Première messe   



Samuel de Champlain
Pot-pourri d'illustrations tirées du web
Explorateur Samuel de Champlain  Samuel de Champlain en guerre Samuel de Champlain et astrolabe Régions de France Carte des Indes Occidentales Arrivée à Québec de religieuses
Conciliabule
avec des Indigènes

 

Scène de combat
Lac Champlain
1609

Astrolabe
Ottawa, Ontario
France
Origines
des découvertes
Carte 1632
Indes
Occidentales

Arrivée
des
Récollets


Rivière des Prairies autrefois

La rivière des Prairies de jadis

La présente photo d'une rivière sauvage illustre ce que fut jadis la rivière des Prairies, voie d'entrée de Jacques Cartier en route vers Hochelaga ainsi que celle de Samuel de Champlain explorant la région de Montréal

Voie de navigation

Dans le récit de son 3e voyage de 1641, celui originant de Charlesbourg-Royal, Jacques Cartier informe le roi:

..."et nous arrivâmes le onzième jour de septembre 1541 au premier sault d'eau qui est à une distance de deux lieues (environ six milles) de la ville de Tutonaguy.... .. Et après que nous leur eussions fait connaître que nous allions vers les saults et nous désirions aller à Saguenay, nous vîmes un autre village où demeurent vis-à-vis le deuxième sault... et ces gens nous donnèrent à entendre ....qu'il y avait un troisième sault à passer...Et d'après leurs marques, s'ils disent vai, il ne peut y avoir que six lieux par terre pour passer les saults"...

N.B  .À cette époque, le 'lieu" était une mesure de distance relativement inexacte et équivalait environ à trois milles.


1 - La Mission Saint-Louis
Saults de la rivière des Prairies

Mission du Sault St Louis
(Cliquez pour le site des Archives Nationales du Québec)

La MISSION SAINT-LOUIS tout comme le SAULT SAINT-LOUIS était aux débuts du Canada à quelque part le long de la rivière des Prairies, peut-être au Gros Sault. Trois raisons supportent cette hypothèse:
1. Le premier indice réside dans la narration de Samuel de Champlain qui se référant à Montréal parle du SAULT SAINT-LOUIS.
À cette époque, la rivière des Prairies était la porte d'entrée des Indes Occidentales. Commerçants, missionnaires, explorateurs, coureurs des bois, interprètes (ou "truchement" à l'époque de Champlain) y avaient leur pied à terre. Site de la première messe dite à Montréal, lieu de passage des missionnaires-explorateurs tel Gabriel Sagard, et encore. Tout indique que la première mission à Montréal fut établie sur cette rivière.

2. Un deuxième indice se trouve dans le plan de N. Bellin de 1744 qui à son plan décrivant la région de Montréal et la position de la mission sise à Caughnawa souligne ...." la mission du Sault Saint Louis est aujourd'hui ici ".
Ce plan les Archives Nationales du Québec nous informe, et ce clairement (url http://www.anq.gouv.qc.ca/conservation/instruire/cartes/liste_cartes.htm) que .." la mission du Sault Saint Louis est aujourd'hui ici ". La partie de ce plan qui nous intéresse est montrée ci-après.

3. Un troisième indice se trouve dans Les Archives de la Gironde http://www.culture.gouv.fr/culture/nllefce/fr/sault/intromain.htm qui nous informe qu’en 1657, les Jésuites s'étaient fait donner des terres sur la rive sud du Saint-Laurent,
Ce à l'entrée du pays iroquois. Ils avaient donc transféré à cet endroit, la Prairie-de-la-Madeleine, la mission Saint-Louis qui selon toute vraisemblance se trouvait à l'origine à la rivière des Prairies.


Par ailleurs, pour le public, la mission Saint-Louis s'est toujours trouvée aux rapides de Lachine. Trois raisons ont porté le public à croire ainsi:
Première raison:
la noyade de "Louis", une connaissance de Samuel de Champlain, dans rapides de Lachine. Samuel de Champlain décrit longuement et abondamment cet incident à la fois dans son premier volume et ainsi que dans son 5e volume. Reproduire ici cet incident dans ces deux volumes couvrirait plusieurs pages.
Seconde raison:
la présence fort bien connue de l'existence de cette mission aux rapides de Lachine.
Troisième raison: le récit même de C.H. Laverdière qui dans son magnifique OEUVRES DE CHAMPLAIN ajoute souvent en bas de page ses propres interprétations du récit de Samuel de Champlain. Ses interprétations sont parfois fausses ne bénéficiant pas des dernières connaissances fournies par l'Internet.

