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== Première Messe == |
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Mise
en garde - Plusieurs des observations personnelles de l'auteur des OEUVRES
DE CHAMPLAIN, l'abbé C.-H. Laverdière,
sont sujettes à caution, parfois contraires à l'histoire.
Car le WEB, cette nouvelle bibliothèque MONDIALE informatisée,
révèle des faits jusqu'ici inconnus.
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Première messe ![]()
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Samuel
de Champlain
Pot-pourri d'illustrations tirées du web |
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Conciliabule
avec des Indigènes |
Scène de
combat |
Astrolabe
Ottawa, Ontario |
France
Origines des découvertes |
Carte
1632
Indes Occidentales |
Arrivée
des Récollets |
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La rivière des Prairies de jadis
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..."et nous arrivâmes le onzième jour de septembre 1541 au premier sault d'eau qui est à une distance de deux lieues (environ six milles) de la ville de Tutonaguy.... .. Et après que nous leur eussions fait connaître que nous allions vers les saults et nous désirions aller à Saguenay, nous vîmes un autre village où demeurent vis-à-vis le deuxième sault... et ces gens nous donnèrent à entendre ....qu'il y avait un troisième sault à passer...Et d'après leurs marques, s'ils disent vai, il ne peut y avoir que six lieux par terre pour passer les saults"... N.B .À cette époque, le 'lieu" était une mesure de distance relativement inexacte et équivalait environ à trois milles. |
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La MISSION SAINT-LOUIS tout comme le SAULT SAINT-LOUIS était aux débuts du Canada à quelque part le long de la rivière des Prairies, peut-être au Gros Sault. Trois raisons supportent cette hypothèse:
1. Le premier indice réside dans la narration de Samuel de Champlain qui se référant à Montréal parle du SAULT SAINT-LOUIS.
À cette époque, la rivière des Prairies était la porte d'entrée des Indes Occidentales. Commerçants, missionnaires, explorateurs, coureurs des bois, interprètes (ou "truchement" à l'époque de Champlain) y avaient leur pied à terre. Site de la première messe dite à Montréal, lieu de passage des missionnaires-explorateurs tel Gabriel Sagard, et encore. Tout indique que la première mission à Montréal fut établie sur cette rivière.2. Un deuxième indice se trouve dans le plan de N. Bellin de 1744 qui à son plan décrivant la région de Montréal et la position de la mission sise à Caughnawa souligne ...." la mission du Sault Saint Louis est aujourd'hui ici ".
Ce plan les Archives Nationales du Québec nous informe, et ce clairement (url http://www.anq.gouv.qc.ca/conservation/instruire/cartes/liste_cartes.htm) que .." la mission du Sault Saint Louis est aujourd'hui ici ". La partie de ce plan qui nous intéresse est montrée ci-après.3. Un troisième indice se trouve dans Les Archives de la Gironde http://www.culture.gouv.fr/culture/nllefce/fr/sault/intromain.htm qui nous informe quen 1657, les Jésuites s'étaient fait donner des terres sur la rive sud du Saint-Laurent,
Ce à l'entrée du pays iroquois. Ils avaient donc transféré à cet endroit, la Prairie-de-la-Madeleine, la mission Saint-Louis qui selon toute vraisemblance se trouvait à l'origine à la rivière des Prairies.
Par ailleurs, pour le public, la mission Saint-Louis s'est toujours trouvée aux rapides de Lachine. Trois raisons ont porté le public à croire ainsi:
Première raison: la noyade de "Louis", une connaissance de Samuel de Champlain, dans rapides de Lachine. Samuel de Champlain décrit longuement et abondamment cet incident à la fois dans son premier volume et ainsi que dans son 5e volume. Reproduire ici cet incident dans ces deux volumes couvrirait plusieurs pages.
Seconde raison: la présence fort bien connue de l'existence de cette mission aux rapides de Lachine.
Troisième raison: le récit même de C.H. Laverdière qui dans son magnifique OEUVRES DE CHAMPLAIN ajoute souvent en bas de page ses propres interprétations du récit de Samuel de Champlain. Ses interprétations sont parfois fausses ne bénéficiant pas des dernières connaissances fournies par l'Internet.
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2.
