.....avant que ne disparaîsse l'histoire dans la nuit des temps...
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Pierre Larouche, urbaniste président
 

AVIS AU LECTEUR - Le présent site WEB constitue une intégration objective de faits d'histoire, en particulier de ceux décrits par les documents numérisés les plus sérieux. Seules les sources les plus importantes sont mentionnées. Un merci spécial est transmis aux adeptes du WEB.




église Sault au Récollet
Église de la Visitation

de la Bienheureuse Vierge Marie
(jadis, la chapelle du fort Lorette)

Collines du Mont Royal
Collines du Mont Royal, plan La Terra de Hochelaga, Venise 1556
(cliquez)

 

Vous voulez mieux connaître ce que nous révèle cet admirable plan La Terra de Hochelaga?

plan LA TERRA DE HOCHELAGA
(cliquez)
 Plan LA TERRA DE HOCHELAGA
Chose des plus surprenante, le plan La Terra de Hochelaga produit par Venise en 1556 reproduisit EXACTEMENT le présent mont Royal et les collines qui le composent. Ce plan constitue aujourd'hui pour le Canada une richesse patrimoniale inestimable.  L'auteur de ce plan, Giovanni Battista Ramusio, dans sa dédicace à son ami Fracastoro nous informe que ce plan provient des informations reçues de la France. "...j'ai reçu de ces honnêtes hommes français, en plus des quatre textes, quatre plans...." qui lui permirent de reproduire le récit de l'explorateur. Tout indique que l'on pourrait retrouver à Venise ces documents dont elle a bénéficiée pour rédiger son plan.


Deux dimensions de l'urbanisme
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Monographie

MONTRÉAL ET L'URBANISME


Pierre Larouche
ISBN - 2-9801943-0-1
Monographie

MONTRÉAL 1535


Pierre Larouche
ISBN - 2-9801943-7-9
Monographie

VILLES DE DEMAIN


Pierre Larouche
ISBN - 2-9801943-8-7



Le Mont Royal


(PDF-ORC)
texte et image

 


Jacques Cartier

(PDF-ORC)
texte et image



CARTE DE SAMUEL DE CHAMPLAIN
....."Descripsion des costs, pts., rades,
illes de la Nouvele France".....

(Illustration en page d'entrée)
CÔTE ATLANTIQUE PAR CHAMPLAIN
Cette magnifique carte, type portulan, fut dessinée sur vellum par Samuel de Champlain vers 1607. Destinée au roi de France, elle est aujourd'hui propriété du Library of Congress, Washington, D.C.



SAMUEL DE CHAMPLAIN
aux "Indes Occidentales"

Explorations des Indes Occidentales
Surtout connu pour la fondation de la ville de Québec, Champlain fut en fait un grand explorateur des "Indes Occidentales".
Son pied à terre à Montréal fut la rivière des Prairies avec ses multiples saults, en particulier le Grand Sault Saint-Louis. Fort mal connue est la grande TRAVERSÉE qu'il fit à travers l'île du Mont Royal, ce afin d'identifier le site d'une première colonie. UneTRAVERSÉE de 8 lieues (environ 24 milles) qui le conduisit à un site qu'il nomma PLACE ROYALE.


  Indien du Fort Lorette  
maison longue iroquoise maison longue iroquoise

LA PREMIÈRE MESSE SUR L'ÎLE DE MONTRÉAL - 24 JUIN 1615
(deux toiles de Georges Delfosse)

Après plusieurs années à chercher le meilleur moyen de « civiliser » les autochtones, Samuel de Champlain décide d'amener des missionnaires en Nouvelle-France. Son choix se porte sur les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. Une messe, la première sur l'île de Montréal, est alors célébrée le 24 juin 1615, Première messe à MontréalNoyade de Nicolas Vielà la rivière des Prairies, par le récollet Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, récollet.

