hyacinthe lequel donne un aperçu sommaire  de ce roi de France.

 






Mission fort Lorette
FORT LORETTE
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Jacques Cartier aux Indes Occidentales
Église Sault au Récollet
ÉGLISE de la
VISITATION (1751)

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Jacques Cartier à Hochelaga
JACQUES CARTIER
À HOCHELAGA
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   VOS COMMENTAIRES SERONT APPRÉCIÉS (CLIQUEZ)
.....avant que ne disparaisse l'histoire dans la nuit des temps...
Sault au Récollet
MONTRÉAL
NORD

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   JACQUES CARTIER
Cartier à Hochelaga

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SAMUEL
DE CHAMPLAIN

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Samuel de Champlain aux Indes Occidentales
AUX INDES
OCCIDENTALES

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La rivière
des Prairies

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rivière des Prairies
CYBER
NOUVELLE-
FRANCE

Musée de la Nouvelle-France
(cliquez)
G.B. RAMUSIO
Giovanni Battista Ramusio

(cliquez)


fleur de lys

Venise place Saint-Marc

CINQUECENTO
et
G.B. RAMUSIO

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le Canada dans le Monde

FONDATION
DU
CANADA

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Métropole de Montréal
La Métropole de Montréal
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Compagnons de Jacques Cartier
(CLIQUEZ SUR L'IMAGE)

Pierre Larouche, président
Montagne Sacrée
LA MONTAGNE
SACRÉE

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Plan La Terra de Hochelaga

Plan LA TERRA
DE HOCHELAGA

(cliquez)

 



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