Les Récollets et des Jésuites
les premiers explorateurs |
En maints endroits de la Nouvelle-France, les Récollets et les Jésuites ont largement contribué par leur connaissance du pays, à la réalisation des premières cartes des Indes Occidentales. Leur désir de « porter la foi » jusqu'au coeur des vastes étendues « sauvages », les missionnaires sont alors devenus les premiers explorateurs.
Joseph Le Caron, missionnaire récollet
Cherchant un moyen de « civiliser » les Autochtones, Samuel de Champlain décide d'introduire des missionnaires en Nouvelle-France. Son choix se porte sur les Récollets, une branche de l'Ordre des Franciscains. À l'été 1615, un premier missionnaire s'introduit sur un territoire aujourd'hui de l'Ontario. À peine mis le pied en Nouvelle-France, le père Joseph Le Caron monte en Huronie, y précédant Samuel de Champlain qui le rejoint seulement quelques jours plus tard. Douze autres Français font partie de l'expédition. Ils font le voyage dans des canots conduits par les Autochtones. Ils passent par la grande route de l'Outaouais jusqu'au village ouendat de Carhagouha. Là le père Joseph Le Caron fonde la première mission au pays des Hurons. Ce voyage révèle une capacité d'endurance hors du commun. Le père Le Caron vient de traverser l'océan et n'est jamais monté dans un canot.
En janvier 1616, en compagnie de Champlain, le père Le Caron se fait explorateur et visite les territoires des Pétuns (sud de la Huronie) et des Cheveux-Relevés (péninsule Bruce), situés au sud et à l'ouest de celui des Hurons-Ouendats. Le père Le Caron quitte la Huronie l'été suivant, mais y revient en 1623, avec deux autres Récollets, Nicolas Viel et Gabriel Sagard, pour donner le véritable coup d'envoi à l'évangélisation des Autochtones dans les Pays d'en haut.Les Jésuites remplacent Récollets
Vers 1625, les pères Jésuites remplace les Récollets, à la grande surprise de ces derniers. Deux ans auparavant, en 1623, le récollet Joseph Le Caron revient sur les bords du lac Huron en compagnie de deux confrères, les pères Gabriel Sagard et Nicolas Viel. Ce sept ans après son premier voyage en Huronie. La mort tragique du père Viel par noyade au printemps 1625, qu'on pense être un assassinat par des mains autochtones, retarde quelque peu l'arrivée des Jésuites qui s'apprêtaient alors à venir prêter main forte aux Récollets en Huronie.
Les jésuites parviennent néanmoins en 1626 sur les rives du lac Huron. Au moment de l'occupation anglaise (1629-1633), nombre de missionnaires reprennent le chemin de la France. En 1633, seuls les Jésuites sont de retour en Huronie. À partir de cette époque jusqu'en 1649, année tragique de la destruction de la Huronie, les missionnaires sillonnent le territoire compris entre les lacs Huron et Érié et la région du lac Nipissing. Mais la connaissance géographique de la région progresse. Ces connaissances permettent la réalisation d'une carte tout à fait exceptionnelle, Celle de la région de l'actuelle péninsule ontarienne, la première à être explorée par les Blancs.
Carte tracée sur une peau d'animal, fruit d'une collaboration entre Français et Autochtones, [ca 1641].
Auteur anonyme, Nouvelle-France, [ca 1641].
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3
- Première messe sur l'île de Montréal (1615)
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LA PREMIÈRE MESSE SUR L'ÎLE DE MONTRÉAL - 24 JUIN 1615
La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lieu
le 24 juin 1615 à la rivière des Prairies, par le Père Denis Jamet assisté du Père Joseph Le Caron. En commémoration de cette première messe, la ville de Montréal fit ériger en 1915 au milieu du parc Nicolas Viel une stèle en granit surmontée d'une croix. L'une des faces de cette stèle rappelle cette première messe célébrée à Montréal le 24 juin 1615, sur la rive de la rivière des Prairies, par le Père Denis Jamet. L'autre face rappelle le souvenir du Père Viel et de son protégé, Ahuntsic.
Cette stèle du sculpteur J.-C. Picher fut l'oeuvre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. De plus, le visiteur pourra prendre connaissance de la magnifique toile du peintre Georges Delfosse à la cathédrale Marie-Reine du Monde, rue René-Lévesque à Montréal dont l'illustration est tirée.
