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.....avant
que ne disparaisse l'histoire
dans la nuit des temps... |
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LA
TERRA DE HOCHELAGA - VENISE 1556 |
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VENISE
- LA PIAZZETTA
EN 1556, VENISE PUBLIE L'EXPLORATION DE JACQUES CARTIER |
En fait Venise fut au cours du 16ième siècle le foyer de conception des cartes géographiques montrant les nouveaux mondes. La carte Zaltieri ( ci-bas) produite en 1565 à Venise, à l'époque de G.B. Ramusio, constitue l'une de ces premières cartes montrant ce qu'alors l'Europe et Venise croyaient être les territoires découverts par Jacques Cartier. L'on remarquera que la majorité des endroits identifiés portent des noms italiens: "R.S. Lorenzo" (Saint-Laurent); "La Nova Franza"(Nouvelle-France); "Larcadia".... (Certains croient que le nom Saint-Laurent donné au fleuve Saint-Laurent provient du renommé personnage "Laurent le Magnifique" habitant à l'époque Florence. La chose est incertaine)
DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI (terzo volume)
En 1556, un homme d'État de Venise, Giovanni Battista Ramusio, publie le 3e tome Delle Navigationi et Viaggi, une oeuvre monumentale décrivant les explorations alors en cours dans les quatre coins du monde. Le troisième tome de cet oeuvre est consacré aux explorations en cours dans les Indes Occidentales, dont celles de Jacques Cartier à Gaspé (voyage 1534) et à Hochelaga (voyage 1535). Au récit de la visite de Cartier à Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio ajoute le superbe plan La Terra de Hochelaga qui reproduit fidèlement, nonobstant ses mille incongruités, le passage de Jacques Cartier au Mont Royal. Cet intérêt de Venise à l'exploration de la France aux Indes Occidentales était dû en bonne part au besoin ressentit à Venise d'identifier une voie maritime nouvelle vers les Indes en remplacement de celle perdue en 1453 aux mains des Turcs.
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Ce plan La Terra de Hochelaga fut publié par Giovanni Battista Ramusio en 1556. Il fut réédité en 1565 et finalement en 1606. Il constitue un trésor inestimable pour le Canada. Il illustre à la mode européenne du temps, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga. De plus, ce plan reproduit de FAÇON EXACTE le présent mont Royal avec ses trois collines (la GROSSE MONTAGNE, la PETITE MONTAGNE et le PAIN DE SUCRE). tel que Cartier les vit en 1535. De plus, l'on remarquera que la bourgade Hochelaga dissimule une partie du profil des collines de la montagne. Il est probable que la position occupée par cette bourgade obstrua la vue d'une partie de la montagne à l'observateur qui ne put alors en faire le relevé. Le plan montré est celui de l'édition 1606. SOURCE: Plan La Terra de Hochelaga, Delle Navigatione et Viaggi, volume terzo. 1606. |
LE REPORTAGE INESTIMABLE DE VENISE
Chose méconnue du public canadien, la venue de Jacques Cartier à Hochelaga eut en Italie et dans les autres pays d'Europe un grand retentissement, ce grâce à la publication en 1556 à Venise du 3e tome DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI. Cette monographie était l'oeuvre de Giovanni Battista Ramusio, homme dÉtat éminent de la république Sérénissime, Venise.
Homme de lettres et sciences fort intéressé aux explorations qui captivaient l'Europe. Ramusio fut légal des personnalités les plus illustres de son époque, tels Tycho Brahé et Galilée et son ami Girolamo Fracastoro. Cette oeuvre nous ouvre une fenêtre importante sur lEurope du seizième siècle, une Europe qui avec les grandes découvertes l'Europe n'était pas le nombril du Monde. Aussi, elle devint avide de tout connaître des mondes inconnus.
LA TERRA DE HOCHELAGA-1556
TERZO VOLUME -
Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1556LA TERRA DE HOCHELAGA-1565
TERZO VOLUME
Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1565LA TERRA DE HOCHELAGA-1606
TERZO VOLUME
Delle Navigationi et Viaggi - Venise 1606
CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)
Cette très belle carte illustre les découvertes de Jacques Cartier et du sieur de Roberval dans le Royaume du Canada. L'on voudra remarquer sur ce plan par Pierre Descelliers les trois collines du Mont Royal, point le plus avant dans les Indes Occidentales auxquels ces deux explorateurs sont parvenus. Chose fort intéressante, Venise en 1556 donnera une illustration détaillée du Mont Royal au plan La Terra de Hochelaga, ce dans Delle Navigationi et Viaggi. Après ces deux explorateurs, de nombreux aventuriers ont suivi. Malheureusement, l'histoire reste silencieuse sur le sujet.
Mappemonde de Pierre Desceliers, 1550, British Museum, Londres.