2. Les Récollets et des Jésuites
les premiers explorateurs

En maints endroits de la Nouvelle-France, les Récollets et les Jésuites ont largement contribué par leur connaissance du pays, à la réalisation des premières cartes des Indes Occidentales. Leur désir de « porter la foi » jusqu'au coeur des vastes étendues « sauvages », les missionnaires sont alors devenus les premiers explorateurs.

Joseph Le Caron, missionnaire récollet
Cherchant un moyen de « civiliser » les Autochtones, Samuel de Champlain décide d'introduire des missionnaires en Nouvelle-France. Son choix se porte sur les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. À l'été 1615, un premier missionnaire s'introduit sur un territoire aujourd'hui de l'Ontario. À peine mis le pied en Nouvelle-France, le père Joseph Le Caron monte en Huronie, y précédant Samuel de Champlain qui le rejoint seulement quelques jours plus tard. Douze autres Français font partie de l'expédition. Ils font le voyage dans des canots conduits par les Autochtones. Ils passent par la grande route de l'Outaouais jusqu'au village ouendat de Carhagouha. Là le père Joseph Le Caron fonde la première mission au pays des Hurons. Ce voyage révèle une capacité d'endurance hors du commun. Le père Le Caron vient de traverser l'océan et n'est jamais monté dans un canot.
En janvier 1616, en compagnie de Champlain, le père Le Caron se fait explorateur et visite les territoires des Pétuns (sud de la Huronie) et des Cheveux-Relevés (péninsule Bruce), situés au sud et à l'ouest de celui des Hurons-Ouendats. Le père Le Caron quitte la Huronie l'été suivant, mais y revient en 1623, avec deux autres Récollets, Nicolas Viel et Gabriel Sagard, pour donner le véritable coup d'envoi à l'évangélisation des Autochtones dans les Pays d'en haut.

Les Jésuites remplacent Récollets
Vers 1625, les pères Jésuites remplace les Récollets, à la grande surprise de ces derniers. Deux ans auparavant, en 1623, le récollet Joseph Le Caron revient sur les bords du lac Huron en compagnie de deux confrères, les pères Gabriel Sagard et Nicolas Viel. Ce sept ans après son premier voyage en Huronie. La mort tragique du père Viel par noyade au printemps 1625, qu'on pense être un assassinat par des mains autochtones, retarde quelque peu l'arrivée des Jésuites qui s'apprêtaient alors à venir prêter main forte aux Récollets en Huronie.
Les jésuites parviennent néanmoins en 1626 sur les rives du lac Huron. Au moment de l'occupation anglaise (1629-1633), nombre de missionnaires reprennent le chemin de la France. En 1633, seuls les Jésuites sont de retour en Huronie. À partir de cette époque jusqu'en 1649, année tragique de la destruction de la Huronie, les missionnaires sillonnent le territoire compris entre les lacs Huron et Érié et la région du lac Nipissing. Mais la connaissance géographique de la région progresse. Ces connaissances permettent la réalisation d'une carte tout à fait exceptionnelle, Celle de la région de l'actuelle péninsule ontarienne, la première à être explorée par les Blancs.

Carte Pays d'en Haut
Carte tracée sur une peau d'animal, fruit d'une collaboration entre Français et Autochtones, [ca 1641].
Auteur anonyme, Nouvelle-France, [ca 1641]
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3 - Première messe sur l'île de Montréal (1615)

LA PREMIÈRE MESSE SUR L'ÎLE DE MONTRÉAL - 24 JUIN 1615

La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lieupremière messe à Montréal    le 24 juin 1615 à la rivière des Prairies, par le Père Denis Jamet assisté du Père Joseph Le Caron. En commémoration de cette première messe, la ville de Montréal fit ériger en 1915 au milieu du parc Nicolas Viel une stèle en granit surmontée d'une croix. L'une des faces de cette stèle rappelle cette première messe célébrée à Montréal le 24 juin 1615, sur la rive de la rivière des Prairies, par le Père Denis Jamet. L'autre face rappelle le souvenir du Père Viel et de son protégé, Ahuntsic.

Cette stèle du sculpteur J.-C. Picher fut l'oeuvre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. De plus, le visiteur pourra prendre connaissance de la magnifique toile du peintre Georges Delfosse à la cathédrale Marie-Reine du Monde, rue René-Lévesque à Montréal dont l'illustration est tirée.