Illustration ci-contre: La première messe dite sur l'île de Montréal
Cathédrale Marie- Reine du Monde -
Toile de Georges Delfosse
La première messe dite sur l'île du Mont RoyalSamuel de Champlain déclare
..."et le jour suivant, je party de là pour retourner à la rivière des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du père Joseph, qui retournoit à notre habitation, avec quelques ornements d'Eglise pour celebrer le saintc Sacrifice de la messe, qui fut chantee sur le bord de ladite riviere avec toute devotion, par le Reverend Pere Denis, et Pere Joseph, devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les ceremonies dont on fait et des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veuë: car c'estoient les premiers qui ont celebré la Saincte Messe"....
(OEUVRES DE CHAMPLAIN - p. 504, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)
Montréal-Nord peut être fier des événements des premières heures de la Nouvelle-France survenus sur son territoire . La rivière des Prairies constitua alors la porte d'entrée dans les Indes Occidentales. Aussi, les territoires environnant Montréal-Nord sont riches en lieux de mémoire. Le patrimoine historique de ces lieux a peu à peu été effacé du conscient des gens. Site de passage en 1535 de Jacques Cartier en route vers Hochelaga, la rivière des Prairies fut le témoin des premiers instants du Canada. De l'an 1535 à 1642, la rivière des Prairies fut la porte d'entrée des missionnaires, des explorateurs, des aventuriers, vers l'intérieur d'un vaste territoire alors inconnu, les "Indes Occidentes". Peu à peu, ils pénétrèrent les Grands Lacs, descendirent un vaste fleuve, le Mississipi, puis colonisèrent son entrée, la Nouvelle Orléans. Puis ils voguèrent sur la vaste mer découverte par Christophe Colomb en 1492: le golfe du Mexique.
L'étude des débuts de Montréal, ceux de Montréal-Nord, est aujourd'hui grandement facilité par la récente découverte de l'INTERNET, ce moyen nouveau qui ouvre une fenêtre toute grande sur des faits aujourd'hui inconnus. En fait, l'Internet constitue une nouvelle bibliothèque aux possibilités immenses. Tout comme aux siècles passés la TÉLÉVISION, le TÉLÉPHONE, l'AUTOMOBILE étaient absents du quotidien des gens, cette invention appelée INTERNET constitue maintenant un outil de communication maintenant à la disposition du public. Reliant les quatre coins du MONDE, l'Internet permet, ce dans la tranquilité du foyer, de consulter des documents hier inaccessibles.
Tout comme hier, il fallait à l'usager connaître les modalités d'emploi du téléphone d'alors - lever l'écouteur - tourner la manivelle - demander la communication.- et encore - l'usager désirant exploiter les ressources de l'Internet. doit apprendre l'abécédaire d'utilisation de cette invention. Certes, l'usager doit posséder un ordinateur, MAC ou PC, De plus l'usager doit se brancher au réseau Internet MONDIAL, ce qui requiert un appareil appelé "modem" reliant votre appareil au serveur que vous avez choisi.
Le plan montré ci-haut illlustre le rôle que joua jadis la rivière des Prairies dans le développement de Montréal. Ce plan est le produit de la recherche Internet sur le site web de la Librairie du Congrès Américain sise à Washingtong. D.C. Son adresse: http://www.loc.gov/. Récemment informatisée, cette bibliothèque révèle au MONDE des richesses d'information. En particulier, cette bibliothèque garde avec soin de précieux plans. Ceux en particulier des débuts du Canada, alors français. L'adresse des plans: http://memory.loc.gov/ammem/gmdhtml/gmdhome.html
PLAN JEAN-BAPTISTE LOUIS FRANQUELIN -1688
Source: Library of Congress, Wash. DC
Carte de l'Amerique Septentrionnale : depuis le 25, jusqu'au 650 deg. de latt. & environ 140, & 235 deg. de longitude / par Iean Baptiste Louis Franquelin, hydrographe du roy, à Québec en Canada.(AGRANDISSEMENT
DU PLAN CI-JOINT)
REMARQUE -Le plan ci-haut tiré du plan Franquelin illustre le rôle marginal que jadis le fleuve Saint-Laurent occupa. La rivière des Prairies, et peut-être la rivière des Mille Îles, était la voie de canotage. Cette rivière fut alors la porte d'entrée des Européens dans les Indes Occidentales. L'on voudra remarquer que, tout comme pour le plan précédent, la colonie Ville-Marie n'apparaît pas. À cette époque, les plans des explorations constituaient des secrets d'État. Le plan fut probablement monté vers les années 1650 ou 1660.
