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La
tornade iroquoise
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Titres disponibles
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APERÇU
DES MOEURS ET COUTUMES
DES AGNIERS AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE |
| Les deux premiers Européens à se rendre, vers 1633, dans le canton des Agniers, situé dans la vallée de la rivière Mohawk, furent deux Hollandais venus du fort Orange (aujourd'hui Albany). Leurs récits, qui sont traduits ici pour la première fois en français par Aurélien Boisvert, comparés à celui de Jacques Cartier en 1535, montrent que ce n'était pas des Agniers que ce dernier a rencontrés à Stadaconé ni à Hochelaga. Les Agniers (v,g, Mohawks) ne sont donc pas des autochtones dans la vallée du SaintLaurent. 155 pages, $13.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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HISTOIRE DU MONTRÉAL,
1640-1672
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| « Pourtant, s'il fallait une édition populaire (de l'histoire des origines montréalaises), Aurélien Boisvert en publie une excellente en cette année 1992... Cette édition, qui convient à un très vaste public et qui devrait pouvoir envahir nos écoles secondaires,... est aussi bien informée que respectueuse de son public: avec ses notes agréablement rédigées, ses nombreux appendices. » (Guy Laflèche, dans Québec Français, no.88, p.9). 227 pages, $20.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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UNE VALLÉE
DE LA MORT ATTENDAIT LES FRANÇAIS
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| Après une analyse minutieuse des écrits de Cartier, de Champlain, etc., et de même que ceux des premiers missionnaires de la Nouvelle-France, l'auteur, Aurélien Boisvert, en arrive à la conclusion que la vallée du Saint-Laurent était presque inhabitée avant l'arrivée des Français au 17e siècle. 107 pages, $13.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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NATION IROQUOISE
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| Un prisonnier des Iroquois (il s'agit probablement de René Cuillerier) a réussi à s'évader et à revenir vivant à Montréal en 1663. Dans un manuscrit, conservé à la Bibliothèque Mazarine à Paris, il raconte ce qu'il a vu et vécu durant un an et demi de captivité. «Près de deux cents annotations soigneusement fouillées et appuyées sur une solide documentation contribuent à l'intelligence du texte... » (Léo Beaudoin, dans Montréal en Tête, 1997, p.15). 94 pages, $14.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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PRISONNIERS
DES AGNIERS
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| Recueil de sept aventures tragiques presque inconnues, racontées pour la plupart par les captifs eux-mêmes et illustrées de quatre cartes géographiques. De brefs commentaires accompagnent ces récits pour en faciliter la lecture. Indispensable pour comprendre les débuts si lents et si laborieux de la Nouvelle-France! 206 pages, $16.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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VOYAGE CHEZ LES
ONNONTAGUÉS
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| Ce texte anglais peu connu, même des historiens, est traduit ici en français pour la première fois et commenté par Aurélien Boisvert. Avec sa vivacité coutumière, Radisson y raconte son second voyage en Iroquoisie. Cinq cartes géographiques ont été ajoutées au texte afin de mieux situer les épisodes. 170 pages, $18.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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DOLLARD, SES COMPAGNONS
ET SES ALLIÉS
selon les textes du 17e siècle |
| Le
20 novembre 2002, lidée dinstituer un jour férié
en mémoire des Patriotes était peut-être pertinente,
mais était-il nécessaire pour autant de faire sauter la fête
de Dollard ? Au fait, connaissons-nous bien celui-ci? Le but de cet essai
est de le faire découvrir à la lumière des textes du
17e siècle présentés et commentés par Aurélien
Boisvert. N.B. Ce volume a été édité en mai 2005 par les soins des Éditions du Septentrion en format de poche. 275 pages, $18.00. |
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Disponible
aux ÉDITIONS 101 ENR. , C.P. 591, Succ. Desjardins, Montréal,
H5B 1B7
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Élimination
de la fête de Dollard des Ormeaux