Illustration ci-contre:
La première messe dite sur l'île de Montréal
Cathédrale Marie- Reine du Monde -
Toile de Georges Delfosse

             

 

La première messe dite sur l'île du Mont Royal

Samuel de Champlain déclare

..."et le jour suivant, je party de là pour retourner à la rivière des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du père Joseph, qui retournoit à notre habitation, avec quelques ornements d'Eglise pour celebrer le saintc Sacrifice de la messe, qui fut chantee sur le bord de ladite riviere avec toute devotion, par le Reverend Pere Denis, et Pere Joseph, devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les ceremonies dont on fait et des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veuë: car c'estoient les premiers qui ont celebré la Saincte Messe"....
(OEUVRES DE CHAMPLAIN - p. 504, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Début de Montréal

Montréal-Nord peut être fier des événements des premières heures de la Nouvelle-France survenus sur son territoire . La rivière des Prairies constitua alors la porte d'entrée dans les Indes Occidentales. Aussi, les territoires environnant Montréal-Nord sont riches en lieux de mémoire. Le patrimoine historique de ces lieux a peu à peu été effacé du conscient des gens. Site de passage en 1535 de Jacques Cartier en route vers Hochelaga, la rivière des Prairies fut le témoin des premiers instants du Canada. De l'an 1535 à 1642, la rivière des Prairies fut la porte d'entrée des missionnaires, des explorateurs, des aventuriers, vers l'intérieur d'un vaste territoire alors inconnu, les "Indes Occidentes".   Peu à peu, ils pénétrèrent les Grands Lacs, descendirent un vaste fleuve, le Mississipi, puis colonisèrent son entrée, la Nouvelle Orléans. Puis ils voguèrent sur la vaste mer découverte par Christophe Colomb en 1492: le golfe du Mexique.

L'étude des débuts de Montréal, ceux de Montréal-Nord, est aujourd'hui grandement facilité par la récente découverte de l'INTERNET, ce moyen nouveau qui ouvre une fenêtre toute grande sur des faits aujourd'hui inconnus. En fait, l'Internet constitue une nouvelle bibliothèque aux possibilités immenses. Tout comme aux siècles passés la TÉLÉVISION, le TÉLÉPHONE, l'AUTOMOBILE étaient absents du quotidien des gens, cette invention appelée INTERNET constitue maintenant un outil de communication maintenant à la disposition du public. Reliant les quatre coins du MONDE, l'Internet permet, ce dans la tranquilité du foyer, de consulter des documents hier inaccessibles.

Tout comme hier, il fallait à l'usager connaître les modalités d'emploi du téléphone d'alors - lever l'écouteur - tourner la manivelle - demander la communication.- et encore - l'usager désirant exploiter les ressources de l'Internet. doit apprendre l'abécédaire d'utilisation de cette invention. Certes, l'usager doit posséder un ordinateur, MAC ou PC, De plus l'usager doit se brancher au réseau Internet MONDIAL, ce qui requiert un appareil appelé "modem" reliant votre appareil au serveur que vous avez choisi.

Le plan montré ci-haut illlustre le rôle que joua jadis la rivière des Prairies dans le développement de Montréal. Ce plan est le produit de la recherche Internet sur le site web de la Librairie du Congrès Américain sise à Washingtong. D.C. Son adresse: http://www.loc.gov/. Récemment informatisée, cette bibliothèque révèle au MONDE des richesses d'information. En particulier, cette bibliothèque garde avec soin de précieux plans. Ceux en particulier des débuts du Canada, alors français. L'adresse des plans: http://memory.loc.gov/ammem/gmdhtml/gmdhome.html

carte LOUIS FRANQUELIN -1688 carte LOUIS FRANQUELIN -1688

 

PLAN JEAN-BAPTISTE LOUIS FRANQUELIN -1688

Source: Library of Congress, Wash. DC

Carte de l'Amerique Septentrionnale : depuis le 25, jusqu'au 650 deg. de latt. & environ 140, & 235 deg. de longitude / par Iean Baptiste Louis Franquelin, hydrographe du roy, à Québec en Canada.