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LES GRANDS LACS
GRAND LAC (Lac Supérieur) - MER DOUCE (Lac Huron-Erié)
LAC SAINT-LOUIS (Lac Ontario)
par Samuel de ChamplainLe 9 juillet 1615, Samuel de Champlain quitte Québec en direction des bourgades des Algonquins et les Hurons-Ouendats. Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé sur les rives du lac Simcoe. Automme 1615, Champlain désire retourner aux saults et à Québec. Mais les Hurons refusent de l'accompagner avant le printemps suivant, ce qui force Champlain à hiverner en Huronie. Il découvre alors le large plan deau du lac Huron quil décrira ainsi au plan 1632: ....Mer douce - Descouverture de ce grand lac et de toutes ses terres depuis le sault Saint-Louis par le Sr de Champlain es années 1614 et 1615 jusquen lan 1618....
Par la suite, le plan de Champlain sera repris par Pierre Du Val (1619-1682), géographe du Roy, qui vers 1664 publiera à Paris un plan fort semblable décrivant ainsi ce grand plan deau ...Mer douce ou grand Lac des Hurons, et Astig8atan lequel a flux et reflux.... Champlain ne sera de retour aux sauts quen juillet 1616. Par son expédition, Samuel de Champlain aura ouvert la porte des Indes Occidentales par delà des saults que Jacques Cartier n'avait pu franchir.
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Carte
des Grands Lacs
..."mer douce en grand Lac des Hurons et Atig8aton lequel a flux et reflux".... par Pierre Duval |
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La publication
par Samuel de Champlain de la carte 1632 illustrant les Indes Occidentales
donna naissance en France à la publication de nombreuses cartes,
en particulier par Pierre Duval. Pierre Duval (1619-1683) géographe
du roi, fut un géographe prolifique et qui sétait
donné une double mission. Dune part informer le public. Dautre
part amuser ce même public par lintermédiaire de ses
cartes. Tirant partie du goût de ce public pour les divertissements,
il fut le premier en France à concevoir divers jeux géographiques
reflètant une double finalité: informer et distraire. |
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Le 9 juillet1615,
Samuel de Champlain quitte Québec et atteint la baie Georgienne
en compagnie de deux Français. L'un est probablement Étienne
Brûlé. Utilisant la grande route de la traite (rivière
des Outaouais, rivière Mattawa, lac Nipissing, rivière des
Français et baie Georgienne) Champlain accède alors au coeur
du pays des Hurons. Il explore le pays maintenant son allégeance
aux alliés autochtones, les Algonquins et les Hurons-Ouendats.
Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé
sur les rives du lac Simcoe et lieu de rendez-vous militaire. Là
un groupe de guerriers autochtones auquel se trouve Étienne Brûlé,
part en direction du sud pour susciter la participation des Andastes au
combat contre les Iroquois. Il décide alors de poursuivre la guerre
contre les Iroquois. 1615-1616 Un hivernement forcé Champlain
désire alors revenir au Saut-Saint-Louis. Mais les Autochtones
en décident autrement. Les Hurons refusent d'accompagner Champlain
avant le printemps suivant, ce qui force ce dernier à hiverner
en Huronie. |
LES NOMBREUX PLANS DE SAMUEL DE CHAMPLAIN
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Géographe de formation, Samuel de Champlain produisit de nombreux plans qui aujourd'hui témoignent des grandes entreprises faites par cet explorateur. Ses plans des divers villages de la côte de la Nouvelle-Angleterre, tels ceux de Plymouth et de Nauset (Massachusetts) témoignent de l'envergure de ses explorations sur la côte Atlantique.