Le 20 novembre 2002, le gouvernement québécois ordonna par décret que la journée nationale des Patriotes coïncide avec le lundi précédent immédiatement le 25 mai de chaque année. En dautres mots, la fête de Dollard était ainsi balayée sous le tapis. Il est certain que beaucoup de Québécois désiraient linstitution dune fête des Patriotes, mais fixée soit au dernier dimanche de novembre soit le 15 février qui étaient des dates appropriées. Lidée de fêter le 250 anniversaire de la bataille du Long-Sault est venue du journal Montreal Daily Hérald dans son édition du 26 mars 1910. Les Montréalais anglais comme français furent daccord. Le 24 mai 1920, trente mille personnes se massèrent dans le parc La Fontaine pour linauguration du monument de Dollard, de ses compagnons et de ses alliés. Depuis lors, à chaque année, les Québécois célèbrent cette fête. Mais dans les années 1950, des voix peu nombreuses commencèrent à sélever pour que cette célébration soit abolie. Puis ce mouvement a fait boule de neige. Comme motifs, on a apporté les arguments les plus surprenants et même de nature politique. Des polémiques sen sont suivies. Le but de ce livre nest pas dentrer dans ces avocasseries, ces procès dintention, etc. mais bien de mettre à la portée des lecteurs de bonne foi les textes du XVIIe siècle qui sont les seuls points dancrage pour arriver à se former une opinion juste sur cette page de notre histoire. |
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Lettre ouverte parue dans Le Devoir du 25 avril 2002
(Notes complémentaires au dernier volume) À propos de Dollard ! Dans une récente chronique, M XXXX qualifiait Dollard de « petit escroc » sans plus dexplications. Pour lui, cest une affaire réglée ; la cause est entendue ! Pourtant dans cette page de notre histoire, il y a des indices qui nous invitent fortement à rejeter ce jugement sans appel. Dabord, cet « escroc » nétait pas un solitaire. Il était accompagné de 16 concitoyens qui ne lont pas suivi de force, mais bien volontairement et en pleine connaissance de cause. Par conséquent, pour être logique, il faudrait dire que cétaient 17 « escrocs ». Bien plus, il faudrait en ajouter trois autres, car Lambert Closse, Charles Le Moyne et Picoté de Belestre étaient eux aussi daccord avec cette petite troupe pour partir en incursion contre les Iroquois, mais seulement après les semences, ce que Dollard et les 16 autres crurent devoir refuser. Après 1660, ces deux derniers ont vécu une vingtaine dannées à Montréal et y ont laissé une excellente réputation de citoyens et de soldats. En plus, ces 17 volontaires nentreprenaient pas cette expédition en catimini. Ce quils préparaient, ils le faisaient au vu et au su de tous les habitants de Montréal. En outre, il leur fallait absolument la permission de M de Maisonneuve, un homme au-dessus de tout soupçon, qui était le gouverneur de cette petite ville depuis 18 ans. En notre siècle de tolérance, des criminels notoires ont droit au bénéfice du doute. Pourquoi refuser ce droit à Dollard ? |
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Lettre
ouverte parue dans La Presse du 22 mai 2004
La fête de Dollard. Le sort en est jeté ! Sur la scène de notre histoire nationale, un acteur que nos prédécesseurs ont glorifié sest vu indiquer la porte de sortie darrière-scène sans autre forme de procès. En effet, en novembre 2002, un décret du gouvernement québécois dalors institua la fête des Patriotes à la place de celle de Dollard, au grand étonnement de ceux qui trouvaient impérieux de fixer la fête des Patriotes au 15 février, soit le jour anniversaire de la pendaison de cinq patriotes (dont Chevalier de Lorimier), en 1838, au Pied-du-Courant. Ceux qui ont applaudi à cette déchéance injustifiée sappuient sur diverses raisons peu convaincantes, voire superficielles. Par exemple, un historien fort estimé, Marcel Trudel, raisonne ainsi: « Nous avons ainsi la légende de Dollard des Ormeaux dont Dollier de Casson fait un premier récit plutôt bref, mais dun historien à lautre du XIX siècle jusque dans la seconde moitié du XXe, le court texte devient des paragraphes, les paragraphes des pages, les pages un chapitre; chaque auteur se voulant plus célébrant que lautre, jusquà Lionel Groulx qui produit le récit le plus long et le plus grandiose. On arrive ainsi à la légende qui est création décrivains. » En vérité, le récit de Dollier de Casson, écrit en 1672, couvre neuf feuillets dans son manuscrit intitulé Histoire du Montréal et cinq pages dans limprimé édité par la Société historique de Montréal en 1868. Les éditeurs du XXe siècle le couchent sur cinq ou six pages. Cest donc loin dêtre « un récit plutôt bref ». En outre, cette déchéance est malsaine pour la mémoire de notre peuple qui a tant besoin de points dancrage (sil ne veut pas disparaître) dans un monde en évolution accélérée. P.S. Dans La Presse, cette lettre ouverte a été titrée ainsi: Une déchéance malsaine. Pour sa part, Le Devoir ne la pas publiée, à ma connaissance. |
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Lettre
ouverte parue dans La Presse du 22 mai 2004
