Samuel de Champlain aux Indes Occidentales
(cliquez)

== Traversée ==

2. SAMUEL DE CHAMPLAIN
AUX INDES OCCIDENTALES
Rivière des Prairies

Entente avec les Algonquins (1603)
Confrontation des cultures
Grande traversée de Samuel de Champlain (1611)

Mise en garde - Plusieurs des observations personnelles de l'auteur des OEUVRES DE CHAMPLAIN, l'abbé C.-H. Laverdière, sont sujettes à caution, parfois contraires à l'histoire. Car le WEB, cette nouvelle bibliothèque MONDIALE informatisée, révèle des faits jusqu'ici inconnus.

   Traversée   




Samuel de Champlain
Pot-pourri d'illustrations tirées du web
Monument à Samuel de Champlain Québec selon Samuel de Champlain Rencontre des Indigènes

La Terra de Hochelaga
Venise - 1556

Samuel de Champlain

Hommage
Samuel de Champlain

Monument

Samuel de Champlain
Québec


Québec

Samuel de Champlain
1608

Conciliabule
avec les
indigène
s


1 - Entente avec les Algonquins (1603)

Au printemps 1603, François Gravé, sieur du Pont débarque en Nouvelle France accompagné d'un géographe, Samuel de Champlain sous mandat de Aymar de Chaste, gouverneur de Dieppe et titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France (le sieur Chauvin de Normandie était décédé quelque temps auparavant). Ils viennent en observateur sur volonté royale. De Chaste avait demandé à Pont-Gravé de recevoir Champlain (alors connu comme géographe) en son vaisseau et lui faire connaître ces lieux. Ils parviennent à Tadoussac le 24 mai 1603. Le 27 mai, Champlain traversent l'embouchure du Saguenay et descendent à la Pointe aux Alouettes. Non loin de là se trouve la cabane du grand chef algonquin Anadabijou. Ils lui rendent visite.

Ce dernier est alors en plein festin, au milieu d'une centaine de guerriers. Il accueille les nouveaux arrivants. Un conseil Amérindien se réunit aussitôt. Champlain dévisage curieusement ces autochtones qu'il découvre. L'un des Amérindiens qui accompagne Champlain et qui revient de France, se lève et parle amplement du pays qu'il a visité. Il raconte l'entrevue qu'il a eu avec Henri IV roi de France. Il explique que le roi voulait du bien à tous les Algonquins et désirait peupler leur terre. Pendant ce temps le calumet circule. Champlain et Pont-Gravé aspirent à leur tour de grandes bouffées de fumée d'herbes.

 

LE MÉMORABLE DISCOURS DE ANADABIJOU

Anadabijou se lèva pour donner réponse au nom de son peuple. Connaissant l'importance du moment, il marqua de pauses entre chaque phrase. Et, il déclara aux siens, qu'ils devaient tous être extrêmement contents d'avoir sa Majesté comme grand ami. Que ce dernier ferait la guerre à leurs ennemis et qu'il n'y avait autre Nation au monde que les Français à qui il veut du bien.

27 mai 1603

Le conseil se termine. Mais ni Champlain, ni Pont-Gravé ne se doutent que la politique qui vient de s'élaborer dominera le siècle tout entier qui s'ouvre. C'est ici que les guerres iroquoises viennent de se décider. Elles séviront jusqu'à la Grande Paix de Montréal en 1701. La rencontre fatidique faite, le 18 juin 1603, ils quittent pour le Grand Sault Saint-Louis.

La rivière des Prairies en 1603
Voie d’entrée de Samuel de Champlain


Samuel de Champlain fit plusieurs visites à Montréal qu’il appela alors “le Sault” ou encore “Le Sault Saint-Louis” et encore parfois la “Mission Saint-Louis”. Il visita une première fois l’ïle en 1603 à titre de géographe assistant de François Gravé, sieur du Pont lequel était le chef d’expédition. Bien que sa description générale de la configuration des lieux laisse à désirer, son arrivée au SAULT est surprenante et nous permet de reconnaître l’endroit où alors il se trouvait. Il nous informe:

.... "nous arrivasmes cedict jour à l'entrée du sault...et rencontrâmes une isle qui est presque au milieu de laditte entrée... d'un quart de lieuë de long....où il n'y a que trois à quatre ou cinq pieds d'eau, et aucune(s) fois une brasse ou deux... et tout à coup n'en trouvions que trois ou quatre pieds...Du commencement de la dite isle qui est au milieu de laditte entrée, l'eau commence à venir en grande force"..(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 101, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Cette description nous permet d’entrevoir où Samuel de Champlain se trouvait alors: à l’ÎLE DE LA VISITATION.   Puis approchant le Sault Saint-Louis que Jacques Cartier n’avait pu franchir, le 2 octobre 1535, il nous informe que:

..”Venant à approcher dudict Sault avecq nostre petit esquif et le canot, je vous assure que jamais je n’ai vu un torrent d’eau desborder avec une telle impétuosité ..... n’étant que d’une brasse ou de deux, et au plus de trois” ...(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 103 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Remarquons ici que Jacques Cartier dans son récit nous informe que trois saults d’échelonnaient d’une distance de quelques 6 lieues. Samuel de Champlain pour sa part nous informe dans son reportage d'une longueur de trois ou quatre lieues.

..”Nous fumes par terre dans les bois, pour en veoir la fin, ...où l’on ne voit plus de rochers, ny de saults.... et ce courant contient quelques trois ou quatre lieuës”....(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 104 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Ce disant, Samuel de Champlain confirmait ce que les visiteurs précédents dont Jacques Cartier, Jacques Noël et d’autres avaient confirmés.

Notons ici que compte tenu de l’époque durant laquelle ces découvertes furent faites, un époque où la notion de distance n’avait pas de valeur précises (bien que plusieurs auteurs attribuent une longueur de 3 milles à un lieue) les distances mentionnées sont d’un même ordre de grandeur. Ajoutons de plus que les caractéristiques topographiques d'un site peuvent grandement changer avec le temps, en particulier celles d'une rivière.

 

2 - Confrontation des cultures
Traite de Fourrure
(Cliquez)
LES COMMERCANTS

LES COUREURS DES BOIS - FOURRURES

Suite à la venue de Jacqques Cartier à Hochelaga, les commerçants comprirent très tôt que plutôt d'attendre que les nations indiennes viennent à eux, il était de leur intérêt d'aller à eux, de se faire coureur des bois, et d'aller chercher eux-mêmes la précieuse marchandise chez les Indiens. Ils appelèrent ces territoires "les pays d'en haut". Suivirent alors tous ceux pour qui ce nouveau pays représentait un défit à relever et des opportunités d'affaires à cultiver.

Ce nouveau phénomène fut aidé par les grandes distances que ces coureurs des bois pouvaient parcourir en peu de temps: quelques 70 km par jour. Leur nourriture était frugale: une pinte de maïs et une once de gras par jour. Chose prévisible: plusieurs adoptèrent le mode de vie des Amérindiens. En 1680, l'intendant Duchesneau estima à 800 le nombre des coureurs des bois.

Pour l’exploration des territoires inconnus et les grandes distances, le canot s’avéra le moyen de transport indispensable. Grâce au canot, Des Groseillers, Radisson, Nicollet, Jolliet, Marquette et tous les autres pénétrèrent toujours plus avant à l'intérieur des Indes Occidentales, à la fois pour le bénéfice du commerce des fourrures et la recherche de la mer de l’Ouest sise pour plusieurs à pas très loin.

          En 1681, on réglementa le système. On institua les permis de traite. Nombre de coureur des bois passèrent outre à cette réglementation. Aussi, peu à peu, le mot coureur des bois sera associé à désobéissance et à libertinage.

DES TRIBUS INDIGÈNES DES "INDES OCCIDENTALES"

Les Indes
Occidentales
Tribus indienne d'Amérique
Les Indes Occidentales étaient peuplés de nombreuses tribus



Tepe des tribus nomades




LES ALGONQUIENS
-
Cette famille était composée principalement des Algonquins, des Cris, des Ojibwés, des Micmacs, des Naskapis, des Abénaquis et des Montagnais. Ils formaient une société nomade, patriarcale dans laquelle l'homme chassait et la femme cueillait. Vivant dans des wigwams, les algonquiens se déplaçaient l'été en canots; l'hiver, en raquettes ou en toboggan. La chasse et la traite des fourrures était leur mode de vie traditionnel. Ils devinrent les alliés aux Français. Le tipi était l'habitation typique des tribus algonquiennes