Par ailleurs, son intérêt pour l'intérieur du continent, un continent connu comme les "Indes Occidentales" l'a conduit à produire des cartes dont la précision augmenta sensiblement avec les années. Les deux cartes montrées ci-haut, l'une de l'an 1513 et l'autre de l'an 1632, illustrent comment avec ses explorations, sa connaissance des "Indes Occidentales" s'est grandement améliorée. La carte en l'an 1632 montre la "mer douce", en fait les Grands Lacs, une mer auparavant inconnue.
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LE SAULT-AU-RÉCOLLET
Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier dans sa venue au Mont Royal, le lieu fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535, date de la venue du premier Européen dans les Indes Occidentales, à l'implantation de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut témoin des premiers événements qui marquèrent les débuts de l'histoire de l'île du Mont Royal. Avec le temps, le nom de l'île changea peu à peu en celui de l'île de Montréal. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, l'histoire du Sault-au-Récollet tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies de nombreux lieux qui rappellent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.
Avec l'implantation à Place Royale de la petite colonie de 50 colons à Ville-Marie, le développement de l'île de Montréal se déplaça peu à peu de la rivière Des-Prairies au fleuve Saint-Laurent.
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Samuel de Champlain malgré le nombre de ses écrits ne décrit pas ce qu'on sait aujourd'hui être la tragédie de Nicolas Viel, ce Récollet qui se noya au Sault-au-Récollet. Pour mieux connaître cet incident, nous nous reporterons au mémoire que nous a laissé Pierre-François-Xavier Charlevoix. Il décrit ainsi la tragédie:
Et Charlevoix termine son récit en ajoutant qualors les Hurons se sauvèrent. Et puisque ces Hurons étaient apparus mal disposés envers le récollet Viel, on eut de graves soupcons envers eux. Certains ajoutèrent que la chose avait été intentionnelle et planifiée. Dautant plus que les bagages du père Viel avaient été saisis par ces Barbares. Lincident eut pour effet quà Trois-Rivières, les pères Baillon et Brébeuf différèrent à plus tard des voyages quils désiraient entreprendre vers le pays des Hurons. Cette mort tragique du père Viel retardera quelque peu l'arrivée des Jésuites qui s'apprêtaient alors à venir prêter main forte aux Récollets en Huronie. |
Toile
Georges Delfosse
Statue
à Nicolas VielToile de Georges Delfosse
En 1625, le père Nicolas Viel, récollet, en compagnie d'un jeune Indien que les Hurons nommaient Auhaitsic (Ahuntsique) meurent tragiquement au Gros Sault de la rivière des Prairies. Ce dans des circonstances qu'on ne pourra sans doute jamais élucider. Depuis lors, on connaît cet endroit sous le nom de Sault-au-Récollet. C'est en honneur du père Nicolas Viel que le nom de Sault-au-Récollet fut donné à un village. Ce village sera par la suite annexé à la ville de Montréal en 1916.
Statue commémorative à Nicolas Viel, récollet
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Une statue commémorative fut érigée au siècle passé sur le parterre de l'église de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, ce en l'honneur du père Nicolas Viel, récollet qui perdit la vie au Gros Sault.
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Tel que souligné ci-haut, lors de l'arrivée des Européens, ce cours d'eau était la voie principale de canotage. Samuel de Champlain dans ses nombreux écrits affirme la chose. Ainsi le soulignèrent par la suite de nombreux d'historiens de la Nouvelle-France, tel Montarville Boucher de la Bruère et Aristide Beaugrand-Champagne. |
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Samuel
de Champlain
(cliquez) |
Montréal-Nord
(cliquez) |
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Plan
LA TERRA
DE HOCHELAGA (cliquez) |
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CYBER
NOUVELLE-FRANCE (cliquez) |
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HOCHELAGA |
JACQUES
CARTIER
(cliquez) |
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LA
MONTAGNE SACRÉE
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G.B.
Ramusio
(cliquez) |
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REPORTAGE
FRANCE (1547) (cliquez) |
SAULT-AU
RÉCOLLET (cliquez) |
INDES
OCCIDENTALES ET CANADA (cliquez) |
CONTRIBUTION
de VENISE (1556)
(cliquez) |
FORT
LORETTE
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ÉGLISE
de la
VISITATION (1751) (cliquez) |
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Pierre
Larouche, président
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