La fête de Dollard. Le sort en est jeté ! Sur la scène de notre histoire nationale, un acteur que nos prédécesseurs ont glorifié sest vu indiquer la porte de sortie darrière-scène sans autre forme de procès. En effet, en novembre 2002, un décret du gouvernement québécois dalors institua la fête des Patriotes à la place de celle de Dollard, au grand étonnement de ceux qui trouvaient impérieux de fixer la fête des Patriotes au 15 février, soit le jour anniversaire de la pendaison de cinq patriotes (dont Chevalier de Lorimier), en 1838, au Pied-du-Courant. Ceux qui ont applaudi à cette déchéance injustifiée sappuient sur diverses raisons peu convaincantes, voire superficielles. Par exemple, un historien fort estimé, Marcel Trudel, raisonne ainsi: « Nous avons ainsi la légende de Dollard des Ormeaux dont Dollier de Casson fait un premier récit plutôt bref, mais dun historien à lautre du XIX siècle jusque dans la seconde moitié du XXe, le court texte devient des paragraphes, les paragraphes des pages, les pages un chapitre; chaque auteur se voulant plus célébrant que lautre, jusquà Lionel Groulx qui produit le récit le plus long et le plus grandiose. On arrive ainsi à la légende qui est création décrivains. » En vérité, le récit de Dollier de Casson, écrit en 1672, couvre neuf feuillets dans son manuscrit intitulé Histoire du Montréal et cinq pages dans limprimé édité par la Société historique de Montréal en 1868. Les éditeurs du XXe siècle le couchent sur cinq ou six pages. Cest donc loin dêtre « un récit plutôt bref ». En outre, cette déchéance est malsaine pour la mémoire de notre peuple qui a tant besoin de points dancrage (sil ne veut pas disparaître) dans un monde en évolution accélérée. P.S. Dans La Presse, cette lettre ouverte a été titrée ainsi: Une déchéance malsaine. Pour sa part, Le Devoir ne la pas publiée, à ma connaissance. |
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| Les
noms des Dix-Sept . « Le vrai tombeau des morts est le cur des vivants ». Pour leurs noms, cf. Dollard, ses compagnons et ses alliés selon les textes du 17e siècle, p.80. Il sen est fallu de peu que leur nombre ne fut vingt, car Lambert Closse, Charles Le Moyne et Picoté de Belestre avaient demandé à Dollard de se joindre à son groupe, mais à la condition de remettre le départ de lexpédition après la période des semences. Bien plus, ils se faisaient fort de recruter une quarantaine dhommes (p.98). Par contre, ils auraient pu nêtre que seize vu que, avant leur premier départ pour le Long-Sault, lun des Dix-Sept avait déclaré forfait (p.199). Cependant voyant revenir ses compagnons qui venaient de battre des Iroquois dans un îlet « vis-à-vis » de Montréal, il se ressaisit et rejoignit le groupe (p.200). N.B. Les chiffres entre parenthèses et précédés de la lettre p indiquent des renvois aux pages du volume Dollard, ses compagnons et ses alliés selon les textes du 17e siècle. Ce qui est placé entre crochets [ ] est un rajout explicatif. |
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« Aller
en parti avec le Sieur Dollard ».
À Québec, le 22 septembre 1653, arrivait de France la grande recrue des « cent hommes » [en fait, 120]. Au nombre de ces engagés recrutés par M de Maisonneuve, se trouvait Jean Valets, menuisier et laboureur. Le 18 avril 1660, il fit son testament devant le notaire Bénigne Basset et devant deux témoins. Au début, cet homme de vingt-sept ans prend la peine dexprimer le motif de sa démarche : « désirant aller en parti avec le Sieur Dollard pour courir sur les petites bandes iroquoises, nos ennemis ». Les Iroquois, ces sempiternels rôdeurs invisibles, il les connaissait grandement, lui qui avait un lot de terre à la Pointe-Saint-Charles et qui avait sûrement des comptes à régler avec eux. Navait-il pas en mémoire le souvenir toujours vivace de ses amis Jean de Saint-Père, Nicolas Godé et Jacques Noël, tous les trois lâchement assassinés par eux le 25 octobre 1657 ? À Ville-Marie, depuis 1643, tous les hommes valides se transformaient en soldats à la moindre alerte. Dans ce contexte et en employant le mot « parti », ce menuisier saffichait donc comme un combattant et ses trois auditeurs lont bien compris. En 1672, Dollier de Casson, ancien capitaine de cavalerie, utilisera ce terme trois fois dans son Histoire du Montréal (pp.131-132). On trouve ce sens même dans nos dictionnaires actuels comme Le Petit Robert de 1990 qui lui donne (entre autres) le sens de « détachement de soldats » (p.1365), dans le « Dictionnaire encyclopédique Larousse » de 1979 pour lequel il signifie (entre autres) une « troupe de faible effectif » (t.3, p.1052) ; il faut donc en conclure que le mobile de Jean Valets daller au Long-Sault était dordre militaire. En outre, si à Montréal, en avril 1660, il avait été question dune incursion au Long-Sault en vue de voler des fourrures aux Iroquois, le testateur aurait vraisemblablement senti le besoin dexpliquer son désaccord, car il aurait su que son motif devait étonner et le notaire et les deux témoins. |
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« Faire
un coup de sa main ».