En commémoration de cette première messe, la ville de Montréal fit ériger en 1915 au milieu du parc Nicolas Viel une stèle en granit surmontée d'une croix. L'une des faces de cette stèle rappelle cette première messe célébrée à Montréal en 1615. L'autre face rappelle le souvenir du Père Viel et de son prétégé, Ahuntsic. Cette stèle oeuvre du sculpteur J.-C. Picher fut l'initiative de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Notons que le récollet Joseph Le Caron à peine arrivé en Nouvelle-France se précipite en Huronie, y précédant même Champlain qui le rejoindra seulement quelques jours plus tard. Il fait le voyage dans un canot conduit par les Autochtones par la grande route de l'Outaouais jusqu'au village ouendat de Carhagouha. Là, il fonde la première mission au pays des Hurons.

NOYADE DE NICOLAS VIEL ET DE SON PROTÉGÉ AHUNTSIC En 1625, le père Nicolas Viel, récollet, en compagnie d'un jeune français (*) que les Hurons nommaient Auhaitsic (Ahuntsique) meurent tragiquement à la hauteur d'un rapide de la rivière des Prairies. Ce dans des circonstances qu'on ne pourra sans doute jamais élucider. Depuis lors, on connaît cet endroit sous le nom de Sault-au-Récollet. C'est en honneur du père Nicolas Viel que le nom de Sault-au-Récollet fut donné à un village. Ce village sera par la suite annexé à la ville de Montréal en 1916.
(*) On a généralement décrit le compagnon de Nicolas Viel comme un Indigène. Auhaïtsic était un jeune Français, non un Huron (Voir le Bulletin des Recherches Historiques, mai 1942, Archange Godbout, franciscain). Information reçue de M.René Tellier.

En 1700, une chapelle est construite occupant une coin du Fort Lorette et servant de mission et lieu de culte pour les colons


LA CHAPELLE DU FORT LORETTE
La Société d'Histoire et de Généalogie de Montréal-Nord (SHGMN)

Fort Lorette par BeaubienL'église de la Visitation est née de la chapelle du fort Lorette, fort construit en 1696 par le sulpicien Vachon de Belmont. Dans ce fort Lorette, une chapelle sise au coin sud-est occupait la place de l'un des bastions du fort. Ce fut les débuts de l'église maintenant appelée la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie. Une belle illustration de cette chapelle nous est donnée au livre de "Le Sault-au-Récollet" publié en 1898 par Charles-P. Beaubien et reprise au livre "La paroisse de la Visitation - Le sault-au-récollet" publié en 1936 par René Desrochers, prêtre de la paroisse. La chapelle sera construite quelques années suivant la construction du fort, en 1700.

Le Fort Lorette fut implanté en territoire hostile, sur la rivière des IROQUOIS, comme jadis la rivière des Prairies était connue. Aussi, la chapelle a-t-elle joué un rôle fort important dans l'histoire de la paroisse du Sault-au-Récollet. Elle constitua le lieu de culte principal des Indigènes et des colons du temps. Cette chapelle servit pendant cinq décennies d'église de la mission et d'église paroissiale. Réservée à l'origine aux Indigènes, sa fréquentation par les colons s'accrût suite au transfert en 1621 de ceux-là à Oka.

Le Fort Lorette avait été construit en 1696 par Vachon de Belmont, sulpicien, en appui au Fort de la Montagne construit en 1685 également par Vachon de Belmont. C'était par cette rivière que pénétraient les Iroquois attaquant les premiers colons de l'île du Mont Royal (nom par laquelle l'île était alors connue). Divers noms furent attachés au fort: FORT LORETTE ou FORT LAURETTE ou FORT NOUVELLE LORETTE ou FORT DE LA VISITATION ou FORT DE LA MISSION DE LA VISITATION, et encore.

Pour plus d'information, entrer en communication avec M. Roger Lagacé (514) 955 4572, président de la SHGMN
http://pages.infinit.net/philtek/shgmn.htm

VACHON DE BELMONT: ...L'homme que les Iroquois aimaient appeler... ROBE DE FER...