:

(AGRANDISSEMENT
DU PLAN CI-JOINT)


REMARQUE -Le plan ci-haut tiré du plan Franquelin illustre le rôle marginal que jadis le fleuve Saint-Laurent occupa. La rivière des Prairies, et peut-être la rivière des Mille Îles, était la voie de canotage. Cette rivière fut alors la porte d'entrée des Européens dans les Indes Occidentales. L'on voudra remarquer que, tout comme pour le plan précédent, la colonie Ville-Marie n'apparaît pas. À cette époque, les plans des explorations constituaient des secrets d'État. Le plan fut probablement monté vers les années 1650 ou 1660.

 

4 - Deuxième exploration
des Pays-d'en-Haut (1615-16)

LES GRANDS LACS
GRAND LAC
(Lac Supérieur) - MER DOUCE (Lac Huron-Erié)
LAC SAINT-LOUIS (Lac Ontario)

par Samuel de Champlain
Les Grands Lacs par Champlain

Le 9 juillet 1615, Samuel de Champlain quitte Québec en direction des bourgades des Algonquins et les Hurons-Ouendats. Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé sur les rives du lac Simcoe. Automme 1615, Champlain désire retourner aux saults et à Québec. Mais les Hurons refusent de l'accompagner avant le printemps suivant, ce qui force Champlain à hiverner en Huronie. Il découvre alors le large plan d’eau du lac Huron qu’il décrira ainsi au plan 1632: ....”Mer douce - Descouverture de ce grand lac et de toutes ses terres depuis le sault Saint-Louis par le Sr de Champlain es années 1614 et 1615 jusqu’en l’an 1618”....
Par la suite, le plan de Champlain sera repris par Pierre Du Val (1619-1682), géographe du Roy, qui vers 1664 publiera à Paris un plan fort semblable décrivant ainsi ce grand plan d’eau ...”Mer douce ou grand Lac des Hurons, et Astig8atan lequel a flux et reflux”.... Champlain ne sera de retour aux sauts qu’en juillet 1616. Par son expédition, Samuel de Champlain aura ouvert la porte des Indes Occidentales par delà des saults que Jacques Cartier n'avait pu franchir.

Carte des Grands Lacs
..."mer douce en grand Lac des Hurons et Atig8aton lequel a flux et reflux"....
par Pierre Duval
Carte des débuts su Canada

La publication par Samuel de Champlain de la carte 1632 illustrant les Indes Occidentales donna naissance en France à la publication de nombreuses cartes, en particulier par Pierre Duval. Pierre Duval (1619-1683) géographe du roi, fut un géographe prolifique et qui s’était donné une double mission. D’une part informer le public. D’autre part amuser ce même public par l’intermédiaire de ses cartes. Tirant partie du goût de ce public pour les divertissements, il fut le premier en France à concevoir divers jeux géographiques reflètant une double finalité: informer et distraire.
Chose fort intéressante, la carte ici montrée provient des informations obtenues par Samuel de Champlain aux Indes Occidentales. En particulier là où il reprend les écrits de Champlain et décrit le vaste plan d’eau du lac Huron ..."mer douce en grand Lac des Hurons et Atig8aton lequel a flux et reflux".... Peut-être a t’il été aidé pour ce faire par son oncle Nicolas Sanson, également géographe du roi et auteur de nombreuses cartes géographiques du monde, en particulier des Indes Occidentales.



Second voyage de Samuel de Champlain
dans les Pays d'en Haut en 1615-16

Le 9 juillet1615, Samuel de Champlain quitte Québec et atteint la baie Georgienne en compagnie de deux Français. L'un est probablement Étienne Brûlé. Utilisant la grande route de la traite (rivière des Outaouais, rivière Mattawa, lac Nipissing, rivière des Français et baie Georgienne) Champlain accède alors au coeur du pays des Hurons. Il explore le pays maintenant son allégeance aux alliés autochtones, les Algonquins et les Hurons-Ouendats. Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé sur les rives du lac Simcoe et lieu de rendez-vous militaire. Là un groupe de guerriers autochtones auquel se trouve Étienne Brûlé, part en direction du sud pour susciter la participation des Andastes au combat contre les Iroquois. Il décide alors de poursuivre la guerre contre les Iroquois.
Avec un important contingent de guerriers hurons, Samuel de Champlain accompagné des quelques Français se dirigent vers l'est puis traverse l'extrémité orientale de l'actuel lac Ontario. Ils cachent les canots et poursuivent leur route à pied longeant la rivière Onneiout (Oneida). Parvenus à un fort iroquois situé entre les lacs Oneida et Onondaga, ils livrent bataille sans grand succès. Champlain est blessé.

