Les
Compagnons de
Jacques Cartier - osbl
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Montréal,
porte d'entrée dans les Indes Occidentales
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LA MER TERRIFIANTE
Au début de la Renaissance, le monde connu des Européens l'écoumène, ou koumène se résume au bassin méditerranéen et ce qui gravite alentour. L'Afrique du Nord, l'Arabie, le Moyen-Orient, et l'Europe jusqu'à la Scandinavie et à la Moscovie. Pour le commun du peuple, les frontières qui cernent ces terres connues sont réputées infranchissables. Au NORD se trouve le froid et glaces qui empêchent tout passage. Au SUD, en revanche, la chaleur fait entrer en ébullition le sang humain et ainsi exclue donc toute vie. Les mythes et croyances du Moyen Âge ont longue vie. Le monde est plat et circulaire dont le centre est le plus souvent Jérusalem, parfois Rome. La gente plus éduquée, sait mieux. Mais elle a encore ses craintes.
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L'exploration de Jacques Cartier aux Indes Occidentales révélera la configuration d'une partie du continent nord-américain encore peu connue. La carte montrée ci-haut, celle de la route de l'or et de celle des épices inaugurée par Magellan, illustre le périple effectué de 1519 à 1522, par Magellan autour du monde.
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Carte des "Indes Occidentales" - 1535
La carte ci-jointe attribuée à Giovanni Battista Ramusio (ou peut-être de Giacomo Gastaldi) montre les "Indes Occidentales" en fait l'Amérique tel que vu par Venise en 1535.
La relative précision de cette carte d'une partie des Mondes alors inconnus démontre la très haute qualité des travaux géographiques alors réalisés par cette république. Le plan La Terra de Hochelaga publié en 1556 en constitue un autre exemple.
Au sommet de sa gloire, LA SÉRÉNISSIME EST CONTRAINTE DE SE TOURNER VERS LES INDES OCCIDENTALES. La prise de Constantinople en 1453 par les Turcs oblige la Sérénissime à trouver une nouvelle voie vers les Indes. Plus encore, François Ier (protecteur de Léonard de Vinci), dans la lutte contre Charles Quint, s'est allié Soliman II, chef des Turcs ottomans. La France accueille Barberousse et sa troupe à Toulon. L'entrée de Jacques Cartier dans les Indes Occidentales apportera-t-elle réponse à leur recherche? Venise, en particulier Giovanni Battista Ramusio, secrétaire du Conseil des Dix, le souhaite.
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Entrée de
la France dans les Indes Occidentales
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LES PREMIERS EXPLORATEURS Les premiers explorateurs furent souvent des italiens de Gênes et de Venise, deux villes possédant des liens maritimes fort avantageux avec les Indes. Les hommes de ces républiques possédaient une forte tradition de commerce et d'échange maritime avec l'Asie. De plus ambitueux, ils préféraient souvent prêter leur service à des souverains européens désireux l'agrandissement de leur territoire, en particulier à ceux des pays de l'Europe de l'ouest. Des pays ayant face à cette mer Atlantique sur laquelle le soleil se couche.
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L'exploration de JACQUES CARTIERà Hochelaga en 1535 fut fort semblable à celle de CHRISTOPHE COLOMB dans les Caraïbes en 1492. Les deux explorateurs étaient à la recherche d'une voie d'eau conduisant au royaume du Cathay et des Indes. Tous les deux pénétrèrent dans un monde inconnu. Tout comme l'exploration de Colomb, celle de Cartier connut en Europe un grand retentissement grâce surtout à la monographie DELLE NAVIGATIONI ET VIAGGI que publia en 1556 un éditeur illustre et ancien diplomate de Venise, Italie, Giovanni Battista Ramusio. Cette monographie reproduisit quelque 40 récits d'exploration d'Européens explorant les mondes inconnus. Deux de ces 40 explorations furent celles de Jacques Cartier aux alors comme les Indes Occidentales: la première à Gaspé en 1534 et la seconde au MONT ROYAL en 1535.