LES IROQUOIENS -Maison longue des tribus sédentaires Contrairement aux Algonquiens, les Iroquoiens étaient sédentaires et vivaient dans des «maisons longues».  Cette famille comprenait les Hurons, les Tobaccos et les Iroquois. Ils vivaient de l'agriculture, cultivant particulièrement le maïs, les haricots et les courges. Leur terre épuisée, ils déménageaient en un autre endroit plus favorable à l'agriculture, souvent après dix à vingt ans d'occupation. Leur société était de type matriarcal. Elle imposait que l'homme marié se rende vivre alors avec les membres du clan de son épouse. Des Iroquoiens, seuls les Hurons furent les alliés des Français. Les gens d'Hochelaga étaiemt Iroquoiens. La maison longue était l'habitation typique des tribus iroquoiennes. La tribu pour laquelle nous détenons une bonne description est celle habitant la bourgade HOCHELAGA

COUTUME DES IROQUOÏENS HABITANT LA BOURGADE DE HOCHELAGA.

Les données archéologiques provenant de nombreux sites de l’Ontario, de l’État de New York et du Québec permettent de répondre à la question des habitudes de vie des Iroquoiens, en particulier de celles des Hochelaguiens. Au 16e siècle, les Iroquoïens occupaient des villages horticoles semi-permanents en retrait de l’axe fluvial, à proximité d’un sol favorable à leurs activités horticoles.Bourgade Hochelaga selon VeniseLes villages habituellement palissadés étaient composés de maisons-longues abritant plusieurs familles nucléaires (6 à 12 regroupant de 25 à 60 personnes) liées entres elles principalement par des liens de parenté matrilinéaires. L’industrie lithique était marginale alors que la poterie marquée de décorations élaborées s’avérait abondante et différenciée selon les groupes iroquoïens.
L’adoption des cultigènes (maïs, courges, etc.) dans la diète ne s’est intégrée véritablement dans l’Iroquoisie qu’au début du 10e siècle, provocant ainsi une véritable révolution. En effet, peu à peu, les protéines provenant de gibier et de poisson devinrent complémentaires et s’avérèrent secondaires dans le régime alimentaire. Les Iroquoïens commencèrent alors à pratiquer une sédentarisation basée sur le cycle d’épuisement des terres lesquelles étaient cultivées d'une durée de 10 à 20 ans. Ce pattern d’exploitation, combiné à d’autres facteurs explique vraisemblablement l’abandon d’Hochelaga par ses occupants (
La Société Archéobec)

 

 

Hochelaga
Indien du Fort Lorette
Une tribu
iroquoïenne
Maison longue Intérieur d'une Maison longue

LA REMARQUABLE CÉRÉMONIE DE COMMMÉMORATION DES MORTS

L’enterrement des morts était pour les Amérindiens chose sacrée. Gabriel Sagard , récollet, dans son magnifique livre LE GRAND VOYAGE DU PAYS DE HURONS nous a laissé une description détaillée des funérailles entourant les morts.Cérémonie des Morts
”....ils prennent le corps du décédé, l’enveloppent de fourrures, le couvre d’écorces d’arbres fort propres, puis l’élève sur quatre piliers sur laquelle ils font une cabane, couverte d’écorces d’arbres de la longueur du corps...autres qu’ils mettent en terre....” Puis Sagard décrit comment après le décès et souvent quelques années plus tard, plusieurs tribus se rassemblent, chacune apportant les os de ses défunts après les avoir nettoyés de leur chair. Puis l’on groupe les os les mettant ensemble dans un ossuaire commun et ... "étant tous assemblés ils prennent les os qu’ils ont apportés et les mettent en un lieu commun et font la fête”... Et c’est ainsi qu’ils entendaient libérer les esprits ancestraux de leurs attaches terrestres et les mener en paradis tout en se libérant eux-mêmes de leur deuil. Plus encore, cet ossuaire commun dans lequel frères amis et ennemis étaient mis ensemble devenait l’image de l’union qui devait dorénavant prévaloir entre les vivants. Tout indique que le mont Royal a été témoin de ces cérémonies ancestrales.

LES CONFRONTATIONS

En 1603, les Français par François Gravé du Pont accompagné de Samuel de Champlain concluèrent une malheureuse entente de support aux Algonquiens et de guerre aux Iroquois. Aussi, les premiers contacts entre Iroquois et Français furent violents. En 1609 et 1610, les Agniers, une famille des Iroquois, furent battus Expédition guerrière par Champlainpar les Hurons et les Algonquins alors aidés par Samuel de Champlain et ses hommes. De plus, les Mohicans les empêchaient d'avoir accès aux commerçants hollandais établis à Fort Orange (l'actuelle Albany). Les Agniers réussirent à chasser cette nation de la partie inférieure de la vallée de la rivière Mohawk et établirent des liens commerciaux avec les Hollandais.

