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CARTE DE VALLARD (1547)
CARTE DE VALLARD (1547)


La France publie la fondation du Royaune de Canada et Hochelaga


Carte de Magellan
L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales révélera la configuration d'une partie du continent nord-américain encore peu connue. La carte montrée ci-haut, celle de la route de l'or et de celle des épices inaugurée par Magellan, illustre le périple effectué de 1519 à 1522, par Magellan autour du monde.

Mappemonde italienne, 1543.  (Cliché BnF : RC - C - 02188)

Carte du Monde par Venise

Carte des Indes Occidentales par VeniseVenise constitua un des centres importants de la Renaissance, une Renaissance en partie générée par l'arrivée en masse des réfugiés grecs fuyant le régime turque,
Cette carte produite à Venise est admirable dans la précision qu'elle apporte à la définition des "Indes Occidentales", ce continent qui barrait la route au royaume du du Soleil Levant. Elle fut conçue vers 1535, au moment où Jacques Cartier dépassait les Terres Neuves et parvenait le 2 octobre 1535 à Hochelaga. La terre n'était pas plate, nonobstant ce qu'en laissait penser la carte de Ptolémée. Elle était ronde. On pouvait donc rejoindre le pays des épices par le soleil couchant, par l'occident. Il fallait tout simplement trouver cette nouvelle voie vers le Cathay.


Mappemonde ORONCE FINE -1534-1536Mappemonde ORONCE FINE -1534-1536

Cette carte de Oronce Fine est fort intéressante. Mathématicien et astronome, lecteur de mathématique au Collège de France, Oronce Fine établit en 1534-1536 cette carte du monde en projection cordiforme, qui dans un décor RENAISSANCE, porte le titre latin Recens et Integra Orbis Descriptio, c'est-à-dire "Nouvelle et Complète Description du monde". On y remarque en particulier la présence d'une vaste terre australe récemment découverte et pas encore explorée.

   
La Montagne Sacrée
(cliquez)
Montagne Sacrée
LE MONT ROYAL - Tel l’Olympe des Temps Anciens qui constituait le lieu de résidence des dieux, le MONT ROYAL constitue le haut lieu des débuts de la Nouvelle-France, du Canada.  Majestueux, le MONT ROYAL domine la ville qu’il surplombe et qui s’étend à ses pieds.  Visitée par le découvreur breton Jacques Cartier en 1535, ce 43 ans après la découverte des “Indes Occidentales” par Christophe Colomb, cette montagne souleva l'admiration de l'explorateur.  Émerveillé du panorama, Cartier lui donne le nom MONT ROYAL en l’honneur de son roi, François Ier. Pour le pays, cette montagne est unique. Elle est le BERCEAU DU CANADA.
DU MONT ROYAL EST NÉE UNE VILLE, UNE MÉTROPOLE, MONTRÉAL.  Suite à la venue de Cartier, cette montagne donne naissance au toponyme de l'île et à ses premiers foyers d’activité: l'île du Mont Royal. En 1611, Samuel de Champlain vient y identifier le site d'une première colonie: Place Royale. Quelques années plus tard, en 1615, une première messe est dite à la rivière des Prairies.  Puis suit un autre Récollet, le père Nicolas Viel qui se noit dans les rapides avoisinants. Et peu à peu, l'île alors appelée Mont Réal se peuple. Ses habitants se reconnaissent comme 'montréalistes'. En 1642, une colonie est implantée au site choisi par Champlain: Ville-Marie. En 1833 une ville est incorporée sur l'île. Elle se donne le nom de l’île: Montréal.
La Métropole de Montréal
(cliquez)
La Métropole de Montréal