Chapelle du Fort Lorette La chapelle du Fort Lorette comme toutes les chapelles du temps, avait belle allure. Sise dans l'angle sud-est du fort, elle pouvait être pénétrée tant de l'extérieur du fort que de l'intérieur de celui-ci. Suite à la création de la paroisse en 1736, cette chapelle devint celle La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
Construite au printemps 1700 aux frais de Vachon de Belmont, "...elle mesurait 60 pieds de long sur 27 de large de dehors en dehors, le carré 13 pieds de hauteur, 6 fenêtres aux deux pans, 3 de chaque côté: un clocher comme est celui des dames religieuses hospitalières de cette ville....moyennant la somme de 850 livres d'argent cours du pays".
Le principal ornement intérieur de la chapelle était une bannière pour les processions brodée par Jeanne Leber, la recluse. La chapelle fut détruite vers 1800.

LA CHAPELLE DU FORT LORETTE

- La chapelle du Fort Lorette avait belle allure. Elle était semblable aux chapelles essaimées sur le territoire du Québec au 17e siècle. La majorité ont été installées à proximité d'agglomérations importantes et souvent sont apparues peu après l'établissement d'un poste de traite. Les amérindiens se rassemblaient volontiers autour de ces lieux d'échanges qui facilitaient le commerce saisonnier. Celle du fort Lorette fut mise en place par le sulpicien Vachon de Belmont. Les jésuites, les récollets et les sulpiciens et les oblats, ont souvent profité de l'aide financière des compagnies de traite pour mettre en place ces chapelles.

chapelle d'Odanak
Chapelle de Tadoussacde Tadoussac
chapelle de Wendake
Ensemble extérieur
de la chapelle d'Odanak
Photo - Germain Casavant
Façade de la chapelle
de Tadoussac
Photo - François Brault
Ensemble extérieur
de la chapelle de Wendake
Photo - Germain Casavant

 

PLUSIEURS DOCUMENTS ANCIENS ILLUSTRENT LE FORT LORETTE ET LE SITE OCCUPÉ PAR LA CHAPELLE DE LA MISSION

FORT DE LA MONTAGNE par Faillon FORT LORETTE par Faillon
FORT DE LA MONTAGNE
FORT LORETTE (1853)
Fort Lorette FORT LORETTE par Desrochers
FORT LORETTE (1898)
FORT LORETTE (1936)

Mais que fut le Fort Lorette? Certes dans l’intention de Vachon de Belmont son promoteur, le Fort Lorette, tout comme le Fort de la Montagne, visait à procurer aux Sauvages désireux de s’instruire dans les nouveaux chemins de la religion hébergement et sécurité, ce par des moyens de défense appropriés. Sans doute, quatre bastions en pierre en forme de poivrière encadraient le fort. Les premiers bâtiments construits visèrent à rencontrer les besoins usuels complémentaires. Mais peu à peu, les besoins du fort changèrent et imposèrent de nouveaux bâtiments. C’est ainsi, qu’à travers les âges, le Fort Lorette changea d’allure. L’illustration ci-jointe décrit quelques uns des plans produits à différentes étapes, certains de qualité incertaine. Mentionnons:

Plan 1696 - À date, il a été impossible de retrouver le plan original de la première construction définit par que Vachon de Belmont. Ce plan fut sans doute semblable à celui du Fort de la Montagne qu’il avait alors fait construire à ses frais. L'illustration montre le Fort de la Montagne.

Plan Faillon - Étienne-Michel Faillon (1799-1870) a produit en 1853 "Vie de la Soeur Bourgoys". Dans ce document, il produisit un plan du fort Lorette que par la suite Charles-P. Beaubien se servit. Faillon était un sulpicien français alors en visite au Canada. Il eut sans doute accès à des données bibliographiques aujourd’hui peu connues.