1615-1616  Un hivernement forcé

Champlain désire alors revenir au Saut-Saint-Louis. Mais les Autochtones en décident autrement. Les Hurons refusent d'accompagner Champlain avant le printemps suivant, ce qui force ce dernier à hiverner en Huronie.

Il profite de son séjour dans la région pour explorer le sud-ouest, les Pétuns et les Cheveux-Relevés (sud de la Huronie et de la péninsule Bruce). Lors d'une grande chasse en compagnie de Hurons, Champlain se perd en forêt, erre pendant trois jours dans les bois avant de retrouver ses compagnons. Il prend aussi le temps de rédiger une description détaillée du pays, des moeurs, des coutumes et de la façon de vivre des Autochtones. Il s'émerveille devant la beauté du paysage et la fertilité des lieux. Il ne tire cependant que des renseignements limités sur l'Ouest mystérieux, car en raison des guerres qui sévissent entre les diverses nations, les Autochtones ont peu voyagé dans cette direction.

Fin juin 1616, il est de retour au Saut-Saint-Louis.

LES NOMBREUX PLANS DE SAMUEL DE CHAMPLAIN

Carte de Samuel de Champlain - 1613 Carte de Samuel de Champlain - 1632
CARTE DE LA NOUVELLE-FRANCE - 1613
CARTE DE LA NOUVELLE-FRANCE - 1632

Géographe de formation, Samuel de Champlain produisit de nombreux plans qui aujourd'hui témoignent des grandes entreprises faites par cet explorateur. Ses plans des divers villages de la côte de la Nouvelle-Angleterre, tels ceux de Plymouth et de Nauset (Massachusetts) témoignent de l'envergure de ses explorations sur la côte Atlantique.
Par ailleurs, son intérêt pour l'intérieur du continent, un continent connu comme les "Indes Occidentales" l'a conduit à produire des cartes dont la précision augmenta sensiblement avec les années. Les deux cartes montrées ci-haut, l'une de l'an 1513 et l'autre de l'an 1632, illustrent comment avec ses explorations, sa connaissance des "Indes Occidentales" s'est grandement améliorée. La carte en l'an 1632 montre la "mer douce", en fait les Grands Lacs, une mer auparavant inconnue.

Arrivée de Jacques Cartier à Montréal
s

LE SAULT-AU-RÉCOLLET

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier dans sa venue au Mont Royal, le lieu fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535, date de la venue du premier Européen dans les Indes Occidentales, à l'implantation de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut témoin des premiers événements qui marquèrent les débuts de l'histoire de l'île du Mont Royal. Avec le temps, le nom de l'île changea peu à peu en celui de l'île de Montréal. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, l'histoire du Sault-au-Récollet tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies de nombreux lieux qui rappellent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.

Avec l'implantation à Place Royale de la petite colonie de 50 colons à Ville-Marie, le développement de l'île de Montréal se déplaça peu à peu de la rivière Des-Prairies au fleuve Saint-Laurent.

5 - Tragédie du Sault-au-Récollet (1625)
Noyade de Nicolas Viel et son protégé Ahuntsic (Auuntsic)

Samuel de Champlain malgré le nombre de ses écrits ne décrit pas ce qu'on sait aujourd'hui être la tragédie de Nicolas Viel, ce Récollet qui se noya au Sault-au-Récollet. Pour mieux connaître cet incident, nous nous reporterons au mémoire que nous a laissé Pierre-François-Xavier Charlevoix. Il décrit ainsi la tragédie:

....”Le père Nicolas Viel après avoir demeuré près de deux ans chez les Hurons, eut envie de faire un tour à Québec, pour y passer quelque temps dans la retraite. Des Sauvages, qui se disposaient à faire le même voyage, lui offrirent une place dans leur Canot, et il l’accepta. Ils suivirent la rivière qui sépare l’Isle de Montreal de celle de Jesus, et qu’on appelle communément la rivière des Prairies. Et au milieu de cette rivière il y a un Rapide, que les Sauvages, au lieu de mettre à terre et de faire ce qu’on appelle un portage, voulurent sauter avec un canot. Soit qu’ils eussent pris mal leurs mesures, soit qu’ils le fissent exprès, le Canot tourna; le Pere Viel et un jeune Neophyte, qui l’accompagnoit, se noyérent. Et c’est cet accident qui a fait donner au Rapide le nom de Sault-au-Recollet, qu’il porte encore”... (HISTOIRE ET DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA NOUVELLE-FRANCE - p. 248 et suivante , Charlevoix, Pierre-François-Xavier)

