Champlain à Montréal
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== Place Royale ==

3. SAMUEL DE CHAMPLAIN
AUX INDES OCCIDENTALES
Rivière des Prairies

Grande traversée de Samuel de Champlain (1611)
Découverte de la Place Royale (
1611)
Exploration des Indes Occidentales (1613 et 1615-16)

Mise en garde - Plusieurs des observations personnelles de l'auteur des OEUVRES DE CHAMPLAIN, l'abbé C.-H. Laverdière, sont sujettes à caution, parfois contraires à l'histoire. Car le WEB, cette nouvelle bibliothèque MONDIALE informatisée, révèle des faits jusqu'ici inconnus.

   Place royale  



Samuel de Champlain
Pot-pourri d'illustrations tirées du web
Carte du Canada en 1613 Mexico par Ramusio guerrier indien forteresse des Iroquois Habitation de Sainte-Croix Explorateurs en canot
Indes Occidentales
1613
Mexico
vers 1600
Indigène
Indes Occidentales
Forteresse
des Iroquois

octobre 1615
Habitation
île Sainte-Croix

1600-1605
Exploration
Indes Occidentales

 

Vous voulez mieux connaître l'histoire des débuts du Canada, du Québec?

livre "MONTRÉAL 1535"
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Montréal 1535


ISBN
2-9801943-7-9

 


Le Mont Royal


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Jacques Cartier

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1 - La grande traversée de Samuel de Champlain
de la rivière des Praries vers le fleuve Saint-Laurent (1611)

CONSTRUCTION DE L'HABITATION
DE PORT-ROYAL

Construction d'une Habitation par ChamplainEn 1604, le sieur de Pierre Dugua de Mons se vit octroyer le monopole du commerce dans la vallée du Saint-Laurent et dans les régions côtières de l'Atlantique. Parmi ses associés figurait Samuel de Champlain; ensemble, les deux hommes fondèrent une petite colonie à Port-Royal, sur la baie de Fundy. Ce dessin de l'illustrateur Charles William Jefferys (1869-1951) montre Champlain surveillant l'édification de Port-Royal. Plus tard, de Pierre Dugua de Mons déménagea et alla installer son quartier général dans la vallée du Saint-Laurent où, en 1608, Champlain fonda un poste de traite de conception similaire à Québec, l'endroit où Cartier avait hiverné en 1535. L'établissement se composait d'un entrepôt à fourure et d'une habitation entourée d'un fossé et d'une palissade de bois. Cette base d'opérations située à l'intérieur du pays permit d'établir des relations commerciales avec des groupes autochtones vivant au Gros Sault et au delà.

Source: Division de l'iconographie, Archives publiques du Canada (C-73716)


RECHERCHE
À LA RIVIÈRE DES PRAIRIES

Tout comme à Québec où Samuel de Champlain avait fait construire une habitation, il désirait devoir éventuellement en faire autant à quelque part le long de la rivière des Prairies. Soit près de l'un ou l'autre des saults qu'il mentionne dans ses écrits: le SAULT, LE SAUT SAINT-LOUIS, LE GRAND SAULT. Aussi  sans nous dire précisément son intention lorsqu'il quitta Québec pour Montréal, l'on peut deviner qu'un de ses projets était d'identifier quelque part sur l'île du Mont Royal un site propre à la construction d'une habitation et/ou d'une colonie. Arrivant à la rivière des Prairies le 28 mai 1611, il nous informe:

"Ce mesme jour je partis de Quebecq, et arrivay audit grand saut le vingthuitiesme de May, où je ne trouvay aucune des sauvages ....aprés avoir visité d'un costé et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d'une habitation, et y preparer une place pour bastir, je fis quelques huit lieues par terre cottoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusques à une lac où nostre sauvage me mena; où je consideray fort particulierement le pays"...
(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain termine finalement son récit de recherche d'un site sis soit le long de la rivière des Prairies, soit ailleurs en nous informant qu'après avoir parcouru quelques huit lieues, il aboutit au fleuve Saint-Laurent où il trouva à l'embouchure d'une petite rivière (i.e.la rivière Saint-Pierre aujourd'hui disparue) un site propre à des habitations, un site qu'il nomma Place Royale

.
VOIR "LA GRANDE TRAVERSÉE" CI-APRÈS


La grande traversée de Samuel de Champlain
de la rivière des Praries vers le fleuve Saint-Laurent (1611)

Champlain à Montréal

L’un des mandats dont Samuel de Champlain devait s’acquitter était de celui de trouver dans la région de Montréal, peut-être au Sault Saint-Louis ou à quelque autre endroit sis sur cette rivière des Prairies, le site d’une future oolonie. Il nous informe qu’il visita divers lieux le long de cette rivière, ce jusqu’au moment il entreprit en 1611 de traverser l’île et de marcher quelques 18 milles pour finalement aboutir dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Montréal.