Plan Beaubien - Charles-P. Beaubien, curé à produit en 1898 “Le Sault-au-Récollet- Mission et Paroisse”.   Il identifie, autres que les bastions en poivrière, les bâtiments suivants:  l’église de Notre-Dame de la Lorette; la maison des missionnaires; la maison des Soeurs de la Congrégation et la maison des fermiers.

Plan Desrochers - Ce plan de l’an 1936 est fort intéressant et démontre l’attention particulière donnée par son auteur, M. Desrochers, ptre, à ce que fut jadis le fort. Il ajoute au fort une fonction de poudrière dont le fort devait certes posséder. Il est malheureux qu’aujourd’hui il ne reste rien de ce fort qui jadis joua un rôle fort important dans la présence française à la rivière des Prairies. Chose fort intéressante, le plan inclus un cours d'eau secondaire se déversant dans la rivière des Prairies qu'il nomme cours d'eau du Portage. L'on sait la chose être vraie.

Poudrière du Fort Lorette
LA POUDRIÈRE DU FORT LORETTE
(démolie vers 1928)

FORT LORETTE - LIEU DE DÉTENTION
DE CERTAINS CAPTIFS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE

sauvage du FORT LORETTEcapture de Mathias FarnsworthChose peu connue mais fort importante,le Fort Lorette joua un rôle important dans la détention des captifs Anglais provenant des incursions françaises en Nouvelle-Angleterre.   Un cas généralement mieux connu est celui de Matthias Farnsworth, qui plus tard changea son nom en Mathias Faneuf.  Encore jeune résident de Groton, Massachusetts, il fut amené comme captif au Fort Lorette où Vachon de Belmont acheta d'un indigène sa liberté.  Encore jeune homme, il choisit de demeurer au Canada, à la mission du Sault-au-Récollet et changea son nom à Claude-Matthias Fanef.  Il maria Catherine Charpentier avec qui il eut une nombreuse famille. L’on croit aujourd’hui que tous les Phaneuf (ou Faneuf) sont les descendants de Mathias Farnsworth, originaire de Groton, Massachusetts.

Le cas de Mathias Phaneuf n'est certes pas unique. Il est typique du rôle que joua le fort Lorette pendant plusieurs décennies des débuts du 18e siècle. Il est un très beau livre destiné aux enfants que tous les adultes se doivent de connaître. Il est intitulé "Mathias - Une vraie histoire". Il ouvre un voile sur une réalité historique dont on connaît encore mal l’envergure. Livre peut être acheté au prix de 20$ en s'adressant à Premiere Génération, télé (450) 467-9243.


UNE DATE IMPORTANTE DANS LA FORMATION DE LA PAROISSE - 1736

En 1736, avec le départ des Indigènes pour Oka (1721), le vaste territoire entourant le Fort Lorette est érigé en une paroisse appelée La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie. Aussi, ce nom est attaché à la chapelle, la chapelle de la Visitation. Pourquoi ce nom LA VISITATION. À cette époque, la Visitation était hautement valorisée. Luc dans évangile (1:39-56) relate l'épisode de la Visitation au cours duquel Marie enceinte rend visite à sa cousine Elisabeth enceinte de Jean-le-Baptiste. Le texte dit que lorsque Marie salue sa cousine, l'enfant de celle-ci tressaille. Selon Luc, Marie entonne alors le Magnificat (1:46-56) dont se sont inspirés J-S Bach et tant d'autres dans leur composition, le Magnificat. Aussi, cette fête fut-elle jadis considérée comme celle des anniversaires de mariage.