Et Charlevoix termine son récit en ajoutant qu’alors les Hurons se sauvèrent. Et puisque ces Hurons étaient apparus mal disposés envers le récollet Viel, on eut de graves soupcons envers eux. Certains ajoutèrent que la chose avait été intentionnelle et planifiée. D’autant plus que les bagages du père Viel avaient été saisis par “ces Barbares”. L’incident eut pour effet qu’à Trois-Rivières, les pères Baillon et Brébeuf différèrent à plus tard des voyages qu’ils désiraient entreprendre vers le pays des Hurons. Cette mort tragique du père Viel retardera quelque peu l'arrivée des Jésuites qui s'apprêtaient alors à venir prêter main forte aux Récollets en Huronie.

Toile Georges Delfosse de la noyade de Viel
Toile
Georges Delfosse
Statue à Nicolas Viel
Statue
à Nicolas Viel

Toile de Georges Delfosse
En 1625, le père Nicolas Viel, récollet, en compagnie d'un jeune Indien
que les Hurons nommaient Auhaitsic (Ahuntsique) meurent tragiquement au Gros Sault de la rivière des Prairies. Ce dans des circonstances qu'on ne pourra sans doute jamais élucider. Depuis lors, on connaît cet endroit sous le nom de Sault-au-Récollet. C'est en honneur du père Nicolas Viel que le nom de Sault-au-Récollet fut donné à un village. Ce village sera par la suite annexé à la ville de Montréal en 1916.

Statue commémorative à Nicolas Viel, récollet
Une statue commémorative fut érigée au siècle passé sur le parterre de l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, ce en l'honneur du père Nicolas Viel, récollet qui perdit la vie au Gros Sault.

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6 - Les Saults en 1760


Sault de l'île de la Visitation

Sault de l'île de la Visitation (1761)

Plan topographique des Rapides de la Visitation au Sault-au-Récollet. Ce relevé topographique fut effectué en 1760 par les armées britanniques avant que n'intervienne le traité de Paris. Par ce traité la France préféra céder le Canada à l'Angleterre afin de protéger ses intérêts dans les Caraîbes.

(Carte Murray, 1761 - Archives Nationales du Canada - no.0010842)

 

Gros sault ou Sault au Récollet en 1761

Le Gros Sault
ou Sault au Récollet
(1761)

Plan topo du Gros Sault (ou Sault-au-Récollet) topographié en 1760 par les armées anglaises venant de conquérir le Canada. Ces relevés topographiques furent rapidement effectués de crainte que le territoire ne soit rétrocédé à la France, ce avant qu'intervienne le Traité de Paris qui céda le Canada à l'Angleterre.

(Carte Murray, 1761 - Archives Nationales du Canada - no.0010842)

 

        
L'un des premiers saults de la rivière des Prairies était celui de l'île de la Visitation. Ce lieu constitue aujourd'hui le coeur de ce qui fut jadis le quartier Sault-au-Récollet. À proximité de ce sault fut construit en 1696 le fort Lorette (voir plus bas pour un aperçu de ce fort) visant à accueillir les indigènes de la région, en particulier ceux vivant au fort de la Montagne. Les rapides de ce sault de la Visitation était de dimension moyenne et pouvaient être évités par un voie d'eau secondaire ou encore par un portage. Constituait-il un obstacle majeur que Jacques Cartier n'a pu surmonter? On ne sait pas.

          Tel que souligné ci-haut, lors de l'arrivée des Européens, ce cours d'eau était la voie principale de canotage. Samuel de Champlain dans ses nombreux écrits affirme la chose. Ainsi le soulignèrent par la suite de nombreux d'historiens de la Nouvelle-France, tel Montarville Boucher de la Bruère et Aristide Beaugrand-Champagne.

    

UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


Carte des débuts du Canada
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Nations indiennes Amérique du NordMusee Nouvelle - FranceCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Le Sault-au-Récollet

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


Carte du Fort LoretteMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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Pierre Larouche et Associés
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Mémoire italien au Canada
CONTRIBUTION de VENISE (1556)
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Fort Nouvelle Lorette
FORT LORETTE
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Églis de la Visitation au Saut au Récollet
ÉGLISE de la
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