Voilà lexpression de Dollier de Casson qui a fait ségarer même des historiens sérieux ! Dans la deuxième édition corrigée dun manuel scolaire québécois intitulé Canada-Québec . Synthèse historique . (paru en 1977) , les auteurs ont persisté à rendre cette expression par « faire main basse » . Voilà un contresens patent, contresens qui fait carrément de Dollard un brigand ! Or dans les milieux scolaires surtout, linfluence de ce manuel (par ailleurs excellent) a été énorme. Durant au moins deux décennies, des milliers denseignants et des dizaines de milliers décoliers québécois ont retenu cette interprétation assassine. Dans un dictionnaire comme Le Petit Robert de 1977 au mot « coup », on peut y lire ceci : « Milit. Coup de main : attaque exécutée à limproviste, avec hardiesse et promptitude » (p.405). Dans le Dictionnaire encyclopédique Larousse de 1884 au tome 3 à la page 335, on trouve la définition que voici : « expédition, attaque faite à limproviste, et sans lemploi des moyens nécessaires pour une attaque en règle ». Dans les écrits du 17e siècle touchant la Nouvelle-France, ce sens dattaque, dassaut est régulier. |
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Rencontrez l'auteur, le notaire Boisvert. Il vous souligne, ce en marge de DOLLARD, SES COMPAGNONS ET SES ALLIÉS, que.... |
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Les Dix-Sept voulaient-ils effectuer un coup ou une razzia ?
Principales sources au 17e siècle : 1) Jean Valets : « lequel désirant aller en parti avec le Sieur Dollard pour courir sur les petites bandes iroquoises, nos ennemis, » (p.76). 2) P.Chaumonot : « 17 braves Français, volontaires de Montréal, prirent le dessein de se hasarder pour aller faire quelque embuscade aux Iroquois » (p.82). 3) Journal des Jésuites : « ... 40 Hurons qui étaient allés en guerre avec 17 Français et 4 Algonquins » (p.87-98). 4) Marie de lIncarnation : « [les Français] au nombre de 17 accompagnés de 40 alliés tant Hurons quAlgonquins pour surprendre quelques Iroquois, » (p.109). 5) Marie de lIncarnation : « soixante hommes qui étaient partis pour aller prendre des Iroquois, » (p.114). 6) Relation de 1660 : « dix-sept Français, gens de cur et de résolution, avaient déjà lié parti dans le même dessein [aller à la petite guerre] queux [les Hurons et les Algonquins] », simmolant généreusement pour le bien public et pour la défense de la religion. » ( p.142). 7) Relation de 1661 : « comme ils [un Huron et un jeune Français] avaient été faits captifs pour sa défense [du christianisme] , » (p.178). 8) Radisson : « espérant les vaincre [les Iroquois] et les exterminer aisément, » ( p.181). 9) Radisson : « Afin de les effrayer et de les empêcher de venir là [au pied du Long-Sault] si souvent et avec une telle assurance, les Français et leurs alliés amérindiens décidèrent de leur tendre une embûche » (p.182) 10) Radisson : « des soldats aussi braves et aussi vaillants que ceux de cette troupe » (p.186). 11) Dollier de Casson : « lequel [Dollard] , voulant faire ici [au Canada par opposition à la France] quelque coup de sa main » (p.196). 12) Dollier de Casson : « Mais Dollard et son monde [ses seize compagnons] avaient trop envie de voir lennemi pour attendre . » (p.199). 13) De Belmont : « Un nommé Dollard recruta dix-sept (sic) Français pour aller en guerre aux Iroquois au pied du Long-Sault ; » (p.219). N.B. Les noms précédant les citations indiquent leurs sources. Dans tous les textes concernant lun ou lautre des Dix-Sept, il nest jamais question de fourrures comme mobile de lincursion au Long-Sault. |
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Leurs
alliés avaient-ils un but différent ?