TRADITIONNELLEMENT, LES INDIGÈNES UTILISAIENT LA RIVIÈRE DES-PRAIRIES
Bien avant la venue des Européens en Amérique, la voie navigable utilisée par les autochtones était la rivière des Prairies, non le fleuve Saint-Laurent. On en trouve la preuve dans de nombreux documents anciens: tels les Relations des Jésuites; tels les récits de Samuel de Champlain ou encore ceux de Gabriel Sagard Théogat. Règle générale, la rivière des Prairies offrait un lien plus direct et moins dangereux entre la rivière des Outaouais (rivière Ottawa), rivière doù provenait la majorité des fourrures, et le bas du fleuve Saint-Laurent. De plus, les rapides de la rivière des Prairies constituaient un danger moindre à la navigation que ceux des rapides de Lachine.
Ces faits et d'autres encore établissent que Jacques Cartier est parvenu à Hochelaga par la rivière Des-Prairies,ou Sault-au-Récolle
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| Cette très belle illustration de l'artiste canadien L. R. Batchelor montre la visite de Jacques Cartier à Hochelaga et l'accueil qui lui fut fait. La disposition des collines qui entourent la scène est conforme au récit que Jacques Cartier transmit à François Ier, soulignant que "la bourgade était entourée d'une montagne de dessus laquelle on pouvait voir fort loin". SOURCE: Archives Nationales du Canada. | UNE BOURGADE DESSINÉE À L'EUROPÉENNEDESSIN DE LA BOURGADE HOCHELAGA. Remarquer la disposition des maisons longues en damier, dispostion contraire à la culture amérindienne. Cette incongruité est l'une parmi les mille que Venise introduisit au plan "La Terra de Hochelaga", incongruités qui illustrent la très grande méconnaissance de l'Europe de la culture des "mondes inconnus". Certains Canadiens se sont servis des ces incongruités pour invalider cet admirable plan. | ||
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| Tôt, le matin du 3 octobre,
avec ses gentilhommes et vingt mariniers bien armés, il entreprit
à pied le chemin de Hochelaga sur une route bien aménagée...Marchant
ainsi deux lieues (environ six milles), Jacques Cartier put enfin apercevoir
Hochelaga entourée dune montagne garnies de terres cultivées
pleines de blé. Il décrivit ainsi le paysage entourant
Hochelaga: ... Et au parmy dicelles champaignes, est scitué(e) et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne, qui est, à lentour dicelle, labourée et fort fertille, de dessus laquelle on voyt fort loing. |
LES TROIS COLLINES COMPOSANT LE MONT ROYAL Sur laquelle des trois collines du Mont Royal Cartier se trouvait alors Cartier? Sur la GROSSE MONTAGNE (i.e. la colline de la Croix)? sur la PETITE COLLINE (ou Westmount)? ou encore sur le PAIN DE SUCRE (ou Outremont)? On ne sait. Cartier déclare alors ...voyons ledict fleuve oultre le lieu où estoient demourées noz barques, où il y a ung sault deaue, le plus impetueulx quil soit possible de veoir, lequel ne nous fut possible de passer;.... Sa narration laisse perplexe. On ne peut préciser sur laquelle des trois collines Cartier se trouvait alors. |
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Visitez le Grand Chalet
de Peintre - Alfred Faniel # 7 Émerveillé
par le panorama qui s'ouvra à ses yeux, Jacques Cartier déclare
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En
1541, Jacques Cartier revient
fonder la premère colonie:
CHARLESBOURG-ROYAL renommée FRANCE-ROY par le Sr. de Roberval
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Suite à l'expédition de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535, François Ier décide non seulement d'établir une première colonie (pour laquelle il a donné mandat à Jacques Cartier en 1540) mais de fonder une VICE-ROYAUTÉ pour laquelle il nomme un noble de sa cour, Jean-François de La Roque de Roberval: une simple colonie ne sera pas suffisante. Bon soldat et expert en fortifications, également riche propriétaire foncier, La Roque de Roberval est nommé Duc de Norembèque, un territoire aux limites indéfinies des Indes Occidentales.