LA FRANCE ENTEND PROFITER DE LA DÉCOUVERTE
DE JACQUES CARTIER

Suite à la découverte de Jacques Cartier, les explorateurs français entreprirent de commercer avec les Amérindiens. De plus, les pêcheurs français et anglais habituellement présents au large des Terres Neuves, territoire de pêche souvent disputés, firent de même. Ils dirigèrent leur activité vers les côtes de la Nouvelle-Écosse et celles du golfe du Saint Laurent.  Par la suite, lorsque les guerres entre l'Angleterre et l'Espagne provoquèrent le déclin des pêcheries espagnoles, un nouveau marché de la morue séchée s'ouvrit aux Français. Les contacts avec les Amérindiens  se multiplièrent. Comme on ne pouvait faire sécher la morue que sur terre, les contacts s'accrurent. Ainsi l'archiviste Biggar lors des nombreuses études faites des débuts de la Nouvelle-France, souligna la présence dès 1539 de navires français à l'île du Cap Breton faisant le commerce des fourrures. Soit peu de temps après la venue de Cartier au Mont Royal en 1535. Suivirent les Basques français chassant la baleine et le morse aux îles de la Madeleine à la fin du siècle. À partir de 1580, les Européens s'intéressèrent davantage au commerce de la fourrure de castor, ce suite à une demande accrue par les bourgeois d'Europe occidentale pour les chapeaux de feutre de castor. Les meilleures fourrures étaient celles piégées en hiver. Il faut savoir que la viande de castor contient un très grand nombre de calories utiles à l'énergie dépensée par les Amérindiens pour le piégeage. La forte demande en peaux de castor profitère également aux Amérindiens.

Ainsi, après 1540, un nombre considérable de navires envahissent le golfe et le fleuve Saint Laurent. Tadoussac devient le premier lieu de traite. Le troc des peaux devient tellement important que vers 1588, de riches commerçants sollicite un monopole. Pierre de Chauvin dépêche jusqu'à quatre navires dans le golfe. Pont-Gravé se rend jusqu'à Trois-Rivières pour troquer ses marchandises rapportées de France contre des fourrures. Champlain affirme que des navigateurs et commerçants viennent régulièrement en Canada. Il pense que d'autres venaient déjà bien avant 1550 pour commercer avec les Amérindiens. Tout au cours du XVI siècle les pêcheries française s'étendent le long des côtes de la Nouvelle Écosse jusqu'au Maine. Mais ce sont aussi les pirates français, revenant de Floride et des Caraïbes, qui sillonnent les côtes et s'enrichissent.

LA FRANCE RAPPORTE LA CRÉATION DU ROYAUME
DE CANADA ET DE HOCHELAGA
DANS LES INDES OCCIDENTALES

CARTE HARLÉENNE - 1536
CARTE PIERRE DESCELIERS (1546)
CARTE HARLÉENNE - 1536

Cette carte montrée ci-contre est la plus ancienne illustrant l'intérieur des Indes Occidentales, en particulier le Saint-Laurent. Oeuvre de Pierre Descelliers de l'école de Dieppe, elle fut probablement dressée en 1536, soit immédiatement après à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au Mont Royal. Elle montre très lisiblement le mot CANADA. Plus avant, le royaume d'Hochelaga est inscrit comme "Ochilaga".

Source: British Museum, Londres
(Partie d'une mappemonde dite de Harley)

CARTE PIERRE DESCELIERS (1546)

Cette seconde carte est un extrait d'une carte plus large également de Pierre Descelliers. Elle fut dessinée vers 1546 suite à l'essai d'implantation d'une colonie à Charlesbourg-Royal par Cartier et Roberval. Elle fut commandée par le roi Henri II.

Source: Bibliothèque Nationale, Paris.
L'original est conservé à la John Rylands University Library of Manchester, Angleterre
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CARTE DE VALLARD (1547)
CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

CARTE DE VALLARD (1547)

Cette carte est tiré de l'atlas de Vallard. Cet atlas comprend quinze cartes, chacune mesurant 57cm x 39.2com. illustre la colonie de Charlesbourg-Royal implantée par Cartier et Roberval en 1541 et 1542. Au centre l'on remarque un enclos fortifié représentant le fort Charlesbourg-Royal renommé France-Prime par le sieur de Roberval. . On y voit des Amérindiens armés d'arc et de flèches.

Source: Huntington Library - San Marino. Californie

CARTE PIERRE DESCELIERS (1550)

Cette très belle carte illustre les découvertes de Jacques Cartier et du sieur de Roberval suite à leur insuccès dans l'établissement de la colonie de Charlesbourg-Royal (ou France-Prime). Sur cette carte est rapporté le point limite qu'ils ont pu atteindre dans leur exploration des Indes Occidentales. Après ces deux explorateurs, de nombreux aventuriers ont suivi. Malheureusement, l'histoire reste silencieuse sur le sujet.