En 1615, Champlain et ses alliés amérindiens envahirent le pays iroquois. La bourgade iroquoise était fortifiée d'une triple palissade. L'attaque échoua et Champlain se replia sur le Saint-Laurent.

En 1635, face à une diminution des prises de castors, les Agniers réagirent en se livrant à la piraterie. Ils tendirent des embuscades aux canots hurons Scalpe par des Indiensarrivant par la rivière des Outaouais chargés de fourrures à échanger avec les Français du Saint-Laurent.   En 1649, les Agniers et les Tsonnontouans effectuèrent une campagne militaire décisive. Une armée de quelque mille guerriers parcourut le sud de l'Ontario pendant l'hiver. En mars, elle envahit le pays huron et détruisit les villages de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvaient des missions jésuites. Victorieux, les Agniers et les Tsonnontouans jugèrent s'être assez battus et retournèrent dans leur pays.

Démoralisés et déchirés par de graves conflits internes entre partisans et adversaires des missionaires, en 1649 les Hurons abandonnèrent leurs village et se dispersèrent. Plusieurs cherchèrent refuge chez leurs anciens ennemis iroquois.  De fait, beaucoup d'Iroquois d'aujourd'hui ont sans aucun doute des ancêtres hurons, et la culture iroquoise actuelle a probablement incorporé des éléments hurons suite à l'afflux d'un grand nombre de réfugiés Martyres canadiensde cette nation en pays iroquois. D'autres Hurons trouvèrent refuge au Sault-au-Récollet, à Ville-Marie et à Québec. Tandis qu'en période de guerre, les armées de la Nouvelle-France envahissaient le pays iroquois, les missionnaires servaient d'intermèdes dans les périodes de paix.

Le succès des missionnaires fut aléatoire. Un exemple de succès: ils convainquirent les Iroquois, surtout des Agniers, de s'établir sur les rives du Saint-Laurent. Ceux-ci étaient ainsi soustraits à l'influence de leurs compatriotes non chrétiens et de leurs voisins anglais. Car à l'époque, l'Angleterre s'était emparée de la Nouvelle-Hollande et l'avait rebaptisée New York. Généralement, les Iroquois convertis se ralliaient à la cause française et se joignaient aux forces françaises qui, à la fin du XVIIe siècle, envahissaient le pays iroquois.

En 1701, la Confédération des Iroquois négocia des traités de paix avec la France et l'Angleterre. En Nouvelle-France, ce traité de paix sera appellée la Grande Paix. Au XVIIIe siècle, la plupart des Iroquois demeurèrent neutres dans les conflits entre ces deux pays ennemis. Des Agniers proches d'Albany servaient parfois d'auxiliaires dans les armées anglaises,tandis qu'une partie des Tsonnontouans s'alliait parfois aux Français, particulièrement après que ceux-ci eurent établi un poste à Niagara en 1720. Les Agniers catholiques du Saint-Laurent étaient évidemment d'actifs alliés des Français.

3 - Grande traversée de Samuel de Champlain
(recherche d'un site de résidence)

CONSTRUCTION DE L'HABITATION
DE PORT-ROYAL

Construction d'une habitation par ChamplainEn 1604, le sieur de Pierre Dugua de Mons se vit octroyer le monopole du commerce dans la vallée du Saint-Laurent et dans les régions côtières de l'Atlantique. Parmi ses associés figurait Samuel de Champlain; ensemble, les deux hommes fondèrent une petite colonie à Port-Royal, sur la baie de Fundy. Ce dessin de l'illustrateur Charles William Jefferys (1869-1951) montre Champlain surveillant l'édification de Port-Royal. Plus tard, de Pierre Dugua de Mons déménagea et alla installer son quartier général dans la vallée du Saint-Laurent où, en 1608, Champlain fonda un poste de traite de conception similaire à Québec, l'endroit où Cartier avait hiverné en 1535. L'établissement se composait d'un entrepôt à fourure et d'une habitation entourée d'un fossé et d'une palissade de bois. Cette base d'opérations située à l'intérieur du pays permit d'établir des relations commerciales avec des groupes autochtones vivant au Gros Sault et au delà.