En 1751, une église remplace la chapelle du fort Lorette. Son nom, celui de la chapelle: LA VISITATION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE


Église de la Visitation en 1751

Cette seconde église fit place à la chapelle du Fort Lorette devenue désuète. Le 27 juillet 1749, au cours d'une assemblée de tous les habitants, il fut décidé à l'unanimité que ..." pour la première année chacun fournira une toise de pierre de maçonne, deux voyages de pierre de carrière, une pistole en argent scavoir 100 soles ....La seconde année une pistole, une semaine de leur temps et une pièce de bois de pin... jusqu'à la perfection de l'ouvrage"...L'entreprise générale fut confiée à un maçon de grande expérience, Charles Guilbault, enfant de la paroisse qui construisit sa vie durant maisons et églisesTableau du peintre Pierre Mignard.
La construction du gros-œuvre débute vers 1749 sous l'instigation du curé Guillaume Chambon. On a choisi un plan récollet, c'est-à-dire sans transept et avec étranglement au niveau du chœur, très courant à cette époque. Le 12 juin 1752, le nouveau temple était solennellement ouvert au culte par Mgr de Pontbriand ...."sous un même vocable, celui de la Visitation"...
(René Desrochers).
Avec beaucoup d'acumen, le curé Chambon acquiert à Paris un Pierre Mignard, célèbre peintre de la cour du roi Louis XIV et renommé pour le coloris de ses rendus, coloris s'apparentant à ceux de l'école de Venise. À défaut d'une illustration adéquate de cette toile, une illustration d'une de ses oeuvres est
ci-jointe montrée.

 

Cette seconde église verra un succession d'artistes et de travaux sur bois qui marque encore aujourd'hui l'église existente. Sa décoration intérieure, sans contredit la plus finement et la plus richement ornementée de l'île de Montréal, est l'oeuvre de trois générations d'artisans. Des artisans aux noms prestigieux y ont travaillé: Philippe Liébert, Louis-Amable Quévillon et de David-Fleury David.

En 1756, le curé Guillaume Chambon achète le Pierre Mignard illustrant la Visitation qui orne aujourd'hui le maître-autel. Plus tard, Philippe Liebert entreprend de 1
Plafond de l'église de la Visitation Sault au Récollet764 à 1772 d'imposant retable et la voBoiserie de  Quévillonûte du sanctuaire. En 1791, il travaille au tabernacle. En 1806, Louis Quevillon exécute les trois autels. Puis David Fleury-David entreprend de 1816 à 1827 la nef, le jubé, la corniche, les pilastres et arcs plein-cintre.
De chaque côté du maître-autel, l'artiste Thomas Valin peint les deux toiles des saintes Philomène et Catherine.
Ces oeuvres et d'autres encore, oeuvres qui encore aujourd'hui ornent la présente 3e église, lui ont valu d'être classé monument historique en 1974.

 

Cadran solaireChose fort intéressante, cette église dont la présence remonte au coeur la période forte du Sault-au-Récollet construite en remplacement de l'ancienne chapelle du fort Lorette, possède un cadran solaire remontant à ses premiers jours. Il est situé à l'angle ouest du jardin de l'ancien presbytère. Ajoutons ici que Samuel de Champlain avait dès le début de la fondation de Québec doté son habitation d'un tel instrument. (Qui voudra s'intéresser à cet aspect du patrimoine historique du Canada voudra entrer en communication avec la Commission des Cadrans Solaires du Québec)

EN 1761, UN RELEVÉ DES ARMÉES BRITANNIQUES ILLUSTRE L'ÉGLISE DE LA VISITATION

 L'ÉGLISE DE LA VISITATION EN 1761
fort Lorette en 1760
(Carte Murray, 1761 - Archives Nationales du Canada - no.0010842) 
 

Le plan topographique ci-joint est ffort intéressant. Il illustre à la fois cette seconde église, Notre-Dame de la Visitation ainsi que les restes d'alors du Fort Lorette. Le plan montre l'église ainsi que 4 autres bâtimesnts disposés de façon disparate. Ce plan provient d'un relevé topographique effectué en 1760-61 par les armées britanniques avant que n'intervienne le traité de Paris qui céda le Canada à la couronne britannique. Lors de négotiations à cette époque entre l'Angleterre et la France, cette dernière préféra céder le Canada et conserver des îles des Caraïbes dont la Guadelupe.