Mappemonde de Pierre Desceliers, 1550, British Museum, Londres.

En 1580, l'équipage du navire commandé par l'anglais John Walker attaqua un village Amérindien Abénaqui situé sur la rivière Penobscot et emporta 300 peaux. En 1583, l'explorateur français, Étienne Bellenger, tenta de fonder un comptoir ainsi qu'une mission dans la baie de Fundy. Mais c'est une attaque Amérindienne qui fît avorter le projet. Cela ne l'empêcha pas de rapporter en France une riche cargaison de fourrures de martres, de loutres et de lynx et surtout des peaux de castors pour fabriquer plus de 600 chapeaux. Étienne Bellenger rapporta également du castoreum, une huile rougeâtre extraite des glandes du castor, qui était utilisée pour la fabrication de remèdes et des parfums.

Dès 1583, le commerce du castor connait une forte croissance. Deux explorateurs anglais du nom de Gosnold en 1602, et Martin Pring en 1603, firent construire de petits comptoirs au sud de la Nouvelle Angleterre, mais ne trouvant pas, le long de ces côtes, assez de fourrures pour légitimer la présence de comptoirs permanents, ils conclurent qu'il était plus profitable de ramasser les fourrures chaque été à l'aide de ces petits comptoirs saisonniers.  Mais dès 1603, des groupes d'Amérindiens Malécites et Abénaquis de la région du Maine partaient chaque année jusqu'à Tadoussac pour y échanger certaines de leurs fourrures (Biggar 1922 - Quinn 1979).

CARTE HARLÉENNE - 1536

CARTE HARLÉENNE - 1536CARTE HARLÉENNE - 1536Cette carte montrée ci-contre est la plus ancienne illustrant l'intérieur des Indes Occidentales, en particulier le Saint-Laurent. Oeuvre de Pierre Descelliers de l'école de Dieppe, elle fut probablement dressée en 1536, soit immédiatement après à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au Mont Royal. Elle montre très lisiblement le mot CANADA. Plus avant, le royaume d'Hochelaga est inscrit comme "Ochilaga". Chose intéressante, ce plan reproduit la voie d'eau, la rivière Des-Prairies empruntée par Cartier pour parvenir au Mont Royal. Cette carte fait partie de la mappemonde dite Harléenne. L'original se trouve à Londres.
Source: British Library, Londres.

Suite à la découverte de Jacques Cartier, les explorateurs français entreprirent de commercer avec les Amérindiens. De plus, les pêcheurs français et anglais habituellement présents au large des Terres Neuves, territoire de pêche souvent disputés, firent de même. Ils dirigèrent leur activité vers les côtes de la Nouvelle-Écosse et celles du golfe du Saint Laurent.  Par la suite, lorsque les guerres entre l'Angleterre et l'Espagne provoquèrent le déclin des pêcheries espagnoles, un nouveau marché de la morue séchée s'ouvrit aux Français. Les contacts avec les Amérindiens  se multiplièrent. Comme on ne pouvait faire sécher la morue que sur terre, les contacts s'accrurent. Ainsi l'archiviste Biggar lors des nombreuses études faites des débuts de la Nouvelle-France, souligna la présence dès 1539 de navires français à l'île du Cap Breton faisant le commerce des fourrures. Soit peu de temps après la venue de Cartier au Mont Royal en 1535. Suivirent les Basques français chassant la baleine et le morse aux îles de la Madeleine à la fin du siècle.À partir de 1580, les Européens s'intéressèrent davantage au commerce de la fourrure de castor, ce suite à une demande accrue par les bourgeois d'Europe occidentale pour les chapeaux de feutre de castor. Les meilleurs fourrures étaient celles piégées en hiver. Il faut savoir que la viande de castor contient un très grand nombre de calories utiles à l'énergie dépensée par les Amérindiens pour le piégeage. La forte demande en peaux de castor profitère également aux Amérindiens.

rivière des Prairies
...."Les eaulx ne tombent pas d'une hauteur bien considérable; ce n'est qu'une rivière où il y a de mauvais fonds..... il serait facile de marcher par terre jusqu'à la fin des trois saults: il n'y a pas plus de cinq lieues de marche"...