« Quarante de nos Hurons partirent de Québec sur la fin de lhiver passé [1659-1660], pour aller à la petite guerre et dresser des embûches aux Iroquois à leur retour de la chasse. Ils passèrent par les Trois-Rivières et là, six Algonquins se joignirent à eux Étant arrivés ensuite à Montréal, ils trouvèrent que dix-sept Français, gens de cur et de résolution, avaient déjà lié partie dans le même dessein queux, simmolant généreusement pour le bien public et pour la défense de la religion. » (cf.Relation de 1660, p.14). « Nos Sauvages et nos Français se joignant à eux, rament avec joie, dans lespérance de surprendre au plus tôt lennemi. Leur marche se faisait la nuit pour nêtre point découverts et les prières étaient réglées tous les matins et tous les soirs, sadressant tous à Dieu publiquement, chacun en sa langue ; de sorte quils faisaient trois churs bien agréables au ciel qui navait jamais vu ici de si saints soldats et qui recevait bien volontiers des voeux conçus en même temps en français, en algonquin et en huron » (cf. Relation de 1660, p.15). |
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Témoignage
de Marguerite Bourgeois.
Au mois de septembre 1659, Marguerite Bourgeois, venue de France en 1653, en revient avec trois compagnes. À Montréal, on ne parle que de la paix que les Iroquois ont encore une fois rompue et des mesures quil faut prendre pour faire face à ce très grave péril. Trente-sept ans après la rédaction de la Relation de 1660 (p.142), quelle na jamais lue, voici son opinion sur la motivation des Dix-Sept et sur leur acceptation du sacrifice de leur vie: « pour aller en guerre attaquer les sauvages et à dessein dy donner leur vie, si cétait le volonté de Dieu » ( p.215). Ainsi elle corrobore le jugement de lauteur de cette relation et celui de Dollier de Casson. |
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Dès
1659, les Canadiens appréhendaient le pire.
Dans sa lettre du 12 septembre 1659, le supérieur des Jésuites en Nouvelle-France, le Père Jérôme Lalemant écrit ceci : « nous apprenons quils [les Iroquois] se préparent à nous envahir avec une armée, au plus tard le printemps prochain, pour enlever quelquune de nos bourgades [Québec, Trois-Rivières ou Montréal] et mettre la désolation dans tout le pays ». Le 20 octobre 1659, dans une lettre au comte dArgenson, conseiller dÉtat en France et frère du gouverneur général à Québec, Mgr de Laval a écrit ces mots révélateurs et tragiques : « Quelque soin et quelque vigilance que M votre frère puisse apporter pour soutenir ce pays [le Canada], sil nest pas secouru cette année, il ne peut subsister sans un effet extraordinaire de la puissance divine, que lon ne doit pas attendre, bien que nous devions lespérer de sa bonté ». N.B. La source de ces deux témoignages est un Huron chrétien, prisonnier chez les Agniers, qui avaient capturé huit colons français à Trois-Rivières (cf. Relation de 1659, p.2). Il venait de séchapper de leurs mains et darriver à Québec. Tout ce passage est à lire pour réaliser quelle était le degré de la foi de ces premiers colons. |
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Lannonce
dune armée dinvasion en 1660.