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Une analyse du profil des collines montrées au plan "La Terra de Hochelaga" indique que ces collines sont une reproduction EXACTE du présent mont Royal. Force de conclure que Jacques Cartier en capta l'information lors de sa venue à Hochelaga en 1535 et l'avait par la suite transmise à Venise. Une telle chose est unique en Amérique du Nord. Aussi, ce plan habilite la ville de Montréal à réclâmer auprès de l'Unesco le titre envié de Site du Patrimoine Mondial. Plus encore, cette similitude des profils implique que les documents originaux qui ont servi à G.B. Ramusio à dresser son plan fort probablement se trouvent dans les archives de Venise. |
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Tous les documents bibliographiques anciens indiquent que la bourgade Hochelaga que Jacques Cartier visita en 1535 était sise dans la cuvette du mont Royal, à proximité du Lac aux Castors. Il faut noter ici que le mot Hochelaga est amérindien signifiant lac de castors. Aujourd'hui, cet étang jadis un lac prolonge la mémoire de cette bourgade..Il tarde de déterrer cette bourgade. |
GIOVANNI BATTISTA RAMUSIO
Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de la Sérénissime république de Venise, fut l'un des grands humanistes de la Renaissance. Plusieurs fois déléguée de Venise comme ambassadeur auprès des cours royales d'Europe, dont celle de la France, Giovanni Battista Ramusio fut secrétaire du Grand Conseil de 1523-1533 puis secrétaire du redouté Conseil des Dix de 1533 à 1550. Il est l'auteur de Delle Navigationi et Viaggi, oeuvre en trois tomes relatant les grandes découvertes des mondes inconnus de l'Europe alors en cours en Asie, en Afrique et dans les Indes Occidentales. Ce grand intérêt de Venise pour les découvertes était motivé en bonne par par le besoin de Venise de trouver une nouvelle voie vers les Indes, un pays distant qui était la source de sa richesse.
Au 16e siècle, l'Europe valorisa hautement les écrits de cet homme
d'État de Venise, G.B.Ramusio. Aussi compte tenu de la grande demande pour cette oeuvre tenue en haute considération, le 3ième tome de cette oeuvre fut publié par trois fois: en 1556, en 1565 et finalement en 1606, deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain.
Homme de lettres et sciences fort intéressé aux explorations, chose qui à cette époque captivaient l'Europe, Ramusio fut légal des personnalités les plus illustres de son époque, tels Tycho Brahé et Galilée et son ami Girolamo Fracastoro. Malheureusement, lhistoire a voulu que son nom reste relativement inconnu. Une recherche bibliographique révèle aujourdhui fort peu de chose à propos de Ramusio. Il serait demeuré totalement inconnu ne fusse de loeuvre monumentale Delle Navigationi et Viaggi quil légua à lhistoire. Cette oeuvre se retrouve aujourdhui dans les bibliothèques les plus célèbres du monde. Elle nous ouvre une fenêtre fort importante sur lEurope du seizième siècle, une Europe alors avide de tout connaître des mondes inconnus.
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Visitez le Grand Chalet
de la Peintre
- Paul-Émile Borduas (no 6) 21 ans suivant la venue de Jacques Cartier à Hochelaga sur la MONTAGNE SACRÉE, Venise publie en italien le mémoire, le BRIEF RECIT, que Jacques Cartier remit à son roi, François I en 1545. Mais plus encore, Venise par cet homme dÉtat Giovanni Battista Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga, redessiné ici par lillustre peintre du Refus Global, Paul-Émile Borduas. Le plan La Terra de Hochelaga est de valeur inestimable. Totalement conforme au récit de Jacques Cartier, il indique par ses nombreuses incongruités la grande méconnaissance de lEurope de la culture des indigènes habitant les Indes Occidentales. |
| Au cours du 16e siécle, Venise fut le foyer principal de conception des cartes géographiques illustrant les nouveaux mondes. La carte Zaltieri montrée ci-contre fut produite en 1565 à Venise. Elle constitue l'une de ces premières cartes montrant ce qu'alors l'Europe et Venise croyaient être les Indes Occidentales. L'on remarquera que la majorité des endroits identifiés portent des noms italiens: "R.S. Lorenzo" (Saint-Laurent); "La Nova Franza"(Nouvelle-France); "Larcadia".... (Certains croient que le nom Saint-Laurent donné au fleuve Saint-Laurent provient du renommé personnage "Laurent le Magnifique" habitant à l'époque Florence. La chose est incertaine) | ![]() |
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Vous
voulez mieux connaître le Mont Royal, cette MONTAGNE SACRÉE,
berceau de la Nouvelle-France, berceau du Canada? Alors les sites
suivants vous intéresseront. (Cliquez sur les images)
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Hochelaga |
Jacques Cartier
(cliquez) |
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La Montagne
Sacrée
(cliquez) |
G.B. Ramusio
(cliquez) |
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