(Nota Bene: une lieue est égal à environ 3 milles, donc au total 15 milles)

 (lettre de Jacques Nöel à M. Jean Groote le 19 juin 1587)


CARTE PIERRE DESCELIERS (1546)

Ainsi,CARTE PIERRE DESCELIERS (1546) après 1540, un nombre considérable de navires envahirent le golfe et le fleuve Saint Laurent. Tadoussac devint le premier lieu de traite. Le troc des peaux devient tellement important que vers 1588, de riches commerçants de Saint-Malo et de Paris sollicitèrent un monopole. Pierre de Chauvin dépêcha jusqu'à quatre navires dans le golfe. Pont-Gravé se rendit jusqu'aux Trois-Rivières pour troquer ses marchandises rapportées de France contre des fourrures. Par la suite, Samuel de Champlain affirmera que des navigateurs et commerçants viennent régulièrement en Canada. Il pense que d'autres venaient déjà bien avant 1550 pour commercer avec les Amérindiens. Tout au cours du XVI siècle les pêcheries française s'étendent le long des côtes de la Nouvelle-Écosse jusqu'au Maine. Mais ce sont aussi les pirates français, revenant de Floride et des Caraïbes, qui sillonnent les côtes et s'enrichissent.

En 1580, l'équipage du navire commandé par l'anglais John Walker attaqua un village Amérindien Abénaqui situé sur la rivière Penobscot et emporta 300 peaux. En 1583, l'explorateur français, Étienne Bellenger, tenta de fonder un comptoir ainsi qu'une mission dans la baie de Fundy. Mais c'est une attaque Amérindienne qui fît avorter le projet. Cela ne l'empêcha pas de rapporter en France une riche cargaison de fourrures de martres, de loutres et de lynx et surtout des peaux de castors pour fabriquer plus de 600 chapeaux. Étienne Bellenger rapporta également du castoreum, une huile rougeâtre extraite des glandes du castor, qui était utilisée pour la fabrication des remèdes et des parfums.

Carte Pierre Descelliers - Dieppe - 1550

Carte Pierre Descelliers - Dieppe - 1550

plan La Terra de Hochelaga 1556

Carte LA TERRA DE HOCHELAGA - VENISE - 1556
Les collines montrées au plan LA TERRA DE HOCHELAGA sont celles du Mont Royal actuel

La qualité des travaux publiés par Venise dans Delle Navigationi et Viaggi (terzo volume - 1556) laisse entrevoir la forte probabilité de retrouver dans les dossiers de la Sérénissime République de Venise les documents originaux des explorations de 1535 et 1536 de Jacques Cartier dans les "Indes Occidentales".

Grand Chalet du Mont Royal

Visitez le Grand Chalet de
la
MONTAGNE SACRÉE
Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles des artistes canadiens des années 1930

Peintre - Paul-Émile Borduas (# 16)
Reproduction du plan de l'île de Montréal et du sault Saint-Louis par Samuel de Champlain.

Lors de l’une de ses nombreuses incursions sur l’île de Montréal, Samuel de Champlain, y fit un relevé qui nous révèle des choses fort intéressantes. Le plam montre au centre droit le mont Royal avec ses trois collines, montagne ainsi nommée par Jacques Cartier quelques décennies plus tôt. Les trois collines de cette Montagne Sacrée sont montrées. En haut de l'illustration se trouve le Sault Saint-Louis où un compagnon de Champlain, Louis, se noyat. Tout au bas se trouve Place Royale. Éventuellement Ville-Marie prendra place à cet endroit en 1642.

Carte du fleuve Saint-Laurent

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LES ORIGINES DU CANADA
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Visite de Hochelaga par Jacques Cartier Charlesbourg-Royal à Stadacone carte Vallard - 1547
HOCHELAGA
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JACQUES CARTIER à
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CARTE DE VALLARD (École de Dieppe)
San Marino - Califournie
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Plan La terra de Hochelaga par PE Borduas Sault-au-Récollet Le Canada dans le Monde

LA TERRA DE HOCHELAGA
par Paul-Émile Borduas
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Sault-au-Récollet

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CANADA
Célébrer la fondation de la Nouvelle-France
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.....avant que ne disparaisse l'histoire dans la nuit des temps...
 
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