....”Après avoir visité d’un costé et d’autre, tant dans les bois, que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d’une habitation, et y preparer une place pour y bastir, je cheminay 8. lieuës par terre costoyant le grand sault par les bois qui sont assez clairs, et je fus jusques à un lac, où notre sauvage me mena”... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Samuel de Champlain venait d’identifier le site d’une nouvelle habitation, d’une nouvelle colonie à laquelle son supérieur, le Duc de Ventadour, Vice Roy de la Nouvelle-France (et également dirigeant de la société secrète, la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Autel) portait grande attention. Là son attention fut retenue par la présence d’un petit endroit à l’entrée d’une rivière, une rivière connue par la suite sous le nom de rivière Saint-Pierre. Il nomma cette place, PLACE ROYALE.

..”Mais en tout ce que je veis, ne ne trouvay point de lieu plus propre qu’un petit endroit, qui est jusques où les barques et chaloupes peuvent monter aisément,.... avons nommé la Place royale, à une lieuë du Mont Royal... (OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 838-839 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Gros Sault de la rivière des Prairies
Cliquez sur la photo pour lire le texte intitulé
Le Gros-Sault de la rivière des Prairies


2 - Découverte de la Place Royale (1611)
et du fleuve Saint-Laurent


Fleuve Saint Laurent par Champlain
PLAN DU FLEUVE SAINT-LAURENT

fleuve Saint-Laurent par Samuel de ChamplainCe plan du fleuve Saint-Laurent fut dressé en 1609 par Samuel de Champlain lors de sa traversée dans les boisés de l'île de Montréal alors qu'il était à la recherche d'un site propice à l'implantation d'une colonie. Il posa son choix sur l'embouchure d'une petite rivière, qu'il baptisa Place Royale, en l'honneur de son roi. Le site devait devenir en 1642 le lieu d'implantation de Ville-Marie. Chose fort intéressante, le plan montre le mont Royal (à droite de l'illustration) composé de ses trois collines. Les rapides de Lachine y sont évidentes (en haut à droite). Le site de la bourgade de Hochelaga n'y est pas montré. Ce plan magistral fut repris par le peintre Paul-Émile Borduas dont la toile est exposée au Grand Chalet du parc Mont-Royal. SOURCE: Les Voyages du Sieur de Champlain, Xaintongeois.

 

Visitez le Grand Chalet de la MONTAGNE SACRÉE - Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Paul-Émile Borduas # 16

Plan du fleuve Saint-Laurent et de l'île de Montréal par Samuel de Champlain.

Lors de l’une de ses nombreuses incursions sur l’île de Montréal, Samuel de Champlain, y fit un relevé qui nous révèle des choses fort intéressantes. Le plan montre au centre droit le mont Royal avec ses trois collines, montagne ainsi nommée par Jacques Cartier quelques décennies plus tôt. Les trois collines de cette Montagne Sacrée sont montrées. En haut de l'illustration se trouve les Rapides de Lachine où un compagnon de Champlain, Louis, se noya. Tout au bas se trouve Place Royale. Éventuellement Ville-Marie prendra place à cet endroit en 1642.

fleuve Saint-Laurent par Samuel de Champlain



Place Royale - Samuel de Champlain fait des tests de sol (1611)
Place Royale mur
Suite à la venue de Cartier au Mont Royal, l'île du Mont Royal suscite l'intérêt de Samuel de Champlain. Le 28 mai 1611, il traverse l'île depuis la rivière des Prairies et s'arrête à l'embouchure d'une petite rivière à une place qu'il nomme alors Place Royale. Il y fait des tests de sol et construire un mur. Il faudra attendre encore encore 30 ans avant qu'une colonie y prenne place: Ville-Marie.

 



Visitez le Grand Chalet de LA MONTAGNE SACRÉE -
Sur les murs intérieurs, vous trouverez 17 magnifiques toiles de nos artistes des années 1930

Peintre - Octave Bélanger # 17

Samuel de Champlain visite le site de la future colonie Ville-Marie.