Faite au Long-Sault durant la bataille : a) Le 2 mai 1660, au début de la bataille du Long-Sault, un Huron dit que les cinq Iroquois, qui venaient dêtre découverts, « pouvaient être les avants-coureurs de larmée quon nous avait annoncée devoir venir fondre sur nous ou » (p.83). b) Réalisant son infériorité, « il [lOnnontagué] appelle à son secours les Agniers qui avaient leur rendez-vous aux îles de Richelieu, » (p.144). c) Étant seuls, « ils [les Iroquois] dépêchèrent un canot pour aller quérir cinq cents de leurs guerriers, qui étaient aux îles du Richelieu et qui les attendaient, afin demporter tout dun coup ce quil y avait de Français dans le Canada » (p.203). En conséquence, si par hypothèse, les Dix-Sept ne connaissaient pas lexistence de cette armée avant leur départ de Montréal, ils lont au moins et sûrement apprise durant le combat du Long-Sault, qui dailleurs a duré plus dune semaine. Alors en toute connaissance de cause, un choix soffrait à eux : ou bien ils filaient à langlaise ou bien ils continuaient à combattre. Unanimement, ils furent daccord pour tenir jusquau bout. Faite à Québec : a) Vers la fin davril 1660. En effet le 17 septembre suivant, la Mère Marie de lIncarnation a écrit ceci : « Il y a près de cinq mois quil se fait tous les jours un salut solennel où le Saint-Sacrement est exposé afin quil plaise à Dieu de protéger le pays » (p.116). b) Vers le 19 mai 1660, un Iroquois prisonnier dévoile aux gens de Québec quune armée va « fondre sur Québec » (p.102). c) « Au commencement de juin » , six Hurons « renégats et iroquoïsés » « ont confirmé ce que lautre [le précédent] avait dit » ( pp.106-107). Faite en France par courrier : Dans une lettre expédiée de Québec en date du 7 juillet 1660, le gouverneur dArgenson écrit ceci : « Ce printemps, ils [les Iroquois] avaient fait une armée de sept cents hommes pour descendre ici [à Québec] » (p.12) . |
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Conséquence
immédiate du combat du Long-Sault.
« une armée de sept cents Iroquois préparée pour venir à Québec et, pour cette fois, divertie par cet engagement [le combat du Long-Sault] » (p.98). « leur dessein [des Iroquois depuis 1659] était denlever la tête à Onnontio, qui est Monsieur le Gouverneur, afin que le chef étant mort, ils pourraient plus facilement mettre tout le pays à feu et à sang. On a su depuis lors quils étaient à Richelieu, attendant le moment et la commodité de nous perdre tous, en commençant par Québec » (p.102-103). « Lon avait conjecturé ici [à Québec], que nos dix-sept Français et nos bons Sauvages seraient les victimes qui sauveraient tout le pays ; car il est certain que, sans cette bataille, nous étions perdus » (p.111). « Nous nous sommes vues à la veille de tout perdre. En effet cela serait arrivé si larmée des Iroquois, qui venait ici [à Québec] et qui nous eût trouvées sans défense, neût rencontré dix-sept Français et quelques Sauvages chrétiens.. »( p.113). « lorsque nous devions être détruits, soixante hommes [les Dix-sept et leurs alliés] qui étaient partis pour aller prendre des Iroquois, ont été pris eux-mêmes et immolés pour tout le pays » (p.114). « lennemi sétait retiré en son pays » (p.115). « Ce grand combat, dont on peut affirmer quil a sauvé le pays qui, sans cela, était raflé et perdu suivant la créance commune » (p.211). « il [ létablissement de Montréal] doit être tenu par toute la postérité pour considérable si jamais le Canada est quelque chose puisquil la ainsi sauvé dans cette occasion, » (p.212). |
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Le
Canada est maintenant un naufragé en sursis.
« Mais la guerre des Iroquois traverse toutes nos joies et cest lunique mal de la Nouvelle-France, qui est en danger de se voir toute désolée si de France, lon ny apporte un puissant et prompt secours ; car pour dire vrai, il ny a rien de si aisé à ces barbares que de mettre, quand ils voudront, toutes nos habitations à feu et à sang, à la réserve de Québec, qui est en état de défense, mais qui toutefois, ne serait plus quune prison dont lon ne pourrait pas sortir en assurance et où lon mourrait de faim si toute la campagne était ruinée » (Relation de 1660, p.4). Le naufragé ne sera hors de danger que lorsque le régiment de Carignan-Salières commencera à débarquer dans le port de Québec en juillet 1665 au son des cloches et des manifestations de joie indicible des colons et des autorités. Le roi Louis XIV (alors âgé de 21 ans) avait apprécié les arguments de Pierre Boucher (délégué par le gouverneur dAvaugour à la Cour de France en 1661) sur létat lamentable de la colonie. La Compagnie des Cent Associés perd ses prérogatives et désormais la Nouvelle-France relèvera directement de la Couronne. |
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Le
récit de M de Casson fait-il de Dollard un héros légendaire ?