Le 23 août 1541, dans la joie générale des gens de Stadacone, Jacques Cartier avec 5 navires et quelque 400 hommes de tout métier (dont quelques 40 sont des repris de justice) est de retour au Canada. Puis Cartier entreprend de revoir les 3 saults. Chemin faisant, il confie deux jeunes garçons à son ami le chef Achelacy pour qu'il leur enseigne la langue iroquoise. Puis Cartier poursuit sa course vers Hochelaga espérant pouvoir franchir les 3 saults qui lui avaient barré la route en 1535. La visite des saults faite, il retourne à Charlesbourg-Royal. Il n'a pu dépasser les 3 saults. Puis survient un incident inattendu mais fort espéré. On découvre à proximité du fort des pierres et du minérai que l'on croit fort précieux. Cartier décide alors en juin 1542 d'abandonner les lieux.
FRANCE-ROY
Sans l'appui des quelques 400 colons de Jacques Cartier, Jean-François La Rocque de Roberval parvient à Charlesbourg-Royal avec une équipe de 200 collons.L'expédition arrive à point pour récolter le blé semé l'année précédente par Jacques Cartier. Et telle est la fertilité du sol que Jean Alfonse, son maître navigateur, compte cent vingt grains par épi. "... et toutes ces terres doibvent estre nommées LA NOUVELLE FRANCE, parce qu'elles sont en une mesme haulteur ...." que la mère patrie. La suggestion devait par la suite faire fortune. Les fortifications laissées par Cartier sont renforcées. La place est alors renommée FRANCE-ROY et le fleuve Saint-Laurent est baptisé FRANCE-PRIME.
Le lieutenant-général, titre que François Ier lui conféré, a de la difficulté à maintenir le bon ordre. Un passage de Thévet le montre d'une sévérité toute calviniste. Il doit sévir. Les vivres diminuent rapidement et Roberval est contraint d'imposer le rationnement. Durant l'hiver, près de cinquante personnes meurent du scorbut. La décision de rapatrier tout le monde en France est alors prise. Les glaces commencent à fondre en avril.
Cependant, il lui faut revoir les 3 saults. Le 5 juin 1543, Roberval, accompagné de 70 personnes se dirige vers Hochelaga pour découvrir, au-delà des trois saults, le Saguenay. Une des barques à voile chavire, huit hommes sont noyés. Trente personnes sont restées à Cap-Rouge.
Informé des problèmes de la colonie, François Ier donne à Paul d'Aussillon mission de retourner au Canada avec deux navires chargés de victuailles à destination de France-Roy. D'Aussillon arrive à la mi-juin, comme prévu, mais avec des lettres mandant ..."qu'on demeurât jusqu'à la veille de la Sainte-Madeleine, qui est le vingt-deuxième de juillet".... Au mois de septembre 1543, les colons regagnent la France, mettant fin à l'entreprise.
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Les SUITES de l'entrée
de la France dans les Indes Occidentales
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CARTE
HARLÉENNE - 1536
Cette carte montrée ci-contre est la plus ancienne illustrant l'intérieur des Indes Occidentales, en particulier le Saint-Laurent. Oeuvre de Pierre Descelliers de l'école de Dieppe, elle fut probablement dressée en 1536, soit immédiatement après à la venue en 1535 de Jacques Cartier à Hochelaga au Mont Royal. Elle montre très lisiblement le mot CANADA. Plus avant, le royaume d'Hochelaga est inscrit comme "Ochilaga". Source: British Museum, Londres (Partie d'une mappemonde dite de Harley) |
CARTE PIERRE DESCELIERS (1546) Cette seconde carte est un extrait d'une carte plus large également de Pierre Descelliers. Elle fut dessinée vers 1546 suite à l'essai d'implantation d'une colonie à Charlesbourg-Royal par Cartier et Roberval. Elle fut commandée par le roi Henri II. Source:
Bibliothèque Nationale, Paris. |
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CARTE DE VALLARD (1547) Cette carte est tiré de l'atlas de Vallard. Cet atlas comprend quinze cartes, chacune mesurant 57cm x 39.2com. illustre la colonie de Charlesbourg-Royal implantée par Cartier et Roberval en 1541 et 1542. Au centre l'on remarque un enclos fortifié représentant le fort Charlesbourg-Royal renommé France-Prime par le sieur de Roberval. . On y voit des Amérindiens armés d'arc et de flèches.