En 1611, trente et un ans avant l'implantation de la colonie Ville-Marie, l'île du Mont Royal suscite l'intérêt de la France, Le 28 mai 1611, Samuel de Champlain aborde l'île et fait construire à l'embouchure de la rivière Saint-Pierre (rivière aujourd'hui disparue) un mur d'essai visant à vérifier la qualité du sol. Il reviendra sur l'île en 1613 et en 1615. En 1642, une colonie y prendra naissance: Ville-Marie.

Mur d'essai par Samuel de Champlain



EN FRANCE

Nomination du Duc de Ventadour
comme Viceroy de la Nouvelle France (1622)

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Samuel de Champlain nous informe (page 1071 de son mémoire Les Voyages de la Nouvelle France Occidentales dicte Canada par CH Laverdière) de la nomination de Henri de Lévis et Duc de Ventadour à titre de Viceroy en la Nouvelle France. Ce en remplacement de Monseigneur de Montmorency. Suivent alors les recommandations que le Duc de Ventadour transmet à Samuel de Champlain. Nous soulignerons ici les aspects importants suivants. Nommément:

- TROUVER UNE ROUTE VERS LA CHINE ET LES INDES - ..”essayer à trouver le chemin facile pour aller par dedans ledit pays au Royaume de la Chine et Indes Occidentales....tant par la mer que par terre” ....(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 1074 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

Cette recommandation décrit bien l’entreprise que la France entendait accomplir en terre d’Amérique. Jacques Cartier avait débuté en ce sens plus près d’un siècle auparavant.

- FAIRE CONSTRUIRE UNE PREMIÈRE HABITATION ...” faire construire et bastir tels forts et forteresses qu’il lui sera besoin et necessaire, pour la conservation de ses gens...au dit lieu de Québec, et autres lieux et endroicts, en l’estenduë de notredict pouvoir” ...(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 1073 , abbé C.-H. Laverdière, M.A.)

DONNER PRIORITÉ À LA RELIGION CATHOLIQUE ROMAINE - ...”faire instruire .... à la cognoissance et service de Dieu et à la foy et religion Catholique, Apostolique et Romaine... en l’exercice et profession d’icelle,...les dits lieux” ...(OEUVRE DE CHAMPLAIN - p. 1073 , abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

En d’autres mots Champlain devra s’assurer que la religion devant être favorisée sera la religion catholique. Cette prise de décision des dirigeants français devait avoir des effets néfastes sur le développement du pays. Le lecteur voudra noter ici qu’à cette époque, la France ignorait l’oeuvre produite en 1556 à Venise, Delle Navigationi et Viaggi.

 

3- Exploration des Indes Occidentales
(1613 et 1615-16)

Exploration des Indes Occidentales par Champlain

PREMIÈRE EXPLORATION (1613)
Premier voyage de Samuel de Champlain
dans les Pays d'en Haut

En mai 1613, Champlain entreprend l'exploration de la rivière des Outaouais. Un interprète (ou "truchement") Nicolas de Vignau, a convaincu l'explorateur qu'il connaît le chemin qui conduit à la « mer du Nord » (la baie d'Hudson). Mais lisons plutôt le départ de Champlain:

Le 13, je partis de Quebec pour aller au Sault Saint Louys où j’arrivay le 21. Or n’ayant que deux canaux, je ne pouvois menier avec moy que 4. hommes entre lesquels estoit un nommé Nicolas de Vigneau, le plus impudent menteur qui se soit veu de long temps, comme la suite de ce discours le fera voir, ....il me rapporta à son retour de Paris en l’année 1612. qu’il avoit veu la mer du nort...
Ainsi nos canots chargez de quelques vivres, de nos armes & marchandises pour faire présents aux Sauvages, je partis le Lundi 27. Mai de l'isle Saincte-Heleine,avec quatre François et un Sauvage.....
(OEUVRES DE CHAMPLAIN - p. 857, abbé C.-H. Laverdière, M. A.)

À l'instigation de Nicolas de Vignau, Samuel de Champlain remonte alors la rivière des Outaouais Astrolabe de Champlain vers le pays des Hurons. Il s'arrête à un campement d’une tribu algonquine, les Kichesipirinis, sur l'île aux Allumettes. Pour conserver le rôle des Kichesipirinis comme intermédiaires entre les Français et les autres tribus amérindiennes, le chef Tessouat contredit Vignau à propos de la route vers la baie d'Hudson. Il se montre également très réticient devant l'intention de Champlain de poursuivre son voyage vers le lac Nipissing. Après quelques cadeaux et échanges diplomatiques, l'explorateur rebrousse chemin et rentre à Québec.
Selon certains, en cours de route Samuel de Champlain perd son astrolabe qui ne sera retrouvé qu’au 19e siècle. Cet instrument est unique. Il s'agit du plus petit des 35 astrolabes nautiques de cette période qui soient parvenus jusqu'à nous, et le seul de cette époque qui provienne de France. Cet astrolabe pouvait également être utilisé horizontalement comme instrument d'arpentage.