Dans sa narration du combat du Long-Sault, qui couvre huit pages dans lédition de la Société historique de Montréal, M de Casson nomme Dollard huit fois. Au début, il le présente comme un « garçon de cur et de famille qui avait eu quelque commandement dans les armées de France » (p.196). Il ny a rien là qui laisse prévoir un destin bien particulier pour un militaire. À Ville-Marie, Dollard tient à se « distinguer » et M de Casson ne manque pas den dévoiler le motif : cétait pour « lui servir à cause de quelque affaire que lon disait lui être arrivée en France » (p.199). Voilà un laudateur qui vient de manquer une belle occasion de se taire si vraiment il ambitionnait en 1672 de mousser la valeur de son héros ! Vers la fin du récit du combat, une chance unique soffre à M de Casson de louanger Dollard en termes bien sentis : cest au moment de sa mort. Or contre toute attente, il lannonce succinctement en ces mots : « Mais il fallait périr et le brave Dollard fut enfin tué » (p.208). Puis il change aussitôt didée en écrivant ceci : « Cependant le courage de nos gens demeura toujours aussi ferme ». Puis il revient au décès de Dollard : « Tous enviaient une aussi belle mort plutôt quils ne lappréhendaient ». Le qualificatif de « brave », M de Casson va lemployer deux fois pour ses seize compagnons et une fois pour Annaotaha. Le narrateur nest donc aucunement obnubilé par Dollard. Ce quil cherche à dire à la postérité, entre autres, cest que Annaotaha et les quatre Algonquins méritent le même honneur que les Dix-Sept (p.209) et que ces vingt-deux hommes demeurèrent « constants dans la résolution de se défendre jusquà la mort » (p.205). Pourtant M de Casson avait assez de matière pour voir en Dollard un Léonidas ou un Horace du Canada, par exemples. Au contraire, il le place au second plan par rapport à « létablissement de Montréal ». Pour lui, la gloire du combat du Long-Sault est à mettre au crédit de tous ses « chers Montréalistes » ; Montréal doit être fier davoir sauvé le Canada en 1660 en sacrifiant ses dix-sept « enfants ». Cette prosopopée jette dans lombre Dollard des Ormeaux. Voilà donc un chroniqueur qui serait bien étonné de voir quaujourdhui des historiens propulsent Dollard dans le monde nébuleux de la légende! En vérité, sil y a légende, cest Montréal qui en est lhéroïne ! Par ailleurs, même si, par hypothèse, le Dollard de M de Casson était un personnage légendaire, il nen resterait pas moins que le Dollard de lhistoire, celui des autres chroniqueurs du 17e siècle, serait un héros en chair et en os et il le serait autant, sinon plus, que ses compagnons et ses alliés fidèles. Ainsi Marie de lIncarnation écrit ceci le 25 juin 1660 : « Lon avait conjecturé ici [à Québec] que lissue de cette affaire serait telle quelle est arrivée, à savoir que nos dix-sept Français et nos bons Sauvages seraient les victimes qui sauveraient tout le pays ; car il est certain que sans cette bataille, nous étions perdus, » (cf.p.111). De même, le P.Le Jeune écrit ceci en 1660 : « Il faut ici donner la gloire à ces dix-sept Français de Montréal et honorer leurs cendres dun éloge qui leur est dû avec justice et que nous ne pouvons leur refuser sans ingratitude. Tout était perdu sils neussent péri et leur malheur a sauvé ce pays » (cf.p.150). |
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Des soldats ( français et alliés) vraiment
croyants.
Avant leur départ pour le Long-Sault, les Français « firent un pacte de ne pas demander quartier et se jurèrent fidélité sur ce point. Outre cela, pour être plus fermes à garder cette parole et être mieux en état daffronter la mort, ils [les Français] résolurent tous de mettre leurs consciences en bon état, de se confesser, de communier » (cf.p197). « Ils sont résolus de combattre en généreux Français et de mourir en bons chrétiens .Ils sétaient déjà exercés à lun et à lautre lespace de sept jours, durant lesquels ils navaient fait que combattre et prier Dieu ; car dès que lennemi faisait trêve, ils étaient à genoux et sitôt quils [les Iroquois] faisaient mine dattaquer, ils étaient debout, les armes à la main » (cf.p.88). Durant la bataille, « nos Français firent toujours admirer leur résolution, leur vigilance et surtout leur piété, qui leur faisait employer à la prière le peu de temps quils avaient entre chaque attaque de sorte que sitôt quils avaient repoussé lIroquois, ils se mettaient à genoux et ne se relevaient que pour le repousser encore. Ainsi pendant les dix jours que dura ce siège, ils navaient que deux fonctions : prier et combattre » (cf.p145). À un certain moment du combat, les Hurons, estimant que la victoire était impossible, décidèrent denvoyer une délégation auprès des Iroquois pour en obtenir un arrangement. « Cela fait, on se met en prières pour recommander à Dieu lissue de cette ambassade » (cf., p.89). Le Huron Thaouonhohoui fit alors une pressante prière à haute voix aux « saints et aux bienheureux du paradis Vous pouvez obtenir notre délivrance du grand Maître de nos vies si vous len priez tout de bon » (cf.p.89). Ces gens vivaient leur foi chrétienne. |
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Aux
moins deux compagnons de Dollard seraient-ils des saints ?