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CARTE PIERRE DESCELIERS (1550) Cette très belle carte illustre les découvertes de Jacques Cartier et du sieur de Roberval suite à leur insuccès dans l'établissement de la colonie de Charlesbourg-Royal (ou France-Prime). Sur cette carte est rapporté le point limite qu'ils ont pu atteindre dans leur exploration des Indes Occidentales. Après ces deux explorateurs, de nombreux aventuriers ont suivi. Malheureusement, l'histoire reste silencieuse sur le sujet.
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En 1556, Venise rapporte l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga
L'exploration de Cartier aux Indes Occidentales ne passa pas inaperçu à Venise, en particulier auprès de Giovanni Battista Ramusio, homme d'État de Venise et secrétaire du Conseil des Dix. Ce dirigeant politique de la Sérénissime avait fait de la question de la découverte des terres inconnues, l'oeuvre de sa vie.
À la question d'accès aux Indes qui confrontait Venise s'ajoutait celle des peuples inconnus. Qui et quoi habitaient ces mondes inconnus? Quelles étaient leurs us et coutumes? Des explorateurs parcouraient le monde rapportant des choses les plus bizarres, les plus invraisemblables.
Il publia ces récits, quelque cinquante, dans une oeuvre de grande envergure éditée en trois tomes intitulée Delle Navigationi et Viaggi. Encore aujourd'hui, lenvergure de cette oeuvre est des plus surprenante.
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Le troisième volume (terzo volume) de Delle Navigationi et Viaggi
Le troisième volume de cette oeuvre Delle Navigationi et Viaggi fut publié en 1556. Ce volume contient le récit des deux voyages de Jacques Cartier au-delà des Terres Neuves: la première expédition de Cartier en Nouvelle-France, à Gaspé en 1534 et la seconde expédition de Cartier à Hochelaga en 1535. Ce volume renferme de plus les récits de plusieurs autres explorateurs, Cortez, Verrazano, et autres de même que quatre exposés par Ramusio lui-même sur la nature des explorations.
Ce trisième volume est un document historique de première importance qui aujourd'hui nous instruit sur l'esprit des découvertes du 16e siècle. Il constitue pour Montréal, le Québec et le Canada une richesse patrimoniale de première importance.
En rapportant l'exploration de Jacques Cartier à Hochelaga, Giovanni Battista Ramusio fit mieux que fit Cartier dans le mémoire quil remit quelques années plus tôt au roi de France, François Ier. Au BRIEF RECIT, Ramusio ajouta un admirable plan, le plan La Terra de Hochelaga par lequel il illustra la venue de Jacques Cartier à Hochelaga, bourgade sise dans le mont Royal. Plus encore, Ramusio reproduisit les collines du mont Royal.
Ce plan La Terra de Hochelaga montré ci-bas fut édité par trois fois, initialement en 1556, puis en 1565 et finalement en 1606, soit deux ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Le plan ici montré ci-bas est une une reproduction de ce plan par le peintre Paul-Émile Borduas. Cette toile orne les murs du Grand Chalet du parc Mont-Royal.
| Toile de Paul-Émile Borduas (Grand Chalet du Mont Royal) - Elle illustra une bourgade circulaire entourée de collines, composée de 50 maisons, y montra des champs cultivés, etc. Le tout dessiné à l'européenne car ignorante tout des us et coutumes des habitants de cette bourgade sise dans les Indes Occidentales. Malheureusement, ceci n'empêcha pas le président WD. Ligthall du Musée McCord de déclarer ce plan de faux car non ethnographiquement conforme à la réalité du lieu. |
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1535
- Venue de Jacques Cartier à Hochelaga. Baptème du MONT
ROYAL; |
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HOCHELAGA |
JACQUES
CARTIER
(cliquez) |
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LA
MONTAGNE SACRÉE
(cliquez) |
G.B.
Ramusio
(cliquez) |
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.....avant
que ne disparaisse l'histoire dans la nuit des temps...
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(cliquez
sur votre choix)
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