LES GRANDS LACS
GRAND LAC
(Lac Supérieur) - MER DOUCE (Lac Huron-Erié)
LAC SAINT-LOUIS (Lac Ontario)

par Samuel de Champlain
Mer Douce par Champlain

Le 9 juillet 1615, Samuel de Champlain quitte Québec en direction des bourgades des Algonquins et les Hurons-Ouendats. Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé sur les rives du lac Simcoe. Automme 1615, Champlain désire retourner aux saults et à Québec. Mais les Hurons refusent de l'accompagner avant le printemps suivant, ce qui force Champlain à hiverner en Huronie. Il découvre alors le large plan d’eau du lac Huron qu’il décrira ainsi au plan 1632: ....”Mer douce - Descouverture de ce grand lac et de toutes ses terres depuis le sault Saint-Louis par le Sr de Champlain es années 1614 et 1615 jusqu’en l’an 1618”....
Par la suite, le plan de Champlain sera repris par Pierre Du Val (1619-1682), géographe du Roy, qui vers 1664 publiera à Paris un plan fort semblable décrivant ainsi ce grand plan d’eau ...”Mer douce ou grand Lac des Hurons, et Astig8atan lequel a flux et reflux”.... Champlain ne sera de retour aux sauts qu’en juillet 1616. Par son expédition, Samuel de Champlain aura ouvert la porte des Indes Occidentales par delà des saults que Jacques Cartier n'avait pu franchir.


Carte des Grands Lacs
..."mer douce en grand Lac des Hurons et Atig8aton lequel a flux et reflux"....
par Pierre Duval
plan de Pierre Duval

La publication par Samuel de Champlain de la carte 1632 illustrant les Indes Occidentales donna naissance en France à la publication de nombreuses cartes, en particulier par Pierre Duval. Pierre Duval (1619-1683) géographe du roi, fut un géographe prolifique et qui s’était donné une double mission. D’une part informer le public. D’autre part amuser ce même public par l’intermédiaire de ses cartes. Tirant partie du goût de ce public pour les divertissements, il fut le premier en France à concevoir divers jeux géographiques reflètant une double finalité: informer et distraire.
Chose fort intéressante, la carte ici montrée provient des informations obtenues par Samuel de Champlain aux Indes Occidentales. En particulier là où il reprend les écrits de Champlain et décrit le vaste plan d’eau du lac Huron ..."mer douce en grand Lac des Hurons et Atig8aton lequel a flux et reflux".... Peut-être a t’il été aidé pour ce faire par son oncle Nicolas Sanson, également géographe du roi et auteur de nombreuses cartes géographiques du monde, en particulier des Indes Occidentales.



SECONDE EXPLORATION (1615-1616)
Second voyage de Samuel de Champlain
dans les Pays d'en Haut et expédition guerrière

Le 9 juillet1615, Samuel de Champlain quitte Québec et atteint la baie Georgienne enExpédition guerrière par Champlain compagnie de deux Français. L'un est probablement Étienne Brûlé. Utilisant la grande route de la traite (rivière des Outaouais, rivière Mattawa, lac Nipissing, rivière des Français et baie Georgienne) Champlain accède alors au coeur du pays des Hurons. Il explore le pays maintenant son allégeance aux alliés autochtones, les Algonquins et les Hurons-Ouendats. Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué, situé sur les rives du lac Simcoe et lieu de rendez-vous militaire. Là un groupe de guerriers autochtones auquel se trouve Étienne Brûlé, part en direction du sud pour susciter la participation des Andastes au combat contre les Iroquois. Il décide alors de poursuivre la guerre contre les Iroquois.
Avec un important contingent de guerriers hurons, Samuel de Champlain accompagné des quelques Français se dirigent vers l'est puis traverse l'extrémité orientale de l'actuel lac Ontario. Ils cachent les canots et poursuivent leur route à pied longeant la rivière Onneiout (Oneida). Parvenus à un fort iroquois situé entre les lacs Oneida et Onondaga, ils livrent bataille sans grand succès. Champlain est blessé.

1615-1616  Un hivernement forcé

Champlain désire alors revenir au Saut-Saint-Louis. Mais les Autochtones en décident autrement. Les Hurons refusent d'accompagner Champlain avant le printemps suivant, ce qui force ce dernier à hiverner en Huronie.