Source: Division de l'iconographie, Archives publiques du Canada (C-73716)


RECHERCHE
À LA RIVIÈRE DES PRAIRIES

Tout comme à Québec où Samuel de Champlain avait fait construire une habitation, il désirait devoir éventuellement en faire autant à quelque part le long de la rivière des Prairies. Soit près de l'un ou l'autre des saults qu'il mentionne dans ses écrits: le SAULT, LE SAUT SAINT-LOUIS, LE GRAND SAULT. Aussi  sans nous dire précisément son intention lorsqu'il quitta Québec pour Montréal, l'on peut deviner qu'un de ses projets était d'identifier quelque part sur l'île du Mont Royal un site propre à la construction d'une habitation et/ou d'une colonie. Arrivant à la rivière des Prairies le 28 mai 1611, il nous informe:

"Ce mesme jour je partis de Quebecq, et arrivay audit grand saut le vingthuitiesme de May, où je ne trouvay aucune des sauvages ....aprés avoir visité d'un costé et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d'une habitation, et y preparer une place pour bastir, je fis quelques huit lieues par terre cottoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusques à une lac où nostre sauvage me mena; où je consideray fort particulierement le pays"...
(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain termine finalement son récit de recherche d'un site sis soit le long de la rivière des Prairies, soit ailleurs en nous informant qu'après avoir parcouru quelques huit lieues, il aboutit au fleuve Saint-Laurent où il trouva à l'embouchure d'une petite rivière (i.e.la rivière Saint-Pierre aujourd'hui disparue) un site propre à des habitations, un site qu'il nomma Place Royale

.
VOIR "LA GRANDE TRAVERSÉE" CI-APRÈS


La grande traversée de Samuel de Champlain
de la rivière des Praries vers le fleuve Saint-Laurent (1611)

Exploration de Montréal par Champlain

L’un des mandats dont Samuel de Champlain devait s’acquitter était de celui de trouver dans la région de Montréal, peut-être au Sault Saint-Louis ou à quelque autre endroit sis sur cette rivière des Prairies, le site d’une future oolonie. Il nous informe qu’il visita divers lieux le long de cette rivière, ce jusqu’au moment il entreprit en 1611 de traverser l’île et de marcher quelques 18 milles pour finalement aboutir dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Montréal.

....”Après avoir visité d’un costé et d’autre, tant dans les bois, que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d’une habitation, et y preparer une place pour y bastir, je cheminay 8. lieuës par terre costoyant le grand sault par les bois qui sont assez clairs, et je fus jusques à un lac, où notre sauvage me mena”... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain venait d’identifier le site d’une nouvelle habitation, d’une nouvelle colonie à laquelle son supérieur, le Duc de Ventadour, Vice Roy de la Nouvelle-France (et également dirigeant de la société secrète, la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Autel) portait grande attention. Là son attention fut retenue par la présence d’un petit endroit à l’entrée d’une rivière, une rivière connue par la suite sous le nom de rivière Saint-Pierre. Il nomma cette place, PLACE ROYALE.

..”Mais en tout ce que je veis, ne ne trouvay point de lieu plus propre qu’un petit endroit, qui est jusques où les barques et chaloupes peuvent monter aisément,.... avons nommé la Place royale, à une lieuë du Mont Royal... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838-839 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Gros Sault ou Sault-au-Récollet
Cliquez sur la photo pour lire le texte intitulé
Le Gros-Sault de la rivière des Prairies


UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


La Nouvelle France en Amérique
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Certes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.



Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


Mais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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Champlain en 1608
Samuel de Champlain
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Montréal-Nord à la rivière des Prairies
Montréal-Nord
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Plan LA TERRA
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Pierre Larouche et Associés
urbaniste-conseil

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Musée de la Nouvelle-France
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NOUVELLE-FRANCE

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HOCHELAGA
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Jacques Cartier aux Indes Occidentales
JACQUES CARTIER
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La Métropole de Montréal
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Le Mont Royal à Montréal
Montagne Sacrée
LA MONTAGNE SACRÉE
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Ramusio de Venise
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CHARLESBOURG-
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FRANCE (1547)

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VENISE (1556)

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le Canada dans les Indes Occidentales
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FORT LORETTE
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Églis de la Visitation au Saut au Récollet
ÉGLISE de la
VISITATION (1751)

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Pierre Larouche, président

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