Par un ou des Hurons qui sétaient échappés des mains des Iroquois après le combat, nous savons quun des Français a été torturé et « jeté au feu » au Long-Sault même. Cest le Père Le Jeune qui relate ce fait dans sa Relation de 1661. Voici le début du récit quil en fait : « Nous avons su, dis-je, que ce Français ne fit pas moins paraître de piété que de constance dans son supplice, ayant toujours accompagné ses tourments de ses prières » (p.178). En 1672, Dollier de Casson rapportera aussi la « patience admirable » de ce martyr (p.209). Le second est René Doussin, Sieur de Sainte-Cécile, qui était arrivé en 1653 comme Jean Vallets et huit autres des Dix-Sept. À Montréal, il exerça le métier de meunier et fit partie de la garnison. À quelques reprises, il est passé devant le notaire Basset et, à chaque fois, il signait son nom, ce qui nétait pas fréquent à cette époque. En 1660, il était âgé de trente ans et il était célibataire (comme quinze des Dix-Sept). En 1656, il sest joint volontairement à la périlleuse entreprise des Pères jésuites qui allaient fonder un établissement au lac Gannentaha dans le canton des Onnontagués. « Ce fut là quil se mit dans la pratique dune vertu extraordinaire et dune rare dévotion, » (p172). Après la défaite du Long-Sault, il fut lun des cinq survivants Français à être traînés en Iroquoisie. Là, il fut soumis à des tortures horribles jusquà ce que mort sen suive. « Les bourreaux en furent émerveillés et ne pouvaient assez admirer sa vaillance qui lui fit continuer ses prières aussi longtemps que dura son supplice, » (p.175). Le Huron, qui venait dêtre témoin de son supplice, ne put sempêcher de faire abstraction du terrible sort qui lattendait lui-même pour laisser séchapper ce cri du cur : « Ô Français mille fois heureux ! Tu jouis à présent du bonheur que tu as si justement mérité par la ferveur de tes prières et par la constance qui ta fait endurer tant de tourments ! Ah ! Que ne suis-je à ta place ! » (cf. Relation de 1660, p.23). |
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A
si les Iroquois avaient été vaincus
!
Si les Iroquois avaient perdu la bataille, il est certain que les Français et leurs alliés fidèles jusquau bout se seraient partagés les fourrures, les canots, etc. des Iroquois. Ce dépouillement des vaincus aurait été tout à fait conforme au droit des gens, car ces belligérants étaient en état de guerre juste. De plus, il naurait diminué en rien ni la vaillance ni lhéroïsme des vainqueurs. |
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Doù
est venue lidée dinstituer une fête pour Dollard ?
Lidée de fêter le 250e anniversaire de la bataille du Long-Sault en 1910 est venue du journal Montreal Daily Herald dans son édition du 26 mars 1910. Les Montréalais anglais comme Français furent daccord. |
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Lopinion
dun historien américain.
Voici le sentiment dun historien étranger, Thomas B.Costain, qui termine son long récit de treize pages par ces mots : « It does not matter whether or not Adam Dollard enlisted his band with a sure knowledge of the fate in store for them and an advance knowledge of Iroquois plans. The important thing is that they did save the colonies. They held the gap long enough, even as Leonidas did at Thermopylae. Cf. The White and the Gold. The French Regime in Canada. New York. 1954. p.226. |
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Les contempteurs de Dollard, de ses compagnons et de
ses alliés. |
Réflexion :
Si le combat du Long-Sault navait pas eu lieu en mai 1660, y aurait-il eu des Patriotes en 1837 et en 1838 ?
Vous pouvez écrire à l'auteur par courriel à l'adresse suivante: au.boisvert@sympatico.ca ou par télécopieur au numéro (450) 585-3955.
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(dernière
mise en ligne: 30 janvier 2006)
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