Il profite de son séjour dans la région pour explorer le sud-ouest, les Pétuns et les Cheveux-Relevés (sud de la Huronie et de la péninsule Bruce). Lors d'une grande chasse en compagnie de Hurons, Champlain se perd en forêt, erre pendant trois jours dans les bois avant de retrouver ses compagnons.. Il prend aussi le temps de rédiger une description détaillée du pays, des moeurs, des coutumes et de la façon de vivre des Autochtones. Il s'émerveille devant la beauté du paysage et la fertilité des lieux. Il ne tire cependant que des renseignements limités sur l'Ouest mystérieux, car en raison des guerres qui sévissent entre les diverses nations, les Autochtones ont peu voyagé dans cette direction.

Fin juin 1616, il est de retour au Saut-Saint-Louis.



UN MUSÉE DE LA NOUVELLE-FRANCE
ou musée des débuts du Canada


plan de la Nouvelle France
les débuts du Canada ou Nouvelle-France

Le Canada, le Québec, Montréal ont besoin d'un musée célébrant les ORIGINES DU PAYS, un pays alors connu comme la Nouvelle-France.   Montréal fut jadis le coeur d'un royaume commercial rayonnant sur le coeur de l'Amérique du Nord, depuis la vallée du Saint-Laurent, à travers les Grands Lacs et la vallée du du Mississipi, jusqu'au Golfe du Mexique. CE musée témoignera de la grandeur passée d'un Canada alors français et dont le coeur effectif fut Montréal.

Indiens d'AmériqueMusée de la Nouvelle FranceCertes la ville de Montréal opère un musée célébrant les premiers instants de la colonie Ville-Marie,le musée de Pointe-à-Callière. Sis dans le Vieux-Montréal, ce musée célèbre l'histoire de la ville de Montréal, une ville dont les principales réalisations fuent faites par le milieu anglophone montréalais. La majorité des racines premières de Montréal, celles du Montréal français, ont disparues. Le musée de Pointe-à-Callière constitue un bon reflet de cette réalité montréalaise.

Par ailleurs, le Canada ne possède pas de musée célébrant ses origines. Des origines qui ont précédés la naissance d'un Canada à deux cultures.


Sault-au-Récollet

Le Sault-au-Récollet est riche en lieux de mémoire, lieux qui au cours des siècles ont été peu à peu effacés. Site d'accueil de Jacques Cartier lors de sa venue en 1535 au Mont Royal, le Sault-au-Récollet fut le témoin des premiers instants de la Nouvelle-France, du Canada. De l'an 1535 à l'implantation de la colonie de Ville-Marie en 1642, le Sault-au-Récollet fut le témoin des événements qui marquèrent les débuts du développement de la Nouvelle-France, ou Canada. Avec l'implantation de Ville-Marie à la place Royale, le développement de l'île se déplaça progressivement vers la Place Royale. Aussi, le Sault-au-Récollet et sa mémorable histoire tomba peu à peu dans l'oubli. Reste aujourd'hui ici et là le long de la rivière des Prairies et au Sault-au-Récollet des lieux historiques de grande importance qui rappellent les premiers événements qui marquèrent les débuts de la Nouvelle-France, maintenant le Canada.


fort LoretteMais où situer ce musée à la gloire du pays. Il prendra place là où les débuts de ce pays ont pris place, dans la partie nord de l'ile de Montréal, à la rivière des Prairies. Plus précisément au Sault-au-Récollet sur le site jadis occupé par le Fort Lorette. Ce fort fut construit par le sulpicien Vachon de Belmont dans les années 1690. Aujourd'hui,, il reste sur les territoires longeant la rivière des Prairies et le Sault-au-Récollet un nombre très élevé des lieux de mémoire, lieux rappelant le rôle que jadis cet endroit joua dans l'entrée des Européens provenant de France dans le développement des Indes Occidentales.

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Champlain 1604
Samuel de Champlain
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Montréal-Nord à la rivière des Prairies
Montréal-Nord
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Plan de Venise 1556
Plan LA TERRA
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Pierre Larouche et Associés
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Musée de la Nouvelle-France
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La bourgade Hochelaga

HOCHELAGA
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Jacques Cartier aux Indes Occidentales
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VENISE (1556)

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SAULT-AU
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le Canada dans les Indes Occidentales
INDES
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Mémoire italien au Canada
CONTRIBUTION de VENISE (1556)
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Fort Nouvelle Lorette
FORT LORETTE
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Églis de la Visitation au Saut au Récollet
ÉGLISE de la
VISITATION (1751)

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