 

Cadastre Église de la Visitation par Jean Delisle
Plan de l'arpenteur Jean Delisle (1768) illustrant la disposition générale de l'église de la Visitation. Le site jadis occupé par le fort Lorette y est montré de même que les 4 moulins sis sur l'escatade. de l'île de la Visitation

En 1851, l'église LA VISITATION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE est agrandie et son extérieur modifié au style Palladio




église de la Visitation du Sault au Récollet

Une façade qui tranche avec l'intérieur

On décide en 1850 avec l'approbation de Mgr Bourget, de procéder à un allongement de la nef de huit mètres (deux Clocher de l'église du Sault au Récollettravées) et de construire une nouvelle façade de style Palladio. John Ostell, un anglophone qui fait pratiquement office d'architecte du diocèse de Montréal à cette époque, conçoit une œuvre qui rappelle les réalisations de l'architecte vénitien Andrea Palladio. Il choisit un vocabulaire néoclassique fort apprécié du milieu anglophone de Montréal alors à la mode depuis une trentaine d'années au Québec. Il choisit le style préconisé par l'architecte vénitien Andrea Palladio et ajoute deux tours. Les travaux se poursuivent jusqu'en 1863, alors qu'on ajoute des flèches aux deux tours. Cette façade de style jusqu'alors peu familier au Québec tranche avec la chaleur de l'intérieur. Aujourd'hui, l'église de la Visitation du Sault-au-Récollet constitue incontestablement l'une des plus belles réalisations religieuses du Québec.


Église du Sault au Récollet

LE SAULT-AU-RÉCOLLET - LES DÉBUTS DE MONTRÉAL

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premièrs instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts de l'histoire de l'île du Mont Royal. Peu à peu l'île changea de nom de ÎLE du Mont Royal, puis à ÎLE du Mont Réal à finalement à ÎLE de Montréal. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça peu à peu du Sault-au-Récollet vers la Place Royale. Aussi, progressivement le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.

Sault-au-Récollet et LIEUX DE MÉMOIRE

Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça peu à peu du Sault-au-Récollet vers la Place Royale. Aussi, progressivement le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.

Premier développement de Montréal

Le Sault-au-Récollet et les sauts décrits par Jacques Cartier
MAINTS INDICES identifient la rivière des Prairies comme chemin qu'emprunta en 1535 l'explorateur Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga. UN PREMIER INDICE se trouve dans le fait qu'au temps des Amérindiens la rivière des Prairies était le cours d'eau utilisé par les Sauvages. Elle était grandement moins dangeureuse au canotage que ne l'était le Sault Saint-Louis. Un SECOND INDICE se trouve dans les nombreuses relations bibliographiques de l'époque qui toutes indiquent que la voie utilisée à cette époque était la rivière Des-Prairies. Un TROISIÈME INDICE se trouve dans les plans originaux de la Nouvelle-France montrant cette rivière comme axe principal de navigation. Un AUTRE INDICE, ce parmi quantité d'autres indices, se trouve dans la relation de Jacques Noël, petit neveu de Jacques Cartier, qui est revenu sur l'île du Mont Royal vers 1585 et qui voyant les saults qui avaient arrêté son oncle Cartier déclara..."Les eaulx ne tombent pas d'une hauteur bien considérable; ce n'est qu'une rivière où il y a de mauvais fonds".... Ces indices et d'autres encore indiquent que la rivière des Prairies était le cours d'eau qu'emprunta Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga.

Le merveilleux WEB
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HOCHELAGA DANS LE MONT ROYAL
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LES ORIGINES DU CANADA
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Jacques Cartier à Hochelaga Colonie de Charlesbourg-Royal CARTE DE VALLARD
HOCHELAGA
Un accueil bienveillant

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JACQUES CARTIER à
Charlesbourg-Royal

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CARTE DE VALLARD (École de Dieppe)
San Marino - Californie

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plan La terra de Hochelaga Rivière des Prairies le Canada dans le Monde

LA TERRA DE HOCHELAGA
(Paul-Émile Borduas)

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